Archives par mot-clé : mécanisation

La Quinzaine Littéraire, N° 1206, « TU AURAS CESSÉ DE GAGNER TON PAIN À LA SUEUR DE TON FRONT », le 16 décembre 2018

Ouvert aux commentaires.

La seconde de mes chroniques mensuelles pour

« Tu auras cessé de gagner ton pain à la sueur de ton front » :

« Player Piano », le premier roman de l’auteur américain Kurt Vonnegut Jr. fut publié par Scribner en 1952. Étiqueté « science-fiction » par la critique maigrelette qu’il suscita à sa parution (« Je parle bien d’aujourd’hui », s’insurgea alors l’auteur), l’ouvrage se vendit mal.

Continuer la lecture de La Quinzaine Littéraire, N° 1206, « TU AURAS CESSÉ DE GAGNER TON PAIN À LA SUEUR DE TON FRONT », le 16 décembre 2018

Partager :

Le Pistolet et La Pioche #15, « Devenons-nous des machines ? » Paul Jorion répond, le 29 mai 2018

Ouvert aux commentaires.

Tandis que les algorithmes d’apprentissage non-supervisé progressent chaque jour un peu plus et tendent à nous ressembler, il semble que les êtres humains perdent en complexité et en nuances, voire en intelligence. Sommes-nous en train de nous mettre à fonctionner comme des IA ?

Partager :

La Grande Dissolution ou la Grande Refondation ?, par Zébu

Billet invité.

Dans un article récent, un blog cite quelques chiffres issus d’une des études[1] du fameux cabinet conseil McKinsey & Co. concernant les gains de productivité et les processus d’automatisation en cours, dont certains auteurs ont pu récemment lors d’une interview évoquer la teneur : une ‘Grande Dissociation’.

Ces chiffres sont d’autant plus intéressants qu’il n’existe aucune étude sur les gains de productivité liés à ces processus, lesquels sont ‘insérés’ dans l’évaluation globale des gains de productivité.

Des chiffres d’autant plus intéressants que ces mêmes gains, du moins en Europe, sont en constante baisse pour tendre vers 0 ces dernières années, rendant incompréhensible une lecture de la productivité alliée à une disparition du travail : comment effectivement est-il possible que le travail disparaisse alors même que les gains de productivité eux aussi disparaissent ?

Continuer la lecture de La Grande Dissolution ou la Grande Refondation ?, par Zébu

Partager :

Une Grande Dissociation choisie, par Cédric Chevalier

Billet invité. À propos de La Grande Dissociation. Ouvert aux commentaires.

On peut tirer de nombreuses conséquences de l’article sur la Grande Dissociation.

Si l’on maintient un apport suffisant et constant d’énergie et de matière dans le système techno-économique, il apparaît aujourd’hui déjà quasiment certain que les progrès scientifiques et techniques vont mener à ce que le travail de la machine (1) chasse à terme l’essentiel du travail humain, jusqu’à impacter la majorité de la population active. Sauf si l’on en décidait autrement, l’emploi humain disparaîtrait.

Or le lien actuel entre travail humain, emploi et revenu est aujourd’hui en Occident et dans les parties du monde qui s’occidentalisent, la convention sociale qui permet aux individus employés de se procurer les biens et services produits afin de répondre à leurs besoins de base et leurs autres désirs (2). En cas de machinisation complète du travail, ce lien conventionnel ne pourra plus être maintenu. Si nul travail humain n’est nécessaire, qu’est-ce qui va justifier l’octroi d’un revenu ?

Continuer la lecture de Une Grande Dissociation choisie, par Cédric Chevalier

Partager :

Robotisation de la marine marchande, par Nikolaiev

Billet invité.

Les équipages du tiers-monde qui sont maintenant la norme dans le shipping sont eux aussi trop chers et vont être à terme remplacés par ce genre de robots (voir aussi l’article).

Étant donné que le secteur maritime est souvent précurseur de ce qui arrive dans l’industrie, ça apporte encore un argument aux discussions sur la disparition du travail. Si le côté « vert » du projet est indiscutablement positif (quoique reste à voir quelles sources d’énergie seront utilisées au final et quid de la construction et du recyclage), je m’interroge en revanche sur l’argument de la sécurité. Ancien navigant de la Marine Marchande, je peux vous assurer qu’en mer l’imprévu fait partie du quotidien et j’ai du mal à imaginer comment un algorithme serait capable de gérer n’importe quelle situation et de prévenir la casse du matériel.

Qu’en serait-il également de la responsabilité en cas de naufrage et pollution par la cargaison ?

Malheureusement je ne pourrai pas être là le 20/09 à Conleau car je suis en mer mais j’espère bien pouvoir venir la prochaine fois.

Partager :