Étiquette : réformes structurelles

  • LA BCE FAIT CE QU’ELLE PEUT… par François Leclerc

    Billet invité.

    Il était surnommé Super Mario et se retrouve maintenant comparé à Atlas supportant le poids du monde, en la circonstance de l’Europe. Mario Draghi est-il toujours le sauveur ou bien serait-il devenu une victime ? C’est en tout cas ainsi qu’il s’est un peu présenté devant les parlementaires européens, appelant pour la énième fois les gouvernements à prendre son relais.… Lire la suite…

  • LES POTS AUTOUR DESQUELS ILS TOURNENT, par François Leclerc

    Billet invité.

    Coincée entre son réalisme économique et son conformisme politique, l’OCDE n’est pas avare de contradictions. Ne voulant sans doute pas rajouter l’inconscience à l’audace, l’organisation préconise simultanément de lever le pied sur la consolidation en Europe et de continuer à s’inscrire dans le « cadre fiscal européen »… Que d’entrechats !

    « La zone euro s’approche du point mort et fait peser un risque majeur pour la croissance mondiale, avec un chômage qui reste élevé et une inflation qui reste loin de l’objectif » : tel est son dernier verdict sans appel, assorti comme de coutume de prévisions de croissance, d’inflation et de chômage dégradées par rapport aux précédentes.… Lire la suite…

  • État du monde : LEUR DÉFI ET LE NÔTRE, par François Leclerc

    Billet invité.

    Hier, la croissance des États-Unis donnait le ton, relayée par celle des pays émergents, source d’un émerveillement qui s’est depuis calmé. En ces temps de crise européenne cessant d’être celle de sa périphérie pour devenir celle de son centre, la croissance de l’Allemagne était présentée comme justifiant un modèle à reproduire avant, à son tour, de ne plus être ce qu’elle était. Le monde n’est pas globalement entré en récession, mais il lui est désormais prédit une longue période de faible croissance et de stagnation : l’heure n’est plus à la mondialisation triomphante, l’exportation n’est plus le moteur performant de la croissance.… Lire la suite…

  • Les négos européennes : AVEC SES GROS SABOTS, LA BCE S’INVITE DANS LE DÉBAT, par François Leclerc

    Billet invité.

    Sans trop se soucier de sortir d’un mandat centré sur la conduite de la politique monétaire, Mario Draghi s’invite dans le débat européen, illustrant que la politique européenne va devoir évoluer d’une manière ou d’une autre. La nouveauté qu’il propose consisterait à « appliquer les mêmes principes à la gouvernance des réformes structurelles que ceux que nous avons adopté pour la gouvernance budgétaire », faisant d’un ensemble de critères structurels des règles qui devraient être appliquées et respectées au sein de la zone euro. En intervenant sur ce terrain, le président de la BCE n’innove pas, si on se souvient de l’intervention de Jean-Claude Trichet, son prédécesseur, dictant sa conduite au gouvernement italien par le biais d’un courrier qui avait provoqué quelques remous.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : LES TROIS SÅ’URS SONT DÉSUNIES, par François Leclerc

    Billet invité.

    Connaitrions-nous trois crises financières distinctes ? C’est ce que l’on pourrait croire à observer les politiques divergentes de la Fed, de la Banque du Japon et de la BCE. Les deux premières déversent sans compter des liquidités dans leur système financier. Mais la première étudie la possibilité de stopper progressivement son programme, en prenant de multiples précautions, tandis que la seconde vient de s’engager au contraire sans retenue. La troisième se contente de ruser, en raison des contraintes de son mandat, et se trouve paralysée par ses dissensions internes.

    Les principales banques centrales agissent donc en ordre dispersé, or la crise est unique dans notre monde globalisé, même si elle a des caractéristiques spécifiques à chaque pays ou région.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : LA TRAGÉDIE EST EN QUATRE ACTES, par François Leclerc

    Billet invité

    La récession va se poursuivre et le chômage augmenter en 2012 et 2013, selon les dernières prévisions de l’OCDE. Comment pourrait-il en être autrement, vu la politique appliquée à l’instigation d’une Commission européenne qui persévère ?

    Celle-ci vient d’accorder aux gouvernements des délais pour accomplir des objectifs – qui étaient inatteignables – de réduction du déficit, les assortissant à titre de contreparties de mesures visant les retraites et la réforme du travail. Là où elle devrait s’en tenir à des recommandations, le rapport de force qui s’est installé lui permet de formuler des exigences, mais il est un peu tard pour s’en offusquer après y avoir contribué !… Lire la suite…

  • FRANCE INTER, Journal de 13h, vendredi 17 mai 2013

    J’ai commenté mon article « Aligner les salaires français sur ceux du Bangladesh » : le scénario du pire, paru dans Le Monde lundi.

    C’est à partir de la 18ème minute.

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  • LE MONDE, Le moins-disant salarial en accusation, lundi 13 – mardi 14 mai 2013

    Sur la page « Les débats » : « Aligner les salaires français sur ceux du Bangladesh » : le scénario du pire, mercredi 15 mai de 15h à 16h30. Ce fut ici. C’EST TERMINÉ !

    Le Monde a eu l’amabilité de mettre ma chronique en « une » de l’édition en ligne, non sans en avoir modifié le titre, qui est devenu « Aligner les salaires français sur ceux du Bangladesh » : le scénario du pire.

    Parler de « réformes structurelles de compétitivité » c’est accepter le principe d’un moins-disant salarial au plan international : c’est admettre qu’il existe un pays où le niveau du salaire de subsistance est le plus bas, et que ce salaire de subsistance du travailleur le plus misérable de la planète doit jouer le rôle d’un « attracteur » pour l’ensemble des salaires à la surface du globe.… Lire la suite…

  • RÉFORMES !, par Michel Leis

    Billet invité.

    Une fois de plus Bruxelles enjoint à un pays, en l’occurrence la France, d’entreprendre des réformes « structurelles ». Préserver l’existant au travers de réformes importantes fait irrésistiblement penser à cette célèbre citation du roman de Lampedusa, Le Guépard : « Il fallait se dépêcher de tout changer afin que rien ne change ». Cette véritable antienne du monde occidental ne fonctionne évidemment pas, n’a jamais fonctionné et ne fonctionnera probablement jamais. Il existe une dynamique du changement. Dans un monde ouvert, nulle entité ou nul groupe d’individus ne peut prétendre avoir le contrôle de tous les évènements et tous les paramètres.… Lire la suite…

  • LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 10 MAI 2013

    Je voulais faire une vidéo « de transition », vous savez : « le pont de l’Ascension »… et puis Oups ! je me suis fâché ! mais vous le verrez quand même : c’est une « saine » colère comme on dit, oui très saine !

    – Aligner nos salaires sur ceux du Bangladesh, qui en bénéficie ?

    – Pourquoi mes billets « Questions essentielles » et « La vie de tous les jours » parlent-ils de la même chose ?

    – « La démocratie est-elle enchaînée face à la finance ? » ma communication à l’Académie royale de Belgique, du 30 mai au 1er juin, dans le cadre du colloque La démocratie enrayée ?Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : DES FINASSERIES DILATOIRES ET MALFAISANTES, par François Leclerc

    Billet invité.

    Les performances allemandes en matière de chômage ont un coût, que l’Office fédéral des statistiques, Destatis, vient de détailler. Dans les années 2000, les lois Hartz ont réformé le marché du travail et la protection sociale, et l’on en observe pleinement les conséquences aujourd’hui. Résultat : les travailleurs à bas salaires et les retraités connaissent une paupérisation croissante tandis que la concentration de la richesse s’accentue (10% des foyers accaparent 53% de la richesse privée, estimée à 10.000 milliards d’euros, contre 45% il y a dix ans).

    La précarité accentuée du travail et l’absence de salaire minimum ont contribué à la création d’une importante couche de travailleurs pauvres, qui ont du mal à vivre de leur travail : plus d’un sur cinq sont dans ce cas dans les entreprises de moins de dix salariés.… Lire la suite…