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POLY STYRENE (1957 – 2011)

C’est avec une grande tristesse que j’ai appris avec beaucoup de retard la mort intervenue le mois d’avril dernier de Poly Styrene (Marianne Joan Elliott-Said), la chanteuse du groupe punk féminin anglais X-Ray Spex. Ça n’a pas dû faire la une des journaux que je lis d’habitude, et c’est pour cela que cela m’a échappé.

Ce sont les journalistes du magazine Voxpop qui m’interviewaient la semaine dernière qui m’ont appris sa mort, alors qu’on évoquait ce qu’on aimait bien à différentes époques.

J’habitais alors l’Angleterre. On était au début du règne de la Dame de Fer et tout ce dont on était sûr que cela devait l’énerver profondément nous mettait automatiquement de bonne humeur.

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A PROPOS D’INTERRÈGNES ET DE QUELQUES SONS QU’ON Y PERÇOIT, par Jacques-Olivier Charron

Billet invité. UNe première version en a paru ici.

Etant de ceux pour qui la notion d’idéologie dominante a du sens, je ne peux m’empêcher de penser depuis quelques temps aux parallèles qui peuvent être faits entre la période 1977-1983 et celle que nous vivons depuis 2007 ou 2008, début de la crise terminale du modèle néolibéral ou tout au moins de quelque chose d’assez bien délimité, d’un mode de définition des contenus des politiques à mener adossé à un ensemble précis d’idées et de justifications. Ces deux périodes ont ceci de commun qu’elles sont des interrègnes, des périodes pendant lesquelles une idéologie dominante s’effondre sans qu’une autre ne parvienne encore à la remplacer.

Mon idée ici est de revenir de façon courte et donc nécessairement simplificatrice sur celles qui se sont récemment succédées, avant d’avancer quelques éléments plaidant pour une forme de parallélisme entre cette histoire et celle des musiques dites « populaires » ou plutôt d’un sous-ensemble assez particulier de celles-ci.

Les pays dominants de l’économie mondiale, correspondant en gros aux membres de l’OCDE, ont mis en œuvre entre la fin de la Deuxième Guerre Mondiale et 1977 des politiques relevant de ce que les économistes régulationnistes ont appelé « fordisme », et dont l’objectif central était de maximiser le taux de croissance des économies dans un cadre essentiellement national. La quasi-élimination du chômage et le développement de la consommation du salariat de masse caractérisèrent aussi cette période. L’idéologie dominante célébrait le progrès technique mais aussi sa mise en œuvre par des élites technocratiques dans le cadre des Etats-nations, qui étaient aussi le cadre de la légitimation démocratique.

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