Archives par mot-clé : Royal Bank of Scotland

UN ÉTRANGE DEUX POIDS DEUX MESURES

Vous avez dû noter que les autorités financières américaines n’incriminent jamais véritablement qui que ce soit : tout cela se termine toujours de la même manière : le criminel – que rien n’empêche de poursuivre ses activités criminelles – s’acquitte d’une amende sans reconnaître pour autant avoir rien fait de mal.

L‘époque où il aurait été interdit aux États-Unis à une entreprise financière de poursuivre ses activités dans un secteur où elle s’est conduite en criminel endurci, se perd hélas dans la nuit des temps.

Dans le scandale du LIBOR (voir mes billets d’avril 2008), Barclays a été mise en cause, et sa direction décapitée (essentiellement parce que le comportement répugnant de l’empire Murdoch avait mis les nerfs à vif de l’opinion publique britannique), puis UBS. Le temps est venu pour Royal Bank of Scotland d’expier, et cette fois-ci, il est (enfin) question de poursuites sur le plan criminel.

La différence entre Barclays et UBS d’un côté, et Royal Bank of Scotland de l’autre, est que RBS est, depuis ses déboires du temps des subprimes, nationalisée à 82%.

J’ai déjà eu l’occasion d’en faire la remarque : les instances américaines traitent de manière générale avec beaucoup plus de rigueur tout ce qui relève directement de la nation britannique, que ce qui touche aux entreprises privées de ce beau pays.

Quel sens cela a-t-il ? Je n’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est que ceux qui, sur le continent, sont prompts à blâmer « les Anglo-Saxons » dans leur ensemble pour tous les malheurs qui nous affligent, vont devoir revoir leurs interprétations devant la fracture qui se dessine de plus en plus nettement entre les États-Unis et le Royaume-Uni.

 

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WALL STREET JOURNAL, LE 31 JUILLET 2012

 

La pression monte sur les banques centrales

Tests critiques pour la Fed américaine et pour la Banque centrale européenne qui se réunissent cette semaine alors que l’on attend d’elles qu’elles prennent les mesures innovantes que réclame la fragilité de l’économie mondiale.

 

Une firme de Day-trading dans la ligne de mire des régulateurs

Un règlement à l’amiable envisagé par la Finra avec l’ancien propriétaire de la firme de Day-trading Swift Trade fait apparaître à quel point la mondialisation des opérations rend problématique la capacité des régulateurs à assurer la police des marchés.

 

Royal Bank of Scotland s’apprête à affronter la tempête dans l’affaire du LIBOR

Un accord à l’amiable dans l’enquête qui se poursuit des deux côtés de l’Atlantique pourrait remettre en question le P-DG de la banque, Stephen Hester, qui a su élaguer son bilan toxique et jusque-là hors de contrôle et amortir ses pertes. L’indignation du public pourrait cependant lui coûter son poste.

 

Les bénéfices de HSBC entamés par les scandales

HSBC Holdings rapporte que son bénéfice net a baissé de 9% au cours du premier semestre, en raison de provisionnements à hauteur de 2 milliards de dollars visant à couvrir les retombées d’une enquête d’argent sale et de ventes inappropriées de produits financiers.

© Dow Jones

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