Archives par mot-clé : Ku Klux Klan

La chute de la météorite Trump. Tome 1 : Un objet populiste mal identifié, pp. 110-113

Vous trouverez en effet aux pages 110 à 113 les propos suivants :

18 août 2017

À la lumière des événements de Charlottesville et des commentaires de Trump à leur propos, je suggère ce jour-là, de manière imagée, que Trump est le dernier des généraux confédérés sudistes et qu’avec lui se déroule la bataille ultime de la guerre de Sécession, en réalité inachevée. De manière inattendue il dispose à ses côtés, de troupes étrangères, à la tête desquelles se trouvent le Russe Vladimir Poutine et l’Australien Julian Assange.

La dernière bataille de la guerre de Sécession (1861 – 1865)

On découvre petit à petit qui est véritablement ce bonhomme et, le doute n’est plus permis maintenant : Trump est un général sudiste, Trump est un général de l’armée sudiste en déroute. Son père, Fred Trump, a plus que probablement appartenu au Ku Klux Klan, s’est rallié à cette idéologie-là et les événements de ces jours derniers le soulignent, mettent en évidence le fait qu’il y a des choses dans l’Histoire qui n’ont pas été terminées et qui se terminent parfois beaucoup plus tard. Beaucoup plus tard puisque vous le savez, la Guerre de Sécession (1861 – 1865), ça ne date pas d’aujourd’hui. Mais il s’est passé après la Guerre de Sécession une chose à laquelle on s’est peu intéressé mais que l’actualité d’aujourd’hui et des jours précédents nous rappelle : d’une certaine manière, les Sudistes n’ont pas vraiment perdu. Sous prétexte ou dans un esprit – je dirais peut-être « généreux » – de permettre au Sud de se reconstruire, on lui a permis de ne pas, je dirais pour faire image, se « déstaliniser » entièrement par rapport à ses visions esclavagistes.

[…] Donc, on nous a dit : « Oui, les suprémacistes, les identitaires blancs du Ku Klux Klan, les nostalgiques de l’armée confédérée qui ont défilé l’autre jour samedi à Charlottesville, c’est un prétexte pour eux, le déboulonnage de cette statue de Robert E. Lee », mais en réalité c’est significatif parce que maintenant, vous le voyez, tout ça se retrouve au cœur de l’actualité. Et le fait que Trump se déclare « pour la protection de ces beaux monuments », ce sont ses termes, est tout à fait significatif : il est dans le camp sudiste.

[…] La dernière bataille de la guerre civile américaine est en train d’avoir lieu. On ne sait pas qui va gagner parce que les Sudistes n’ont pas désarmé.

Partager :

Trump : Les immigrés se classent en 2 catégories, les bons et les mauvais

En enjoignant à 4 députées de « retourner d’où elles viennent », Trump suscite l’indignation des Démocrates : « Nous, les États-Unis, SOMMES une nation d’immigrés ! » Et Trump de répondre : « Il y a les bons et les mauvais. Les bons sont blancs, l’autre racaille peut retourner d’où elle vient ! »

Mme Pelosi, chef de la majorité au Congrès, qui était pourtant en froid avec les 4 députées en question (des « communistes », selon Lindsey Graham, Républicain farouche ennemi de Trump devenu son inconditionnel ami), s’initie désormais à la traduction : « Rendre à l’Amérique sa Grandeur » = « Rendre à l’Amérique sa Blancheur », dit-elle, pour ce suprémaciste blanc dont les valeurs sont, comme pour son père Fred, celles du Ku Klux Klan.

Manque de pot pour M. Trump et ses acolytes, ces « mal-blanchis » qu’ils voudraient bien voir « retourner chez eux », sont soit des personnes que leurs propres aïeux esclavagistes ont fait venir en « Amérique » contre leur gré, soit des personnes qui sont précisément chez elles en Amérique et qui seraient en droit de rétorquer à Trump : « C’est à toi, l’envahisseur, de retourner d’où tu viens ! »

Partager :