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Serons-nous remplacés par des robots ? Les humains restent optimistes !

« Désormais, 61 % [des] employés [de banque] déclarent occuper un emploi nécessitant une réponse immédiate à une demande extérieure et ne devant pas toujours appliquer des consignes, contre 35 % en 2005. Ce profil d’emplois peu automatisables a également augmenté parmi les techniciens (62 % contre 47 % en 2005) et, dans une moindre mesure, chez les cadres (48 % contre 43 %).

L’effet de l’automatisation sur l’emploi : ce qu’on sait et ce qu’on ignore, Nicolas Le Ru, France stratégie, La Note d’analyse, N°49, juillet 2016

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Assistance (robotique) à la personne

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Il n’y a pas de terrain plus miné pour le « bon sens » que celui de la robotisation et de la « logicièlisation ». Le bon sens nous assure que la mécanisation date au moins du moulin à vent et que l’informatique d’aujourd’hui n’empêche pas qu’il n’y ait rien de nouveau sous le soleil de ce point de vue.

Or il ne faut pas être spécialiste en intelligence artificielle, il suffit d’être familier de la programmation, pour savoir qu’on se trouve ici sur un nouveau terrain, qu’un saut qualitatif a eu lieu, et que la « singularité » – l’ordinateur faisant tout mieux que nous – est une question d’années, pas même de dizaines d’années.

Ceux d’entre vous qui étiez au théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis le 31 janvier, ont assisté au véritable clash entre Bernard Stiegler et Dominique Méda sur ce sujet, Stiegler est convaincu comme moi que le travail (et derrière lui, l’emploi) est en voie de disparition, Dominique Méda pense que « business as usual » sur ce plan et Jean Zin pense comme elle, et il faut lire (je suis d’accord avec lui sur de nombreux points) son billet ne datant que de quelques jours : Non, les robots ne sont pas la cause du chômage !

Stiegler me dit que c’est ce clash qui l’a retenu jusqu’ici de mettre en ligne l’enregistrement de notre débat. Il me semble au contraire essentiel (je le lui ai dit) que la question (et ses affrontements) soit débattue sur la place publique.

Quels arguments ont à offrir Dominique Méda et Jean Zin en cette matière ? Pas grand-chose me semble-t-il sinon le bon sens. Or pensons à ceci : y a-t-il un domaine dont on nous affirme avec davantage de force que la robotisation n’y opérera une percée qu’en tout dernier recours, sinon l’assistance à la personne, le « care », mais y a-t-il en fait un domaine où la percée est au moment-même où nous débattons, plus décisive ?

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MM. Hollande & Gattaz : Pourquoi ne pas parler du travail et de l’emploi tels qu’ils sont et non tels qu’ils devraient être ?

Messieurs Hollande et Gattaz,

Maintenant que la série C’est pas du boulot ! (voir ci-dessous) est achevée sur ventscontraires.net, et que le Medef hésite à sortir ses 10 propositions, pourquoi ne pas mettre à plat la situation du travail et de l’emploi tels qu’ils sont et non tels qu’ils devraient être ?

Vous continuez à dire, je le crains : « Que les entreprises créent de l’emploi et que les chercheurs d’emploi en trouvent ! ».

Comme si le travail et l’emploi n’étaient pas devenus aujourd’hui, avec le progrès de la machine : avec la robotisation des tâches manuelles et la logicièlisation des tâches intellectuelles, des espèces en voie de disparition !

Comme si la question du travail et de l’emploi n’était pas devenue un problème de société !

Comme si l’on était encore en 1929 !

Pourquoi 1929 ? parce que c’est l’année suivante que John Maynard Keynes, dans Les alternatives économiques de nos petits-enfants, nous lance un avertissement solennel :

Nous souffrons d’une nouvelle maladie dont certains de mes lecteurs n’auront pas même encore entendu mentionner le nom, mais dont ils entendront abondamment parler dans les années qui viennent – à savoir le chômage technologique. Ce qui veut dire le chômage dû au fait que nous découvrons des moyens d’économiser l’utilisation du travail à un rythme plus rapide que celui auquel nous parvenons à trouver au travail de nouveaux débouchés.

1930 ! Rendez-vous compte : il y a quatre-vingt quatre ans ! Et nous continuons à faire comme si la question ne se posait pas ! Allo-o ?!

Espérant que vous aurez à coeur de penser à l’avenir de ceux, en voie d’extinction, qui touchent encore des salaires et envisagerez la mise à plat indispensable et urgente de la question du travail et de l’emploi,

Je vous prie de croire, MM. Hollande & Gattaz, à l’expression de mes sentiments distingués.

Paul Jorion

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