Archives par mot-clé : Prism

Le scandale de la NSA à la lumière de 1789, par Cédric Mas

Billet invité.

En juillet 1789, alors que les États généraux convoqués par Louis XVI se sont proclamés Assemblée nationale constituante, la France est traversée par un mouvement de violences et d’émotions populaires, appelé « la Grande Peur », dont les motifs demeurent obscurs pour les historiens.

Le climat est alors dans une extrême tension, Paris bruissant de rumeurs de complots aristocratiques, de soulèvements populaires ou de menaces de bandes de brigands.

Les bourgeois se constituent partout en milices populaires et l’Assemblée est bientôt assaillie de toutes parts d’informations et de demandes relatives à des soupçons de coup d’état ou de complots contre la sécurité publique.

Ici un ambassadeur du Roi à Genève est saisi avec des lettres qu’il tente de détruire dans la précipitation, là la rumeur publique fait état d’une troupe de mercenaires en arme dévastant le Soissonnais ou d’un complot pour livrer Brest aux Anglais.

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LE RECUL BRUTAL DE L’INFLUENCE AMÉRICAINE

Une guerre généralisée des puissances occidentales contre la Syrie ou, si l’on veut, contre son Président, n’a pas eu lieu. La France était prête, éventuellement même à y aller toute seule, les députés britanniques ont dit non, et les Américains se sont mis à hésiter. M. John Kerry, Secrétaire d’État, c’est-à-dire ministre des affaires étrangères, a alors dit tout haut que si M. Poutine avait la bonne idée de suggérer à M. Bachar el-Assad qu’il transmette ses armes chimiques à la communauté internationale, les choses seraient bien différentes. M. Poutine a repris la balle au bond, comme l’on sait, et depuis, Damas reprend du terrain pendant que les rebelles s’entre-déchirent.

L’Iran, là aussi, il n’y a pas si longtemps, il semblait aller de soi qu’on irait en découdre, et on se retrouve aujourd’hui à négocier le programme nucléaire iranien, les Américains s’avérant les plus optimistes de tous quant à la possibilité de faire de réels progrès.

Et tout cela, non pas parce que les adversaires des États-Unis haussent le ton – ils ne le font pas, à une ou deux exceptions près, j’y reviendrai – mais parce que les États-Unis font machine-arrière : tout seuls et de leur propre mouvement.

Pourquoi ? en raison de la capacité de l’extrême-droite libertarienne américaine à paralyser le pays sur le plan de l’intervention extérieure, ce qui revient dans ce domaine au même qu’imposer son point de vue, puisque, ennemie mortelle de l’État, elle entend confiner celui-ci au rôle unique de défense de la propriété privée, les autres domaines : la santé,  l’enseignement, la défense du territoire, etc. étant confiés aux intérêts privés, autrement dit à ceux qui penseraient pouvoir y faire de l’argent.

Recul généralisé et spectaculaire de l’influence américaine dans le monde, qui semble passer inaperçu, masqué par des questions autrement plus importantes, comme se demander comment concilier sur un même territoire l’existence de populations sédentaires et nomades, problème qui ne se pose après tout que depuis l’arrivée des Roms en Europe occidentale au XIIe siècle.

Recul de l’influence des États-Unis dû essentiellement à une dynamique interne au pays lui-même si l’on exclut le refus de M. Poutine de livrer Edward Snowden à la justice américaine, et le haussement de ton récent de l’agence de presse officielle chinoise, à propos des tergiversations relatives au déplafonnement de la dette américaine susceptible de provoquer un défaut du pays sur sa dette, et qui appelle à une « désaméricanisation » de la finance internationale, les États-Unis étant accusés – à raison bien entendu – d’avoir exporté vers le reste du monde depuis 1971 (fin de l’ordre monétaire international né à Bretton Woods en 1944), toutes leurs difficultés financières.

Quant à l’Europe, qui se découvre à l’occasion de la révélation du programme Prism, pardonnez-moi l’expression : cocufiée depuis des dizaines d’années, la plupart de ses initiatives économiques et politiques ayant été torpillées par la capacité des Américains d’en connaître tous les détails durant l’entièreté du processus, de la conception du produit ou de l’initiative à sa vente, ses dirigeants en sont encore – voir en ce moment Mme Merkel et son téléphone mobile sur haut-parleur à la Maison Blanche, à se regarder les uns les autres en disant : « Quand même, quand on y pense… ça la fout mal ! »

 

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GUERRE CIVILE NUMÉRIQUE : La question à 1.000 francs

Extraits d’un article : « Comment la NSA espionne la France » , Le Monde, le 21 octobre 2013, par Jacques Follorou et Glenn Greenwald.

La question à 1.000 francs : « L’avenir dira peut-être, un jour, pourquoi Paris est resté si discret, par rapport à Berlin ou Rio après les révélations sur les programmes d’espionnage électronique américain dans le monde. Car la France a été tout autant ciblée et dispose aujourd’hui de preuves tangibles que ses intérêts sont quotidiennement visés. »

Le simple volume : « On constate que sur une période de trente jours, du 10 décembre 2012 au 8 janvier 2013, 70,3 millions d’enregistrements de données téléphoniques des Français ont été effectués par la NSA. »

Des éléments de réponse : « En Europe, seuls l’Allemagne et le Royaume-Uni dépassent la France en termes de nombre d’interceptions. Mais pour les Britanniques, cela s’est fait avec l’assentiment de leur gouvernement… »

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 30 AOÛT 2013

Sur YouTube, c’est ici.

Les révélations de Snowden ont-elles une influence sur la réponse de l’Occident à la situation en Syrie ?

– Washington Post : U.S. spy network’s successes, failures and objectives detailed in ‘black budget’ summary, le 29 août 2013

– Les InRocKs : Lettre de Bradley Manning à Barack Obama, le 22 août 2013

– Blog de PJ : Les langues se délient… à très grande échelle, le 21 août 2013

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REMETTRE L’HUMANITÉ SUR D’AUTRES RAILS, par Al

Billet invité, en réaction à ceci

Ok, great ! Le reste est sur Facebook s’il vous manque des trucs. L’histoire ne nous dit pas s’ils collectionnent également nos ADN, s’ils comptent nous cloner, nous modifier (moi, j’voudrais des ailes et des branchies… si c’est possible). Au risque de paraitre sordide, je dirais que la puissance de tuer des Américains (et des autres) rend leur volonté de tout savoir (pour tout maîtriser) assez puérile. C’est comme Guantanamo, c’est la folie incarnée, un peu comme s’ils voulaient se donner bonne conscience : « Vous voyez, nous avons essayé de prévenir avant de guérir ».

Guérir, dans leur bouche, c’est éliminer (non, je traduis l’Humain pour que tout le monde comprenne bien). Pourquoi ne nous tuent-ils pas tous puisqu’ils sont déjà convaincus que la solution passera par là ? Leur rêve de domination ultime les effraie donc tant ? La sélection passera naturellement par la domination armée. La loi du plus fort n’a jamais cessé d’être la meilleure… On n’en sort pas de cette affaire-là. Mais que veut-il donc ce « plus fort » ? Je veux dire, à part être le plus fort ? Sachant ce que son cerveau recèle comme monstruosités, il imagine bien ce qu’il peut y avoir dans la tête des autres et ne se voyant pas la victime de ces monstruosités, il part dans une course effrénée où il s’agit d’être le plus inhumain avant l’autre. Devenons des monstres avant que de subir la monstruosité : logique ! Totalement idiot mais logique…

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