Archives par mot-clé : Jésus-Christ

Le rôle joué par Paul de Tarse dans l’organisation des sociétés humaines (I)

J’ai consacré les livres que j’ai écrits jusqu’ici à des sujets que je connaissais en tout cas plus ou moins. En entreprenant d’écrire Qui étions-nous ?, je vais devoir m’aventurer dans des régions que je connais à peine. J’écrirai du coup des textes qui seront au départ essentiellement expérimentaux. Je compte sur le cerveau collectif que l’on trouve ici, pour me guider. Je réécrirai le texte qui suit (et ceux qui viendront à sa suite) en fonction de vos corrections.

Le mot du modérateur : Si vous en savez encore moins que Jorion sur le sujet, j’espère [fermement] pouvoir compter sur la sobriété de vos commentaires 😀 .

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Laudato si’ et la décroissance, La Nef, N° 273, septembre 2015

J’ai accepté de commenter le thème « Laudato si’ et la décroissance » dans le numéro de septembre de la revue catholique traditionaliste La Nef. En voici le texte.

Il est dit au paragraphe 193 de Laudato si’ que « Nous savons que le comportement de ceux qui consomment et détruisent toujours davantage n’est pas soutenable, tandis que d’autres ne peuvent pas vivre conformément à leur dignité humaine. C’est pourquoi l’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties » (p. 147). La décroissance est mentionnée là comme un objectif économique qui devrait être le nôtre. Rien n’est dit du fait que la décroissance est l’inverse de la croissance et que cette dernière joue un rôle tout particulier, en fait un rôle clé, au sein de notre système économique.

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L’éternel recommencement

Cet après-midi à Bruxelles, je suis allé au théâtre flamand, voir Huis, la mise à la suite de deux saynètes de Michel de Ghelderode : « Le cavalier bizarre » et « Les femmes au tombeau ».

C’est splendidement joué, en particulier par Josse De Pauw et par la demoiselle dont je n’ai malheureusement pas pu repérer le nom dans la liste des acteurs [*], qui incarne Marie-Madeleine (en mauve dans la vidéo). La musique de Jan Kuijken, à laquelle s’adapte le jeu des acteurs, est elle aussi magnifique.

Dans Le cavalier bizarre, les vieillards d’un hospice sont réveillés par l’irruption dans la nuit d’un cavalier. Ils reconnaissent en lui la mort. Le tumulte s’apaisera quand ils découvriront que ce n’est pour aucun d’entre eux qu’elle est venue : elle repart en emportant le corps d’un nouveau-né.

Dans Les femmes au tombeau, se rassemblent une à une, pour engager la conversation toutes ensemble, une groupie horripilante, Marie-Madeleine, Véronique, la femme adultère, l’épouse de Ponce Pilate, enfin, Marie.

C’est là une très vieille histoire, un éternel recommencement : le résistant, le dissident, l’empêcheur de tourner en rond, supplicié puis assassiné. Jésus-Christ, Jean Moulin, Victor Jara, la liste est malheureusement longue, et maintenant, Samira Salih Al-Nuaimi.

Curieusement, pour jouer le rôle du bourreau qui sera maudit par l’histoire, on continue, comme on le voit, de se bousculer gaiement au portillon.

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[*] L’un d’entre vous me signale qu’il s’agit d’Iris Van Cauwenbergh.

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