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Affaire Coquerel ou pseudo-affaire Coquerel ?, par Anton Klimm

Achtung ! Faire des avances à une femme constitue un comportement déplacé supposant de mauvaises intentions !

Le degré de pudibonderie est tel aujourd’hui que souhaiter avoir un rapport sexuel est considéré en tant que tel comme une intention mauvaise.

Le consentement en vue d’un rapport sexuel, voire même en vue d’une simple relation amicale, devrait désormais être obtenu sans avoir ni été demandé, ni avoir fait l’objet d’avances ! Les conditions du miracle du consentement peuvent-elles encore être réunies ?

Sans mentionner même l’objectif surréaliste de danser avec une femme sans jamais la toucher !

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Sexisme !

Le mot « sexisme » est un mot que j’emploie avec parcimonie, la preuve en est qu’en sept ans de blog et en 4.822 billets (je viens d’aller voir !), je ne l’ai jamais utilisé.

Il existe entre les êtres humains des rapports de force, des abus de pouvoir, des chantages, des harcèlements et des viols. Le fort les exerce sur le faible. Ma propre carrière dans la recherche scientifique (je ne dis pas dans l’enseignement supérieur, ce qui est une autre histoire) s’est interrompue parce que j’ai refusé un chantage sexuel à la titularisation de mon poste. Pourquoi je ne l’ai jamais mentionné jusqu’ici, préférant laisser un blanc bizarre dans mon curieux parcours de carrière ? Pour la même raison que toutes celles et tous ceux qui ont préféré se taire après avoir été victime d’un tel abus : parce qu’alors que l’on sort en réalité grandie ou grandi d’avoir fait prévaloir son refus d’être un objet pour un détenteur de pouvoir, on n’en sort pas moins « sale » et « crasseux » : « sale » et « crasseux », comme je l’ai dit l’autre jour, de devoir porter soi-même la honte du puissant ou de la puissante, à sa place, parce que lui ou elle, tout à sa morgue et à son ivresse, n’en a pas.

Le sexisme, c’est la justification, à ses propres yeux, d’une légitimité du rapport de force, de l’abus de pouvoir, du chantage, du harcèlement, du viol, exercé sur une autre ou sur un autre parce qu’elle ou lui est d’un autre sexe, considéré comme inférieur et à ce titre, objet naturel et légitime de l’abus.

Pourquoi parler de cela aujourd’hui ? Parce que l’on me reproche dans des courriers de parler en bien (et ce n’est pas fini, je vous l’assure !) des livres de Cécile Duflot : De l’intérieur. Voyage au pays de la désillusion et de Valérie Trierweiler : Merci pour ce moment et que dans les propos qui sont tenus, sous un très mince vernis de « respect pour la vie privée » et de « respect pour la fonction présidentielle », c’est en réalité le visage hideux du sexisme qui grimace.

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