Archives par mot-clé : Marie-France Pisier

Aïe ! Aïe ! Aïe ! Les “zélites” auto-proclamées, voilà qui ne va pas arranger vos affaires !

Le Monde, Olivier Duhamel, l’inceste et les enfants du silence, le 4 janvier 2021.

Le Monde, Camille Kouchner à Olivier Duhamel : « Tu les vois, les angoisses qui nous hantent depuis ? », le 4 janvier 2021.

Marie-France et Evelyne Pisier étaient plus que des sœurs, des confidentes inséparables. Pour la première fois, elles ne se comprennent plus. « Dès qu’elle a su pour Olivier, Marie-France a parlé à tout le monde. Elle voulait lui faire la peau », poursuit Camille Kouchner. Aussitôt, elle propose d’héberger Evelyne. « Pars ! Parle ! » En vain. « Ma mère était très choquée que sa sœur ne protège pas d’abord ses enfants et que personne ne réagisse, ajoute Iris Funck-Brentano. Elles se sont brouillées. Je me souviens de tas de tentatives de réconciliation, toutes se soldaient par des échecs. » Evelyne Pisier s’entoure de nouvelles connaissances, prend sous son aile de jeunes élèves, puis une éditrice, reproche à sa sœur de lui « voler [sa] vie ».

Quand, aux premiers jours du printemps 2011, Marie-France Pisier est retrouvée au fond de la piscine de sa maison de vacances de Saint-Cyr-sur-Mer, à vingt minutes de Sanary, le corps coincé par une lourde chaise en fer forgé, la presse déploie ses gros titres, mais ne devine rien du drame familial qui se joue en coulisses. Accident, vraiment ? « On a compris qu’Evelyne pensait que Marie-France s’était plutôt suicidée », affirme aujourd’hui Camille Kouchner.

Marie-France Pisier, je ne suis vraiment pas sûr que le Ciel existe, mais si ce devait être le cas, je suis certain que vous y êtes.

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MARIE-FRANCE PISIER (1944 – 2011)

On l’a vue partout : partout où ça comptait. C’était elle Colette, dans Antoine et Colette de Truffaut en 1962, et elle retrouvera Antoine en 1968 dans Baisers volés, puis en 1979 dans L’amour en fuite. Elle était dans Trans-Europe-Express d’Alain Robbe-Grillet en 1967, dans Le Fantôme de la liberté de Luis Buñuel en 1974, et la même année, dans le délicieux Céline et Julie vont en bateau de Jacques Rivette (une pensée émue pour la grande Juliet Berto). Dans Barocco d’André Téchiné en 1976. Et, et, et… et je pourrais continuer presque à l’infini, enfin jusqu’en 2011.

On apprend la mort d’un artiste ou d’une artiste et on dit : « Ah ! je l’aimais beaucoup ! », ce qui est vrai, et on retourne vaquer à ses affaire. Parfois – on ne sait pas pourquoi, c’est différent – on entend la nouvelle, et on pleure.

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