Archives par mot-clé : San Francisco

« Fog city »

Maxime Le Forestier

Scott McKenzie

Jeanette Mac Donald

* Ce qui explique mes deux billets à l’instant, c’est l’anniversaire aujourd’hui du grand tremblement de terre de 1906 qui détruisit, par ses incendies, San Francisco entièrement, et un article du New York Times en particulier, évoquant la fin inéluctable d’une ville construite de manière dérisoire sur une faille tectonique majeure.

Bonus (la tragédie) : Continuer la lecture de « Fog city »

Partager :

Billet perdu mais récupéré : Haight-Ashbury, le 4 octobre 2009

Haight-Ashbury

Publié par Paul Jorion 4/10/2009 dans Arts, Questions essentielles, tags: Hippies, San Francisco

San Francisco est une ville que j’ai beaucoup aimée. Ça me plairait assez de retourner un jour vivre là-bas. Pendant près d’une année j’y ai vécu seul. La nuit après le travail, j’écrivais une sorte de journal, je parlais des gens et de la ville que j’aimais. J’avais mes quartiers favoris, comme Haight-Ashbury – où le mouvement hippy est né -, mes endroits préférés comme City Lights sur Columbus, ou le rivage de la baie à Crissy Field. Deux extraits.

Continuer la lecture de Billet perdu mais récupéré : Haight-Ashbury, le 4 octobre 2009

Partager :

ON THE ROAD

« Sur la route » de Walter Salles sort au cinéma aujourd’hui. Il faudra aller voir ça, lui qui a déjà fait de très belles choses sur une vieille dégueulasse qui se laisse rattraper par la philia parce qu’il y a un gosse qui se fera sinon dépiauter, et sur M. Ernesto Guevara.

Je ne prétendrai pas avoir lu « On the Road » à l’époque où il a été publié – je ne suis pas si vieux que ça – mais quand même dans les dix ans qui ont suivi. Il y a des bouts qu’au fil des années j’ai dû lire vingt fois et d’autres pas du tout – ça dépend du genre de défonce de ces morveux.

Et quand je suis allé vivre à San Francisco, parce que Kerouac hante les rues de la cité en pente, j’ai tout lu ou relu, dans le désordre, jusqu’à ses textes les plus bizarres, comme « Pic » en créole, ses haikus, ses notes sur le bouddhisme. Et là encore, des choses qui m’accrochent et que je peux relire sans me lasser, comme les premières pages de « Desolation Angels », qui sentent bon leur madeleine : « Those afternoons, those lazy afternoons, when I used to sit, or lie down, on Desolation Peak, sometimes on the alpine grass, hundreds of miles of snowcovered rock all around, looming Mount Hozomeen on my north, vast snowy Jack to the south, the encharmed picture of the lake below to the west and the snowy hump of Mt. Baker beyond, and to the east the rilled and ridged monstrosities humping to the Cascade Ridge, and after that first time suddenly realizing “It’s me that’s changed and done all this and come and gone and complained and hurt and joyed and yelled, not the Void,” and so that every time I thought of the void I’d be looking at Mt. Hozomeen (because chair and bed and meadowgrass pointed north) until I realized “Hozomeen is the Void—at least Hozomeen means the void to my eyes”— » et ça continue encore comme ça sur quelques pages.

Alors je suis allé regarder ce que j’ai écrit sur Jack Kerouac au fil des années. C’était apparemment tout au début, quand j’habitais encore la Californie. Ça n’avait pas l’air de vous inspirer beaucoup : 4 commentaires pour 4 billets ; faut dire que vous n’étiez pas non plus très nombreux à le lire. Mais c’est encore tout là. Prêt à reprendre la route !

 

Continuer la lecture de ON THE ROAD

Partager :

California Dreamin’

Quand il fait froid comme aujourd’hui, il y a toujours quelqu’un pour me demander si la Californie ne me manque pas. En gros, non : l’atmosphère était beaucoup trop sinistre quand nous sommes partis, le 30 avril de l’année dernière : une atmosphère de fin du monde. L’hiver a aussi été catastrophique là-bas, avec de nombreux glissements de terrain et des inondations, comme à Palm Springs… dans le désert.

Mais il y a des endroits qui me manquent, des endroits dont j’ai déjà parlé : la librairie « beat » City Lights à San Francisco, le quartier Haight-Ashbury, dans la même ville, Telegraph Avenue, à Berkeley, Venice Beach à Los Angeles, et Big Sur, au Sud de Monterey. Oui, je sais : des endroits qui furent les hauts-lieux de la culture hippie, après avoir été, le plus souvent, les hauts-lieux de la culture beatnik, dix ans auparavant.

Ils hantèrent ces lieux mythiques et on ne les a pas encore entendus ici, alors les voilà, « Ladies & Gentlemen : The Mamas and the Papas ! »

Partager :