Laudato si’ et la décroissance, La Nef, N° 273, septembre 2015

J’ai accepté de commenter le thème « Laudato si’ et la décroissance » dans le numéro de septembre de la revue catholique traditionaliste La Nef. En voici le texte.

Il est dit au paragraphe 193 de Laudato si’ que « Nous savons que le comportement de ceux qui consomment et détruisent toujours davantage n’est pas soutenable, tandis que d’autres ne peuvent pas vivre conformément à leur dignité humaine. C’est pourquoi l’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties » (p. 147). La décroissance est mentionnée là comme un objectif économique qui devrait être le nôtre. Rien n’est dit du fait que la décroissance est l’inverse de la croissance et que cette dernière joue un rôle tout particulier, en fait un rôle clé, au sein de notre système économique.

Rien n’est dit dans ce paragraphe, ni ailleurs dans l’encyclique, du fait que le système économique dominant, devenu de fait à quelques variations près, le système économique unique à l’échelle de la planète depuis l’écroulement du système communiste de type soviétique, nécessite la croissance comme l’un de ses éléments constituants en tant qu’il est un système capitaliste et qu’il est impossible du coup de parler de décroissance sans remettre en question la nature « capitaliste » de notre système économique.

Le système économique qui règle nos sociétés contemporaines présente la particularité d’être à la fois « capitaliste », « de marché » et « libéral », voire aujourd’hui « ultralibéral ». Notre économie est « capitaliste », en tant que le capital est l’une des avances nécessaires dans tout processus de production parce que l’institution de la propriété privée fait que les ressources manquent le plus souvent là où elles sont nécessaires pour produire et doivent alors être empruntées et que cet emprunt est rémunéré par le versement d’intérêts, ou de dividendes lorsque le capital s’obtient par une firme par la vente d’actions cotées en Bourse. Notre économie est « de marché » dans la mesure où la distribution s’y opère sur des marchés et où les capitaux et leur rémunération s’échangent eux aussi sur un marché, le marché dit « des capitaux ». Notre économie est enfin « libérale » dans la mesure où y est posée la question d’un juste équilibre entre la liberté de l’individu et les prérogatives de l’État en tant que représentant du bien commun, voire « ultralibérale » lorsqu’une réponse à cette question légitime a été apportée d’autorité, qui veut que l’État doit se contenter d’assurer une concurrence pure et parfaite, conception extrémiste qui permet alors à une aristocratie de l’argent d’émerger, d’accéder au pouvoir, et d’imposer la loi du plus fort à la société dans son ensemble.

La croissance ou la décroissance ne concerne qu’une de ces trois dimensions : la dimension « capitaliste » de nos sociétés. La croissance est nécessaire pour que puisse avoir lieu le versement des intérêts et des dividendes ; elle permet d’effectuer ces versements à partir d’une nouvelle richesse créée, en tant essentiellement que ponction sur les bienfaits que dispense la nature autour de nous, où le travail humain joue le rôle d’un catalyseur dans la création de nouvelles richesses. En l’absence de croissance, intérêts et dividendes ne peuvent être versés que par prédation sur une richesse préexistante, telle que, dans le cas du crédit à la consommation, des salaires hypothéqués par anticipation.

Mais le cadre au sein duquel le souverain pontife envisage la croissance ou son contraire, la décroissance, n’est pas celui du capitalisme pour qui la croissance est une nécessité fonctionnelle, à savoir le moyen d’assurer le versement des intérêts et des dividendes, qui lui sont consubstantiels, mais le cadre de l’amour du prochain : « une certaine décroissance dans quelques parties du monde [met] à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties ».

Or la notion d’amour du prochain n’existe pas au sein de l’idéologie libérale qui constitue le cadre conceptuel de notre système économique combinant capitalisme, économie de marché et conception libérale du rôle de l’État. La seule forme d’amour dont il est question là est l’amour de soi-même qui préside à l’intérêt égoïste : c’est l’intérêt égoïste qui est censé être le moteur du fonctionnement autorégulé de nos économies, c’est sa motivation qui fait en sorte qu’existe une « main invisible » assurant le bien commun.

Le credo de l’économie de marché, c’est le fameux passage de La richesse des nations (1776) où Adam Smith affirme que « Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme ; et ce n’est jamais de nos besoins que nous leur parlons, c’est toujours de leur avantage [1] ».

L’amour du prochain est exclu du cadre libéral. Il n’y est pas simplement inexistant : sa présence éventuelle est considérée comme un obstacle à l’autorégulation de notre système économique. L’ultralibéral Friedrich Hayek (1899 – 1992) affirmait que la notion de « justice sociale » était « privée de sens », tandis que l’ultralibéral Milton Friedman (1912 – 2006) assurait que la proposition que les firmes ont une responsabilité sociale conduisait immanquablement au « totalitarisme », expression par laquelle il ne désignait pas, par exemple, la dictature militaire sanglante d’Augusto Pinochet au Chili, régime auquel il apporta personnellement – tout comme Hayek – un soutien actif, mais le communisme de type soviétique uniquement.

La question tout à fait générale que soulève le paragraphe 193 de Laudato si’ est celle de la compatibilité de son message avec le cadre conceptuel ultralibéral que nous avons implicitement accepté ou que nous tolérons comme celui de notre système économique contemporain.

Il existe dans la pensée politique séculière, deux grandes tendances. La première se rattache à Aristote, qui voit dans l’homme, un zoon politikon : un animal fait pour vivre au sein de la polis, c’est-à-dire au sein d’une société encadrée d’institutions ; l’homme pour lui est un être social par nature. Aristote désigne du mot de « philia » la bonne volonté dont nous faisons preuve quotidiennement chacun d’entre nous pour assurer spontanément l’ordre social, c’est-à-dire sans nécessiter la présence constante de la police. En paraphrasant, on pourrait dire que pour Aristote, l’amour du prochain fait partie de l’essence de l’homme. La seconde tendance de la pensée politique séculière est celle dont Thomas Hobbes (1588 – 1679) et Jean-Jacques Rousseau (1712 – 1778) furent les principaux théoriciens, selon laquelle l’histoire humaine a connu deux périodes successives : dans la première, l’homme vit isolé, disposant d’une liberté sans bornes mais dans la plus grande insécurité : « l’homme est alors un loup pour l’homme » selon l’expression fameuse de Hobbes. Dans la seconde époque, les hommes se réunissent et concluent un pacte : ils vivront en société et échangeront une part de leur ancienne liberté contre une part de sécurité acquise grâce à leur union ; dans cette perspective, la fraternité est le moyen nécessaire à la mise en œuvre du « contrat social » historique.

Or, dans un ouvrage récent : La gouvernance par les nombres (2015), Alain Supiot attire l’attention sur le fait que la logique contractuelle, telle qu’elle sous-tend par exemple la notion même de « contrat social », offre le cadre dans lequel s’épanouira la logique ultralibérale pour qui toute valeur s’efface devant le prix censé constituer sa vérité ultime : « Le sujet de droit de la doctrine [ultralibérale] Law and Economics est une monade régie par le seul souci de soi, qui ne connaît d’autres lois que celles auxquelles elle consent dans ses rapports contractuels avec les autres monades […] S’agissant de la valeur de la parole donnée, elle pourra être mesurée à l’aune d’un bilan coûts-avantages. C’est ce que préconise la théorie [ultralibérale] dite de l’Efficient breach of contract, selon laquelle le calcul d’utilité doit conduire à autoriser un contractant à ne pas tenir sa parole, lorsqu’il s’avère pour lui plus avantageux d’indemniser son co-contractant plutôt que d’exécuter le contrat » (p. 201). « À la valeur dogmatique – et donc inestimable – de la parole donnée est […] substituée une valeur monétaire » (p. 202).

Il est dit au paragraphe 228 de Laudato si’ que « Jésus nous a rappelé que nous avons Dieu comme Père commun, ce qui fait de nous des frères. L’amour fraternel ne peut être que gratuit, il ne peut jamais être une rétribution pour ce qu’un autre réalise ni une avance pour ce que nous espérons qu’il fera ». Quand le souverain pontife rend compte de la fraternité humaine par le fait que Dieu est notre père à tous et que nous sommes frères du coup par simple implication logique, il se situe dans un cadre conceptuel tout autre que la réflexion politique classique qui exclut qu’une explication valide fasse intervenir un élément surnaturel. Un point d’accord, ou un compromis, entre les deux cadres de pensée est du coup difficilement envisageable.

Quoi qu’il en soit, seules les conceptions aristotélicienne et chrétienne de la fraternité, respectivement de l’homme social par nature et des hommes frères en raison de leur père commun, sont à même si elles sont largement partagées, de proposer une représentation dynamique du destin humain à même de renverser la tendance présente de notre système économique à la destruction irréversible des conditions de vie de notre espèce sur la terre. Les implications pratiques de l’ultralibéralisme conduisent inexorablement à l’abîme : la « main invisible » de l’intérêt égoïste, après des siècles de pillage irresponsable, mène sans surprise l’espèce humaine à l’extinction. Soit donc triomphe la conception des hommes frères, pour des raisons naturelles chez Aristote ou pour des raisons surnaturelles selon l’Église, soit l’homme disparaîtra.

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[1] Adam Smith, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, Gallimard, Paris, 1990 pp. 4

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192 réflexions sur « Laudato si’ et la décroissance, La Nef, N° 273, septembre 2015 »

  1. Une réflexion en faisant un pas de côté :

     
    « L’homme social par nature et des hommes frères en raison de leur père commun », ou « l’homme » en Talion aiguise. Rude alternative :

     
    Quelque chose me chiffonnait et puis j’ai relu.

     
    Ile me semble que ces mots homme social, hommes frères et père commun, en ignorant la naissance puis l’émergence individuelle et sociale cruciales de la femme au XXIème siècle ultralibéral occidental, ne peuvent plus nommer pour comprendre ni la croissance ni la décroissance, ni l’amour du prochain ni la fraternité dans nos sociétés gouvernées par les nombres.

     
    Ce mot générique encore admis et utilisé « homme » désignait l’espèce quand la femme avait une fonction et n’avait aucune existence légale donc liberté d’être. Intact, non modifié amélioré complété il me semble qu’aujourd’hui il ne peut désigner qu’un genre de l’espèce, les hommes, qu’une dimension.

     
    Tous ceux-là hommes et frères venus par accouchement sous X ? Sauf à donner dans le créationnisme et la génération spontanée, n’est-ce pas prendre le risque, au XXIème siècle, filiation paternelle dûment certifiée, de condamner ainsi l’enfant à chercher au mieux détester au pire une filiation maternelle pour l’infinité ?

     

    1. Bien vu , ma sœur . L’œil de La baleine est aussi aiguisé !

      Mon idée est que ce double héritage ,qui nous sauve en partie et nous fait …ce que nous sommes , peut aussi être mis en danger ,au moins psychiquement , par la « numérisation » de la procréation .

      Au point que père , mère , sœur , frère , fille, fils , seront morts . Et l’espèce humaine avec .

      Mais le pape a aussi un discours là dessus .

      Aristote je ne sais pas , mais il doit bien avoir des héritier(e)s dans les comités ou instances nationales ou internationales de bioéthique .

      1. Bonjour Juan,

        Je précise être encore persuadée aujourd’hui que s’il y a un rapport de forces qui a été bouleversé en métamorphosant nos sociétés occidentales, un droit de propriété annihilé, une servitude volontaire dé-composée,  c’est bien ceux qui régissaient la vie des femmes, la vie des hommes avec les femmes, la vie des femmes avec les hommes, de la procréation à la filiation jusqu’à notion de famille elle-même. Un séisme, magistral avant/après. Culturel.

        En fait ma remarque est intuitive. Je n’ai pas lu les mots « l’homme social par nature et les hommes frères en raison de leur père commun », je les ai vus à la manière de ces trois silhouettes dessinant trois piliers ou de trois piliers laissant apparaître trois silhouettes.

        Si je tire le fil de cette intuition, la « naissance » des femmes comme sujet au XXème siècle relève du vital, de nos conversions communes, la nôtre hommes et femmes. Il pourrait s’agir alors de notre incarnation : la nature de la personne (l’esprit) + le verbe + la nature humaine (la chair, le corps).

         

      2. Bonjour La baleine ( il faudra nous expliquer un jour le choix de ce totem!),

        Si je vous suis dans votre dernier paragraphe et votre trilogie ( j’ai encore parfois du mal avec l’esprit ), la naissance récente des femmes comme sujet serait l’accouchement ( sinon l’incarnation ) de l’espèce humaine à défaut de l’accouchement de l’univers que j’ai chipé à Reeves …

        Accouchement : 1 , non sens : 0

        La partie continue .

  2. Je place ici un écho à l’échange Jducac / Dominique Ganot :

    Excellente chose que d’avoir signalé le rapport récent De Pisani Ferry , qui d’une certaine façon est bien meilleur que l’émission ratée de Paoli .

    Au passage on notera que France Inter était davantage dans le sujet d’Agora , dans une de ses très récentes émissions  » le téléphone sonne » qui invitait Rosanvallon :

    http://www.franceinter.fr/emission-le-telephone-sonne-pierre-rosanvallon

    La réflexion que je me suis faite , en écoutant cette dernière émission , rejoint celle qui me vient à la lecture de cet article sur Pisani Ferry:

    Dans leur recherche louable d’une meilleure gestion démocratique , l’un et l’autre limitent la Démocratie au rapport gouvernés /gouvernants , alors que , comme l’a finalement mieux repéré Jacques Attali , le principal danger qui  sape la démocratie est aujourd’hui , pour lui l’ultra libéralisme , pour moi la propriété non définie et contrainte .

    Meilleure participation ,meilleure pertinence territoriale, très bien .

    Meilleure décision et fixation démocratique des règles du jeu marchand : condition sine qua non , si l’on ne veut pas rééditer :

    « Participation , piège à cons « , comme aux lendemains de l’expérience Chaban Delmas / De Gaulle .

    Tiens pour le coup , on pourrait enfin commencer le débat d’Agora …..

    PS  pour Jducac : les plans qu’il évoque étaient les plans quinquennaux . Les ingénieurs qui les concoctaient avaient le statut de fonctionnaire d’Etat ( donc pas limité à 7 ans ).On ne leur demandait d’ailleurs pas trop de penser aux décisions d’investissements à prendre , mais plutôt à la façon la plus rapide et si possible économique de le faire . Il faut dire que les besoins étaient suffisamment clairs pour ne pas susciter de grands débats , et que le fric venait de partout .

    1. les plans qu’il évoque étaient les plans quinquennaux . Les ingénieurs qui les concoctaient avaient le statut de fonctionnaire d’Etat ( donc pas limité à 7 ans ).On ne leur demandait d’ailleurs pas trop de penser aux décisions d’investissements à prendre , mais plutôt à la façon la plus rapide et si possible économique de le faire. Il faut dire que les besoins étaient suffisamment clairs pour ne pas susciter de grands débats , et que le fric venait de partout .

      C’est plans étaient tout à fait l’embryon de ce que je m’égosille à promouvoir.

      Les besoins aujourd’hui, sont aussi très clairs !  Peut être que l’on ne veut pas les voir tant ils sont  monstrueux, justement.

      Pour ce qui est du fric, il suffit de décider de le fabriquer, et la méthode est  très simple:

      Supposons que le peuple souverain français nous ait confié la mission suivante, un peu caricaturale, je vous l’accorde, mais ça peut se moduler…:

      Imprimer une quantité de monnaie, adaptée au problème: par exemple 10 000 milliard de ce que vous voulez, appelons ça le franc.

      Avec cette monnaie l’État achète l’ensemble des ressources primaires du pays.

      L’État, ainsi propriétaire des ressources primaires, et contrôlant la monnaie, peut alors, enfin,  faire tout ce qu’il souhaite, y compris dans un contexte capitaliste (c’est pour rassurer jducac)!

      Et on peut enfin faire des plans pour résoudre les problèmes aujourd’hui  insolubles du fait que le secteur privé n’a aucun intérêt à s’en occuper (rien à gagner).

      Ce n’est qu’une question de volonté politique, de reformatage des esprits, et de compétence de la part des ingénieurs…

      Mais je rappelle que aller sur la Lune était pas simple non plus… Mais ça a été décidé  et réalisé.

       

      1. Juannessy, je ne comprends pas votre remarque.

        Qu’est ce qui nous empêcherait d’échanger ce qui nous manque, par des choses que nous savons produire, comme nous l’avons toujours fait ?

         

         

      2. juannessy 3 septembre 2015 à 21:15

        Comme les ukrainiens avec les soviétiques ?

        Non, comme la France de De Gaulle avec le reste du monde.

        Et compte tenu des énormes gains de productivité faits depuis cette époque, nous pourrions tous prendre la retraite à 35 ans, ou encore passer l’essentiel de notre vie laborieuse à remettre en état la planète!

      3. D Gagnot :

        je ne me souviens pas que DE gaulle ait vraiment réussi ce que vous sous entendez vis à vis de  » l’étranger » .

        Si l’on veut ne parler que du domaine franco français ( existe-t-il dans un monde de transnationales ?) , il faut parler de nationalisations .

        Dans notre histoire récente , il y a eu trois moments de ce type :

        – le front populaire ( armement , aéronautique , SNCF )

        – De Gaulle et le CNR ( houillères , Renault ,Banque de France , banque de dépôt dont CL, EDF ,GDF )

        – Mitterrand (banques , Thomson , Saint Gobain ,Rhône Poulenc , Sacilor , Usinor ….)

        On oubliera les velléités Montebourg Arcelor Mittal .

      4. l’oiseau s’est envolé trop tôt ..

        Suite :

        En suivant d’une part ce qu’il est advenu ou advient de ces nationalisations ( dont « de ressources primaires ») , et en relisant consciencieusement le document que je vous donnais en lien plus haut , quelle conclusion tirez vous sur la faisabilité de votre opération ?

      5. @juannessy

        En suivant d’une part ce qu’il est advenu ou advient de ces nationalisations ( dont « de ressources primaires ») , et en relisant consciencieusement le document que je vous donnais en lien plus haut , quelle conclusion tirez vous sur la faisabilité de votre opération ?

        Merci de lancer cette discussion!

        J’ai lu le document de l’ADEME, qui nous renseigne sur les flux de matières premières en Europe,…   dans le système économique actuel.

        Autrement dit, ça ne renseigne pas des flux de matières premières, tels qu’ils seraient dans un système économique conçu pour les minimiser.

        C’est comme si on analysait le flux d’énergie nécessaire à une  ampoule à incandescence, tout en envisageant d’utiliser des lampes LED,    ça n’a pas de sens.

        ———————————–

        Dans tous les cas, supposons qu’il nous faille importer certaines MP.

        Il nous faudra les échanger contre des produits ou services que nous savons produire, ou trouver des moyens alternatifs pour nous en passer. A ce stade je ne connais pas de point bloquant.

        Nous avons, en France, (encore, mais pour combien de temps?) les savoirs faire, et les infrastructures pour produire tout, absolument tout, ce dont une société développée a besoin, excepté quelques rares MP, utilisées dans les technologies de pointe, et le pétrole. Le rêve du Pouvoir est de détruire cette indépendance potentielle.

        Encore que si on divise drastiquement notre consommation d’énergie, et que l’on recycle au mieux nos déchets, en concevant dès le départ des produits conçus pour être recyclés, et/ou durables, il est possible que ce ne soit même pas un problème.

        A ce stade je ne vois donc toujours pas ce qui nous empêcherait d’implanter en France (et avec tous ceux qui le souhaiteraient) un système économique très différent, pour ne pas dire conçu à l’opposé, de celui que nous connaissons, et basé sur la nationalisation de l’ensemble des Ressources primaires, comme je ne cesse d’en parler.

        (De Gaulle a voulu que la France soit économiquement indépendante, par ce qu’il savait (évidement) que le pouvoir est économique, et qu’il savait aussi les objectifs des usa…. Hélas ses successeurs ont trahi cet objectif)

      6. C’est incroyable, au sens premier.

        Alors que ça crève les yeux depuis au moins les années 70:

        La Finalité du capitalisme est de Maximiser le pillage de la planète, pour maximiser les échanges, pour maximiser les profits.

        Et, accessoirement, préserver l’emploi tant qu’il est nécessaire à la paix sociale.

        Et, encore plus accessoirement, à satisfaire les besoins réels, qui le sont de moins en moins. (la paix, la qualité de vie)

        La planète est au bord de l’explosion. Mais tous les jours, du matin jusqu’au soir,  dans tous les médias,  on nous dit qu’il faut relancer la croissance de cette ineptie capitaliste!

        Comment peut on encore entendre des âneries pareilles sans se poser de profondes questions, toutes affaires cessantes?

      7. Mon message au dessus de celui-ci, est mal placé. Je l’ai remis au bon endroit un pas plus bas, en réponse à jducac.

      8.  
        @Dominique Gagnot dit : 3 septembre 2015 à 15:29
         
        « Pour ce qui est du fric, il suffit de décider de le fabriquer, et la méthode est  très simple »
         
        Le fric n’est qu’un moyen d’échange qui ne vaut que par l’idée qu’on s’en fait c’est-à-dire du « crédit » (de la confiance) qu’on peut accorder à celui qui émet le fric. Ce ne sont que l’énergie et la matière qui ont une réelle valeur, parce qu’elles permettent concrètement aux vivants de vivre et de se perpétuer. Ce sont ces deux éléments (énergie et matière concentrées) qui resteront essentiels et seront de plus en plus difficiles à se procurer puisqu’eux ne peuvent pas être fabriqués mais seulement extraits d’un environnement où ils seront de plus en plus pulvérisés, dispersés, dilués, du fait de la dégradation entropique de notre monde.
        L’enrichissement, la concentration sera toujours possible mais cela demandera d’autant plus d’énergie, de matière et de temps que l’on sera contraint de partir d’une source appauvrie laquelle ira en s’appauvrissant jusqu’à éventuellement extinction de toute vie sur terre.
         
        Ceux qui sont, par principe, contre la concentrationàaccumulationàcapital, œuvrent, sans s’en rendre compte, à l’asphyxie accélérée du vivant, surtout quand il s’agit de vivant gros consommateur tel l’homme…et la femme.
         

      9. jducacdit 5 septembre 2015 à 11:23

        Le fric n’est qu’un moyen d’échange qui ne vaut que par l’idée qu’on s’en fait c’est-à-dire du « crédit » (de la confiance) qu’on peut accorder à celui qui émet le fric.

        Oui tout à fait.

        Et en l’occurrence le fric que j’aurais créé et échangé contre les valeurs tangibles que sont les Ressources primaires, aurait la valeur tangible de ces Ressources primaires…  qui représentent le Capital essentiel du pays. Et ce n’est pas rien!

        Le reste de votre post est si « théorique », qu’en pratique on ne comprend pas du tout à quoi ça se rapporte.  Redescendez sur Terre, jducac.

        Par ailleurs je m’étonne de votre acharnement à sans cesse revenir à la charge. Seriez vous en mission commandée?

    2. comme l’a finalement mieux repéré Jacques Attali , le principal danger qui  sape la démocratie est aujourd’hui , pour lui l’ultra libéralisme

      C’est qui Attali ?   Sa réflexion est remarquable de pertinence. J’en suis tout retourné.

      (j’avais même pas remarqué que nous étions en démocratie)

      1. Attali ne sait sans doute pas non plus qui est Dominique Gagnot . Je n’ai pas les moyens de vous présenter l’un à l’autre , mais vous pouvez lui écrire .

      2.  
        @ Dominique Gagnot dit : 4 septembre 2015 à 23:28
         
        « Je propose que l’Etat soit propriétaire des Ressources primaires. »
         
        Les ressources primaires sont l’énergie et la matière autrement dit tout ce qui constitue l’univers.
         
        Les entreprises, qu’elles soient très grosses ou aussi petites que des bactéries, sont des « machines » à extraire l’énergie et la matière de l’environnement à seule fin d’alimenter la vie et qu’elle puisse se perpétuer. A titre individuel, nous sommes tous des « entreprises »
         
        « Imaginez ces entreprises démolies par le secteur privé, on fait comment après ? »
         
        On permet qu’il en naisse de nouvelles, car avant que celles que vous citez naissent il en a existé de plus petites qui sont nées d’initiatives et de passions individuelles pour peu qu’on ait permis qu’elles se créent dans un espace de liberté (liberté chérie)
         
        Puisque vous prenez souvent appui sur l’exemple de la NASA, reconnaissez que c’est grâce à la liberté d’entreprendre, donc de s’approprier préalablement des richesses, qu’Elon Musk a pu créer SpaceX et a réussi à se hisser en très peu de temps au niveau des plus grands de l’industrie spatiale mondiale, au risque d’en laisser plus d’un sur le carreau, en éliminant les plus faibles, les moins performants, les moins efficaces, les moins concurrentiels.
         
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Elon_Musk
         
        http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/quand-la-remuneration-d-elon-musk-ne-depasse-pas-le-smic-californien-880224.html
         

      3. jducac  5 septembre 2015 à 07:56

        Ok jducac, je vous suis.

        Vous énoncez de beaux principes, mais vous allez m’aider à les mettre en pratique sur des exemples concrets.

        Vous dites que ce n’est pas grave si le secteur privé démoli des entreprises, car on permet qu’il en naisse de nouvelles. Soit.

        Dans la pratique les entreprises démolies ont des savoirs faire de décennies d’expérience, des infrastructures extrêmement couteuses et tout cela, d’un coup ne vaut plus rien, et passe à l’état de ruine.

        Concrètement, c’est juste un exemple, et on peut prendre toutes les branches de l’industrie :       Des intérêts privés font que nos …   (ex: aciéries) ont disparues.

        Supposons qu’il soit impossible d’importer de ce qu’elles produisaient.

        Je crains que de faire appel a une start up comme vous le suggérez, soit une solution parfaitement ridicule.

        Bref, vos théories sont du grand n’importe quoi.

      4. A l’échelle de l’individu, c’est un peu comme si des intérêts privés détruisaient le château de Versailles, et que vous disiez:     Ah ben c’est pas grave, un préfabriqué pourra prendre sa place.    C’est ça la liberté d’entreprendre!

        Vous rendez vous compte de l’ineptie de vos propos?

      5. D’ailleurs le préfabriqué, ça pourrait être le machin musée que Bernard Arnaud a construit je ne sais plus ou, récemment dans de la verdure.

      6. « A titre individuel, nous sommes tous des « entreprises » »

        Le marketing ne fait pas mieux en matière de veulerie et d’ignorance crasse.

        À titre individuel, je ne suis le larbin de personne pas plus que je ne voudrais enchaîner un autre par la force et la lâcheté.

        Je suis un homme avec ses faiblesses et la vie est bien assez lourde à porter comme ça.

         

      7.  
        @Dominique Gagnot dit : 5 septembre 2015 à 11:21
         
        « Vous dites que ce n’est pas grave si le secteur privé démoli des entreprises, car on permet qu’il en naisse de nouvelles. Soit. »
         
        Je ne porte aucun jugement de valeur sur l’enchaînement du processus d’évolution, je dis seulement qu’il se développe ainsi et qu’on n’y peut rien changer du fait de l’inévitable entropie générée  par la vie. La vie dégrade l’énergie et les matières prélevées dans l’environnement. C’est inévitable car elle ne peut pas s’empêcher de consommer si elle veut survivre.
         
        L’élimination des entreprises les moins performantes est naturelle. Tout comme les jeunes organismes vivants finissent en général par survivre aux vieux.
         
        C’est comme cela qu’on est passé d’une civilisation de chasseurs cueilleurs à une civilisation d’agriculteurs puis à une agriculture mécanisée, ce qui a conduit à l’élimination des fabricants de joucs d’attelage de bœufs, sans que des organismes étatiques ne puissent s’y opposer bien longtemps.
         
        Si un secteur public devient hyper consommateur en énergie et matière (ses dépenses bureaucratiques inutiles entre autre) au regard de ce qu’il contribue à faire produire en extraction de richesses (énergie et matière dans l’agriculture par exemple), alors l’Etat contribue à détruire le monde agricole comme en France plus que dans d’autre pays où l’Etat est moins consommateur et plus ouvert à des méthodes de production plus compétitives (en général plus industrielles et  exploitant les propriétés des productions et distributions de masse)
        PS Je vous assure ne pas être en service commandé. Ce qui me commande c’est le désir de faire comprendre et partager ce que trop de mes semblables n’ont pas encore compris. Cela nous vaut le déclin de notre pays malgré l’existence d’un Etat dirigiste, hélas aux mains de dangereux inconscients démocratiquement mis en place.
         

      8. jducac dit 5 septembre 2015 à 14:12

        L’élimination des entreprises les moins performantes est naturelle.

        Pas du tout!

        Regardez le FMI, la Banque Mondiale, la BCE, l’OMC, les banques, les économistes qui se trompent tout le temps, les journalistes qui relayent leurs âneries, les politiques qui les écoutent, etc.    ils sont toujours là, et se portent très bien, alors que ils génèrent catastrophes sur catastrophes.

        Tandis que des secteurs industriels, extrêmement performants, au moins  quand à l’indépendance du pays, souvent en pointe des technologies, et indispensables aux employés qui pouvaient y vivre de leur travail, disparaissent… par ce qu’ils ne font pas assez bien vivre les inutiles banquiers et actionnaires!

        Vous êtes partis dans la stratosphère, vous ne touchez plus le sol.

      9. En fait, jducac, vous auriez raison si vous jugiez la performance des entreprises,

        – non pas du point de vue de ce qu’elles rapportent aux actionnaires et banquiers,

        – mais du point de vue de l’intérêt social, écologique et humain.

        Etes vous d’accord pour dire que vu de cette manière, le capitalisme actuel est nullissime… ?

        S’il vous plait répondez clairement sans partir dans de fumeux discours…

    3. Si on en reste à « l’Etat », sa programmation en termes de planification , a décru en temporalité au rythme de son affaiblissement financier .

      Les plans quinquennaux sont devenus des plans triannuels glissants , puis plus de plan du tout , et le budget d »investissement ( qui a trois définitions différentes selon que l’on se réfère à l’INSEE , à la LOLF ,  ou à la version pas stupide où les dépense d’éducation /formation sont comptabilisés comme contribuant à l’investissement ) ne concerne , en terme stratégique plus guère que les dépenses militaires ( que Bercy aimerait bien transformer en location à l’entreprise privée ).

      70 % de l’investissement public est en fait assuré par le budget des collectivités territoriales .

      D’où les « facilitations » et la cour faites par le monde des affaires à ce niveau .

      1. Soit exactement ce qu’il fallait faire pour retirer tout pouvoir à l’État, et par conséquent au peuple ! (au profit du « monde des affaires »)

        Bizarre, bizarre…

      2. Pédagogie , suite :

        Le rêve final dudit monde des affaires est que , endettement organisé ou par bêtise des collectivités aidant , la capacité d’investissement des CL tendent vers zéro , et que celles ci se voient contraintes ( elles aussi ,comme l’Etat jusqu’à mettre sa défense sous dépendance ) , pour continuer à exister, de leur « sous-traiter » carrément la totalité du job sous forme de locations , PPP ou autres merveilles .

        Partenaire , vous avez dit partenaire ? Y en aurait il un qui prime plus que l’autre ?

  3. Images choquantes…. cela fait combien de temps qu’on sait qu’un milliard d’être humain sont mal nourries?

    Combien il y a t’il de morts pour des maladies qui nous sont pour nous des histoires du passé (rougeole tuberculose …)?

    Combien usent leurs santés pour la mondialisation? (mais c’est du passé évidement aujourd’hui c’est des robots, même cela on fait semblant de pas le voir)

    C’est au moins la lucidité des migrants, tant que vous êtes pas visible du centre du monde (Europe, States, japon, Australie et quelques villes émergentes), tant qu’il n’y a pas d’image, vous n’existez pas, mourrez sur nos cotes au moins vous aurez eût une existence…

    Après les traditions orales n’ont pas d’histoire, les morts sans image n’existent pas…
    Angélisme ça fout les glandes parfois.

    1. Cela m’énerve, normalement la bourgeoisie bien éduqué à du lire les faux monnayeurs de Gide. Et tout humaniste a le cœur serré quand reclus sur une barque, une hache coupe (ou aspire a croire que ce n’est qu’une menace) les mains qui feraient chavirés la barque.

      Et bien sur les tragédies romancés pour justifier un cœur blindé ne sont pas des images, pourtant cette image doit rester.

      On doit ce dire pourvu que la vie ne m’entraine jamais sur cette barque, qui si on en fait une métaphore: est la vie de certains de nos contemporains sous différentes formes (eau, nourriture, maladie, violence locale ou internationale, voir traditionnelle: excision, ou des violences sur les albinos, ou les homosexuels, voir tout simplement sur les femmes).

      Mais faire le coup du je savais pas, il me fallait une photo pour y croire, c’est juste une insulte pour les médecins qui les soignent, chercheurs qui tentent de limiter les pénuries (CIRAD) et tout ce qui font avec des institutions bricolés, des solutions bricolés sur le terrain.

      C’est ça la mondialisation, l’humanitaire accessible sans avoir besoin de prendre l’avion?, pouvoir géolocalisé un migrant prés de chez soir et l’accueillir 2 jours?

      Alors on fait quoi? une classification: un réfugié de guerre est au dessus d’un réfugié climatique qui est au dessus d’un malade qui est au dessus d’un affamé, qui est au dessus d’un homosexuel qui va être exécuté, qui est au dessus d’une femme, etc… du coup en sauvant 1 réfugié de guerre, cela équivaut peut-être à sauver 5 personnes de la faim,voir à 10 jeunes filles scolarisés aux pays.
      Et ceux qui restent, c’est des cons, y à rien n’a faire pour eux?

      1. Pour moi le plus insupportable est la complicité des médias qui, derrière la bonne image qu’ils se donnent en montrant des images,  évitent de mettre la lumière sur le lien direct, de cause à  effet,  qu’il y a entre le capitalisme libéral des rentiers, et ces perpétuelles catastrophes humanitaires.

        Et les journalistes sont  sélectionnés pour leur esprit de soumission à l’autorité. Celui qui l’ouvre est viré.

        Jusqu’où peut donc aller cette machinerie? Qu’est ce qui la fera craquer?

      2. Et puis imagine tu es au Liban (ou autour), ça fait des années que tu gères les migrants, que tout le monde s’en fou et là miracle, l’Europe ce réveille et ce pare de mille éclat d’espérance (et quelques ouvriers dociles).

        Il y a eût tellement de victimes de la dette, des marchands d’armes, même Denis Robert parlait de financement blanchiment par clearstream.

        Et en une photo même junker s’achète une conscience…

      3. Alors bon mon idée n’est pas qu’il ne faut pas accueillir des réfugiés, mais qu’il ne faut surtout pas laisser croire que cela suffit pour avoir 2 ailes dans le dos et une auréole, ça il va falloir le vendre bien plus cher à nos gouvernants si avides de bonnes consciences.

        Et si on parle des migrations y à dire:

        -des sous sol d’accueil administratif,

        -de la violence de ceux qui ont tout fait pour être Français d’être associé à ceux qui veulent du multiculturelle,

        -du faux sentiments Français de pouvoir revenir (il y a une faible pression sociale, rien à voir avec des cultures protestantes, ou catholique en Irlande, si tu n’allais ni au pub, ni à l’église, pas de permis de construire), mais dès qu’on laisse ces enfants entrer dans une maternelle, les enchainements font que le retour est très difficile (d’abord pour les enfants, puis pour le travail, les soins et puis la petite maison au pays attend la retraite, puis le pays n’a pas évolué comme nous, on c’est embourgeoisé, cela créer un violence aussi par rapport à ceux qui sont restés, le pays est peut-être plus patriarcale, plus communautaire, on a changé).

        Et si ceux qui rêvent du pays sont ici et que ceux là-bas rêve d’ici, les seuls à rêver le pays et à y être sont les quelques occidentaux dans des ONG, c’est pas non plus l’idéal.

        Partir c’est mourir un peu, évidement si on a pas de choix, mourir ou mourir le choix est vite fait, mais l’angélisme…

  4. Euh… one more thing! Ayant lu et relu avec grand intérêt cet article et vos contributions, chers contributeurs, je tenais a vous en remercier.

    Et notamment du caractère ma foi (!) fort civilise et même organise de vos contributions, ce qui est souvent très difficile a mener avec ces forums basiques.

    Cela m encourage a remettre sur la table un projet de forum organise conçu pour faciliter des échanges autour de thèmes organises de manière arborescente, avec des fonctions de navigation et de consultation pratiques… Merci.

  5. @Baleine et @Juanessy

    Merci baleine , je trouve votre commentaire trés intéressant et je partage votre point de vue. Effectivement,  c’est une  véritable conversion et une révolution intérieure et extérieure (si incarnées et bien vécues), qui nous « attendent » , en tant qu’êtres humains , hommes et femmes.

    Une évolution qualitative

    « Si je tire le fil de cette intuition, la « naissance » des femmes comme sujet au XXème siècle relève du vital, de nos conversions communes, la nôtre hommes et femmes. Il pourrait s’agir alors de notre incarnation : la nature de la personne (l’esprit) + le verbe + la nature humaine (la chair, le corps). »

    Paule Salomon a écrit plusieurs livres trés intéressant à ce sujet :

    La Femme Solaire

    Auteur : Paule Salomon
    Titre : La femme solaire, La fin de la guerre des sexes

     » Un livre authentique devrait être, pour celui qui le lit, une source d’énergie et de résonance avec son centre intérieur. Un tel livre se lit et se relit pour que le poids des mots se fasse entendre : la lecture devient l’amorce d’une prise de conscience et d’une pratique. Je souhaite que La Femme Solaire ait cette vertu. »
    Paule Salomon
     
    « Ce livre est un voyage dans la conscience collective, il contient des informations importantes sur la manière dont les hommes et les femmes ont géré leurs relations depuis le début des temps. Ce retour en arrière n’est pas fait dans un esprit de curiosité historique mais pour prendre conscience de l’héritage de notre époque. Mais surtout, ce livre est l’occasion, à propos des relations homme-femme, de se confronter à ses idées reçues »
    http://paulesalomon.org/pages/liv_femmesol.htm

    Quelques citations

    « La femme soumise était le portique d’une civilisation du sacrifice, la femme solaire ouvre une civilisation évoluée. » [15]

    « …une évidence : l’homme et la femme ont en eux tous les moyens d’accepter et d’aimer leur différence et leur complémentarité, l’évolution de l’un passe par l’évolution de l’autre. »

    « L’amour est une valeur subversive pour la société parce qu’elle éveille deux êtres à d’autres valeurs que les siennes. »

    1. On aurait donc bouclé la boucle en écrivant amour= fraternité, et il y aurait alors un amour selon le pape et un amour selon Aristote , et aucun selon l’ultra libéralisme comme déjà écrit par Paul Jorion .

      Depuis ,et avec, La Rochefoucauld , j’ai presque toujours trouvé de l’amour propre là où était annoncé de l’amour . Quand ce n’était pas le cas , j’en suis encore à essayer de définir ce que c’était, et ce que c’est encore .

      Je m’en tire aujourd’hui en disant  » le destin est d’accoucher l’univers ».

      ça n’aide pas vraiment pour draguer ou faire la joie des ami(e)s , mais ,à l’usage , pourvu que  » l’autre » ait vaguement la même intuition , c’est une bonne voie pour sortir des égoïsmes , des haines , des contrariétés , des renoncements, des dépressions et reculs ; ça épargne aussi la casse des pièces de vaisselle dans les scènes de ménage et les divorces prématurés .

      Je reconnais que ça ne fait pas encore un système économique/écologique/spirituel , mais je ne suis pas trop pressé , même en approchant de la fin ,qui devrait quand même me prendre avec cette fin là en tête .

      Même et surtout si je perds la tête .

      1. C’est bien beau tout ça, mais il faudrait peut être s’intéresser aux moyens à mettre en œuvre pour concrétiser, non?

        Sinon ça ne reste que de belles paroles, qui débordent de partout, parfois ça me donne la nausée.

      2. @Juanessy

        Un gentleman, c’est quelqu’un qui sait jouer de la cornemuse et qui n’en joue pas.    😉
        Pierre Desproges

  6. « Gudule, Pour lover tout malentendu mon Ferrat répondait à la ringardise de paulesalomon. Lisez Butler ça décoiffe. Votre pan concerne votre regretté Vigneron. J’en conviens François est aimable. »

    Rosebud, pour lever tout malentendu mon Brassens répondait à la ringardise de votre Ferrat . J’apprécie Paule Salomon , vous êtes en droit de ne pas l’apprécier, ça ne fait pas d’elle une ringarde. L’ ironie de Brassens (qui était athé) parle de ceux qui partagent votre pensée, ce qui prouve que comme Brassens on peut être athé et avoir l’esprit ouvert et ne concerne nullement Vigneron qui d’une part est je le pense toujours vivant et d’autre part ne m’appartient pas. Le seul qui a suivi et compris ce qui se passait c’est juanessy.

    Je n’ai pas oublié vos cyber encouragements vis a vis de Vigneron (et donc de moi m^me) dans le fait qu’il allait se geler les couilles de toro en cybérie. La grande classe !

    Ne vous inquiétez pas, le toro ne vous chargera plus , il s’est fait viré, le dieu marx vous protège vous.

    On est loin, trés loin des amérindiens, mais plus proche de l’américain le plus bushien ou du franchouillard le plus ordinaire . Le massacre de Rosebud bien tanké le pseudo !

    Merci de vous êtes présenté sous votre meilleur jour et d’avoir contribué à répandre autant de bonheur et de bonne humeur sur ce blog. Je vous laisse vous épuiser tout seul dans l’arène sans Vigneron et sans moi avec votre rhétorique intolérante et si poétique; vos bretelles et votre indigeste pape poutine. Chacun le sien. J’avais un ami prêtre ouvrier , dcd depuis, qui était devenu coco, c’était un bonheur à 2 Jambes mais contrairement à vous il avait oublié de devenir sectaire et intolérant ! Louis Bouyer était un trés grand monsieur. je préfère garder de l’esprit coco cette image là, ne vous déplaise, javanaise en moins . Laissez Vigneron en dehors de tout ça, ça ne vous regarde pas, tout simplement. Et vous n’y comprenez rien.

    1. À vous reprendre à rebrousse-poil :

      d’abord tout ce qui m’est donné à voir, me regarde : dès qu’un « ça vous regarde pas » est énoncé, quelque chose cloche d’avoir déjà donné à voir et de se raviser. Ensuite m’écrire « que je ne comprends rien » n’est pas une démonstration, pas plus que de me qualifier de « sectaire » ou « intolérant ».
      Je poursuis à contre-courant. Louis Bouyer, d’après Wiki n’a pas le profil d’un prêtre ouvrier.
      J’aurais un pape nommé poutine ? Voyez-vous ça, Où ?
      Ma rhétorique intolérante : sûr, j’aime bien la phrase de Paul Claudel sur la tolérance.
      Les « amérindiens », le « massacre de Rosebud » c’est énigmatique sauf pour vous.
      Le dieu Marx qui me protège, ah bon !
      La cyberie pour Vigneron : votre mémoire vous plante. Retrouvez ce que j’ai écrit, lisez le contexte, et ça vous éviterait d’insinuer de grosses bêtises.
      Quand à Paule Salomon votre citation suffit : « pour une évidence : l’homme et la femme ont en eux tous les moyens d’accepter et d’aimer leur différence et leur complémentarité, l’évolution de l’un passe par l’évolution de l’autre ». Ce sont 2 poncifs que « différence et complémentarité ». À discerner les discours sur les femmes, entre progressistes et conservateurs, ces poncifs font aiguillage.
      La chanson de Ferrat ringarde ? ah bon ? J’aurais cru scandaleuse pour un public majoritaire.
      http://www.allthelyrics.com/fr/lyrics/ferrat_jean/viperes_lubriques-lyrics-834137.html

      1. Vous n’êtes pas à contre courant, vous êtes à coté de la plaque :

        Loulou BOUYER, métallo chez Hispano Suiza.

        Non, pas sur wiki ce n’est pas lui, c’est un homonyme qui comme décrit dans votre lien n’A JAMAIS ETE PRETRE OUVRIER .et oui il faut LIRE

        Loulou , faisait parti avec Bernard Cagne, des prêtres ouvriers ceux qui ont tenu tête à l’église dans les années 50, les insoumis :

        « Le 1er mars 1954, Rome impose aux prêtres-ouvriers de quitter les usines et les chantiers.  Cette décision avait pour motivation affichée : « L’incompatibilité de la condition ouvrière avec l’état de vie du prêtre. »

        « Elle brisa des hommes en les obligeant à faire un choix impossible entre deux fidélités : la fidélité à l’église et la fidélité à la classe ouvrière. »

        « Elle fit scandale parmi les militants de la classe ouvrière, les femmes et les hommes qui travaillaient avec eux, laïcs et prêtres engagés, luttant pour la dignité et la justice. Ce fût pour eux une trahison. »

        http://pretres.ouvriers.pagesperso-orange.fr/courrier/2004/avril_04.htm

        http://pretres.ouvriers.pagesperso-orange.fr/actuel/com2007.htm

        http://pretres-ouvriers.fr/commun/actualite_po/60-2.pdf
        Là aussi , sur Brassens, pof, à coté du gibus …
        Sur Brassens et le grand Pan : la chanson Le grand Pan de Brassens est aussi une belle variation poétique sur le thème par ailleurs wébérien du désenchantement du monde, prolongé par la réflexion de Marcel Gauchet sur le christianisme comme religion de la fin de la religion. « J’ai bien peur que la fin du monde soit bien triste », conclut Brassens. À réécouter sans modération, pour échapper, ne fut-ce que quelques instants, à toute « la bande au professeur Nimbus »…
        explications : http://www.colloque-des-oisives.org/cgi-bin/kholwiki.pl?action=brassens&nn=93
        suite au prochain tome, ne désespérez pas du cobra lubrique, la vipère c’est peti bras…

      2. Je suis certes à coté de votre plaque commémorative avec l’homonyme de votre Loulou, mais je n’ai pas introduit l’embrouille.
        Dans vos liens je lis les termes de « monde ouvrier » et de « classe ouvrière ». Ce ne sont pas deux mots qui désigneraient une même réalité phénoménale, ce sont deux mots qui découpent autrement le réel et fabriquent 2 réalités différentes.
        J’ignore tout des prêtres ouvriers : mais un ouvrier qui devient prêtre pourquoi pas, un prêtre qui devient ouvrier, je ne crois pas. Il fait l’ouvrier pour mieux faire le prêtre. Les intellectuels maos des 70’ avaient de la fascination pour la classe ouvrière et la fétichisait. C’est une démarche voisine, les deux sont prêchantes. Jorion disait un jour que certains venaient sur son blog avec quelque chose à vendre. C’est aussi voisin. Jouer les anthropologues au sein de la tribu financière est tout à fait autre chose, pis fallait bien casser la croute.
        Merci pour le lien d’explication de texte, ça m’a appris quelque chose.

      3. Petit ajout à propos des problèmes de « conversion » de « convertir ». Il se trouve que j’étais hier au Mundaneum à Mons, où on voit un dessin de la classification décimale universelle. L’utopie très 19ème d’un savoir universel a besoin d’une classification cumulative. Le chiffre a cet avantage qu’il ne se traduit, ne se transcrit, ni se translittère d’une langue à l’autre, à condition d’user d’une base commune, la 10 par exemple. On ne peut pas en dire autant des embrouilles entre langues, ou entre émetteur et récepteur à l’intérieur d’une supposée langue commune. Le cauchemar de l’universel ce sont les mots, son rêve les chiffres. Le chiffre comme convertisseur universel de la religion féroce, ça doit aller dans le sens du bouquin de Supiot.

  7. @juanessy

    une gentlewoman, c’est comme l’amour, c’est un fantasme, ça n’existe pas , sauf peur être pour le Pape François.

  8. Merci Juan de tirer le fil avec moi.

    Accouchement : 1 , Non sens : 0

    Un peu comme si les femmes devenant sujet, en abandonnant leur virginité, permettaient enfin à notre espèce d’animer les mots, de donner corps à l’esprit et esprit au corps.

    Comme un passage de l’espèce d’une tête (homme) + un corps (femme) à un entier humain. Rien que ça !

    1. Il y a un certain Jean -Paul Richter qui au XVIIIème ou début du XIX ème siècle a écrit quelques chose de ce goût là.

      Mais je ne suis pas vraiment convaincu par la formule qui est un peu restrictive .

      Si on limite l’amour à ce qu’il peut produire quand une femme et un homme se rencontre , je préfère , en illustration rapide , la danse .

      Et dans cette vidéo , le moment où un visage apparait dans le cercle de la « montre » , symbole du temps :

      https://www.youtube.com/watch?v=P6JYeEcxnUU

  9. « Puisque vous prenez souvent appui sur l’exemple de la NASA, reconnaissez que c’est grâce à la liberté d’entreprendre, donc de s’approprier préalablement des richesses, qu’Elon Musk a pu créer SpaceX et a réussi à se hisser en très peu de temps au niveau des plus grands de l’industrie spatiale mondiale, au risque d’en laisser plus d’un sur le carreau, en éliminant les plus faibles, les moins performants, les moins efficaces, les moins concurrentiels. »

    Darwin a encore de beaux jours…

    Pour un Elon Musk, combien de tocards abrutis comme bush family and co (entre autres) au pouvoir de nuisance injustifié et injustifiable !

    1. Juannessy, Bon autant la classe 4 que vous disiez préférer m’a évoqué la Mercedes-Benz du même nom,  puis le prénom de hispanique de mercedes m’a branché sur la classe supérieure Hispano-Suiza, association surdéterminée par ce que disait Gudule de son Loulou. Voilà déplié la quinte essence de mon propos. Mais là je sèche sur vos 10 classes vides. Sinon au su de la redoutable efficacité de la CDU de Paul Otlet, take care des Paul Belges.

      1. @Rosebud :

        Il vous faut retourner à Mons à l’expo que vous citiez . On m’a susurré que la classe 4 ( ex linguistique ) était inoccupée depuis plus de cinquante ans , après expédition de ladite linguistique en classe 8 .

        Pour la bagnole , tant que ça existe , je fais confiance à mon antique 206 Peugeot  pour me trainer tant que je peux m’y asseoir .

      2. @Juannessy,
        Je suis donc allé chercher midi à 14 h, effectivement Wiki confirme l’ensemble vide mais je n’ai rien lu de tel au Mundaneum

  10. « Les intellectuels maos des 70’ avaient de la fascination pour la classe ouvrière et la fétichisait » vi, vi, vi  chacun son fétiche…

    Au mésolithique tout est possible…. mais les chamans se foutaient bien de toutes ces ratiocinations et un jour taillaient des armes et le lendemain écrivaient et dessinaient sur des parois rocheuses et invoquaient les divinités et tuaient aussi les mammifères. Un prêtre peut donc être un ouvrier et ce quelque soit l’époque. Mao n’était pas né..

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Chamanisme

    1. Les ouvriers ne sont pas de toutes époques pas plus que les prêtres ni les chamanes, ni mao etc. Voyez comment Otlet fait le ménage à sa façon. Vous en dépendez que vous le sachiez ou pas.

  11. La question économique part du souci de ne pas gaspiller le temps consacré au travail. Pour deux raisons, la première est que le travail reste une activité pénible, la seconde que nos besoins sont immenses. La spécialisation est un mode d’organisation pour répondre à ce souci. Mais qui va dire qui va faire quoi? Une autorité centrale? Ou peut-on laisser librement à chacun le soin de décider de ce qu’il va produire?
    La seconde voie s’avère de loin la meilleure. Non pas, comme le dit Jorion, en reprenant une phrase célèbre d’Adam Smith, parce qu’elle s’appuie sur l’intérêt égoïste de chacun, mais parce qu’à travers les échanges qui s’ensuivent, nait automatiquement une information sur l’usage économe de mon temps de travail, tant en termes d’efficience (suis-le compétitif?) que d’efficacité (au prix qu’il en coûte en temps de travail, mon produit est-il demandé?) Une réponse centralisée ne génère pas une telle information et on connaît ces situations où des administrations oeuvrant en dehors du système d’échanges, continuent à fournir des produits inutiles ou trop coûteux. Le second grand handicap de la réponse centralisée est qu’elle ne permet pas l’innovation, car celle-ci est par essence tout sauf planifiable. Bref, même une société totalement altruiste ne pourrait pas répondre au souci d’une gestion du travail, en dehors de la réponse libérale. Ceci ne veut pas dire qu’il ne faille pas une police. Mais il n’y a pas là matière à contradiction: plus une voiture est puissante, plus elle a besoin de bons freins, plus une économie est organisée selon des logiques libérales de marché plus elle doit être policée, y compris sur le plan environnemental. L’autre grande réponse au souci d’une gestion économe de notre temps de travail est la production de biens et services non directement consommables, mais qui, utilisés dans les processus de production, vont en accroitre le rendement du travail. Encore faut-il que ce détour soit justifié en termes de gestion du temps de travail. Or disposer d’un bien consommable aujourd’hui ou devoir attendre demain n’est pas bénéficier d’un même échange. Le profit n’est d’abord qu’un indicateur de l’opportunité de ce détour: une entreprise non rentable, c’est une entreprise qui gaspille du temps consacré au travail. Concept comptable sans connotation morale, le profit n’est pas à confondre avec la cupidité que l’on retrouve partout même et surtout dans les pays à économie dirigiste parce que les tentations y sont plus grandes. Moins de temps de travail signifie moins coûteux: le développement c’est la diminution de la valeur: il me faut travailler moins longtemps pour acquérir une voiture. D’où toutes les ambiguïtés autour du mot croissance.
    Il est vrai que les ressources naturelles ont été considérées comme un don gratuit de la nature; il faut apprendre à leur donner un coût, sous forme d’une taxe d’usage de sorte que les producteurs ne soient pas seulement incités à gérer au mieux le temps que nous consacrons au travail mais aussi à être de plus en plus économes de ces ressources; Et dans ce domaine, l’imagination créatrice de l’homme est une ressource inépuisable.

    1. Ce que vous décrivez comme « à souhaiter » , c’est en fait la projection idéale du libéralisme philosophique dans ce qu’il pouvait avoir de cohérent dans son application dans la relation au réel …via la propriété .

      Même si je crois que pas mal de libéraux authentiques se seraient étranglés en lisant :  » la question économique part du souci de ne pas gaspiller le temps consacré au travail » , qui est un chef d’œuvre , aussi bien dans sa globalité qu’en ses parties . L’économie ne se réduit pas à l’entreprise .

      Comment expliquez vous quelques siècles plus tard que tant de chômeurs gaspillent leur temps à ne pas travailler ,que la tricherie devienne mode d’agir , que cette information qui nait soit disant automatiquement donne un pilotage aval « honnête » alors qu’elle est captée par une minorité et souvent travestie jusqu’à l’impasse ,que la concurrence soit feinte , que la police soit affaiblie dans ses capacités , que la Loi soit phagocytée , que l’élection soit sous conditions de disposer de plusieurs centaine de millions d’euros ( 3à 4 milliards aux states), que la réussite ce soit le profit sur le profit , que si les freins des voitures sont plus efficaces c’est pour permettre au moteur d’être plus sournoisement dégueulasse ..

      Il y a des ressources qui peuvent être régulées dans leur utilisation . Il y en a d’autres qui ne « doivent pas  » être utilisées quelque soit la grosseur du chèque .

      Sur le fond , on n’a rien à attendre de durable des empires ou états centralisateurs de tout et de rien .
      Sur le fond , on n’a rien à attendre de bien de « l’économie » abandonnée à l’entreprise ( et encore moins de trop de profit abandonné à l’entreprise).
      La puissance publique et les entreprises de toutes tailles doivent pouvoir investir , dans la limite des choix démocratiques et de la mesure constante de la ressource et des impacts de notre activité .
      Je ne vous rejoindrai que sur un point : nous avons eu , avons et aurons de l’imagination , et entre ces deux périls extrêmes l’histoire mondiale ou nationale a déjà exploré quelques pistes plus équilibrées .
      …balayées par le capitalisme ultra libéral , comme le seul « marché » balaie la démocratie .

      Rechercher les causes et les progrès à faire , pouvaient être sans doute la pertinence de  » Stewardship of finance « .

      Loupé . Sans racine dans les vieux écrits .Et pour cause .

      1. @ juannessy dit : 23 octobre 2015 à 10:38
        « La puissance publique et les entreprises de toutes tailles doivent pouvoir investir, dans la limite des choix démocratiques et de la mesure constante de la ressource et des impacts de notre activité »

        Certes, encore que les investissements réalisés au niveau de la puissance publique, doivent permettre d’ accroître la compétitivité globale du pays. C’est loin d’être prouvé en France où la productivité de l’Etat et des collectivités locales est loin de faire l’admiration à l’exemple de ce que l’on constate dans le domaine de l’éducation nationale par exemple.
        http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/09/03/20002-20120903ARTFIG00494-l-education-coute-moins-cher-a-l-allemagne-qu-a-la-france.php

        Viser le maintien à niveau de la compétitivité nationale nécessite que tous les agents de l’Etat veillent à ne pas grever la compétitivité globale du pays en s’autorisant un rythme de vie au travail que leurs concitoyens du privé, mis en concurrence au niveau mondial, ne peuvent ni financer, ni supporter
        http://fr.irefeurope.org/Reformes-structurelles-l-exception-francaise,a2823

        Investir, c’est pratiquement toujours dans le privé, commencer par réduire l’improductivité de l’existant pour le remplacer par des méthodes de travail plus économes en temps de travail peu productif. L’informatisation permettait de faire cela mais, les institutions publiques n’en ont pas profité pour augmenter leur productivité, puisqu’au lieu de réduire les effectifs de fonctionnaires, elles les ont augmentés.
        Il n’y a rien d’étonnant à cela lorsqu’on a compris qu’en France, les fonctionnaires sont surtout vus comme des électeurs par ceux qui les recrutent. Les élus recruteurs de fonctionnaires espèrent se faire ainsi plus facilement réélire. Le ministre E.Macron n’a pas tort lorsqu’il évoque la nécessité de revoir le statut des fonctionnaires comme certains pays l’ont déjà fait.

        En ne faisant pas ces changements, la France mange peu à peu son capital. Elle court ainsi à sa ruine, et à sa mise en esclavage.

      2. Je n’ai aucun espoir , si je lutte contre le Figaro ou l’IREF , d’élargir le champ de vision et les solides traditions familiales de Jducac que , seule la mort ébranlera dans sa foi aussi carrée qu’une citadelle assiégée .

        Je relèverai par contre un erreur : bien que fonctionnaire, je programmais en fortran dès 1966 , je sortais des projets autoroutiers en simulation numérique visuelle dès 1969 , je gérais l’instruction des permis de construire sur logabax dès 1980 , j’implantais un système d’information géographique couplant données géo , techniques et administratives ou comptables avec système d’interrogation multicritères dès 1986 .
        Certes il n’y avait guère que l’armée ou le ministère de l’Équipement (et l’IGN) pour disposer de ces compétences « de fonctionnaires » ,à ces époques , mais je me souviens que quelques unes des applications que nous avions développées ont été rapidement pillées par le privé ( un peu de notre faute , on ne pensait jamais brevet et protection de nos produits ) .

        Je me demande où Jducac en était en matière d’informatique en ces temps là .

      3. Jducac,

        Dans la mesure ou être plus compétitif que les plus compétitifs, conduit à des conditions de vie misérables pour le plus grand nombre, et à la destruction de l’écosystème, j’ai du mal à voir l’intérêt de la chose.

        Pourriez vous nous éclairer sur ce point ?

      4. @ juannessy dit : 23 octobre 2015 à 15:15

        « Je me demande où Jducac en était en matière d’informatique en ces temps là . »

        Jusqu’à la fin des années 60 j’étais en activité en tant que fonctionnaire, dans des établissements d’Etat relevant de la défense nationale. Ma spécialité de mécanicien ne m’avais pas conduit à œuvrer dans le domaine informatique. Mais, au début des années 70, sans changer de fonction, l’activité de l’établissement militaire où j’exerçais ayant été transférée au secteur privé, j’y ai été détaché et me suis vu confier le management d’un service d’essais de moteurs fusées comprenant, entre autres, des équipes spécialisées en électronique et en informatique.
        Je n’ai donc jamais programmé moi-même sans que cela nuise à ma carrière que j’ai alors menée dans le civil après avoir renoncé à mon statut de fonctionnaire. La conduite des tirs d’essai était assurée par ordinateurs de même que la collecte des mesures
        Pour info, le secrétariat de mon service a été le premier de l’établissement (environ 1000 personnes) à être équipé d’un PC. Je l’ai fait mettre en place afin d’améliorer son efficacité.
        C’était un Olivetti. A l’époque l’ imprimante qui lui était associée posait de sérieux problèmes d’insonorisation, comme vous devez vous en souvenir.

        Je pense que ce qui vous manque pour que nous nous comprenions mieux, comme c’est le cas avec beaucoup d’autres sur le blog, c’est de n’avoir pas exercé dans le secteur privé et plus particulièrement celui qui est soumis à la concurrence internationale où l’on peut mourir par manque de compétitivité, surtout si les autres secteurs du pays, non soumis à la concurrence, notamment les services de l’Etat et leurs fonctionnaires, parce qu’ils se sentent personnellement protégés à vie, n’en prennent pas conscience.

      5. Compte tenu de la nature humaine, il y aura toujours un fossé entre un système conçu et le régime qui le traduit concrètement dans la réalité. Ceci ne doit pas nécessairement condamner le système. Que de turpitudes accomplies dans nos démocraties et, cependant, nous les soutenons en disant que cela reste la moins mauvaise solution et nos efforts portent à les améliorer. Notre régime économique produit un meilleur bien-être. Une rage de dent devrait suffire à nous convaincre qu’il vaut mieux vivre aujourd’hui qu’au temps de saint François d’Assise, n’en déplaise au Pape. Peu m’en chaut que les libéraux s’étranglent. Au moins, je définis un champ d’analyse pertinent c’est-à-dire opératoire. Le chômage est u scandale, il résulte d’un manque de capital dans une société qui privilégie la consommation

      6. jducac 23 octobre 2015 à 17:48

        Lorsque vous travailliez dans le privé, avez vous songez à réduire votre salaire au niveau d’un simple smic ou moins, pour améliorer la compétitivité de votre entreprise ?
        A supposer qu’elle eut des difficultés, l’auriez vous fait?

      7. @Jducac :
        Je vais vous dire : je n’ai jamais eu conscience ni connaissance du monde qui est le mien et celui de mes proches ; je ne connais rien de rien de la pression qui peut être celle qui pèse sur celles et ceux qui peuvent perdre leur entreprise ou leur emploi ; j’ai une haine maladive et insupportable du « privé » ; je suis un irresponsable notoire , et un père de famille dénaturé dont l’aveuglement coupable et condamnable devant l’éternité me rend indigne des sacrifices et mérites de ses parents et ancêtres ; je condamne l’humanité et l’équilibre biologique de la planète par mon égoïsme frileux et protégé ; plus tout ce qu’on peut imaginer …

        Mais j’aime Jducac comme du bon pain .

        Car il démontre qu’un mécanicien fonctionnaire peut avoir une place exceptionnelle de cadre dans l’industrie privée ( qui ne s’est pas prononcée sur lui encore sur ce blog ) , grâce à son mérite et un travail acharné qu’il aimerait reprendre et poursuivre .

      8. @Mottoul :

        Vous savez , on avait compris dès le premier jet , mais vous serez en bonne compagnie avec Jducac afin d’échanger vos rengaines jusqu’à la fin de votre cellule .

        C’est dans la nature humaine .

      9. Motoul,

        « Le chômage est un scandale, il résulte d’un manque de capital dans une société qui privilégie la consommation »

        Supposons votre hypothèse exacte.

        Supposons que l’on consomme moins, et que les économies réalisées soient réinvesties dans du capital productif. On pourrait en effet produire plus.

        Mais si on cherche à consommer moins, on ne pourra consommer ce supplément de production !

        Conclusion : votre hypothèse est fausse.

        La réalité est que le chômage vient d’un excédent de production, et d’un pouvoir d’achat trop faible.

        Donc:
        Soit il faut produire moins, sans réduire le pouvoir d’achat (les salaires),
        Soit il faut augmenter le pouvoir d’achat,
        Soit les 2 solutions combinées.

        Ce problème s’explique par les flux (fuites) monétaires, captés par les actionnaires et banquiers, et non réinjectés dans l’économie réelle…
        Ces flux profitent aux activités spéculatives.

        Les sommes ainsi détournées de l’économie réelle représentent des milliers de milliards d’euros, toujours en augmentation, rien que pour la France.

        On tente de compenser ces pertes par l’endettement, toujours en augmentation pour ces mêmes raisons.

        Ne cherchez pas ailleurs les causes du chômage…

      10. @ Dominique Gagnot dit : 23 octobre 2015 à 15:18

        « Dans la mesure où être plus compétitif que les plus compétitifs, conduit à des conditions de vie misérables pour le plus grand nombre…..  »

        Si compte tenu de vos avantages nationaux et du fait de votre façon de vivre vous êtes moins compétitifs que vos concurrents, eux aussi en lutte pour la survie de leurs lignées, vous allez être mis au chômage et vous appauvrir à telle point que vous serez dans l’impossibilité d’investir pour être mieux en mesure d’affronter le futur.

        Vous serez donc, vous ou vos descendants, placé sous la dépendance (l’esclavage) de vos créanciers à l’exemple de la Grèce.

        Certes, au bout du bout, l’espèce humaine disparaitra. Mais le devoir des générations présentes d’une communauté comme la France est de donner de meilleures chances de survie à ses descendants.
        Pour ce faire, elles doivent travailler plus et bien, ce qui les rendra plus compétitives et moins pauvres et misérables que si par une insuffisance de vaillance et d’ardeur au travail, elles et leurs associées fonctionnarisées, se trouvaient éliminées de la compétition pour la survie.

        Il vaut mieux être courageux et prôner l’effort au travail en pensant aux besoins des générations futures de sa lignée, plutôt qu’elles ne soient conduites, le moment venu, à se dire qu’elles avaient de mauvais ancêtres, préférant ne pas travailler tout en jouissant au mieux de la vie en consommant trop et en sacrifiant ainsi leurs descendants.

        Bien sûr, par égoïsme, vous pouvez ne pas suivre ce conseil.
        Pour ma part ça n’est pas l’idée que je me fais de mon devoir, et c’est pour cela que je me donne la peine de vous répondre.

    2. mon produit est-il demandé?

      La grande découverte (!!!) ces derniers temps dans les études concernant l’innovation, c’est que les entreprises ne se sont pas préoccupés de la demande (!). On s’en était aperçu franchement ! Ils innovaient pour innover, mus par l’idée du progrès pour le progrès. Beau résultat ! Comment les entreprises ont-elles pu en arriver là ?

  12. « Il n’y a rien d’étonnant à cela lorsqu’on a compris qu’en France, les fonctionnaires sont surtout vus comme des électeurs par ceux qui les recrutent. »

    mais bien sur, le jour où vous faites un malaise sur la voie publique parlez en voir à un urgentiste du samu et à son collègue pompom qui viendront vous porter secours, ils seront « heureux de vous secourir » et de sédater 1 max…..pour ne pas entendre vos aneries
    si si si….

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