Étiquette : pouvoir

  • Richesse et pouvoir, une confusion utile, par Pascal

    Billet invité. Ouvert aux commentaires.

    Enfin, dans le monde économique de plus en plus de voix (malheureusement encore minoritaires) s’élèvent pour dénoncer un accroissement abusif et donc excessif de « la concentration des richesses » qui pose des problèmes au bon fonctionnement de l’économie, comme T. Piketty enfourchant le cheval des excessives « inégalités de richesse » qui seraient la raison principale de l’insoutenabilité du fonctionnement de l’économie mondiale actuelle.

    Comme s’il s’agissait là simplement d’un carburateur mal réglé.… Lire la suite…

  • PROJET D’ARTICLE POUR « L’ENCYCLOPÉDIE AU XXIème SIÈCLE » : U.R.S.S., par Michel Leis

    Billet invité.

    U.R.S.S. (Union des républiques socialistes soviétiques) : Nom donné à la Russie de 1922 à 1991, lorsque le pouvoir en place se proclamait communiste. De prime abord, il n’est pas évident d’ajouter un article dans une « encyclopédie au XXIe Siècle » sur un État qui n’aura pas même pas survécu au XXe Siècle, mais si l’U.R.S.S. est le cimetière d’une partie des utopies sociales, il est toujours utile d’en tirer quelques leçons.

    On pourrait simplifier le bilan à l’extrême : l’U.R.S.S. n’aura réalisé qu’une réallocation du pouvoir et des richesses d’une élite vers une autre élite. La durée exceptionnellement courte de ce transfert, son caractère absolu sont à rapprocher de la très longue période qui aura été nécessaire à l’Europe pour opérer le transfert du pouvoir et des richesses de l’aristocratie vers une nouvelle élite politique et économique, et encore, ce transfert est loin d’être aussi complet.… Lire la suite…

  • PROJET D’ARTICLE POUR « L’ENCYCLOPÉDIE AU XXIème SIÈCLE » : contribution à un futur article sur la démocratie, par Michel Leis

    Billet invité.

    Le succès de la pensée libérale est tel dans le monde politique qu’il rend caduque la définition de la démocratie au sens que lui donne cette même pensée libérale. La capacité de changer de gouvernement sans effusion de sang par un processus organisé (*) n’est plus que spectacle et illusion quand les alternances ne conduisent qu’aux mêmes décisions politiques. Quatre aspects me semblent essentiels dans ce processus de délitement.

    Un déséquilibre profond des rapports de force s’est établi entre les Citoyens, le Pouvoir économique et le Pouvoir politique. Le monde politique n’a pas pris conscience que l’une des principales conditions du bon fonctionnement de la démocratie est la garantie donnée à cet équilibre, indépendamment de la capacité de chacun des groupes à influencer la marche de la société ou à exercer un chantage sur l’ensemble du corps social.… Lire la suite…

  • DERNIERS ESPOIRS D’UN PÈRE ET GRAND-PÈRE, par Juan Nessy

    Billet invité

    Toi qui fis la mémoire, est-ce pour qu’on oublie ?…
    Non, c’est pour rendre au temps à la fin tous ses jours,
    Pour faire confluer, là-bas, en un seul cours,
    Le passé, l’avenir, ces deux moitiés de vie
    Dont l’une dit jamais et l’autre dit toujours.

    (Lamartine, « La vigne et la maison »)

    Est-il vraiment possible à ce moment de l’histoire d’être totalement pertinent sur les impasses de la démocratie telle qu’on l’habille sous nos latitudes et sur la nécessité de la force pour  « bouger » ?

    Je crois que non, et que la tâche (inévitable) sera celle d’une génération.… Lire la suite…

  • Pouvoir et corruption, par Tchita

    Billet invité.

    Nos démocraties modernes sont filles des Lumières, dit-on souvent avec raison. La raison, justement, était invoquée avec ferveur par les penseurs de l’époque comme la panacée face à l’obscurantisme. Nos structures sociales modernes sont toutes peu ou prou subordonnées à cette idée simple : les individus et les peuples, à condition d’être convenablement éduqués, sont tous accessibles à la raison, sensibles à ses arguments, susceptibles d’en tirer l’amour pour ce système qui les élève et les responsabilise, finalement à même d’en devenir les plus ardents défenseurs.

    Naturellement, nos Diderot, Montesquieu et autres grands penseurs n’étaient pas naïfs. Ils savaient que l’homme étant ce qu’il est, certaines conditions étaient nécessaires pour maintenir un système démocratique.… Lire la suite…