Archives par mot-clé : « Plunge Protection Team »

S’il y avait un deep state, on n’en serait pas là !, le 25 décembre 2018 – Retranscription

Retranscription de S’il y avait un deep state, on n’en serait pas là !, le 25 décembre 2018. Merci à Eric Muller !

Bonjour, nous sommes le mardi 25 décembre 2018, le jour de Noël, et aujourd’hui, ma petite causerie s’intitulera Si un deep state existait, nous n’en serions pas là ! et vous avez compris que ce sera axé essentiellement sur les États-Unis.

Vous l’avez entendu dire (ça date de quatre ou cinq jours), M. Trump a décidé de retirer les troupes américaines de Syrie, ce qui a provoqué un tollé parmi ses militaires, l’ensemble de ses généraux, et en particulier de M. Jim Mattis qui était ministre de la défense, qui a donné sa démission. Il a donné sa démission en disant qu’il partirait à la fin du mois de février, et M. Trump n’a pas aimé du tout les commentaires qu’a fait M. Mattis sur sa démission, et il l’a aussitôt démis de ses fonctions de manière absolument immédiate.

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Occident vs. Orient : la main invisible du marché vs. la main la plus visible possible de l’État

Le Shanghai composite index, l’indice boursier chinois le plus en vue se situait il y a un an au niveau 2.100. Vint la bulle qui lui fit prendre son envol. À la mi-juin, il valait plus de 5.100. Le 8 juillet, il retombait à 3.500. Ce soir il vaut 3.663. Il n’est tombé dans la journée que de 1,7%, après une chute lundi de 8,5%.

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FAVORITISME OU MAINTIEN DE L’ORDRE ?

A propos du film Goldman Sachs, La banque qui dirige le monde, auquel j’ai consacré ma vidéo d’hier, il faut que j’ajoute deux remarques.

Première observation : une des thèses du film est que quand AIG fait faillite en septembre 2008 et que les CDS qu’elle avait émis sont réglés rubis sur l’ongle (honorés à 100 %) sans tentative même de restructuration (qui consisterait à ne régler que X centimes par dollar, en fonction des fonds disponibles), l’ardoise étant réglée par le contribuable américain, la raison en aurait été – selon le film de Jérôme Fritel et Marc Roche – que Goldman Sachs était l’un des principaux créanciers. L’explication de cette largesse serait donc le favoritisme.

Je commence par rappeler qu’à l’époque on évoquait plutôt comme explication, le risque d’incident diplomatique, la première « victime » potentielle du défaut étant la Société Générale, devant même Goldman Sachs ; voir mon billet du 25 janvier 2010 : Les bénéficiaires secrets du sauvetage d’AIG (récapitulatif).

L’explication à mon sens est plus générale : ce sont les banques dans leur ensemble qu’on a voulu protéger, et à travers elles, les investisseurs, et parmi eux encore, et surtout, les rentiers : les « petits rentiers » aux États-Unis se confondant avec les « classes moyennes » et les retraités, catégories chéries des partis en quête de réélection.

Rappelez-vous que la crise éclate en février 2007 quand les emprunteurs subprime connaissent des difficultés en raison de l’éclatement de la bulle de l’immobilier, que la crise de liquidité des banques éclate elle en août, et que l’effondrement du marché des capitaux à court terme a lieu en septembre 2008. Quand a lieu le première restructuration de la dette grecque en décembre 2011, il s’agit d’une première dans la période qui s’est ouverte en février 2007 : jusque-là TOUS les crédits ont été remboursés. On a fait en sorte depuis le début de la crise (au prix de rendre les États exsangues, comme on le voit aujourd’hui) qu’aucun rentier au monde ne perde un centime (du moins sur le papier).

Le renflouage à 100 % des créanciers d’AIG, n’est pas du favoritisme envers Goldman Sachs (même si cela a bien arrangé la banque), c’est une opération de sauvetage du capitalisme aux yeux des « petits rentiers » qui constituent ses fantassins, autrement dit, c’est une opération de maintien de l’ordre !

Seconde observation : il n’est fait aucune allusion dans Goldman Sachs, La banque qui dirige le monde, au fait qu’elle pourrait être associée d’une manière ou d’une autre au gouvernement-même des États-Unis, chose que j’évoque assez souvent de mon côté, et qui pourrait expliquer son extraordinaire impunité. J’écrivais ainsi il y a moins d’un mois, dans mon billet L’affaire Goldman Sachs : Une justice corrompue ou un secteur financier devenu intouchable ? :

J’ai rapporté ici au fil des années les hypothèses de différents traders par ailleurs blogueurs ou autrement médiatiques, selon qui Goldman Sachs est le bras armé de l’État américain dans la manipulation en vue de créer un « vent d’optimisme » sur les marchés boursiers, autrement dit l’instrument du « Plunge Protection Team », l’équipe de protection contre la plongée, comme on surnomme le « Groupe de Travail sur les Marchés Financiers » constitué du Secrétaire au Trésor, du Président de la Fed, de la Présidente de la Securities and Exchange Commission (le régulateur des marchés au comptant) et du Président de la Commodity Futures Trading Commission (régulateur des marchés à terme). Il n’existe pas de preuves de telles allégations, les esprits curieux consulteront cependant régulièrement le site de la firme de collecte d’information relative aux transactions financières qu’est Nanex.

 

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