REMETTRE L’HUMANITÉ SUR D’AUTRES RAILS, par Al

Billet invité, en réaction à ceci

Ok, great ! Le reste est sur Facebook s’il vous manque des trucs. L’histoire ne nous dit pas s’ils collectionnent également nos ADN, s’ils comptent nous cloner, nous modifier (moi, j’voudrais des ailes et des branchies… si c’est possible). Au risque de paraitre sordide, je dirais que la puissance de tuer des Américains (et des autres) rend leur volonté de tout savoir (pour tout maîtriser) assez puérile. C’est comme Guantanamo, c’est la folie incarnée, un peu comme s’ils voulaient se donner bonne conscience : « Vous voyez, nous avons essayé de prévenir avant de guérir ».

Guérir, dans leur bouche, c’est éliminer (non, je traduis l’Humain pour que tout le monde comprenne bien). Pourquoi ne nous tuent-ils pas tous puisqu’ils sont déjà convaincus que la solution passera par là ? Leur rêve de domination ultime les effraie donc tant ? La sélection passera naturellement par la domination armée. La loi du plus fort n’a jamais cessé d’être la meilleure… On n’en sort pas de cette affaire-là. Mais que veut-il donc ce « plus fort » ? Je veux dire, à part être le plus fort ? Sachant ce que son cerveau recèle comme monstruosités, il imagine bien ce qu’il peut y avoir dans la tête des autres et ne se voyant pas la victime de ces monstruosités, il part dans une course effrénée où il s’agit d’être le plus inhumain avant l’autre. Devenons des monstres avant que de subir la monstruosité : logique ! Totalement idiot mais logique…

N’ayant pas la capacité d’en sortir, l’humain va aller au bout de sa trajectoire, et ce en sachant que c’est monstrueux et idiot. Il va se suicider en pleine conscience de ses actes. Sauf… si une illumination nous arrive et qu’on trouve un moyen d’organiser la vie des Hommes d’une autre manière « naturellement automatique ». Qu’on le fasse sauter de ses rails pour l’aiguiller vers un autre destin. Moins suicidaire. TicTac… le temps presse, et nous, on perd du temps à s’offusquer de son cynisme, alors qu’il est évident qu’acculé, dos au mur, l’Homme a toujours choisi ne de pas partir seul. Il faut qu’il entraîne les autres dans sa chute : « après moi, le déluge », c’est une constante. Et là, je voudrais rappeler cette expérience faite il y a 60 ans sur des délinquants. Il s’agissait de leur proposer un deal du genre : 1/ Si tu dénonces ton pote et que lui ne te dénonce pas, tu es libre dans un an et lui en prend 20. 2/ Si vous vous dénoncez mutuellement, vous aurez tous les deux 10 ans. 3/ Si aucun des deux ne dénonce l’autre, vous êtes libres. Vous vous souvenez de ce supplice ? Ça s’appelle le jeu de la poule mouillée ou le dilemme du prisonnier. Jamais aucun commentateur, analyste, mathématicien, etc. ne porte l’attention sur le fait qu’avant d’étudier l’expérience et son déroulement ainsi que les comportements des participants, il faudrait exprimer le fait que c’est avant toute chose une situation de torture, et que d’imposer un tel non-choix à des individus est proprement inhumain, et que le fait de dire que l’on peut retrouver dans la « vraie vie » ce genre de situations est tout à la fois un mensonge (car dans la vie, un choix est toujours beaucoup plus complexe et subtil) et un écran de fumée pour ne pas s’avouer que la bêtise n’est pas dans les choix des participants mais bien dans l’esprit froid et rationnel de celui qui trouve malin de reproduire une situation aussi perverse !

Idiotie, monstruosité, perversité… le tout porté par cette certitude d’être très intelligent, dans son bon droit et de faire progresser la science. Voilà ce que véhicule le fasciste de base qui est mû par ses complexes de supériorité et d’infériorité, une douleur intérieure, un mal de vivre et des démons qui le font devenir fou et agir de la sorte. Pour sortir de là, il faut donc rabâcher que toutes les folies proviennent de douleurs qu’on a tenté de guérir maladroitement, et que tous les monstres (à chacun son style) sont dans un premier temps des victimes. Le statut d’humain étant d’être un « monstre par nature », le tout est de trouver quelle sorte de monstre l’Humanité doit devenir pour ne pas s’éteindre lamentablement. Dire cela, c’est déjà se voir un peu plus tel que l’on est et c’est désirer ne pas trouver la solution dans un règlement de compte sans issue. Et rabâcher cela est peut-être l’aiguillage qui fera sauter l’humanité sur d’autres rails… et pour un autre destin !

 

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