Archives par mot-clé : Jean Gabin

« Et maintenant, quelque chose de complètement différent… » *

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Autres temps, autres mœurs…

J’ai acheté un coffret de films de Gabin. J’ai fait allusion l’autre jour au fait que j’avais revu le French Cancan (1955) de Jean Renoir. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est l’histoire d’un patron de revues (Jean Gabin) qui couche avec toutes les jeunes filles qu’il recrute et quand il y en a une qui se plaint d’être remplacée (François Arnoul), il lui dit : « Mais qu’est-ce que tu crois, poulette ? etc. », et tout le monde autour de lui de s’esclaffer. Je suppose que tout le monde dans la salle s’esclaffait aussi.

Dans le bonus making of de French Cancan, quelqu’un vous explique que Jean Renoir trouvait lui-même la formule très drôle, et il ajoute que le père de Jean Renoir, Auguste, y recourait abondamment lui-même. Comme il n’était pas patron de revues mais peintre, je suppose qu’il est question de la relation de « l’artiste » avec ses modèles…

Mais il y a pire encore !

Hier j’ai regardé, avec le même Gabin, complété de Jean-Paul Belmondo, Un singe en hiver (1962) d’Henri Verneuil, d’après le roman éponyme (1959) d’Antoine Blondin.
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Hommage à Jacques Offenbach (1819-1880)

J’ai revu hier le « French Cancan » (1955) de Jean Renoir, avec Jean Gabin, Maria Félix, Françoise Arnoul, Philippe Clay, Jean-Roger Caussimon et Giani Esposito, quelle meilleure occasion de rendre hommage à Jacques Offenbach ?

Bonus :

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LE PRÉSIDENT de Georges Simenon

Avec une belle régularité, vous me conseillez de regarder un extrait du film d’Henri Verneuil : Le Président (1961). Et vous me demandez : « N’est-ce pas étonnant ? »

Oui, ce l’est.

Le film, affirme-t-on, est « d’après le roman de Georges Simenon », ce qui m’a donné envie de lire ce livre que je n’avais pas lu.

La scène en question ne s’y trouve pas, ni même rien d’approchant. Dans le roman, l’action se situe sur quelques journées seulement, durant lesquelles le Président (Jean Gabin dans le film), entouré de quelques domestiques, ne quitte pas sa petite maison, isolée sur une falaise de la côte normande.

Le texte que l’on entend dans la vidéo est donc de Michel Audiard, qui écrivit les dialogues du film, le scénario dans son ensemble étant attribué lui à Verneuil et Audiard.

Que cela ne vous empêche pas de lire le roman : c’est du Simenon de 1957, en très grande forme, comme il le fut pratiquement toujours. On y décrit un très vieil homme à qui l’actualité fait imaginer qu’il s’apprête à jouer à nouveau un rôle politique essentiel. Il n’en est rien : il découvre qu’il est en réalité depuis longtemps sur la touche, et se résigne alors à la mort.

En le voyant si calme et si doux, n’allait-on pas hocher tristement la tête et chuchoter derrière son dos :

– Vous avez-vu comme il baisse ?

Gabrielle ajouterait sans doute :

– On dirait une lampe qui s’éteint…

Tout cela, parce qu’il avait cessé de s’occuper de leurs petites affaires.

Si vous n’avez jamais lu Simenon, lisez-le : il évoque comme personne les humeurs, les manies, les faiblesses, tout ce qui fait qu’il sera toujours difficile de mimer véritablement un homme ou une femme dans un robot.

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