Archives par mot-clé : shadow banking

rtbf, « Débats Première », Les 10 ans de la crise financière, lundi 14 août 2017 – Retranscription

Retranscription par Marianne Oppitz de « Débats Première – Les débats d’été » présentée par Martin BILTERIJS, le 14 août 201713h autour des 10 ans de la crise financière. Ouvert aux commentaires.

La vidéo de l'émission se trouve ici.

Jennifer NILLE, journaliste à L’Écho, Étienne DE CALLATAY, économiste chez Orcadia et professeur à l’UNamur, Xavier DUPRET, économiste à la Fondation Joseph Jacquemotte, Paul JORION, anthropologue, professeur associé à l’Université catholique de Lille.

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QUAND LA BULLE CHINOISE ÉCLATERA… par François Leclerc

Billet invité.

La croissance économique chinoise a atteint 6,9% au premier trimestre, expression d’un boum continu des investissements publics dans les infrastructures et de la constitution d’une bulle immobilière. Pour la direction chinoise, le maintien de ce niveau de croissance reste prioritaire afin de préserver la paix sociale et la stabilité du régime. Mais derrière l’apparente robustesse de l’économie se cache une grande fragilité.

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LA CHINE SUR UNE MAUVAISE PENTE ET NOUS AVEC, par François Leclerc

Billet invité.

En Chine, « la transition continuera d’être complexe, difficile, et potentiellement chaotique », avait martelé le FMI dans son rapport annuel de l’été dernier, et ce jugement est plus que jamais valable. On trouve à l’origine les tentatives du gouvernement d’amortir le choc de la crise lorsqu’elle s’est déclenchée, et de financer l’arrêt du secteur zombie des grandes entreprises d’État.

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LE BREXIT, FENÊTRE D’OPPORTUNITÉ POUR LES BANQUES, par François Leclerc

Billet invité.

Pour les banques, le problème à résoudre est « celui de la faible rentabilité, pas celui de la solvabilité ». C’est ainsi que Mario Draghi, le président de la BCE, a hier placé au second plan la crise en cours du système bancaire italien, donnant au passage son onction à une solution faisant appel à des fonds publics, pour mettre l’accent sur une cause structurelle générale (il n’emploie pas le terme) de la faiblesse du système bancaire européen : la chute de sa rentabilité.

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CHAMP LIBRE A LA BANQUE DE L’OMBRE ! par François Leclerc

Billet invité.

Quand ils soupèsent les risques qui pèsent sur la stabilité du système financier, les régulateurs ne se laissent pas tromper. La directrice de la régulation de l’Autorité bancaire européenne (EBA), Isabelle Vaillant, rappelle à juste titre que le « shadow banking peut potentiellement déstabiliser le système financier ». Mais d’autres considérations viennent ensuite fâcheusement freiner son élan.

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LA PROBLÉMATIQUE ÉVALUATION DU RISQUE DE… LIQUIDITÉ, par François Leclerc

Billet invité.

Claudio Borio, économiste distingué de la Banque des règlements internationaux, faisait dernièrement remarquer que « les limites de l’impensable » n’avaient cessé d’être repoussées, en référence aux anomalies constatées sur les marchés obligataires ainsi que sur les taux d’intérêt. « En pareil contexte – ajoutait-il – on voit mal comment le calme observé pourrait être autrement que précaire ».

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L’IMPOSSIBLE RÉFORME DU SYSTÈME FINANCIER, par François Leclerc

Billet invité.

Il y a de quoi donner le tournis : le shadow banking représentait 75.000 milliards de dollars d’actifs en 2014, selon le Conseil de stabilité financière (FSB), soit 50 % des actifs bancaires et 120 % du PIB mondial. Mais le plus impressionnant réside dans l’augmentation de 7 % de sa taille en une seule année, signifiant qu’une mutation est en cours.

Sans aller chercher plus loin et pénétrer dans les arcanes du système financier, cette constatation relativise singulièrement la portée de mesures de régulation principalement destinées aux banques. Cela a d’ailleurs conduit Vitor Constâncio, le vice-président de la BCE, à réclamer une vigilance renforcée des frontières entre ces dernières et les entités du shadow banking, comme si la cause était perdue d’avance en ce qui concerne la régulation de la finance de l’ombre.

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QUEL MONDE ! NON MAIS QUEL MONDE ! par François Leclerc

Billet invité.

Jadis, les banques centrales faisaient le marché, gendarmes respectés du système financier, que la puissance publique contrôlait. Aujourd’hui, que maitrisent-elles vraiment, du haut de leur indépendance de façade ? Les faits semblent désormais établis : leurs moyens ne sont ni dimensionnés ni adéquats au regard de ce qu’est devenu un monde qui leur échappe. Les mouvements de capitaux sont disproportionnés par rapport à ce qu’elles peuvent mobiliser, et leurs instruments de politique monétaire sont sans prise sur une crise multiforme.

Dans ce nouveau monde, le gigantisme atteint par les institutions financières porte à réflexion. Selon SNL Financial – une société américaine spécialisée dans les informations sur les banques et les assurances – JP Morgan Chase, Bank of America, Citi Bank, US Bank et Wells Fargo, détenaient à elles seules 44 % du total des actifs inscrits en 2013 au bilan des banques américaines, soit 6.780 milliards de dollars. En 1990, les cinq plus grandes banques affichaient un total de 457 milliards d’actifs, soit 9,6 % de l’ensemble des actifs bancaires de la même année.

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DÉRÉGULATION FINANCIÈRE, EN ARRIÈRE TOUTE ! par François Leclerc

Billet invité.

On n’oubliera pas le mois de décembre 2014 : le virage est engagé, la priorité est désormais donnée à la libération du marché et à la suppression des entraves réglementaires qui se sont multipliées ! Des deux côtés de l’Atlantique, les banques ont fini par avoir gain de cause et obtenu simultanément l’abandon des réformes sur le sujet emblématique et très sensible de la séparation de certaines de leurs activités spéculatives sur fonds propres.

En dépit de l’opposition farouche d’un large secteur des élus démocrates, Barack Obama a obtenu au forcing le vote par le Congrès d’un amendement à la loi Dodd-Frank de 2010 qui abrogeait cette disposition, en particulier pour les Credit default swaps (CDS). Préludant à son abandon, la reculade sur ce même dossier du nouveau commissaire européen aux affaires financières, Jonathan Hill, n’est pas passée inaperçue dans les milieux bancaires qui ont salué avec un grand soupir de soulagement cette éclaircie.

Sous le titre « La pause, enfin ? » l’éditorial de l’hebdomadaire financier français l’AGEFI mérite à cet égard d’être cité : « les banques sont assainies, leur supervision contrôlée et la stabilité financière consolidée. Mais le trop-plein de régulation, l’instabilité de son cadre même, ont sérieusement mis à mal le financement de l’économie, en faisant fi d’un principe de base. Il existe des fondamentaux dans l’équilibre économique des banques : à trop renforcer leur niveau de capital, on met en danger leurs métiers essentiels que sont le crédit ou la tenue de marché ».

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LIQUIDITÉ DES MARCHÉS ET BRUSQUES RETOURNEMENTS, par François Leclerc

Billet invité.

Poursuivant leur cheminement chaotique, les marchés financiers ne sont plus ce qu’ils étaient, rendant leurs intervenants perplexes quand ils ne sonnent pas l’alarme à propos de la crise de liquidité qui se préciserait. Sous les auspices de William Dudley, le président de la Fed de New York, la Banque des règlements internationaux (BRI) rend public le fruit d’une étude qui tente sans grand succès de fouiller dans les profondeurs des marchés et porte sur « la tenue de marché et transactions sur fonds propres », tandis que Larry Fink, le Pdg de BlackRock (le plus important fond d’investissement mondial), s’alarme de la venue d’un « vrai accident de liquidité [qui] déstabilise le marché », lui qui prend rarement la parole.

Le marché ne serait plus liquide comme avant, les investisseurs peinant à trouver des contreparties afin d’acheter ou de vendre des actifs financiers et les temps d’attente s’allongeant, mais quelles en sont les causes ? Il est tentant, pour ceux que cela arrange, d’incriminer la régulation financière et en particulier les règles dites Bâle III de renforcement des fonds propres et de liquidité des banques. Jouant un rôle important de teneur de marché avec pour fonction d’assurer la liquidité, les lobbies des banques ne manquent pas de faire valoir qu’un assouplissement réglementaire s’impose pour remédier à la crise de liquidité montante, les banques ayant diminué leurs activités de teneur de marché en raison des nouvelles contraintes.

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Shadow banking : UN TRAIN PEUT EN CACHER UN AUTRE, par François Leclerc

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De manière toujours pas convaincante, la BCE et l’Autorité bancaire européenne ont fini de tâter le pouls de leurs grandes banques, et la Fed a publié les scénarios de crise pour les prochains tests des siennes, qui sont désormais annuels. C’est au Conseil de stabilité financière (FSB en anglais), émanation du G20, qu’il revient de prendre en charge la surveillance du shadow banking (le secteur financier non régulé), mais par quel bout le prendre ?

Le FSB s’est d’abord attelé à la mesure du secteur, ce qui n’est déjà pas une mince affaire étant donné sa nature. La taille de ses actifs financiers est dorénavant estimée à 75.000 milliards de dollars – en progression de 5.000 milliards depuis 2007 – date prise en compte pour le démarrage de la crise financière. Malgré cet imposant volume, elle est toutefois sous-estimée, car le périmètre étudié ne prend pas en compte les brokers et les entités qui ne sont pas impliquées dans des opérations de crédit, comme les fonds d’investissement en actions, dont les actifs sont comptabilisés avec ceux des banques. Quoi qu’il en soit, la conséquence d’une telle croissance coule de source : le système financier dans son ensemble en ressort fragilisé, en dépit des mesures de régulation bancaire, avant même de porter un jugement sur celles-ci.

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Tests de la BCE : AVEC PLUSIEURS TRAINS DE RETARD ! par François Leclerc

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Vingt-cinq banques ont échoué à l’examen de la BCE, mais seules treize d’entre elles ont été recalées, les douze autres ayant depuis revu leur copie et renforcé leurs fonds propres, car l’exercice reposait sur des arrêtés des comptes au 31 décembre 2013. Les banques italiennes payent un lourd tribu mais toutes les autres, sur les cent trente inspectées, en sortent blanchies. Pour une fois que l’occasion en est donnée, des chants de victoire sont immédiatement entonnés, mais qu’est ce que cela va changer ? Pas grand chose.

Sans doute la BCE s’est-elle désormais fait une idée plus construite de la situation effective du système bancaire, mais celle-ci coïncide-t-elle réellement avec la version rendue publique d’un examen visant à rétablir la confiance en y mettant cette fois les formes ? Il obéit toujours à des impératifs politiques et continue de ne pas infliger aux banques de trop lourdes obligations de renforcement de leurs fonds propres. Avec toujours ce même prétexte : il ne faut pas assommer son sauveur !

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Shadow banking : UNE RÉGULATION PETIT BRAS, par François Leclerc

Billet invité.

Afin de poursuivre dans la veine à rebrousse-poil – après avoir constaté que les Allemands n’ont pas toujours tort et que les Américains s’emparent de la question des inégalités que les Européens ignorent – va-t-il falloir cette fois-ci s’incliner devant les efforts et la ténacité des régulateurs, en visant plus spécialement les Américains car les Européens semblent décidément en roue libre ?

Certes, souligner leur opiniâtreté ne vaut pas gage d’efficacité, mais celle-ci fait contraste avec la capacité qu’ont leurs collègues européens à enterrer les réformes et les taxes financières les unes après les autre afin de protéger leur système bancaire. Est-ce à mettre en parallèle avec la fin de la complaisance coupable des régulateurs américains, en enregistrant la suite ininterrompue d’enquêtes, de poursuites, d’amendes, et semble-t-il bientôt de peines d’emprisonnement visant désormais la tête et non plus les comparses ? Que d’idées en sortiraient dérangées…

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POUR ALIMENTER S’IL EN EST BESOIN SA COLÈRE… ET SI POSSIBLE SA RÉFLEXION, par François Leclerc

Billet invité.

Goldman Sachs, JP Morgan, Citibank, HSBC, BNP Paribas, Barclays, Commerzbank, Deutsche Bank, UBS… : aucun ou presque des membres du très sélect club des mégabanques occidentales n’échappe à la vindicte. Ils soufrent en silence et font le gros dos en attendant que cela passe, car l’annonce de règlements à l’amiable longuement négociés continue de pleuvoir dru, assorti de celles des amendes en conséquence. Mais liste de ce qui reste à venir est longue comme un jour sans pain, sous réserve d’ajouts qui ne vont pas manquer, ce qui n’est sans doute pas pas sans rapport avec la révélation de l’existence d’informateurs rémunérés par les autorités américaines…. Les lanceurs d’alerte, c’est bien ! mais il n’est pas interdit de donner un petit coup de pouce à la chance…

Une escalade est enregistrée, faisant croire qu’après la fin de l’omerta, celle de l’impunité pourrait advenir. Non pas pour de malheureux traders lampistes – façon de parler, vu de leurs bonus – voués à jouer les boucs émissaires, mais pour leur hiérarchie qui n’a rien vu et encore moins décidé. Passe encore que la banque soit dans l’obligation de plaider coupable, comme la BNP Paribas a du s’y résigner pour sauver sa licence américaine ou comme la Deutsche Bank y est fermement conviée, mais un premier banquier s’est décidé à faire de même au Royaume-Uni. Va-t-on prochainement voir derrière les barreaux des banquiers indélicats qui se croyaient tout permis puisqu’ils n’étaient pas pris ? Eric Holder, le ministre de la justice américain en avait évoqué la perspective avant de démissionner. Continuer la lecture de POUR ALIMENTER S’IL EN EST BESOIN SA COLÈRE… ET SI POSSIBLE SA RÉFLEXION, par François Leclerc

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L’EXPORT ET LA DETTE TOMBENT A L’EAU, QUE RESTE-T-IL DANS LE BATEAU ? par François Leclerc

Billet invité.

La cause était entendue, au lendemain de l’épisode aigu de la crise : le salut viendrait par l’export que l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) avait brillamment contribué à développer. Les Chinois étaient sommés de valoriser leur monnaie pour freiner leurs exportations inondant les marchés occidentaux, et les Européens d’accroitre leur compétitivité pour augmenter les leurs. Mais le résultat n’est pas au rendez-vous, il y a quelque chose qui cloche là-dedans ! Le FMI vient de rendre publiques ses dernières prévisions mondiales et manifeste à nouveau son inquiétude. Il y a de quoi : ce sera la neuvième fois en trois ans qu’il révisera celles-ci à la baisse…

De puissants facteurs s’additionnent pour créer une spirale descendante, aux effets plus ou moins prononcés suivant les régions du monde et les pays ; la contagion se répand au sein d’une économie devenue mondialisée au sein de laquelle les pays exportateurs se révèlent très dépendants de la santé de leurs clients. La baisse de la production industrielle allemande vient de frapper les esprits, elle que l’on croyait intouchable en raison de son excellence. Le Japon connait un gros trou d’air en raison d’une augmentation de la TVA destinée à modestement limiter un déficit budgétaire et une dette gigantesques. Le Brésil est rudement touché, son modèle de développement reposant sur les exportations agricoles et le développement de son marché intérieur sur le crédit aux classes moyennes.

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