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Contre le sectarisme, le 21 mars 2021 – Retranscription

Retranscription de Contre le sectarisme, le 21 mars 2021.

Bonjour, nous sommes le dimanche 21 mars 2021 et la scène se passe en 1975. Un groupe de jeunes femmes a fait accepter par l’Université de Cambridge [King’s College] que soit créé un séminaire de réflexion féministe.

Il se fait que parmi la demi-douzaine de jeunes femmes qui ont obtenu ça de l’université se trouve ma copine de l’époque et quand les sessions commencent dans cet auguste collège, je suis là. Je suis là par sympathie pour le but affiché et par sympathie personnelle pour les jeunes femmes qui sont là, dont la plupart sont des amies de ma copine, je les connais bien : avec qui je suis déjà allé en vacances. 

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La pudibonderie n’est pas de gauche

À propos de Le Monde, Le cinéma indépendant américain saisi par le puritanisme, par Jean-François Rauger, le 12 octobre 2020.

Sous-titre de l’article : “Le souci des cinéastes semble aujourd’hui de ne pas être soupçonnés de vouloir rassasier un regard masculin qui, par essence, serait suspect.”

J’abonde dans le sens de l’article : ni le néo-puritanisme, ni la néo-pudibonderie, ne sont progressistes, ne sont “de gauche” : ils se situent dans la même lignée que leurs prédécesseurs, le puritanisme et la pudibonderie, dans la grande tradition de la pensée réactionnaire : un refus dogmatique de la condition humaine telle qu’elle est, déterminée par notre condition de mammifère, d’animal sexué, programmé (et rétribué) pour la copulation, selon un mécanisme assurant la reproduction de l’espèce (c’est comme cela que la vie se perpétue, c’est tout).

Affirmer le contraire s’inscrit dans une longue tradition de condamnation des “actes contre nature”, une “nature” définie en l’occurence arbitrairement, sur la base seule du préjugé – que celui-ci soit clairement “obscurantiste” ou de manière ambivalente, “politiquement correct”, importe peu : il s’agit toujours de préjugé.

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