Archives par mot-clé : Olli Rehn

LE TEMPS QU’IL FAIT LE 12 JUILLET 2013

Sur YouTube, c’est ici.

Parlement européen, Comité des affaires économiques et monétaires, le 5 novembre 2013 : Succès et échec dans les pays en crise ; le programme est ici

Blog de PJ – Le seul moyen qui reste encore de sauver l’euro, le 24 juillet 2012
Blog de PJ – « La seule solution, c’est la mutualisation des dettes », le 4 septembre 2012
Blog de PJ – Dette publique, la seule approche raisonnable, le 11 juillet 2013
Blog de PJ – Projet d’article pour l’Encyclopédie au XXIe siècle : Dette (de l’État), le 11 juillet 2013

Conférences-débats au lazaret Ollandini d’Ajaccio, du 16 au 20 juillet

La biographie de Keynes en trois volumes de Robert Skidelsky (1983, 1992, 2000) n’a pas été traduite en français, le livre John Maynard Keynes (1975) de Hyman Minsky, non plus.

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LE MONDE, EUROZONE: Fraktur an der Spitze; Montag,17.- Dienstag 18.Juni 2013

Une traduction allemande par Monika Roma de ma chronique paraissant aujourd’hui dans Le Monde.

Mitte März hielt ein seltsamer Vorgang die Aufmerksamkeit der Finanzpresse fest: die Troika, das Kontrollgremium für Mitgliedsländer der Eurozone, die mit ihrem Staatshaushalt in Schwierigkeiten geraten sind und welches befugt ist, diesen Ländern zu erläutern was von ihnen als Gegenleistung im Austausch eines finanziellen Rettungsplanes erwartet wird, spaltete sich. Dieses dreigliedrige Gremium, bestehend aus der Europäischen Kommission, der Europäischen Zentralbank (EZB) und des internationalen Währungsfonds (IWF) präsentierte sich nun aus zwei antagonistischen Seiten. Auf der einen Seite standen der IWF, die EZB und Deutschland, auf der anderen Seite  positionierte sich die EU-Kommission. In der Financial Times vom 17.März las man folgende erstaunlichen Worte: „an diesem Punkt angekommen verliert die (europäische) Kommission jede Glaubwürdigkeit.

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LE MONDE, La « troïka » à hue et à dia, lundi 17 – mardi 18 juin 2013

À la mi-mars, un étrange incident retenait l’attention de la presse financière : la Troïka, la force d’intervention chargée d’expliquer aux pays en difficulté de la zone euro ce qui est attendu d’eux en échange d’un plan de sauvetage financier, se clivait. Cette tripartite composée de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI) laissait en présence deux camps antagonistes composés, d’un côté du FMI, de la BCE et de l’Allemagne, et de l’autre, de la seule Commission européenne. On lisait dans le Financial Times en date du 17 mars, ces propos étonnants : « Arrivé à ce point […] la Commission [européenne] avait perdu toute crédibilité à Berlin ».

La publication, le 20 mai, par le FMI, d’un rapport d’évaluation de la politique adoptée durant deux ans à l’égard de la Grèce (*), constitue un second épisode de la guerre intestine qui déchire désormais la Troïka. Témoignage de la profondeur du fossé qui s’est creusé, la réaction violente d’Olli Rehn, économiste en chef de la Commission européenne, exprimant son « désaccord fondamental » avec les conclusions du rapport.

Bien que recourant aux euphémismes d’usage, les reproches qu’adresse le FMI à la Commission européenne sont en effet dévastateurs : incompétence, amateurisme et, plus sérieusement encore, complicité de deux poids lourds jouant contre leur propre camp, tirant parti du rapport de force en leur faveur pour faire payer les pots cassés, non seulement par la Grèce, mais aussi par les pays situés en-dehors d’un axe Berlin-Paris, et par le contribuable européen en général et ceci, au bénéfice exclusif des établissements financiers.

Ce qu’affirme le rapport du FMI pour qui sait lire entre les lignes, c’est que l’Allemagne et la France laissèrent pourrir la situation pour permettre à leurs banques de récupérer les prêts « accordés à la Grèce », l’ardoise étant réglée par la Banque centrale européenne devenue « banque de défaisance » ou « bad bank » comme disent plus crûment les Anglo-Saxons, c’est-à-dire, réglée à l’arrivée par le contribuable européen. Pour que le mistigri puisse ainsi être passé, le FMI a dû contrevenir à ses principes en avançant des fonds à un emprunteur incapable de jamais les rembourser. La justification de la Commission européenne : un « risque systémique exceptionnel », autrement dit, d’effondrement global qui, comme le note amèrement le rapport : « … continua semble-t-il d’être invoqué à chaque réexamen de la question, en dépit du fait que le risque de contagion se réduisait à mesure que la dette souveraine grecque migrait du secteur privé vers le secteur public ».

Selon la Banque des règlements internationaux, au 1er octobre 2010, le bilan des banques allemandes était grevé de dette publique grecque à hauteur de 19,2 milliards d’euros, celui des banques françaises à hauteur de 14,4 milliards et, secteur commercial et public confondus, de 50,6 milliards d’euros pour l’Allemagne, et de 67 milliards pour la France, représentant, à elles seules, 58,1% du total. Le temps passé en tergiversations, interprété par une opinion publique distraite comme une simple marque d’amateurisme de la Commission européenne, avait en réalité pour but de permettre aux banques allemandes et françaises de se délester de ces actifs dévalorisés auprès de la BCE.

Plus de deux ans ont été perdus avant que n’intervienne la restructuration de la dette grecque en février 2012, affirme le FMI. Piqué au vif, Olli Rehn ne peut s’empêcher de rejeter le blâme adressé à la Commission européenne sur l’axe Berlin-Paris, déclarant : « Je n’ai pas le souvenir que Dominique Strauss-Kahn ait appelé de ses vœux en début de période une restructuration de la dette grecque, je me souviens distinctement par contre de Christine Lagarde y étant opposée ». L’époque dont il parle, c’est l’année 2010 : Dominique Strauss-Kahn était alors à la tête du FMI, Christine Lagarde était ministre française de l’économie, des finances et de l’emploi.

Visée dans ce récent rapport du FMI, pourquoi l’Allemagne avait-elle alors conclu à la mi-mars, dans l’affaire de Chypre, une alliance avec celui qui la montre aujourd’hui du doigt ? Parce que l’Allemagne imagine que sa tactique est passée inaperçue et que les commentateurs se contenteront, à l’instar de ce qu’ils font depuis plusieurs années, d’expliquer le comportement de l’Allemagne comme conséquence du seul souci de Mme Merkel de se retrouver à la tête du gouvernement qui résultera des élections législatives du mois de septembre.

Qu’émerge-t-il de tout cela ? L’image d’un axe Berlin-Paris faisant marcher la zone euro au son de sa propre musique, sans grand souci des quinze autres nations qui la composent. La Grèce se trouve bien entendu au premier rang de celles-ci, victime expiatoire toute désignée en raison de ses crimes : exonération criante des grosses et des moyennes fortunes de toute logique fiscale, secteur étatique pléthorique et généreusement rémunéré, enfin, désinvolture non sans arrière-pensées dans la production des statistiques économiques du pays.

Le jeu « perso » de l’Allemagne et de la France aura coûté très cher aux autres membres de la zone euro, et mis le Fonds monétaire international en contravention avec ses propres principes, lequel vient de le signaler au monde entier, tout en rappelant discrètement aux deux intéressées qu’il n’était pas dupe de ce qui s’était passé…

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(*) Greece : Ex Post Evaluation of Exceptional Access under the 2010 Stand-By Arrangement International, IMF Country Report No. 13/156, June 2013

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L’actualité de demain : PAS BESOIN DE BOULE DE CRISTAL ! par François Leclerc

Billet invité.

Enrico Letta, le président du conseil italien, tente de se donner des marges de manœuvre nationales qui passent par un assouplissement de la politique européenne. Il a choisi le chômage des jeunes comme angle d’attaque, en vue du prochain sommet européen de juin qui l’a inscrit à son ordre du jour, et a trouvé un allié en Mariano Rajoy, le premier ministre espagnol, pour travailler de concert dans un groupe de travail chargé de mettre au point des « mesures concrètes », car il serait selon lui « impardonnable » de ne pas y parvenir et de s’en tenir à une « conclusion bureaucratique ». Il faut, au moins à titre symbolique, décrocher quelque chose au Conseil européen afin de crédibiliser l’idée qu’un tournant est en cours et va s’approfondir, car la révolte gronde constatent chez eux les nouveaux partenaires.

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L’actualité de demain : UN DÉBAT RENTRÉ, par François Leclerc

Billet invité

« Il faut prendre en compte l’effet de confiance [que ressentent les marchés] » vient de déclarer hier à Bruxelles Olli Rehn, le commissaire aux affaires économiques et monétaires, afin d’exprimer son désaccord avec l’étude du FMI confirmant l’analyse d’Olivier Blanchard d’octobre dernier. Ce dernier appelle les autorités européennes à lever un peu le pied dans l’application de l’austérité budgétaire et à tempérer les contraintes imposées aux pays les plus lourdement endettés. Moins ésotérique mais non sans jésuitisme, Mario Draghi, le président de la BCE, expliquait le même jour à Francfort que « de si grands progrès accompagnés de sacrifices si importants ont déjà été accomplis qu’il ne serait pas bon de revenir à une situation qui a déjà été jugée intenable ». Comme si la question était posée…

Le rideau s’est levé sur un débat devenu public et il ne va pas retomber. Il y a malaise à propos d’une stratégie de désendettement qui n’opère pas sa magie et renvoie ses effets à bien plus tard. En visite à Lisbonne, Martin Schulz, le président du Parlement européen, a ouvertement mis en évidence les contradictions qui apparaissent, cette fois-ci au sein du FMI. Ce dernier vient de préconiser d’un côté un renforcement important des mesures d’austérité au Portugal, tout en admettant de l’autre que trop de rigueur freine la croissance. La sortie de Schulz s’est accompagnée d’un commentaire : « Ils semblent ressortir une vieille recette qu’ils estimaient pourtant mauvaise », et d’une suggestion « je propose au FMI de commencer par se mettre d’accord sur ce qu’il estime être la meilleure solution ».

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