Archives par mot-clé : Irak

QUEL LIEU D’ÉLECTION POUR L’EXERCICE DE LA DÉMOCRATIE ? par François Leclerc

Billet invité.

Si « la démocratie, ce n’est pas la rue », comme a cru pouvoir l’affirmer péremptoire Emmanuel Macron, se trouve-t-elle dans les urnes ? Dans des contextes très différents, deux épisodes d’application du droit à l’autodétermination des peuples par referendum, en Catalogne et en Irak, permettent d’en douter. La démocratie n’en sort pas renforcée, confirmant que son exercice pourrait devenir un enjeu grandissant.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 8 JUILLET 2016 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 8 juillet 2016. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 8 juillet 2016. Et le sujet pour aujourd’hui, eh bien il est évident : il est la suite du Brexit, du vote des citoyens du Royaume-Uni en faveur de quitter l’Union européenne. Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 8 JUILLET 2016 – Retranscription

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Chilcot Report – Rats in a sack, by Duncan Sutherland

Billet invité.

Dear Paul,

On the subject of the video of Robin Cook’s resignation speech in 2003 which you show beside your regular Friday video, I just wanted to say how much I appreciated seeing that again. A model resignation speech, listened to intently by Jeremy Corbyn, as the video shows. At the time when the speech was delivered Mr Corbyn was, as is well known, one of those back-benchers who were very much involved in opposing the proposed invasion of Iraq.

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Another Blot on the Escutcheon, by Duncan Sutherland

Billet invité.

Dear Paul,

I thought you might find it interesting to take a look at Nicola Sturgeon’s Twitter page following the publication of the Chilcot report into the Iraq war, « the UK’s most shameful foreign-policy action in years », as the leader of the Scottish National Party’s group of MPs, Angus Robertson, has just said in the House of Commons.

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Tragédie

J’ai proposé cette vidéo à la discussion hier sur Les amis du blog de Paul Jorion. Au bout d’un moment j’ai fait moi-même le commentaire suivant : « Transposer notre sentiment d’impuissance en querelles entre nous, n’est certainement pas la solution. »

La bonne volonté à changer le monde se heurte dans l’immédiat à notre impuissance à faire quoi que ce soit qui importe dans le cas d’une tragédie concrète.

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IRONIE DE L’HISTOIRE

Le 16 septembre 2007, un convoi escorté par une équipe de la firme de mercenaires Blackwater, devenue depuis « Academi » (sic ; pourquoi pas « École maternelle » ?), traversait la ville de Bagdad. Se sentant menacés (re-sic), les mercenaires tuèrent quatorze passants et en blessèrent dix-huit.

L’un des quatre mercenaires comparaissant aujourd’hui à Washington devant un tribunal, Nicolas Slatten, aurait déclaré peu de temps avant le tir-à-pipes qu’il avait l’intention de « tuer autant d’Irakiens que possible en représailles aux attentats du 11-septembre ». En voilà donc au moins un qui gobait les bobards de Dick Cheney et George W. Bush sur des liens supposés entre Saddam Hussein et Al-Qaida.

Al-Qaida s’est emparé hier mardi de Mossoul, deuxième ville de l’Irak, et aujourd’hui de Tikrit. Des combats ont apparemment lieu en ce moment-même à Samarra.

Saddam Hussein a été exécuté, Oussama ben Laden aussi. Cheney et Bush en sont, j’en suis sûr, très satisfaits. Des liens profonds existent désormais entre l’Irak et Al-Qaida, ce qui les conforte, même si c’est un peu tardivement, dans leur hypothèse hardie d’autrefois. Gageons qu’ils en sont également très satisfaits.

 

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BAGDAD, HUB STRATÉGIQUE IRANO-SYRIEN, par Florian Vidal

Billet invité

Illustrée par les frappes aériennes israéliennes sur le territoire syrien, la guerre civile en Syrie a révélé une formidable logistique entre Téhéran et Damas. À ce jour, les pays occidentaux ont été incapables de briser cette coopération étroite où Bagdad est devenu un acteur incontournable dans le conflit actuel. Depuis la fin du régime de Saddam Hussein, il y a dix ans, Bagdad convulse toujours de ses divisions religieuses et ethniques. Les attentats, quotidiens, sont tombés dans l’oubli du torrent médiatique. La confrontation, certes latente, entre chiites et sunnites fait rage et dépend dorénavant d’un règlement plus global entre les deux autorités islamiques. L’absence d’une entité sunnite « centralisée » est compliquée par la rivalité haineuse entre l’Arabie des Séoud et la République islamique d’Iran.

Dans ce contexte, la visite de John Kerry à Bagdad, le 24 mars dernier, avait un but bien particulier : faire pression sur le gouvernement de Nouri al-Maliki. En l’occurrence, l’Irak est accusé de négligence voire de complicité dans la logistique mise en place entre Téhéran et Damas. Washington suspecte le gouvernement irakien de fermer les yeux devant les liaisons aériennes entre l’Iran et la Syrie. Les États-Unis ont sommé Bagdad d’accroître le contrôle sur les vols en provenance d’Iran et en direction du territoire syrien. Les Occidentaux estiment que ce trafic régulier entre les deux pays constitue un bol d’oxygène quasi-permanent pour les forces de Bachar el-Assad. John Kerry s’est montré quelque peu menaçant en précisant que Washington « observe ce que fait l’Irak ». Dès lors, les autorités irakiennes ont montré peu d’entrain à effectuer des missions de vérification. Jusque-là, les Irakiens ont effectué quelques contrôles, sans révéler le transport d’équipements militaires. Si l’Iran a protesté officiellement, les Irakiens ont affirmé à chaque reprise n’avoir trouvé que du matériel médical ou humanitaire. Est-ce que les Iraniens invitent les Irakiens à contrôler tel ou tel avion ? Ferment-ils les yeux s’ils découvrent des cargaisons d’armement ? Flou et épais, le mystère plane à l’image des relations qui se sont nouées entre Bagdad et Téhéran depuis une décennie.

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