Étiquette : Keynes

  • CATALOGNE, UNE PORTE ENTR’OUVERTE, par François Leclerc

    Billet invité.

    La voie est désormais toute tracée vers une suspension de l’autonomie catalane. Après s’être concerté hier avec le PSOE et Ciudadanos, Mariano Rajoy en propose aujourd’hui les modalités pratiques à un conseil des ministres extraordinaire. Le Sénat aura ensuite dix jours pour donner le feu vert. Un nouveau compte à rebours est lancé.… Lire la suite…

  • De l’anthropologie à la guerre civile numérique, entretien réalisé le 21 mars 2016 (texte complet)

    Ouvert aux commentaires.

    I- La « mentalité primitive »

    Jacques Athanase GILBERT

    Votre parcours est particulièrement atypique, marqué en particulier par cette étonnante transition du chercheur au blogueur. Au-delà, votre pensée s’enracine dans le champ de la transdisciplinarité, empruntant à la fois à la philosophie, à l’anthropologie, à la sociologie et à l’économie. Comment appréhendez-vous cet itinéraire ?… Lire la suite…

  • BFM Business, L’invité d’Hedwige Chevrillon, jeudi 17 septembre 2015 de 12h30 à 13h00

    jorion

    J’étais

    L’invité d’Hedwige Chevrillon

    sur BFM Business pour évoquer

    Penser tout haut l’économie avec Keynes,

    le jeudi 17 septembre de 12h30 à 13h00.

    Le podcast est aussi disponible ici (à partir de la 34ème minute), ainsi qu’un article sur mon intervention : « Les trois quarts des modèles en finance ne valent pas un clou »Lire la suite…

  • Penser tout haut l’économie avec Keynes, de Paul Jorion, éd. Odile Jacob, 2015. Une note de lecture (IV) : dans les cuisines du Maître, par Roberto Boulant

    jorion

    Billet invité.

    Quand paraît en 1936 la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, Keynes a cinquante-trois ans. L’âge où expérience individuelle et enseignements d’une formation scolastique, se cumulent pour aboutir à l’écriture de l’œuvre d’une vie. Sans doute Keynes ne l’aurait-il pas entendu de cette oreille, lui qui était habitué à remettre sans cesse l’ouvrage sur le métier. Mais ainsi s’écrit l’histoire. Même les plus farouches anti-keynésiens s’accordent sur le fait, que ce traité a fondé la macroéconomie moderne, et qu’il a eu une considérable influence au 20ème siècle. Au point de devenir le marqueur de la théorie keynésienne !… Lire la suite…

  • LE TEMPS QU’IL FAIT LE 4 SEPTEMBRE 2015 – (retranscription)

    Retranscription de Le temps qu’il fait le 4 septembre 2015. Merci à Cyril Touboulic !

    Bonjour, nous sommes le vendredi 4 septembre 2015. Et avant-hier, le 2 septembre, mon 17e livre – ça fait beaucoup ! – a paru, qui s’appelle Penser tout haut l’économie avec Keynes, chez Odile Jacob. Et on commence à m’interroger, à publier des entretiens à ce sujet, et ça m’oblige à revenir un petit peu… à penser moi-même à ce que j’ai voulu faire avec ce livre.… Lire la suite…

  • LA COMPENSATION KEYNÉSIENNE NUMÉRIQUE À LA PLACE DE L’ÉCONOMIE CASINO, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Paul Jorion analyse la monnaie numérique « bitcoin » dans une interview à PCWorld à paraître en octobre. Le bitcoin y est qualifié de « monnaie-on-joue » qui n’a rien des attributs de la « monnaie-on-ne-rigole-pas ». On découvre que le bitcoin n’est pas sérieux pour les mêmes raisons que celles qui provoquent l’effondrement actuel de la crédibilité des monnaies légales.

    Cette explication de Paul est une parfaite introduction à la chambre de compensation numérique. Le problème du bitcoin libertarien d’aujourd’hui est qu’il ne s’adosse à aucun système commun de droit. Aucune autorité publique ne vérifie que les prix virtuels attribués aux objets achetés ou vendus en bitcoin donnent lieu à la livraison de biens et services réels ; lesquels n’ont de réalité que conformes au bien commun des acheteurs physiques réels.… Lire la suite…

  • « Il faut réinventer un ordre monétaire international » – CORSE MATIN, vendredi 19 juillet 2013

    Entretien paru dans le quotidien régional Corse Matin

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  • LA MUTATION DU BANCOR DANS L’ESPACE NUMÉRIQUE MONDIAL, par Pierre Sarton du Jonchay et Julien Alexandre

    Billet invité

    Schéma Bancor
    (cliquez pour agrandir le schéma).

    La représentation ci-dessus illustre de façon schématique la proposition de monnaie de compensation mondiale telle qu’émise par Keynes lors de Bretton Woods, sous le nom du bancor. Le schéma se lit ainsi (ICU étant l’International Clearing Union, la banque centrale qui assure la compensation) :

    Le pays B exporte des biens pour une valeur de 100 vers le pays A. La banque A transfère 100 bancors à la banque B.

    Une fois le transfert effectué, si :

    • A est en déficit au-delà du découvert autorisé (l’allocation en bancors), alors il y a paiement d’intérêts à l’ICU et dévaluation de sa monnaie pour exporter davantage ;
    • B est en excédent sur sa balance des paiements, alors il y a paiement d’intérêts à l’ICU et réévaluation de sa monnaie pour exporter moins et importer davantage.
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  • LA SYMÉTRIE MONÉTAIRE ET LA COMPENSATION DE L’EURO, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Penser la réalité

    Interrogé dans Libération, Jean-Paul Fitoussi qui avait dénoncé le « Débat interdit » de l’euro vient confirmer le diagnostic de l’asymétrie structurelle contre laquelle les pays de l’euro se fracassent. La divergence de compétitivité entre les économies nationales a provoqué l’endettement massif de l’Europe non germanique envers l’Allemagne.

    Pour freiner la dérive du crédit en euro entre les membres de la zone, l’Allemagne demande à ses débiteurs d’arrêter de dépenser afin de ralentir la croissance des dettes. Jean-Paul Fitoussi remarque l’ajustement destructueur des choix monétaires euro-européens au fonctionnement des marchés financiers.

    Le marché mondial de la monnaie aligne le prix de la liquidité sur son appréciation du risque de crédit de chaque emprunteur de monnaie.… Lire la suite…

  • CHYPRE, LA RÉVOLUTION MONÉTAIRE EN MARCHE, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Toute la présente analyse de la faillite chypriote s’appuie sur un modèle informatique de la compensation des monnaies dans le bancor de Keynes. Si la dégénérescence des monnaies s’éternise depuis la crise des subprimes, c’est uniquement par l’avènement mondial de la ploutocratie. Il n’y a aucun obstacle moral, technique ou juridique à une résolution immédiate de la crise de globalisation du monde.

    Mesure perdue de la réalité

    À Chypre, les banques sont fermées depuis une semaine. Elles sont en faillite.… Lire la suite…

  • RÉTABLIR L’ÉCONOMIE DE LA LOI PAR LA MONNAIE, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Continentaux et anglo-saxons se chamaillent sur la priorité entre recapitalisation des banques et réduction des déficits publics. Ce débat sur la poule et l’œuf dissimule la cause commune de l’insuffisance du capital bancaire et du surendettement public et privé. Il n’y a ni poule ni œuf sans coq pour féconder la poule. De même, il n’y a ni capital ni dette remboursable sans régulation internationale des monnaies. La loi publique féconde l’échange économique.

    La monnaie est l’unité de compte de l’échange. L’échange engendre le prix. Le prix porte sur l’objet que quelqu’un vend à un acheteur. L’acheteur transfère le prix au vendeur contre l’objet.… Lire la suite…

  • « GOUVERNER, C’EST CHOISIR » : RÉPONSE À PIERRE SARTON DU JONCHAY, par Zébu

    Billet invité. Zébu revient en particulier sur la notion de valeur et le fonctionnement d’un marché international de compensation monétaire – le bancor de Keynes – en réponse au billet de Pierre Sarton du Jonchay « Pourquoi convoquer un nouveau Bretton Woods »

    Il me semble que nous en avions déjà discuté mais le système proposé par Keynes ne s’appuyait effectivement pas sur l’existence de marchés, a fortiori à terme : en quelque sorte, son Bancor était auto-suffisant, pour définir la compensation des balances commerciales, sources selon lui des déséquilibres monétaires et donc des déséquilibres mondiaux.

    De ce que j’en ai compris, des règles de gestion de tels déséquilibres avaient été intégrées dans ce système, soit par la bivalence dévaluation/réévaluation, soit par des systèmes d’ancrage relatif à un panier de biens (avec un système notamment uniquement d’entrée de compensation par or), soit par un système de pénalités financières (en +/-).… Lire la suite…

  • RETOUR SUR « L’AUSTERITE EST UNE CHIMERE » (Paul Krugman), par Jean-Pierre Pagé

    Billet invité

    Il est à craindre que l’article de Paul Krugman dans le New York Times1, « L’austérité est une chimère », ne retienne pas suffisamment l’attention dans le tumulte des grands évènements qui affectent le monde : la confirmation des dangers du nucléaire révélant le côté « apprenti sorcier » de l’homme et le « printemps arabe » avec ses soubresauts, notamment. Pourtant, il serait regrettable que ces évènements fassent oublier la course à l’abîme à laquelle se livrent de nombreux pays d’Europe aujourd’hui.

    Dans leur peur de déplaire aux « marchés » et leur désir de conforter la « confiance » des investisseurs censée faire repartir, comme sous le doigt d’une fée, la croissance, les dirigeants européens font assaut de vertu dans la diminution des dépenses publiques et rivalisent dans la mise en œuvre de programmes d’austérité, tels les « moutons de Panurge » se précipitant dans la mer.… Lire la suite…

  • KEYNES : L’EUROPE SERA-T-ELLE FIDELE A SES GRANDS HOMMES ?, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Sylla a renouvelé en commentaire à Sortir la finance de la nuit conceptuelle une interpellation récurrente sur l’impact prévisible d’un étalon monétaire mondial sur la répartition du capital. En fait la proposition keynésienne du bancor est sous-tendue par une conception politique du capital qui définit les conditions et la nécessité de sa fluidité. La révolution keynésienne de l’économie politique consiste dans l’analyse du rôle de l’État de droit dans l’allocation du capital à la production de richesse et dans la définition des conditions monétaires publiques de l’optimalité de cette allocation au fil du temps.

    Économie libérale schizophrène

    Lors de la révolution industrielle et financière du XIXème siècle, s’est imposée l’hypothèse d’une dissociation utile et sans conséquence du capital physique investi dans le développement économique et du capital conceptuel représenté dans la Loi politique, les règles du calcul économique et la responsabilité financière.… Lire la suite…