Étiquette : médecine

  • Compte-rendu de Anthony D. Buckley, Yoruba Medecine, Oxford University Press, Oxford, 1985

    Compte-rendu de Anthony D. Buckley, Yoruba Medecine, Oxford University Press, Oxford, 1985

    A paru dans L’Homme, 1988, 105 : 132-133.

    Anthony  Buckley a écrit un livre exemplaire sur le savoir empirique dont disposent un ou plusieurs médecins traditionnels du pays yoruba (Nigéria Occidental). Que l’auteur de l’ouvrage ne puisse trancher entre la nature idiosyncrasique ou partagée de ce savoir est dû à son caractère ésotérique et à la complexité de l’enseignement : Buckley n’a pu l’acquérir lui-même de manière aussi approfondie que par apprentissage auprès d’un maître unique. Mais ceci n’entache nullement la qualité de l’ouvrage. L’auteur a cependant le sentiment que le savoir médical est toujours très personnel, partagé par les spécialistes quant à ses prémisses les plus générales seulement : bien des systématisations que son maître lui transmet semblent être propres à celui-ci.… Lire la suite…

  • « Déremboursement de l’homéopathie »

    Ouvert aux commentaires.

    Les granules homéopathiques ne contiennent aucun principe actif. La chose est aussi certaine que l’origine anthropique du réchauffement climatique.

    Ceci étant dit,

    • L’effet placebo des granules homéopathiques est incontestable. La chose est aussi certaine que l’efficacité de toute forme de psychothérapie (ça fait du bien à toute personne [susceptible de parler] que quelqu’un vous écoute).
    • Dans le cas des affections qui guérissent d’elles-mêmes et pour lesquelles aucun médicament ne devrait être pris, les granules homéopathiques ne contenant aucun principe actif, ne produisent pas d’effet secondaire négatif, au contraire de certaines potions.

    Questions :

    • Le « déremboursement de l’homéopathie », en la décrédibilisant (partiellement) aux yeux de ceux qui y croient, va-t-il réduire son effet placebo bénéfique ?
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  • KEYNES EN DES BONNES MAINS

    J’écrivais dans NAUFRAGE DE KEYNES À LA FIN DE SA VIE que

    … les antibiotiques auraient été d’un grand secours mais n’étaient disponibles que depuis peu et l’affection cardiaque dont souffrait Keynes n’était pas encore attribuée à une infection par les streptocoques.

    J’ai découvert depuis que Keynes avait été diagnostiqué au moment de sa première crise cardiaque en 1937 comme souffrant d’une « endocardite causée par le streptococcus viridans » (Skidelsky 2000 : 6). Par ailleurs, l’un d’entre vous, que je remercie, me renvoie à une documentation suggérant que le Dr. Janos Plesch, le cardiologue de Keynes, fut l’un des tout premiers à prescrire à ses patients du Prontosil, le premier sulfamide connu, qui constituait un antibactérien puissant, efficace précisément contre les streptocoques.… Lire la suite…

  • Les résistances aux antibiotiques : l’autre face d’une victoire à la Pyrrhus ?, par Timiota

    Billet invité.

    La presse s’est fait l’écho d’une étude lancée par UFC-Que choisir sur la présence croissante de bactéries résistantes aux antibiotiques dans des viandes de volailles venant de divers endroits, notamment de filières d’élevage françaises.

    Les antibiotiques apparaissent ainsi comme une phase d’une lutte qui pourrait ne pouvoir se terminer que par une victoire à la Pyrrhus des humains, ceux-ci survivant en petit nombre face à un monde bactérien qui aura l’insigne amabilité de ne pas tuer son hôte à terre, au nom d’un zeste rédisuel de biodiversité.

    De quoi s’agit-il ? Les bactéries échangent rapidement et facilement des bouts de leur génome, lequel est assez long et sophistiqué.… Lire la suite…

  • UNE « DÉMARCHE CAPITALISTE », par Tigue

    Billet invité. Son auteur est chirurgien.

    Parmi les deux gels utilisés dans la fabrication des prothèses PIP (voir par exemple, ici et ), l’un, « il est vrai, n’a pas reçu l’agrément des normes françaises », explique Me Yves Haddad. « Le problème est un problème de prix de revient et de coût, donc de bénéfice. C’est une démarche capitaliste, et c’est comme ça. » L’avocat a ajouté pour la défense de l’entreprise qu’il n’est pas démontré scientifiquement, à ce jour, que ce produit ait un caractère de dangerosité. « Le reste, c’est de la philosophie. Ce n’est pas bien (…) mais c’est comme ça », conclut-il.… Lire la suite…