FAVORITISME OU MAINTIEN DE L’ORDRE ?

A propos du film Goldman Sachs, La banque qui dirige le monde, auquel j’ai consacré ma vidéo d’hier, il faut que j’ajoute deux remarques.

Première observation : une des thèses du film est que quand AIG fait faillite en septembre 2008 et que les CDS qu’elle avait émis sont réglés rubis sur l’ongle (honorés à 100 %) sans tentative même de restructuration (qui consisterait à ne régler que X centimes par dollar, en fonction des fonds disponibles), l’ardoise étant réglée par le contribuable américain, la raison en aurait été – selon le film de Jérôme Fritel et Marc Roche – que Goldman Sachs était l’un des principaux créanciers. L’explication de cette largesse serait donc le favoritisme.

Je commence par rappeler qu’à l’époque on évoquait plutôt comme explication, le risque d’incident diplomatique, la première « victime » potentielle du défaut étant la Société Générale, devant même Goldman Sachs ; voir mon billet du 25 janvier 2010 : Les bénéficiaires secrets du sauvetage d’AIG (récapitulatif).

L’explication à mon sens est plus générale : ce sont les banques dans leur ensemble qu’on a voulu protéger, et à travers elles, les investisseurs, et parmi eux encore, et surtout, les rentiers : les « petits rentiers » aux États-Unis se confondant avec les « classes moyennes » et les retraités, catégories chéries des partis en quête de réélection.

Rappelez-vous que la crise éclate en février 2007 quand les emprunteurs subprime connaissent des difficultés en raison de l’éclatement de la bulle de l’immobilier, que la crise de liquidité des banques éclate elle en août, et que l’effondrement du marché des capitaux à court terme a lieu en septembre 2008. Quand a lieu le première restructuration de la dette grecque en décembre 2011, il s’agit d’une première dans la période qui s’est ouverte en février 2007 : jusque-là TOUS les crédits ont été remboursés. On a fait en sorte depuis le début de la crise (au prix de rendre les États exsangues, comme on le voit aujourd’hui) qu’aucun rentier au monde ne perde un centime (du moins sur le papier).

Le renflouage à 100 % des créanciers d’AIG, n’est pas du favoritisme envers Goldman Sachs (même si cela a bien arrangé la banque), c’est une opération de sauvetage du capitalisme aux yeux des « petits rentiers » qui constituent ses fantassins, autrement dit, c’est une opération de maintien de l’ordre !

Seconde observation : il n’est fait aucune allusion dans Goldman Sachs, La banque qui dirige le monde, au fait qu’elle pourrait être associée d’une manière ou d’une autre au gouvernement-même des États-Unis, chose que j’évoque assez souvent de mon côté, et qui pourrait expliquer son extraordinaire impunité. J’écrivais ainsi il y a moins d’un mois, dans mon billet L’affaire Goldman Sachs : Une justice corrompue ou un secteur financier devenu intouchable ? :

J’ai rapporté ici au fil des années les hypothèses de différents traders par ailleurs blogueurs ou autrement médiatiques, selon qui Goldman Sachs est le bras armé de l’État américain dans la manipulation en vue de créer un « vent d’optimisme » sur les marchés boursiers, autrement dit l’instrument du « Plunge Protection Team », l’équipe de protection contre la plongée, comme on surnomme le « Groupe de Travail sur les Marchés Financiers » constitué du Secrétaire au Trésor, du Président de la Fed, de la Présidente de la Securities and Exchange Commission (le régulateur des marchés au comptant) et du Président de la Commodity Futures Trading Commission (régulateur des marchés à terme). Il n’existe pas de preuves de telles allégations, les esprits curieux consulteront cependant régulièrement le site de la firme de collecte d’information relative aux transactions financières qu’est Nanex.

 

Partager :

112 réflexions sur « FAVORITISME OU MAINTIEN DE L’ORDRE ? »

  1. Il est bien évident que c’est le secteur financier dans son ensemble qu’il faut cibler et pas une de ses composantes, si puissante soit-elle.

    En outre, dans le documentaire il est tout de même fait mention d’Henry Paulson, ex président de GS et nommé par Bush au secrétariat au trésor. Ce n’est certes pas une participation directe au gouvernement…

    1. Eh le Proc ! Faut lire ses dossiers avant d’entamer sa plaidoirie.

      elle [GS] pourrait être associée d’une manière ou d’une autre au gouvernement même des États-Unis…

      J’vais te dire. GS ? Une merveille d’administration ultracentralisée au service quasi exclusif d’un État dans sa fonction ultra régalienne de « maintien de l’ordre.» (sic Jorion).
      Té ! GS ? un rêve de Jacquot à binouze quoi mon coco. Remarque bien que les plus zacharnés des ultralibs genre tea party disent rien d’autre…

      1. GS au service de l’Etat US ou l’inverse? Avant, c’était kif kif (« ce qui est bon pour GM est bon pour l’Amérique »), mais de plus en plus on se demande qui est au service de qui. Enfin, si on parle des gens, c’est clair que c’est encore tout pareil, c’est les mêmes au gouvernement et chez GS. Mais la nation…
        Est-ce que les intérêts de GS et des ricains restent identiques? Pas sûr.

      2. L’Etat dans l’Etat n’est pas vraiment le rêve du jacobin non. En outre, je précisais simplement le fait que le documentaire a évoqué les liens, même indirect, de GS avec le gouvernement, ce que Paul Jorion semblait infirmer . Ca fatigue grave dans la gironde en ce moment, du coup les rafales partent au petit bonheur, sans viser. On dirait du trader robotisé. Du travail de sagouin…

      3. Le coup de l’association subordonnée ne me paraît pas pertinente. Ce n’est pas l’Etat américain qui commande GS mais une idéologie qui est à l’oeuvre et des groupements d’intérêts qui convergent avec une large imprégnation inter-structurelle, d’où les allers-retours entre la banque et la politique institutionnelle.

      4. @Moi : plutôt d’accord avec tes remarques. L’Etat fédéral US n’a jamais été pensé comme le nôtre, qui se veut (se voulait) surplombant, centralisateur et dirigiste. Chez nos cousins d’Amérique, c’est aussi un « centre », mais qui tient du self-service où les lobbyistes viennent chercher ce dont ils ont besoin. Inutile de dire que le nôtre tend à lui ressembler.

      5. @ Moi :
        « Est-ce que les intérêts de GS et des ricains restent identiques? »
        Pas ‘des’ ricains, de ‘certains’, des 0,1% les plus riches en fait.
        Les GS et compagnies ont besoin des états pour assurer leur pouvoir (ne serait-ce que par la loi,qui leur sera favorable ou par l’utilisation du pouvoir régalien), et inversement, les états ont maintenant besoin d’eux de faire leur job : le nationalisme n’est plus suffisamment ‘cohésif’ pour assurer l’ordre social et les ‘méchants’ ont été ‘tués’ (Bin Laden) ou se sont effondrés (URSS).
        Le partage de la rente, oui.
        [en respectant les rapports de force de domination sociale, bien sûr, mais un partage de miettes est tout de même un partage …]

      6. Moi,

        ce qui est bon pour GM est bon pour l’Amérique

        ben ouais fut un temps où c’est GM et consorts qui assuraient les retraites, aujourd’hui, et depuis avant Enron, c’est GS qui fait en sorte que ce soit « comme si.» elles étaient toujours assurées. C’est pas gratuit ce genre de fonctionnaires de la force publique.

    2. Ah décidément faudra ben qu’je te lise un de ces quatre Nicks, t’as raison. Mais alors conviens que Paulson, comme Rubin avant lui, était bel et bien membre à part entière et oh combien éminent du gvt Bush. Si t’étais rond de cuir aux Finances c’aurait juste été ton grand manitou. Alors, au fait, on l’saura un jour sous quels ministres tu bosses et a bossé ?

      1. @Vigneron

        Quand vous nous aurez explicité votre parcours et vos accointances zétranges 🙂

        C’est bien ce que j’ai dit non, que Paulson après avoir présidé Golman Sachs avait été nommé au secrétariat du Trésor. Cela confirme bien ce que je dis dans mon deuxième message sur « l’imprégnation »

        Par ailleurs, merci de ne pas comparer fondamentalement la fonction publique française à l’administration américaine, bien que je vous concède qu’elle y ressemble de plus en plus en haut-lieu. Cela dit elle a été conçue précisément pour que la base puisse être un contre-pouvoir puissant aux décisions politiques malintentionnées et ça fonctionne encore un peu, avec l’inertie.

      2. Ben ça nous dit toujours pas pour quel guignol à maroquin tu turbines ça mon lapin.
        Pour mes « accointances » je vais jouer cartes sur tables, moà Môssieur. Père me rappelle souvent dans un grand sourire satisfait, mais bonhomme, que je fus jadis quelquefois endormi par l’air des Crocrocros sur les genoux de Loyd Blankfein. C’est uncle Mitt (Romney) qui chantait – très bien, le mormon est coupé de rossignol c’est connu, vous l’ignoriez ? Dans les années 67/68 par là…. Je n’en ai nul souvenir pardi, qu’une vague nostalgie banquière peut-être, ma madeleine à moi quoi…

      3. @vigneron

        Tout le temps, décrypter, se méfier des fausses pistes et du coup de bâton en retour, …on sent comme une blessure encore ouverte.
        Doit pas être facile à vivre au quotidien, mais sur le blog c’est réjouissant.

        A part ça, je prends le risque du coup de bâton je tente un décryptage:

        Ex: banquier d’affaire ou consultant chez un des « big six » devenus « five » ?

    3. l’argent de la drogue est devenu nécessaire aux banques, les organisations criminelles ont l’occasion décuplée de blanchir leur argent. Rapport de l’ONU en 2009 : le montant de l’argent blanchi provenant du trafic de drogue et d’autres formes de crime organisé atteignait 462 MILLIARDS D’EUROS !
      Roberto Saviano dans un article « la Republica » affirme qu’au second trimestre 2008 quand le manque de liquidités est devenu le principal problème du système bancaire : les mafias se sont engouffrées. la City de Londres et Wall Street sont devenues les deux plus grandes blanchisseuses d’argent sale du monde….
      et pour nos ami(e)s belges : la N’drangheta à récemment blanchi 28 millions d’euros en quelques heures en acquérant un quartier entier en Belgique !! le crime organisé s’étend en Espagne, en Grèce…
      SILENCE, OMERTA, ….
      http://www.robertosaviano.it/articoli/mafie-i-padroni-della-crisi-perche-i-boss-non-fanno-crac/

      1. Oui c’est terrible. On raconte qu’il y aurait aussi des… mon Dieu, j’ose pas… des… des… m’enfin des… (états mafieux)…
        Des grands grands même, à l’est, au sud-est, à l’ouest, au sud-ouest, au sud, partout. Des rouges, des bleus, des verts… Tout l’arc en ciel dion !

      2. @ morvandiaux

        « et pour nos ami(e)s belges : la N’drangheta à récemment blanchi 28 millions d’euros en quelques heures en acquérant un quartier entier en Belgique !!  »

        2004 c’est « récemment » pour vous? Pourtant à cette époque, 47 personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire > voir http://en.wikipedia.org/wiki/%27Ndrangheta#Belgium

        Ou alors vous avez d’autres sources pour affirmer que ce quartier de Bruxelles (lequel svp ?) est toujours la propriété de cette mafia?

      3. L’usage du mot « récemment » est en effet très intéressant : il signale le plus souvent un hoax, il permet à des mythes urbains de circuler indéfiniment. Si une date était mentionnée, la nouvelle bidon s’userait rapidement. Mais avec « récemment », sa jeunesse est assurée, éternellement.

      4. c’est vrai que déjà 8 ans dans la vie des mafias ce n’est pas « récemment », mais les faits sont-ils ou non avérés : pour ma part je ne suis pas flic ! je me suis permis simplement –avant– de faire des recherches sur le site :
        http://search.atomz.com/search/?sp-p=all&sp-a=sp1002d60a&sp-advanced=1&sp-w-control=1&sp-w=alike&sp-x=any&sp-c=5&sp-m=1&sp-s=0&sp-f=ISO-8859-1&sp-q=mafia&submit=Recherche+Hoaxkiller.fr
        ce qui m’étonne toutefois c’est que les 462 MILLIARDS D’EUROS ne semble poser aucune question…bon, j’ai longtemps travaillé dans la banque, çà du me « déformer » le ciboulot !! milles excuses : l’ensemble de mon intervention est regrettable, ne faites pas circuler cette « hoax » merci d’avance, les mafias ne se développent pas ni en Espagne, ni en Grèce…ni alleurs, le monde est « bisounours »

      5. merci à Pignouf et à voir :
        .… de l’argent sale : poison de la finance
        Mardi 11 septembre 2012 à 20.35 France 5

        Cosa Nostra en Sicile, ‘Ndrangheta en Calabre, Sacra Corona Unita dans les Pouilles, Camorra en Campanie, mafias américano-italienne, albanophone, turque, nigériane, japonaise, russe, triades chinoises, cartels latino-américains… le crime organisé étend sa toile. Qu’il provienne de la drogue, de la contrefaçon ou de la prostitution, l’argent de ses trafics prospère, atteignant des sommes colossales : pas loin de 700 milliards de dollars ! Tirant elles aussi partie de la mondialisation, les organisations criminelles n’hésitent plus à injecter des milliards dans l’économie légale partout sur la planète. « Nous parlons d’une menace pour l’humanité. Un poids économique si grand qu’une question se pose : où cela va-t-il nous mener ? » s’alarme Antonio Maria Costa, ancien directeur de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime.
        Ancrant dans le port calabrais de Gioia Tauro (cf.Le port-conteneur de la ‘Ndrangheta) son enquête sur la collusion entre organisations mafieuses et finance mondiale, Nicolas Glimois décortique les mécanismes qui, depuis les années 1980, permettent à l’industrie du crime de blanchir en toute impunité son argent sale. Un exercice pédagogique alimenté par les interventions de nombreuses personnalités, parmi lesquelles des élus comme le député calabrais Francesco Forgione (cf.Mafia export) et le maire de Naples Luigi de Magistris (cf.Lobbying antimafia à Bruxelles) ; des observateurs du monde criminel tels que les essayistes Jean-François Gayraud (cf.De La Cosa Nostra (LCN) : une mafia américaine!) et Xavier Raufer ; des « activistes » antimafia comme Ilaria Ascione et Stefan Gisler ; les spécialistes de la finance Martin Woods, John Christensen et les magistrats Roberto Di Palma (cf.Vengeance transversale ou conséquence de la mondialisation?, Jean de Maillard (cf.L’Arnaque) et Eric de Montgolfier. « Est-ce que le crime est devenu l’un des principaux éléments du moteur économique ? s’interroge ce dernier. Car, si c’est cela, prévient-il, cette criminelle organisation n’est pas seulement sournoise, elle est pernicieuse et, à terme, elle nous emportera. »…
        http://www.mafias.fr/
        mais attention ce sont peut-être que des « hoax » !!
        et encore :
        Ravi de la crise, le crime organisé grignote le monde
        http://www.rue89.com/2012/06/03/ravi-de-la-crise-le-crime-organise-grignote-le-monde-232611
        « Des clans de la mafia calabraise essaiment sur la Côte d’Azur »
        http://www.rue89.com/2012/07/28/des-familles-de-la-mafia-calabraise-essaiment-sur-la-cote-dazur-234217
        L’économie souterraine en Italie représente 35% du PIB
        http://www.huffingtonpost.fr/2012/03/29/economie-souterraine-italie-pib_n_1388049.html
        La mafia fait son beurre avec l’or des Italiens
        http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120805.AFP4903/la-mafia-fait-son-beurre-avec-l-or-des-italiens.html
        tous ces « hoax » me navre…

      6. @ morvandiaux

        Pour vous faciliter la tâche, voici un lien qui reprend plein d’articles sur la mafia .

        Plus sérieusement, on ne nie pas ici que la mafia existe, ni qu’elle s’internationalise, en particulier en Belgique. Le reproche que l’on vous fait est de faire passer un fait grave comme récent, ce qui implique beaucoup de sous-entendus (par exemple que les autorités ne feraient rien pour enrailler le crime organisé).

        Je vous repose donc la question que vous avez essayé d’éluder par d’autres sous-entendus: quelles sont vos sources pour affirmer que ce quartier de Bruxelles est encore – en 2012 – la propriété de cette mafia? (et par la même occasion de nous dire de quel quartier il est/était question?) .

      7. à ph :
        j’ai les mêmes sources que les vôtres et plutôt qu’ergoter sur « récemment » contre « il y a quelque temps » si c’est le seul reproche sur mon intervention, très franchement transformer un « récemment » en un « hoax » c’est un peu abusif ??

        par contre je ne laisse pas entendre que les autorités (lesquels ?) disons…gouvernementales et à l’échelle européenne ne font rien : je le confirme ! ou si peu…

        « Le reproche que l’on vous fait est de faire passer un fait grave comme récent, ce qui implique beaucoup de sous-entendus (par exemple que les autorités ne feraient rien pour enrailler le crime organisé). »

        d’habitude je ne réponds jamais aux provocations qui ne font pas avancer d’un poil la réflexion, pour vous je fais une exception, une seule et qui ne sera pas réitérée :
        énumérer concrètement les textes, lois, règlementations luttant ici et là contre les mafias : cela m’intéresse et j’espère que vous me contredirez utilement. et que penser vous de la persistance des « paradis fiscaux » qui se sont étendus « récemment » et des 460 milliards d’euros qui …?

      1. J’y pense et puis j’oublie. Mais est-ce une Vie ou un cauchemar…
        … Que la « machine » capitaliste (à concentrer de la richesse dans les mains de quelques-uns) « AGONISE », de part la difficulté dans notre monde actuel, d’y conserver, ou d’y construire de vrais repères sociaux, et des techniques toujours plus complexes et instables utilisées… Que cette « machine », creusant des déséquilibres abyssaux entre cette poignée de riches et les pauvres en masses, nous entraîne dans sa chute… SOIT, pour le constat ! MAIS…
        – Question :
        Que doit donc faire le « Capitalisme Financier International » *, s’il veut continuer à survivre, sans renier à son idéologie qui est de s’enrichir ?
        C’est simple. Il doit Croître encore. Mais comment le pourrait-il, dans ce monde que l’on dit fini ? N’a t-il pas ainsi atteint ses limites ?
        Non, IL BÉNÉFICIE d’un petit répit, s’il continue à se focaliser fortement sur : les pays offrant des enjeux et avantages en privatisations d’acquis sociaux traditionnels (Il fournit en ce moment « un gros effort » sur l’Europe… pour les démanteler). Par ailleurs, les multinationales peuvent continuer d’accroître leurs portefeuilles dans les pays dits émergents comme la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie, l’Afrique du Sud…, pays dans lesquels se développent des avantages sociaux. Et bien sûr, et là, sans euphémisme, à continuer à piller (ou « blanchir ») le reste du monde.
        Son seul but ultime, car il n’en a plus qu’un, est d’élargir au Maximum le jeu des Finances Ultra-libérales à la terre entière, est de s’accaparer une gouvernance mondiale, en détruisant les dernières barrières sociales et étatiques. Folies, absurdités ! me diriez-vous… mais une folie dangereuse, en faim de sa propre logique.
        Et pour établir ce « nouvel ordre mondial économique », faites d’administrations privées et planétaires, il faut d’abord anéantir, les Etats-nations et les Républiques qui constituent les dernières barrières sociales et culturelles protégeant des valeurs familiales, conviviales, d’entraides, de services et de gratuités (comme l’enseignement pour donner qu’un exemple)
        L’Etat-nation (parce qu’il ne peut exclure longtemps Les Peuples qui le constitue, sans se désavouer lui-même) veille aux familles, à l’éducation populaire, à ce que les élèves issus de milieux sociaux variés bénéficient d’un même enseignement général, maîtrisent au moins une langue, un savoir commun…
        – Pourquoi ?
        Pour encourager un autre concept OPPOSÉ au * « CFI » dans lequel l’être humain n’est pas tout seul, mais peut grandir, développer ses capacités créatrices, ses émotions et sa CONSCIENCE HUMAINE, PAR L’ÉCHANGE AVEC LES AUTRES.
        – Complot alors ?…
        Non ! Juste un DANGER, aujourd’hui, plus que jamais grandissant de voir le monde, en pleine crise économique et en pleine confusion, abolir les dernières valeurs citoyennes au profit d’une soit disant «meilleure Gouvernance» d’une «Administration pure !», i.e. nettoyée de tous ces archaïsmes nationaux et subjectifs, qui ralentissent les objectifs et intérêts des grands de ce monde. En fin de quoi, si cela s’avèrerait nécessaire pour le bon fonctionnement du système au risque qu’il ne se grippe un jour ou l’autre, La Démocratie elle-même disparaîtrait passant par pertes et profits dans les oubliettes de l’histoire des sociétés devenues zombies.

        « Divisez votre fortune en quatre parties égales : actions, placements immobiliers, obligations et monnaies d’or. Soyez prêt à en perdre la plupart du temps sur au moins une de ces parties. Pendant les périodes d’inflation, vous devez vous attendre à subir des pertes au niveau des obligations et des gains à partir des placements immobiliers et des monnaies d’or. Les périodes de déflation entraînent des pertes pour les placements immobiliers et des gains pour les obligations, alors que les placements boursiers enregistrent des résultats variés pendant ces deux phases économiques. Lorsque les écarts de rendements représentent un déséquilibre important, il vous est conseillé d’effectuer un rééquilibrage afin de rétablir l’égalité entre les quatre parties de votre fortune ». – Jacob Fugger, le Riche (1459-1525)
        Actions, placements immobiliers, obligations et monnaies d’or……en constant rééquilibrage…
        – Et moi, vous, nous tous ?!!…
        – Ben VOUS, pardon! vous n’êtes pas une « Science »! Allez, Veuillez circuler, laissez ça aux grands!

  2. au gouvernement US, vous l’avez dit et répété, s’y ajoute le « patron » de la BCE, la tête du gouvernement italien, espagnol….
    Golman Sachs doit être pris comme un cas d’école, populariser cet exemple à travers une chaîne comme Arte est important, je suis d’accord pour que l’arbre ne cache pas la forêt…les Banksters ont gagné…et comme disait l’autre : « c’est notre classe qui a gagné »…
    Jusqu’au moment ou les peuples se lèveront, le mouvement populaire est la seule issue au changement véritable et en profondeur…le reste : du storry…bref un conte de fée. Se prépare, dans le plus grand secret UN COUP D’ETAT A FROID ! ce qui rend un REFERENDUM indispensable et des Etats Généraux de refondation de l’Europe…une révolution Copernicienne prendra quelques années encore…

  3. Excellentes mises au point Jorion.
    Goldman Sachs + Paulson + Blankfein + Oeuvre de Dieu = Raison d’État ( = Sauvez Willy ! = les fonds de pension)
    Rien n’a changé sauf l’incartade hellène à 107 milliards.

    1. Dis donc, là, vigneron ! Je te prends la main dans le sac de favoritisme. Quand c’est Jorion qui parle des accointances de GS avec les politiques, il a droit à : « Excellentes mises au point Jorion.« , mais quand c’est Crapaud Rouge, il se ramasse de virulentes et impitoyables moqueries : « Tain ! t’arazoo Crapaô ! A fait cré cré peur tous ces GSboys tout partout partout sur Arte !« . (Cf. ton post).

      1. Tss tss Crapaô, entre GS dirige le monde et GS travaille avec et pour le Gvt US (et les autres), pour le « maintien de l’ordre », y’a comme un gap.

      2. Tarata vigneron ! Mon post ne parlait pas des anciens de GS comme d’un gouvernement de l’ombre, mais comme « éléments de complexité » : ce gap-là, tu en dis quoi ? (La parole est à la défense, et tu as le droit de prendre un avocat.)

      3. @Crapaud

        Vous savez les amitiés, même anciennes éventuellement, ça marque une vie. Donc le méchant, c’est l’Etat, ontologiquement.

      4. Tss tss, rappelle toi, tu plaçais au-dessus de l’archi-nulle (sic) question du « comment sauver l’euro » ton « élément de complexité » exemplaire issue de ton visionnage d’Arte la veille soit « la douzaine d’anciens de GS qui se retrouvent au plus haut niveau politique aux US et en Europe […] à méditer… »
        Je résume : « plutôt que s’occuper de solutions pour l’euro, dépêchons nous de méditer sur les GS boys. »
        Et je te réponds, en poussant juste à peine le bouchon : Tain ! t’arazoo Crapaô ! A fait cré cré peur tous ces GSboys tout partout partout sur Arte ! Et pis sont pas tous seuls les saligauds ! T’as vu tous ces anciens trostkos ou maos tout partout ? Et ces bizarres et grouillants Zénarques en Hollandie ? Et les zanciens d’l’Inspection des Finances tout partout partout partout ! bouhhhhh ! Et les francs- maçons uh Crapaô ? ………………
        Et tu n’y avais trouvé apparemment rien à redire… jusqu’à aujourd’hui.
        Donc je te le redis puisque tu n’as toujours rien démenti de mon interprétation de ta « complexité », interprétation en accord implicite avec celle qu’indiquait la tienne de la solution de Jorion.
        Y’a (re)souci là Crapaô.
        Finalement tu sais c’qui t’arrangerait ? Qu’il arrive un jour un de ces GS boys la gueule enrarinée pour promouvoir ouvertement et dans le texte la dernière solution de Jorion pour sauver l’euro, n’est-ce pas ? Et là tu trouverais le moyen de nous dire « j’l’avais bien dit ! Mes méditations anxieuses puis les faits tout nus viennent le confirmer ! Alléluia ! Croa croa. »
        Te raccroche pas aux nénuphars Crapaô.

      5. Je résume : « plutôt que s’occuper de solutions pour l’euro, dépêchons nous de méditer sur les GS boys. »

        Tu résumes pas, vigneron, tu fais de l’interprétation libre. C’est parce que je n’ai pas l’heur de prendre pour argent comptant les solutions à Jorion ? Faut que j’exprime mon accord plein et entier dans mon langage, croâ croâ ? A mesurer ta verve contre moi, quelqu’un débarquant ici me rangerait dans le camp des adversaires…

  4. Bonjour Mr Jorion !
    D’accord pour le 1er point, pas pour le 2nd, car il me semble bien que le docu insiste sur les liens incestueux entre GS et l’état US (plutôt à la fin si mes souvenirs sont bons).
    Pour ma part ce qui me dérange un peu dans le docu, c’est la façon de montrer GS comme « maître du monde » (le titre, déjà !). Or, compte tenu dans le monde des forces sociales, étatiques, religieuses, ethniques et politiques, il me paraît impossible pour une banque ou tout autre société quelle qu’elle soit de dominer le monde !

    1. Si on veut un chouïa de plus que les 2,361 téléspectateurs habituels pour un docu en prime sur Arte, il est hélas recommandé de titrer dans le genre « Les Maîtres du Monde « . Résultat collatéral : je l’ai pas regardé alors qu’étant habituellement plutôt dans les 2,361…

    2. @Vince :
      Il n’est pas n’est pas nécessaire d’ y voir de la préméditation , du complot ……pour GS , ou d’autres il suffit de l’opportunisme pour investir des « lieux de pouvoir » et de les entretenir ou booster sans les avoir initier ….c’est la structure globalisante qui initie ces lieux a conquérir .

    3. GS étant visiblement considérer comme too big too fail, et la most big dans cette catégorie, elle est bien maître du monde  »du monde capitaliste » soit, mais bien maître tant que ce système domine.
      L’arrogance de ses dirigeants et sa position unique ultra préférentielle, constituent pour moi de bons signes en faveur d’un écroulement du système (je dis pas demain, mais c’est des signes en plus pour le début de la fin du capitalisme, j’espère voir la chute finale, le plus tôt sera le mieux !!)

    4. il me paraît impossible pour une banque ou tout autre société quelle qu’elle soit de dominer le monde !

      farfaitement, mais faut bien canaliser l’éventuel colère des dieux…

      en toute probabilité c’est plutôt une série de cercles plus ou moins concentriques et informels formant société, stylée east coast – monarchie anglaise. bien sûr des banquiers et des politiciens, des militaires, des juges, des industriels, des fonctionnaires voire quelques chercheurs zé médecins.

      tout ce petit monde a ses codes, et des téléphones. très tatillon sur les codes ama.

    1. Article + commentaires intéressants. On y parle d’un livre: « The Go-Go Years ». Quelqu’un a-t-il lu ce livre? Il parle de la crise des années 60 et de Wall Street.

  5. J’ai pu regarder ce documentaire très instructif, et quelques réflexions/interrogations me sont venues à l’esprit:

    – Les conflits d’intérêt ne semblent plus être un grand problème que ce soit aux États-Unis ou en Europe. Avec du recul, l’histoire de Paulson est quand même hallucinante à bien des égards ;
    – Le fonctionnement et la logique de GS: une fois que l’on rentre dans la « secte » GS, le processus de perversion des candidats retenus démarre. L’exemple de la réunion avec la signature des « élus » pour faire acte de présence est tout simplement symptomatique de la philosophie de la banque: « l’homme est un loup pour l’homme » ;
    – Concernant l’UE, GS parie sur un éclatement de la zone euro mais parallèlement place ses hommes; elle a finalement un intérêt flagrant à un processus d’éclatement ralenti afin de maximaliser ses bénéfices. Ou alors, elle a décidé d’établir une deuxième tête de pont avec l’Europe et l’euro, en pérennisant son « système » actuellement en place aux États-Unis.

    Enfin, une question, GS a-t-elle la possibilité ET la volonté d’étendre son réseau aux puissances émergentes ? Par exemple, des anciens de GS sont-ils dans les arcanes du pouvoir en Inde, Brésil ou Russie ?

    1. Oh que oui, GS est surtout la !

      Toute l Europe de l Est a deja ete depecee, donc maintenant ca va etre le tour du Sud de l Europe, il y en a aussi bc de bijoux a prendre…

      Par exemple, un des candidats aux presidentielles tcheques qui auront lieu en fevrier prochain, vient juste de demissioner du GS pour se concentrer sur l election. C est un ancien mimistre de l economie et de l industrie, la privatisation industrielle a ete enorme, donc poste cle…

      Interessante votre idee sur la lenteur de l eclatement de l eurozone et profits pour GS.

      1. « un des candidats aux presidentielles tcheques qui auront lieu en fevrier prochain, vient juste de demissioner du GS pour se concentrer sur l election. »

        Ah ça, c’est gratiné ! …et, ça commence à être fort de café !

        Les Pays contre lesquels le lavage de crâne façon « soft » ( façon de parler ) ne peut vraiment fonctionner seraient donc à « éliminer » sous leur forme actuelle, pour pouvoir y faire de l’entrismeplus aisément ? de quoi se poser la question, en usant de raison tout simplement …
        Là, cela s’appellerait de la barbouzerie ( = infiltration en territoire « ennemi » ou  » ennemi putatif ), ni màs, ni menos .
        Il s’agit bien d’une guerre, et d’une guerre mondiale .

  6. Pour l’instant le maintien de l’ordre fait grève dans certain pays visé par l’austérité ce soir, alors que le favoritisme a déroulé son tapis rouge cette semaine et qu il ne reste que quatre jours pour que l’allemagne s’y oppose sachant qu’on dirait que les apôtres sont d’accord pour que celà soit comme celà.Je prie Paul et François pour que celà s’arrète.

  7. C’est effectivement le côté très pénible de cette vidéo qui fait tout au long haro sur G Sachs . Merci pour cet éclairage indispensable . Très bonne trouvaille  » l’opération de maintien de l’ordre  » .

  8. @Jorion :

    autrement dit, c’est une opération de maintien de l’ordre

    Heureux de vous le voir écrire ! La nécessité de maintenir un minimum d’ordre social en rajoute un peu sur les difficultés à mettre en œuvre des solutions, non ? A lire greek crisis, l’on voit la Grèce se désagréger rapidement mais l’ordre social est apparemment maintenu, parce que les victimes, au lieu de courir dans tous les sens, se résignent et se cachent. Que se passerait-il si la mise en pratique de votre solution d’une eurodette restructurée provoquait une cascade de défauts de paiement, et déclenchait la panique ? Si vous étiez à la place de Merkel/Hollande, peut-être y réfléchiriez-vous à deux fois. Le seul fait de brandir cette solution, de l’envisager publiquement, serait déjà un signal pour les marchés. Comment y réagiraient-ils ?

    Mais ce que je dis de votre solution vaut pour toutes les autres. Il est probable que les décideurs européens ont le sentiment de marcher sur des œufs, cela pourrait expliquer, aussi bien que la répugnance allemande à dévier de ses « dogmes », leur attentisme.

    1. « Le seul fait de brandir cette solution, de l’envisager publiquement, serait déjà un signal pour les marchés. »
      ‘Les marchés’ ?
      Tu plaisantes, crapaud.
      Pas ‘les marchés’, mais bien ‘les rentiers’. C’est exactement ce que dit Paul.
      Tu as la réponse à ta question : fuites de capitaux massives dans tous les sens de tous les rentiers puis banks runs puis effondrement du système bancaire.
      Puis méga problème de gestion de l’ordre public pour le pouvoir politique : comment déclarer l’état d’exception sans jeter la démocratie avec ?

      Ps : Toute opération doit se passer entre le vendredi soir et le lundi matin. Au matin d’un lundi, on peut alors dire ce que l’on a fait.

      1. Je vois… Réponse est à classer dans la catégorie « on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs ». C’est très intéressant, parce que ça montre qu’il peut y avoir pas mal d’écart entre une solution et une décision. Il y a loin de la coupe aux lèvres, comme on dit.

    2. Et pendant ce temps autour de chez moi, 14 juillet,ça pete partout, j’sait pas ce qu’ils ont fait ces pauvres faisans, eux!

    1. Susan George à France Culture:
       » il y a un problème démographique dans le monde, un problème très sérieux:
      les riches sont trop nombreux. »

      Qu’ils partent tous, si c’est leur choix, pour le bien qu’ils font.

      Et malheureuse Belgique, rien d’autre qu’une passerelle pour Monaco.

      1. Mais, puisque Bernard veut partir en emportant les sous qu’il doit à l’état….Pourquoi devrions nous continuer à lui en donner ? Il se conduit comme un vulgaire braconnier ! En allant sur le site de LVMH, vous avez la possibilité de connaître exactement les marques que détient Bernard. A moins que ce fringant capitaine d’industrie ne précise ses projets ou n’y renonce, vous pourrez éventuellement ne plus lui faire de cadeau. A vous de voir…Mais la liste complète est là : http://www.lvmh.fr/

  9. lien : http://www.bastamag.net/article2604.html


    eric

    Justice

    La Poste et la Caisse d’Épargne condamnées pour violation du droit du travail

    Par Nolwenn Weiler (7 septembre 2012)

    A Lons-le-Saunier (Jura), le tribunal correctionnel vient de condamner La Poste pour avoir fait travailler, en 2010, des intérimaires à la place de salariés grévistes. L’entreprise devra verser 3 750 euros d’amende et 500 euros de dommages et intérêts à chacun des trois syndicats qui s’étaient portés partie civile, la CFDT, Sud-PTT et la CGT. « La loi interdit de recourir à des salariés temporaires pour remplacer des salariés en grève. Or, La Poste a été reconnue coupable d’avoir confié des tâches normalement dévolues à des salariés grévistes (tri et distribution du courrier) lors d’un mouvement de grève régulier dont l’employeur avait été avisé », a indiqué à l’AFP le vice-procureur Camille Miansoni, qui souligne aussi le fait que ce genre de décision de justice est « très rare ». Gageons que le Conseil d’administration de l’entreprise publique, ou représentants de l’État et du personnel sont majoritaires, sauront rappeler ces grands principes à la direction exécutive de La Poste.

    Les juges interdisent le « benchmark »

    A Lyon, c’est la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes qui est condamnée pour avoir mis en place du « benchmarking » entre salariés comme mode d’organisation du travail. « Ce système de gestion des performances du personnel est particulièrement contraignant car il consiste en une évaluation permanente qui met en concurrence les agences et les commerciaux dont les résultats sont comparés à chaque instant », explique le syndicat Sud du groupe BPCE (Banques Populaires Caisses d’Épargne), qui avait assigné la Caisse d’Épargne devant le Tribunal de Grande Instance de Lyon en mars 2011. Précisons qu’en tant que banques mutualistes, les caisses d’épargne et les banques populaires sont censées appartenir à leurs clients, et supposées défendre les valeurs de « l’économie sociale ».

    Les juges ont estimé que « l’organisation collective de travail basée sur le benchmark compromet gravement la santé des salariés ». Ils interdisent à l’entreprise d’y avoir recours. « Cette décision est très importante car elle impose l’interdiction d’une organisation du travail basée sur le benchmark non seulement à la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes, mais dans les autres Caisses d’Épargne puisqu’elles utilisent les mêmes méthodes », se réjouit le syndicat Sud BPCE. Cette décision peut aussi permettre à d’autres salariés d’autres entreprises d’engager des actions en justice pour faire interdire des organisations de travail de même type. Le groupe BPCE, « la banque qui donne envie d’agir » ?

    1. On va bien vous trouver quelque énergumène pour beugler qu’c’est la preuve que les juges sont vendus à Fedex et BNP… pis les syndicats aussi, tankonyé…

  10. les « petits rentiers » aux États-Unis se confondant avec les « classes moyennes » et les retraités, catégories chéries des partis en quête de réélection.

    On tape dans le dur, là !!
    Et on peut remplacer ‘Etats-Unis’ par d’autres : ‘France’, ‘Allemagne’, … et faire de même avec ‘GS’ : ‘BNP’, ‘Deutsche Bank’, …
    [idem pour les partis politiques]

    « On a fait en sorte depuis le début de la crise (au prix de rendre les États exsangues, comme on le voit aujourd’hui) qu’aucun rentier au monde ne perde un centime (du moins sur le papier). » : absolument. Sarkozy s’en était d’ailleurs vanté.
    Maintenant, rappelez-vous : quand en 1885, on supprime l’exception de jeu ainsi que les deux articles du Code pénal, c’est au nom de qui ?
    Des ‘rentiers’ (petits, forcément).
    Parce qu’en 1882, la faillite de l’Union Générale a fini par créer un mouvement de ‘protection des rentiers’ (car on leur opposait justement l’exception de jeu) pour la bonne et simple raison que l’on avait à la fois besoin de l’argent des ‘rentiers’ et aussi de l’ordre social qui en retournerait avec.
    D’où la loi de 1885.
    Nécessaire à l’ordre, social comme politique.
    Les opportunistes à la Jules Ferry l’avaient fort bien compris.

    Conclusion I : le système actuel est maintenu artificiellement en vie, ‘au nom’ des (petits, forcément) ‘rentiers’.
    Conclusion II : puisque l’on parle ‘au nom’ des ‘rentiers’, il serait peut-être temps que ceux-ci se décident, entre leur ‘rentes’ et sortir de ce merdier.

    Les 2 ensembles, ce n’est pas possible.
    Il va falloir que les ‘rentiers’ se réveillent et se décident.

    Pas gagné. Du tout.

    Ps : que les rentiers observent la logique suivante.
    1/ les banques ont fait s’écrouler le système
    2/ les états ont dû les sauver, pour sauver l’ordre social actuel
    3/ l’ordre social est fondé sur l’épargnant, qui dépose son épargne dans une banque et attend sagement le loyer de son argent
    4/ l’épargnant est aussi électeur (en version ‘démocratie’)
    5/ les partis politiques fonctionnent pour gagner des élections
    6/ les partis politiques font donc ce qu’il y a à faire pour satisfaire les épargnants-électeurs (les plus nombreux à voter)
    7/ si l’épargnant-électeur ne bouge pas son cul, faut pas espérer que les partis politiques (et encore moins les banques) se bougeront pour ‘sauver’ le système
    8/ la seule chose qui peut ‘sauver’ le système, c’est que l’épargnant abandonne sa rente en contre-partie d’un abandon des dettes
    9/ mais il peut aussi attendre que le système s’effondre de lui-même (ce qui adviendra, tôt ou tard, si rien n’est fait, i.e., voir les raisons explicitées plus haut qui font que rien ne sera vraiment fait), en espérant que ce ne soit pas sur sa tronche ou sur celle de ses proches

    Up to you !

    1. Je précise que je ne crois pas un instant que l’épargnant-électeur, de lui-même, sollicitera le pouvoir politique pour qu’on lui coupe ses bourses, je veux dire, sans que les éléments contingents ne fassent solidement pression en ce sens (comme un étau, pourrait-on aussi dire).
      C’est sans doute mon côté mécréant qui s’exprime ainsi.

    2. Un seul nombre Zeb, un seu, à 14 chiffresl.
      30 000 000 000 000.
      Au bas mot et en dollars l’encours des seuls fonds de pension dans le monde, la moitié pour les petits (obèses) et gros (sveltes) ricains.
      Trente fois les actifs de GS, cinq cent fois ses capitaux propres, trois fois les actifs des banques françaises., trois fois aussi les dettes souveraines eurozonardes, quasiment les actifs des banques européennes, la moitié du Pib mondial, vingt fois la dette de marché de l’état français, deux fois le Pib US, huit fois le bilan de la BCE, etc, etc.

      1. Ouais ça fait cré cré beaucoup, j’ai trouvé un tout petit peu moins que la Vigne, 28 000 000 000 000 $ pour 2011 au niveau mondial détenu par 3 pays pour 90% de cette somme. Dont 59% pour les américains (environs 40 000 000 000 de retraités soit 413 000 $ par tête de pipe); 19 % pour les english (environ 11 000 000 000 de retraités soit 483 000 $ par tête), et 12 % pour les japonais (environ 30 000 000 000 de retraités soit 112 000 $ par tête).

        Avec une espérance de vie moyenne de 79 ans pour ces trois pays et un âge de départ moyen de 65 ans donc 14 années de pension à reverser à partir d’un « patrimoine moyen » de 311 000 $ faut générer un rendement de 4% pour servir 1000 $ de pension mensuelle moyen . Sauf erreur de calcul vu que j’ai tout fait de tête. Calcul inutile parce que je n’ai aucune idée de la pension moyenne dans un système par capitalisation. Bref, c’était pour remplacer mon soduku du samedi.

      2. Ils sont tres bizarres vos chiffres, si c est au total 28 billions de l epargne et 12% va aux Japonais, donc 3 billions a peu pres, non ? Idem pour les autres chiffres citees pour les Anglais 5 billions et Americains 17.
        Vous y allez avec les zeros…

      3. Excusez Monsieur Prague, je n’ai pas compris ce que vous trouvez zarb dans mes petits chiffres ? Vous aussi vous suez du troufion avec les zéros qui prennent un S d’ailleurs alors que c’est inexistant ?

      4. Ah oui avec mes lunettes ça va mieux, bien entendu c’est millions pour 40, 11 et 30 ! Désolé et merci. Mais on est bon sur les montants des fonds de pension et le résultat a bien pris en compte millions au dénominateur.

      5. @ Vigneron :
        J’ai vu un reportage sur Thalassa hier soir, consternant et surtout concernant la supraterritorialité d’une compagnie de croisière maritime à Haïti (avec bail de 50 ans, fils de fer barbelés, théorie du ruissellement et tout le toutim).
        Les dits pensionnés ricains s’y retrouvent comme chez Balthazar : à l’aise.
        Ce qui relativise grandement ma ‘haine’ envers GS et me dit que finalement, c’est pas un job de tout repos, avec tous ces ‘pensionnés’ là. Méritent leurs ‘salaires’.

        Et je me suis dis (encore dans un excès de méchanceté quant à la nature humaine) : ‘finalement, les traders, z’auraient tort de pas plumer tous ces abrutis’ …
        Si en plus, ils bossent pour eux, c’est pire que ce que je pensais : les mecs, c’est des che guevara de la division internationale de la connerie.
        Vu leurs patrons, z’ont bien raison de les enfler.
        Et de vouloir être plus cons qu’eux.

        Ps : je ne suis pas raciste. Je consterne qu’une pensionnée francophone (je ne sais pas si elle était française ou non) faisait partie du lot. Mais quand même noyée dans la masse ricaine : sont foutrement nombreux les zigues, à se demander s’ils ne les clonent pas (d’ailleurs, y avait aussi des jeunes-vieux ou des vieux-jeunes, je ne sais pas par quel bout on les prend ceux-là) !

      6. 1% les pensionnés ? Oui pas faux mais bon pas totalement dans l’idée qu’on s’en fait.

        En revanche les millionnaires :

        Après une forte progression du nombre de particuliers fortunés en 2010 (+8,3%), la hausse s’est établie à 0,8% en 2011 pour atteindre 11 millions dans le monde. Leur patrimoine, qui totalise 42.000 milliards de dollars,

        81 millions à 28 mille milliards et 11 millions à 42 mille milliards ça commence à faire du lourd ! Ca nous donne 70 mille milliards pour moins de 100 millions d’individus. Et encore on ne compte pas dans ce chiffre le patrimoine des 81 millions. SI on leur compte dans les 150 000 $ moyen au pif ça rajoute 12 150 000 000 000 au bas mot. Total 82 500 milliards de $…. ce qui donne quasi 900 000 $ moyen par tête de pipe ! (sachant que le revenu moyen mondial annuel est à environ 9 500 $ cela représente presque un siècle de revenu moyen en fourchette très très très basse).

        Bref tout ça c’est à louche à soupe. Pour le potage voir par ici :

        http://www.inegalites.fr/spip.php?article1393

        Quand on pense qu’on pleure sur le déclin économique de la france et de l’occident en général… Ptdr 😀

    3. Zébu, tes explications sur les raisons historiques de la suppression de l’exception de jeu me semblent les plus plausibles, en vertu du fait que la protection des faibles sert souvent de prétexte à légiférer. (Ex. récent avec la « protection des droits d’auteurs ».)

      1. Tout à fait.
        La faillite de l’UG fit des vagues, version tsunami financier d’alors.
        A l’époque, c’est simple, on se moquait des bourgeois, qui se faisaient enfler par des aigrefins, à tout bout de champ.
        Rendez-vous compte : se moquer des bourgeois qui se faisaient enfler comme une vulgaire soubrette prolétaire sous une soupente avant le souper !
        Le genre de truc à ébranler tout un système social, fondé sur l’ordre certes, mais l’ordre bourgeois, surtout.
        Le pouvoir politique, qui compris prestement où était l’intérêt supérieur de la nation, oeuvra donc pour le rétablissement de l’ordre (social) et de la morale (on ne se moque pas des bourgeois, c’est l’oeuvre du malin) en dégoupillant la loi de 1885, laquelle est toujours à sa place.
        Comme le reste.
        Et la civilisation européenne fut ainsi sauvée.
        On put alors étriper proprement les sauvages, afin de leur apprendre les bonnes manières, l’ordre et surtout, la supériorité de notre civilisation si émancipatrice.
        Amen.

    4. @ Zébu

      L’ épargnant-électeur ? C est un concept ça.
      Ce concept a t il un chapeau haut de forme et un cigare, un sourire jovial et une bedaine luisante ?
      Le vieux qui ne peut plus travailler et qui a peu ou pas de soutient familial, c est réel.
      Lui laisse t on le choix ?
      Que peut il faire d autre que survivre ? ( ie survivre = « voter pour le seul truc-système qui lui donne à manger »).
      Ceci est un point singulier pour Deleuze, point aveugle pour Timiota , pylône conceptuel pour moi.
      Lieu de pleins de possibles , sommet d un cône pour une vue d ensemble du cercle plus bas.
      Ce qu’ on fait avec nos vieux , c’ est ce qu’ on fait avec nos petits, c’ est ce qu’ on se fait à soi-même frère humain (on dégage la variable temps qui ne fait qu embrouiller ). C est ça le problème , c est ça le pylône. : indéboulonnable . Si on répondait à cette question, la rente serait en slip: indéfendable.
      On ne peut pas y répondre , la rente est cuirassée.
      La rente à interret à ce qu’ on s’ oublie-abandonne pour devoir ensuite se racheter-punir par son moyen.

      1. @ Tigue :
        On ne parle pas des petits vieux aux petites pensions, là, Tigue. Mais bien de ceux qui se chiffrent, à plusieurs (chiffres). La question n’est plus s’ils peuvent manger mais quoi.
        On oublie, par exemple, qu’en France, pays de la pension par répartition, que le système d’assurance-vie a été lancé dans les années 70, soit disant pour ‘préparer les vieux jours’ : pour permettre à l’épargne en surplus des outils ‘d’investissements’.
        Tout le monde y trouvait ‘son compte qu’on disait’ : l’Etat, pour financer sa dette croissante, parce qu’il ne voulait plus parler de hausse d’impôts, les électeurs-épargnants qui voyaient là une occasion patriotique de soutenir la nation défaillante, etc.
        On n’est pas dans la ‘survie’, là. Du tout.

        Et c’est pas un slip que la rente a, c’est un string.
        Mais comme on lui a mis une plume d’autruche, les épargnants, retraités ou futurs pensionnés, ne voit plus que le carnaval de Rio …

        Je vais te dire, Tigue : si on devait démonter la rente, on verrait qu’il n’y a personne dedans, ou quasiment, pour porter la cuirasse.

  11. C’est d’ailleurs une des faiblesses de votre message du « temps qu’il fait » de l’autre jour. A savoir de dire que GS est à mettre sur le même plan, voire derrière, d’autres instituts financiers.

    A part JPM je ne vois pas qui arrive à la cheville de GS en terme de poids et d’influence dans ce monde opaque de la gouvernance financière US et de fait, mondiale.

    Une des autres faiblesses étant de croire que les économistes ont voix au chapitre dans ce genre de gouvernance. Ils sont – au mieux – utilisés comme Frontmen, Yesmen, Puppets, etc… au choix

  12. GS, morgan chase et les autres restent impunis… c’est vrai. Pourtant ils ont des adversaires aux usa. Parmi eux des élus comme ce sénateur Sanders. Voir la video.
    Je n’ai jamais vu plus virulente attaque en pleine audience du congrès contre le système américain tout entier.
    Pourquoi ce genre de personne n’a semble-t-il que peu d’impact? Cela reste incompréhensible. Les messagers trainent parfois des casseroles, mais tout de meme…

    Une Amérique a deux vitesses

    1. @ jonsnow
       » Pourquoi ce genre de personne n’a , semble-t-il , que peu d’impact ?  »

      Parce qu’il est sénateur lui aussi …
      Parce que ça fait partie du décor ….(au Parlement européen aussi certains parlent comme lui , tout le monde rigole )
      Parce que l’indignation ça sent sous les Hessel …
      Parce que les chiens aboient , la caravane passe …
      Et , pour être plus sérieux :
      Parce qu’il ne lit pas le blog de Jorion en anglais ( faut lui envoyer le lien ) .
      En effet ce sénateur se trompe de cible .

      1. Il parle du mode vie, de l’accumulation disproportionnée que cela engendre par qques uns. De l’idéologie. Il ne manque absolument rien.
        Un autre vieux du meme genre qui osait l’ouvrir s’appelait Robert Byrd, mort il y a peu. Il a auditionné rumsfeld a propos des milliard manquants dans les caisses de la défense, si je ne me trompe pas. Son parkinson à plus de 80 ans ne l’a pas empêché de s’insurger violemment contre la guerre en Irak. Une autre goutte d’eau dans l’ocean.

    2. ça laisse un tout petit espoir pour l’avenir de savoir que de tels discours sont tenus au senat,meme si pour le moment « tels discours »est peut etre sans ss

    3. Pourquoi ce genre de personne n’a semble-t-il que peu d’impact?
      Peut etre qu’il faudrait par exemple que lors d’une interview un journaliste demande a Obama ce qu’il a a repondre a ce senateur?Mais suivent ils seulement les seances au senat?
      desole pour les accents mais je ne sait pas faire

  13. « ….c’est une opération de sauvetage du capitalisme aux yeux des « petits rentiers » qui constituent ses fantassins, autrement dit, c’est une opération de maintien de l’ordre !« 
    C’est plus « aie, pas sur la tête ! » mais « aie, pas sur ma rente ! »
    Bref, on ne matraque pas les bonnes personnes…

  14. un scoop ! trés trés étonnant :

    « Bernard Arnault (LVMH) souhaite devenir franco-belge
    Le Français Bernard Arnault, le PDG du groupe français de luxe LVMH qui est opposé au projet gouvernemental de taxation des « super-riches », a demandé la nationalité belge, mais assure qu’il n’y a pas de raison fiscale à cette démarche. »
    / Fr.Inter

    ça y’est : les archao-conspi.,neo-conspi, et même, confus., sont tombés d’accord ! c’est pour raison fiscale !

    Que nenni ! après un choc lié aux élections, et au changement de Président ( on se demande bien pourquoi !), et donc un tout début de nervous breackdown, le big-boss de luxe a entamé une psychanalyse … et il s’est rendu compte qu’il avait mal orienté sa vie, qu’il était en échec, qu’il n’avait jamais rien compris …
    et, il a pris une décision forte : s’installer en Belgique, mais pas tout le temps, car il compte tout-de-même profiter de ses quelques menues maisons situées au Pays natal ; à temps partiel :
    pour enfin commencer à chercher une issue à son désarroi ( les écailles qui tombent des yeux, ça vous secoue son homme ), il s’est inscrit – incognito – à l’Université , pour suivre les cours de Paul Jorion !!
    signé:
    rétablir la vérité-vraie CLML ( contre les mauvaises langues )

    1. Pas du tout M, Nanard LouisVuittonMoêtHennessy (tain c’est super long comme blaze) est victime du syndrome olympique. Du podium quoi. Bref, l’en a plein l’cul de s’trainer au pied du podium derrière deux yankees et un chicano même pas slim. Faut l’comprendre merde.

    2. « Bernard Arnault (LVMH) souhaite devenir franco-belge »….

      Bien bien, mais a-t-on expliqué à ce brave homme, qu’ici en BE, s’il ne parle pas néerlandais…Il n’a aucune chance….?

      Monsieur Arnault….Je vous préviens, c’est compliqué la Belgique…

      A moins que vous ne vouliez juste passer par chez nous avant de prendre votre nationnalité monégasque ?

      Oui,oui, ici,… On est au courant, d’ailleurs, c’est fou le nombre de belges qui deviennent monégasques….

      1. @kercoz
        8 septembre 2012 à 20:44

        « franco- belge c’est pas une marque de chaudiere ? »

        Pétaudière…Kercoz…..
        Je préfère pétaudière à chaudière….

        Pèt, ça pette,
        Mais
        …Chaud, c’est encore tiède…;-)))

      1. Que vient faire le Baltic dry index dans la discussion?

        Il est toujours intéressant de regarder cet indice qui reflète le coût du transport maritime, mais je ne vois pas le rapport avec ce piètre documentaire sur GS.

      2. qui s’y colle pour superposer le graphique de Jancovici qui met en corrélation l’évolution du PIB mondial et les disponibilités d’énergie . . . ?

    1. @ Liszt.fr
      Votre indice démontre soit soit qu’on s’est délà scratché (cf Jorion, voir à 5 ans), soit que les chantiers navals asiatiques tournent dans le vide. Ou les deux.

      1. @Renard

        Ouf je me sens rassuré.

        Comme il est dit dans le dernier Ken Loach, The Angels Share, il s’agit des market’s f***king laws », man. La récession n’incite pas à la l’augmentation des capacités de transport de fret, qui n’existe pas.

        Il va être intéressant de voir si cet indice peut encore descendre.

      2. Z’inquiétez pas. Les 11 600 milliards de renminbis ($ 2 000 milliards)  » d’investissements  » (i.e de dettes à hauteur de 23% du Pib…) annoncés au total par le gvt chinois et surtout les  » autorités locales  » depuis quelques mois chargeront quelques soutes de vraquiers et autres…

  15. Une autre précision sur le film en lui-même: il me semble qu’il a été diffusé sur la TSR il y a quelques semaines.

    1. JE CONFIRME: cette vidéo sur Goldman Sachs qui gouverne le monde a bien été diffusée au mois de juillet sur la TV suisse romande.

      J’avais à l’époque trouvé l’info sur le site suisse d’olivier crottaz qui parlait de sa diffusion sur la TSR.
      Hors les liens internet qu’il donnait ne fonctionnaient pas dès que l’on se trouvait être hors-Suisse.
      J’avais donc trouvé un lien sur rutube.ru et l’avais posté le 19 juillet sur ce site, dans le billet de François Leclerc intitulé « Après les agences, la fautes aux prévisionnistes ».
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=39682

      (le lien rutube.ru ne fonctionne plus et c’est devenu introuvable sur le site suisse)

  16. George Soros: Germany should back growth or leave euro.

    Germany should leave the euro zone if it is not prepared to take a more decisive lead in helping the euro zone’s weaker nations escape a spiral of increasing indebtedness and economic decline, financier George Soros said.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/9531029/George-Soros-Germany-should-back-growth-or-leave-euro.html

    What if Spain refuses to play Mario Draghi’s game?

    So “Super Mario” did it. The European Central Bank president on Thursday announced “unlimited bond buying” to tame profligate eurozone members’ borrowing costs.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/liamhalligan/9529570/What-if-Spain-refuses-to-play-Mario-Draghis-game.html

    Le pseudo philanthrope Soros bien occupé ce week-end à ‘défendre’ l’Europe..c’est louche.

    http://www.nybooks.com/articles/archives/2012/sep/27/tragedy-european-union-and-how-resolve-it/

  17. en gros, si on ne soutient pas les banques, les peuples sont ruinés , et si on les soutient via l’état les peuples sont ruinés ?

    1. C’est très très, très très, exactement ça. En 1 ligne tout est dit. Prenez-en de la graine messieurs les « tartineux ».

  18. En somme, il s’agit toujours d’un chemin de croix… au bout duquel… un hypothétique paradis.

    Alors, adieu ! !

    Adieu les mirages du Paradis en carte postale !

    Bonjour les rivages de la vie ! Les visages !

    Foin des hypothèques.
    Foin des pas un radis pour manger.
    Foin de la vie en hypothèque.

    Calamity capitalism est à l’agonie.

    Tournons cette page pour une nouvelle, avant qu’elle ne se replie sur nous définitivement.

    1. Muche,
      que sommes nous dès lors qu’il y a un tsunami , ou un tremblement de terre , où l’on compte les morts par milliers ? qu’est-ce qu’une personne fondue dans la masse et dans l’épaisseur des temps ? on a encore la chance de vivre dans des conditions assez décentes , et de pouvoir dire, et essayer de comprendre ce qui se trame à la fois en notre intériorité et notre extérieur . on a encore le temps de consacrer à l’amour , à la vérité . ceci peut sembler un privilège exorbitant face à ce qui semble être la priorité des priorités , c’est à dire les revenus, richesse et pauvreté. En fait , il faut voir à qui appartient l’univers ? quelle être, quel être pensant y préside ? ce qu’on peut résumer par dieu ? comme absolu indifférent, neutre, inexistant, ou absent , néant , en quelque sorte et sans volonté ? nous serions dans l’univers , condamnés à l’oubli . inexistant, nous mêmes.
      or, ce n’est pas ainsi . les lois, les règles nous conduisent toujours quelque part , vers quelque connaissance .
      nous sommes cet univers, nous le contenons, et nous ne saurions en avoir connaissance sans l’autre . ( le connais toi toi-même de Socrate est insuffisant, on ne peut rien seul )
      l’argent , voudrait nous faire croire qu’on peut se passer des autres ? on dirait . de tous les autres , sans exclusion .

      remplacer l’argent par donner sa parole, quand on en a une . et qu’on ne peut plus la trahir. ayant évacué toute crainte et tout ressentiment . comme quoi , la pierre d’angle qui édifie, est possible en chacun d’entre nous
      clac, dans la main 🙂

  19. les « petits rentiers » aux États-Unis se confondant avec les « classes moyennes » et les retraités, catégories chéries des partis en quête de réélection.

    Voilà qui va faire plaisir à vigneron, les coupables ce sont les classes moyennes rentières, et les pauvres qui ont cru pouvoir devenir riches, sans en avoir les moyens (subprimes).

    Donc c’est normal que ce soient ces derniers qui trinquent.

    Même pire, puisque pour être élu il faut séduire ces classes moyennes et modestes, c’est la démocratie (médiacratie ?) même qui est en cause.

    Il faut arrêter de laisser croire aux gens qu’ils peuvent devenir riches. L’avenir est à la frugalité, à la sobriété, à la simplicité, à la décroissance de la consommation matérielle pour tout dire.

    Le problème majeur est qu’électoralement parlant ce n’est pas très porteur. Puis il faudrait rajouter à ce programme un meilleur partage des richesses produites, ainsi que des patrimoines. Ce qui n’est pas non plus électoralement très porteur.

    C’est bien pour cela que nous sommes condamnés à des cycles d’alternances qui font naître des espoirs qui sont immédiatement déçu. Les politiques devant promettre la lune pour être élu, mais une fois élu ils ne peuvent tenir.
    Le changement c’est maintenant qu’ils disent tous…

    N’y aurait-il pas un problème d’éducation populaire à la base ? En plus du problème fondamental que le système de consommation entretient, à dessein, en permanence la frustration des consommateurs.

  20. Petite curiosité langagière : je me rappelle fort bien que, dès le début de la crise, on s’est mis à parler d’actifs « toxiques« , alors qu’avant on disait seulement « pourris« . La pourriture ça ne fait pas de mal, ça se conserve à l’écart dans une poubelle, et ça ne se mange pas : c’est donc sans risque. Un produit toxique, lui, a des effets morbides quand il est ingéré, et présente un gros risque. Ce changement dans le langage signale qu’on est passé d’une perception individuelle des risques, (certains acteurs prennent sur eux d’acheter des actifs pourris), à une perception collective : à ce niveau, il n’y a plus d’extérieur où la toxicité pourrait être maintenue et ainsi rester inoffensive.

    1. On a commencé d’utiliser « pourri » pour parler des « junk bonds », on a dit des « obligations pourries ». C’est pas terrible comme traduction : une bonne traduction française pour « junk », c’est « camelote ».

Les commentaires sont fermés.