Archives par mot-clé : produits dérivés

Le Monde / L’Écho – Les produits financiers innovants, facteur de risque, le 20 février 2018

Le Monde : Des « dérives sur indice » à la dérive des marchés

L’Écho : Les produits financiers innovants, facteur de risque

L’identité de l’auteur de la baisse boursière qui débuta le 5 février a conduit à de multiples supputations. Bien sûr, une bulle existait (fruit des injections massives de liquidités par les banques centrales) et tout un chacun prévoyait son éclatement, un élément déclencheur spécifique a cependant dû y intervenir le jour même.

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Pour une taxe sur les transactions financières spéculatives, par Zébu

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Lors de son appel à refonder l’Europe le 26 septembre dernier, Emmanuel Macron avait listé un nombre impressionnant de chantiers à ouvrir ou rouvrir, qui doivent permettre selon lui de relancer le projet européen.

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À QUAND LA PROCHAINE CRISE ? par François Leclerc

Billet invité.

Janet Yellen, la présidente de la Fed, a cru pouvoir affirmer que nous pourrions ne pas faire l’expérience d’une nouvelle crise « de notre vivant », mais elle n’a pas clos le débat à son propos, quand bien même elle aurait raison. « À quand la prochaine crise ? » est une interrogation présente dans toutes les pensées sinon dans tous les discours. Dans un monde complexe où circulent tant de certitudes erronées, elle fait exception pour être laissée sans réponse d’autant qu’elle est doublée d’une autre sur ce qui la déclenchera.

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Brexit : L’ENJEU DES CHAMBRES DE COMPENSATION, par François Leclerc

Billet invité.

La négociation du Brexit est officiellement engagée, destinée à durer deux ans, à moins que des prolongations ne soient comme il est vraisemblable accordées afin de repousser le moment fatidique d’un divorce qui en tout état de cause ne sera pas une franche séparation. Pour meubler, les commentateurs opposent les partisans du Brexit dur ou doux, cette énième resucée des faucons et des colombes qui a déjà tant servi.

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LA MAUVAISE MAIN DES RÉGULATEURS BANCAIRES, par François Leclerc

Billet invité.

La mise au point finale de Bâle III, ce nouvel ensemble réglementaire définissant les normes de fonds propres des banques édicté par le Comité du même nom, s’achemine lentement mais sans gloire. Les discussions finales traînent en longueur, marquées par une opposition entre Américains et Européens. Un compromis est recherché, avec le risque de ne pas aboutir au renforcement du montant plancher des fonds propres qui était recherché.

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LA FINANCE, EN AVANT COMME AVANT ! par François Leclerc

Billet invité.

La dérégulation financière impulsée par les États-Unis attend patiemment son heure. Donald Trump a d’autres priorités avec l’Obamacare et la réforme fiscale, mais elle ne perd rien pour attendre. Un premier signal sans équivoque a été lancé par Patrick McHenry, le vice-président du Comité des services financiers de la Chambre des représentants, qui a mis en cause la participation de la Fed au Comité de Bâle, au Comité de stabilité financière et au régulateur des compagnies d’assurance dans une lettre à sa présidente Janet Yellen.

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LA CITY ET L’ENJEU DES PRODUITS DÉRIVÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Theresa May, le Premier ministre britannique, a décidé de prendre son temps pour étudier le dossier de la centrale nucléaire de Hinkley, mettant EDF et l’Élysée sous pression. Difficile de l’interpréter autrement que comme une première escarmouche s’inscrivant dans le cadre de la négociation du Brexit !

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LA PENTE DESCENDANTE DE LA RÉGULATION FINANCIÈRE, par François Leclerc

Billet invité.

Goldman Sachs constate dans une étude une importante baisse des revenus des banques américaines, trois facteurs se conjuguant pour les affaiblir au point d’éroder de plus de 7 % leurs profits annuels, qui sont captés par le secteur du shadow banking. En cause : les bas taux d’intérêt, la régulation financière et l’apparition de nouveaux concurrents. Les énormes amendes auxquelles elles ont été condamnées ne sont pas mentionnées.

Impulsés par une Fed qui ne les augmente toujours pas, les bas taux d’intérêt persistants font d’ailleurs d’autres victimes, aux États-Unis et ailleurs, dans le secteur clé des compagnies d’assurance. Celles-ci sont prises dans un étau qui se resserre progressivement, ayant garanti des rémunérations fixes à leurs clients tout en subissant une baisse de leurs revenus obligataires. Seul leur matelas de titres n’étant pas arrivés à maturité et bénéficiant des rendements d’avant freine cette érosion qui va se poursuivre tant que les taux ne remonteront pas. Ce qui n’est pas à l’ordre du jour en Europe avec le démarrage du programme d’achat de titres de la BCE. Côté régulation, les lobbies bancaires courtisent activement la majorité républicaine du Congrès afin que soit détricotée la loi Dodd-Frank de régulation financière, dans la perspective des prochaines élections présidentielles américaines. Mais ils sont également préoccupés par l’émergence sur Internet de nouveaux acteurs P2P (pair à pair), qui contournent les banques sur des marchés très profitables et en plein développement comme celui des prêts étudiant.

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LES CHAMBRES DE COMPENSATION, JOLI CASSE-TÊTE, par François Leclerc

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Les amateurs de casse-tête disposaient déjà d’un magnifique terrain de jeu avec la réglementation bancaire. Détailler à quelle catégorie de fonds propres appartient telle ou telle classe d’actifs bancaires demande une science qui impose le respect quand on prétend épuiser le sujet. En venir à bout est pourtant essentiel, si l’on veut juger des ratios de fonds propres établis par le Comité de Bâle, ou par le Conseil de stabilité financière (FSB) en ce qui concerne les établissements déclarés systémiques, ou bien pour apprécier l’épaisseur du coussin de liquidités dont les banques doivent disposer. Mais ceci n’était qu’une mise en jambe.

Un nouveau casse-tête est disponible. L’utilisation de chambres de compensation (CCP) a été instaurée pour sécuriser les transactions de produits dérivés, jusqu’à maintenant opérées de gré à gré, à condition toutefois qu’ils soient standard (les autres échappant à cette obligation). Mais à bien y regarder, les CCP ne sont-elles pas des bombes en puissance ? En tant que fonds de garantie, elles concentrent en effet le risque qu’elles ont pour mission de supprimer sans avoir nécessairement les moyens financiers de l’assumer. C’est en tout cas la question qui doit être posée si l’on considère le volume des transactions sur les produits dérivés qu’elles vont accueillir.

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Régulation financière : DE CHARYBDE EN SCYLLA, par François Leclerc

Billet invité.

Jusqu’alors entouré de mystère et resté invaincu, le danger systémique a désormais un visage mais n’en sort pas glorieux. Non pas celui d’une panique bancaire des déposants (le retrait dans la panique de leurs fonds), mais le débouclage en catastrophe par les banques de leurs positions dans les produits dérivés. Produisant alors un effet cataclysmique garanti en raison du volume d’encours de ce marché – 7.000 milliards de dollars – et de la propagation de ces produits financiers dans les bilans bancaires, où ils sont particuliers concentrés dans les mégabanques. D’où leur nom de banque systémique. Le Conseil de stabilité financière (FSB) décidé en 2009 par le G20 – qui chapeaute tous les organismes publics nationaux et internationaux – a finalement établi en 2012 une liste de 29 établissements, après longue réflexion, et on attendait patiemment la suite.

Les contraintes de renforcement supplémentaires de leurs fonds propres de ces banques ne suffisant pas, de tout évidence, les régulateurs américain, Fed en tête, ont obtenu de l’International swaps and derivatives association (ISDA) qu’elle étudie avec ses membres des mesures complémentaires. L’ISDA est ce club très fermé qui regroupe les grands acteurs du marché des dérivés et fait la pluie et le beau temps sur celui-ci, décidant notamment s’il y a défaut ou pas lorsqu’un incident de payement intervient. On sait à ce propos que, toujours présentés comme assurances afin de les montrer sous leur meilleur jour, les credit-default swaps ont été détournés de leur objet initial et sont devenus pour la plus grande part un des jeux favoris et les plus fréquentés du grand casino. En fait d’assurance, ce sont des paris sur l’évolution du prix de leur sous-jacent qui ne méritent qu’un sort : leur interdiction. Continuer la lecture de Régulation financière : DE CHARYBDE EN SCYLLA, par François Leclerc

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La régulation financière progresse : CHERCHEZ L’ERREUR !, par François Leclerc

Billet invité

Quelle surprise ! Après avoir fait son siège, les banques ont obtenu ce week-end du Comité de Bâle d’importants assouplissements à propos du ratio d’effet de levier qui devra être respecté en 2018. Celui-ci mesure le rapport entre leurs fonds propres et leurs actifs, sans pondération de leur valeur. Cela fait suite à un autre important accommodement, il y a un an, qui concernait un autre ratio, celui de liquidité à court terme (LCR). Ce matin, les valeurs bancaires étaient à la hausse…

Le ratio mesurant l’effet de levier évacue toutes les interrogations liées à la valorisation des actifs et fait obstacle à la pratique instituée d’enjoliver les comptes dans cet univers très opaque quand il s’agit des dérivés. Les banques craignaient que son application génère d’importantes obligations de renforcement de leurs fonds propres, faisaient valoir que, les incitant à diminuer la taille de leur bilan, cette contrainte serait contradictoire avec la demande qui leur est faite de développer le crédit. Ou que cela aurait comme effet de les conduire à prendre plus de risque, puisque celui-ci n’est pas pris en compte dans le calcul de l’effet de levier. Leurs mauvais arguments ont été reçus, elles ont été entendues !

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RETOMBÉES DE L’AFFAIRE KERVIEL : LES BANQUES « SYSTÉMIQUES » ET LES PRODUITS DÉRIVÉS REMIS EN QUESTION

Le 4 avril 2008, je publiais ici un billet intitulé : « Kerviel et la faute a pas d’chance », dont les dernières lignes disaient ceci :

« Alors, si c’est la faute à pas de chance, est-ce qu’il ne serait pas temps de ficher la paix à Jérôme Kerviel ? »

Un livre qui vient de paraître m’encourage à aller beaucoup plus loin encore dans la même direction.

Dans Antifragile. Les bienfaits du désordre (Les Belles Lettres 2013 [1]), dans le cadre d’une discussion relative à la relation entre taille et fragilité, Nassim Nicolas Taleb, consacre un bref paragraphe à l’affaire Kerviel. Il écrit ceci à propos du débouclage de la position de Kerviel le 21 janvier 2012 :

« Une liquidation de 70 milliards de dollars aboutit à une perte de 6 milliards de dollars. Mais une liquidation d’un dixième de cette taille, 7 milliards de dollars, n’entraînerait probablement aucune perte, car les marchés absorberaient ces quantités sans paniquer, peut-être même sans le remarquer. Cela nous dit donc que si, au lieu d’avoir une très grande banque, avec M. Kerviel en franc-tireur du trading, nous en avions dix de taille plus modeste, chacune possédant respectivement son M. Micro-Kerviel qui mènerait son activité de trader en franc-tireur et dans son coin à des moments imprévus, le total des pertes des dix banques serait quasiment nul » (pages 341-342).

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L’actualité de demain : QUAND LA BUÉE SE DISSIPE DANS LE RÉTROVISEUR, par François Leclerc

Billet invité.

Que ne voit-on pas dans le rétro, ces temps derniers ! À quelques jours de son départ de la Banque d’Angleterre, son gouverneur Mervyn King s’épanche devant les députés britanniques. En référence aux dirigeants des banques, il leur a expliqué que la « première réponse » de ceux-ci est souvent de décrocher leur téléphone pour appeler le ministre des finances ou le premier ministre, lorsqu’ils rencontrent un problème dont ils ne veulent pas que le régulateur le soulève. L’Autorité de régulation prudentielle (PRA), qui officie désormais sous la responsabilité de la Banque d’Angleterre, vient d’annoncer que les cinq principales banques britanniques devaient augmenter leurs fonds propres de 27,1 milliards de livres, 13,4 milliards manquant encore à l’appel après leurs récents renforcements. De quand datent donc les dernières pressions des banques sur le 10, Downing Street ?

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VUB, Chaire « Stewardship of Finance », onzième leçon, le 7 mars 2013

La onzième leçon de la chaire « Stewardship of Finance », consacrée entièrement à la tragique histoire de la compagnie texane Enron, dont j’ai parlé dans mon livre Investing in a Post-Enron World (2003).

P. S. : Leçon plus longue que les autres en raison de la discussion passionnante qui se déroule ensuite dans des échanges avec la salle.

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L’actualité de demain : COMMENT REVIENT PEU A PEU L’APPÉTIT POUR LE RISQUE, par François Leclerc

Billet invité.

Les nouvelles normes de liquidité adoptées par le Comité de Bâle seraient « plus réalistes » selon Mervyn King, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, qui a participé à leur élaboration. Cela dépend du point de vue que l’on adopte !

Trois leviers sont actionnés : le calendrier de leur mise en application est repoussé, l’ampleur des difficultés auxquelles les banques pourraient être appelées à faire face est diminuée (un retrait des fonds, par exemple), et la liste des actifs éligibles est élargie. Cette dernière mesure a comme intention de relancer le marché de la titrisation des actifs immobiliers, afin de soulager le bilan des banques, et les inciter à intervenir sur ce marché spéculatif, au détriment de leur activité de crédit. Une allocation de leurs ressources qui ne va pas précisément dans le sens du renforcement de leur solidité et de la relance du crédit, notamment auprès des PME européennes qui sont très dépendantes d’elles.

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