Archives par mot-clé : Mitt Romney

John McCain aura été le Felix Steiner de Donald Trump

Felix Steiner, général SS sur lequel Hitler comptait pour gagner la bataille de Berlin et dont il dit ensuite dans un accès de rage, précédant de peu son suicide, qu’il l’avait trahi.

Imaginons que vous, M. Martin, ayez la preuve que Tartempion possède des photos « adultes » de vous avec Mmes X, Y, Z… et que Duchnock vous dise un jour : « Tartempion est une escroc, j’en ai la preuve et je vais de ce pas le dénoncer à la police, j’aimerais que tu viennes avec moi ! » Que feriez-vous ?

Imaginons que vous présentiez alors à Duchnock une excuse plus ou moins convaincante pour ne pas l’accompagner au commissariat.

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ROMNEY vs. OBAMA (yawn…)

Oups ! On est à 48 heures (pas même) des élections présidentielles américaines, et je ne vous en ai encore rien dit (c’est dire si j’ai été passionné – d’où le « yawn » du titre = « bâillement sonore » en américain). C’est que ni l’un ni l’autre candidat n’a rien dit dans sa campagne électorale qui puisse faire penser qu’il veuille prendre le taureau par les cornes – non pas que les chefs d’État ou de gouvernements européens aient quoi que ce soit à leur remontrer sur ce point.

Jusqu’il y a quelques jours, et depuis un mois ou deux, j’étais convaincu que Romney allait gagner (l’effet d’apoptose dont je vous parle depuis quelques temps = la tendance des systèmes biologiques condamnés, à se suicider), et puis Michael Bloomberg, maire de New York, indépendant (ex-démocrate, puis ex-républicain), a pris position en faveur d’Obama, reprochant à Romney de s’être droitisé récemment pour des raisons purement électoralistes, mais surtout, dans le sillage du cyclone Sandy, de nier le changement climatique, et de mettre du coup en péril la vie des New Yorkais dans les années qui viennent – message reçu cinq sur cinq dans « the Big Apple ».

Du coup, 1 point ou un peu plus regagné par Obama, ce qui nous situe au niveau du match nul (voir le graphe de Real Clear Politics).

Alors ? Vous vous souvenez peut-être des recomptes fascinants de l’an 2000 dans le match Bush contre Gore, quand tout ne tenait qu’à un fil, à savoir les rondelles des perforations des bulletins de vote, dont il fallait déterminer si elles étaient plus ou moins à moitié pendouillantes ?

Les choses s’étaient réglées sur une décision de la Cour Suprême américaine qui, étant selon une vieille coutume de la République, majoritairement d’extrême-droite (le cauchemar de Roosevelt ! Scalia, Thomas, Rehnquist, Kennedy en particulier en 2000), avait choisi le candidat le plus proche de ses vues.

En cas de match nul cette fois-ci, la Cour Suprême, avec Alito dans l’ancien rôle de Rehnquist, confirmerait comme en 2000, le candidat le plus à droite, à savoir Romney.

© Real Clear Politics

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L’actualité de la crise : GRANDEUR ET DÉCADENCE, par François Leclerc


Billet invité.

Le leadership des deux premières puissances économiques mondiales est en suspens, et que peut-on en attendre ? Du côté chinois, la transparence n’est pas de mise mais les sinologues avertis du South China Morning Post annoncent que le camp des conservateurs aurait réussi à freiner l’offensive menée par les libéraux, et que la nouvelle direction chinoise désignée à l’occasion du XVIII éme congrès du PC chinois allait le refléter. Un pronostic à prendre avec des pincettes en attendant qu’il soit confirmé, tant l’on sait combien les jeux de pouvoir sont complexes et les évolutions souvent imprévisibles : l’histoire et la chute de l’URSS sont là pour le rappeler.

L’enjeu n’est pas mince et l’on comprend que le changement suscite comme toujours de très fortes résistances. La chute de la phénoménale croissance chinoise s’accompagne d’une montée inquiétante de la crise sociale, mais les tenants d’un modèle économique en bout de course s’opposent à des remises en question qui menaceraient leurs positions en privilégiant le développement du marché intérieur. Car ils craignent que la libéralisation économique et politique ne les emporte, un peu à la manière dont l’URSS a été emportée par la Perestroïka.

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