Archives par mot-clé : privatisation

Trends – Tendances, Comment échouer quand toutes les décisions dépendent pourtant de vous ?, le 30 juin 2016

Jacques De Larosière publie chez Odile Jacob ses mémoires sous le titre 50 années de crises financières.

Ce n’est pas tomber dans le sensationnalisme qu’appeler De Larosière une superstar de la finance. Qui d’autre que lui peut se prévaloir en effet d’un palmarès « en or » comme le sien : directeur du Trésor en France (1974 – 1978), directeur du Fonds monétaire international (1978 – 1987), gouverneur de la Banque de France (1987 – 1993), enfin directeur de la BERD, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (1993 – 1998) ?

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L’actualité de demain : QU’EST-CE QU’ILS NE VONT PAS INVENTER ? par François Leclerc

Billet invité

On connaissait l’assurance-vie, par le biais de laquelle ses possesseurs peuvent se retrouver sans le savoir détenteurs de titres de dette souveraine qui subiront demain une décote ; on avait enregistré sous Nicolas Sarkozy la volonté gouvernementale d’accroître le nombre de propriétaires de logements et l’endettement des ménages, ou bien encore la tentative de lancer la retraite par capitalisation, mais avant la crise. Le tout dans l’intention de mouiller le plus de gens possible et de les rendre dépendants et solidaires du système.

Dans ce même esprit, il nous vient du Royaume-Uni une nouvelle idée qui ferait du plus grand nombre possible de Britanniques les actionnaires des banques. C’est tout du moins la proposition de Policy Exchange, un think tank qui entend créer « une nouvelle génération d’actionnaires ». Avec l’avantage incontestable, mais pas revendiqué, que leur présence représenterait un obstacle à la participation des actionnaires d’une banque à son renflouement !

La réflexion s’est engagée à propos de la privatisation de RBS et Lloyds, les deux banques partiellement nationalisées en 2008, qui devrait être prochainement annoncée par George Osborne, le chancelier de l’Échiquier. En attendant, 70 % des parts de l’État dans celles-ci pourraient être vendues à une population estimée entre 20 et 30 millions de Britanniques, selon ce rapport. Chacun d’entre eux pourrait acheter des titres pour un montant évoluant entre 1.100 et 1.600 livres, en fonction de la demande, avec la garantie gouvernementale de ne rien perdre en cas de baisse de la valeur de l’action (au bout de dix ans). Autres avantages de ce scénario, il permettrait de réaliser l’opération avec les prochaines élections législatives, prévues en 2015, et d’illustrer les bienfaits de la politique gouvernementale.

Peut-on prochainement espérer la réalisation d’un partenariat entre la Loterie nationale et un opérateur de trading de haute fréquence pour un nouveau jeu ?

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 4 JANVIER 2013

Oups ! J’ai voulu faire court et… je ne n’y suis pas parvenu. J’ai voulu parler du vote « de compromis » aux État-Unis, j’ai voulu expliquer pourquoi il n’y a plus de compromis possibles aujourd’hui parce que nous sommes face à des choix de société, j’ai voulu expliquer que tout le monde se dit « de gauche » aujourd’hui, mais qu’il ne suffit pas de l’affirmer, il faut encore en apporter les preuves…

Et j’ai dit deux mots de la nouvelle formule du blog.

Le même sur YouTube.

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ASCENSEUR POUR L’ÉCHAFAUD, par Michel Leis

Billet invité

Le caractère devenu hautement spéculatif des dettes souveraines, la multiplication des bulles, le nombre toujours croissant d’instruments et d’outils financiers sophistiqués dont il est si souvent question dans ce blog, tous ces constats renvoient à une vérité première : la spéculation est avant tout la quête d’un surprofit. Oui, mais voilà, en référence à quoi ? Si l’on met de côté l’aspect jeu (que l’on ne peut pas évidemment totalement écarter), le minimum de rationalité que l’on puisse attendre des acteurs du marché est qu’ils aient une idée des rendements pour un capital équivalent placé dans l’économie réelle.

Ma première hypothèse, c’est qu’il existe un référentiel collectif sur les attentes de profit. C’est celui qui s’exprime au travers des articles d’une certaine presse économique, qui se construit par l’observation des entreprises équivalentes, dans les dîners en ville, au travers des coteries d’anciens élèves et dans cette multitude de lieux d’échanges plus ou moins structurés qu’adorent fréquenter les élites. Les commentateurs boursiers expriment finalement une idée similaire quand ils expliquent la variation d’un cours par l’annonce de résultats supérieurs ou inférieurs aux « attentes » du marché. Ce référentiel a un caractère normatif, tant il influence la décision des investisseurs et des dirigeants d’entreprise tout en restant du domaine de l’ordre de grandeur.

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