Étiquette : « The Economic Consequences of the Peace »

  • L’ABSENCE DE RANCÅ’UR DE KEYNES VIS-À-VIS DE L’ALLEMAGNE

    On a reproché à Keynes d’avoir été beaucoup trop aimable envers l’Allemagne, qu’il s’agisse de l’attitude qu’il a envers elle pendant et après la Première guerre mondiale ou pendant et après la Seconde guerre mondiale.

    J’ai déjà eu l’occasion de reproduire ce qu’il écrivait en novembre 1940, alors que la Bataille d’Angleterre faisait encore rage et que l’issue de celle-ci demeurait incertaine :

    … j’ai indiqué que sous de nouveaux auspices, l’Allemagne sera autorisée à renouer avec cette part de leadership économique en Europe centrale qui découle naturellement de ses qualifications et de sa position géographique. J’imagine mal comment le reste de l’Europe pourrait espérer une reconstruction économique effective si l’Allemagne en est exclue et demeure une masse purulente en son sein ; une Allemagne reconstruite renouera nécessairement avec son leadership.

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  • LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 6 SEPTEMBRE 2013

    Sur YouTube, c’est ici.

    « Le Grand Å’uvre : une autre Europe, vite ! »

    La zone euro a été créée grâce à des pratiques mafieuses
    Les élections européennes de 2014

    La question de la représentation

    Les élus sont obsédés par leur réélection
    La nomination par tirage au sort ajoute un problème supplémentaire : celui de la compétence
    Le mandat non-renouvelable comme solution ?
    Des gouvernements de « techniciens » ?
    Les « techniciens » sont des femmes ou des hommes d’affaires dont l’obsession est de devenir la personne la plus riche du monde
    – John Maynard Keynes, The Economic Consequences of the Peace (1919)
    Autre obsession des politiques : changer les règles pour être élus à vie

    Comprendre comment les décisions sont véritablement prises

    – Le Blog de PJ : À nouveau au seuil d’une guerre mondiale, le 28 août 2013
    La volonté et l’intention sont des reconstructions a posteriori
    – Paul Jorion, Principes des systèmes intelligents (1989 ; 2012)

    Géopolitique

    L’indécision relative à une réforme de la finance et à la situation en Syrie révèle peut-être une prise de conscience de la manière dont nous fonctionnons vraiment… Lire la suite…

  • LA LIVRE STERLING ET L’ÉTALON-OR (II) LE CHARYBDE DE L’INFLATION ET LE SCYLLA DE LA DÉFLATION

    En décembre 1923 paraît A Tract on Monetary Reform, le brûlot où Keynes justifie la croisade qu’il mène contre une restauration de la parité or de la livre sterling. C’est l’état catastrophique du budget de la Grande-Bretagne à la fin de la Première guerre mondiale qui l’a forcée en 1919 à cet abandon mais, pour une question de prestige essentiellement, elle entend y revenir aussitôt que possible. Il lui faudra six ans pour y parvenir : en avril 1925 ce sera chose faite.

    L’opinion radicale de Keynes sur la question est fort bien résumée par la formule à laquelle il recourt au chapitre 4 du Tract, quand il écrit que « l’étalon-or est […] une relique barbare », survivance d’une époque où l’on ne comprenait pas ce qu’est une monnaie (Keynes [1923] 1931 : 179).… Lire la suite…

  • EN 1919, JOHN MAYNARD KEYNES A TRENTE-SIX ANS, ET IL N’A ENCORE RIEN À REPROCHER À LA THÉORIE ÉCONOMIQUE

    Quand en juin 1919 John Maynard Keynes démissionne avec pertes et fracas du ministère britannique des finances, claquant du même coup la porte de la Conférence de paix de Paris à laquelle il participait, il a trente-six ans. Le livre qu’il écrit dans le même accès de rage : The Economic Consequences of the Peace, sort en librairie le 12 décembre. Comme je l’ai dit, plus de 100.000 exemplaires s’en vendront.

    Keynes ne renouera avec le service public que vingt-et-un ans plus tard : en 1940 et en la même qualité durant la Seconde guerre mondiale que celle qui avait été la sienne durant la Première : en tant que technicien surdoué de l’administration de l’économie d’une nation en guerre.… Lire la suite…

  • UN OBJECTEUR DE CONSCIENCE INTENDANT DES TROUPES (III) TROISIÈME PÉRIODE : LA REVANCHE DE L’INTELLECTUEL

    Le 5 juin 1919, dans un état qu’il décrit comme étant celui de détresse et de rage combinées, John Maynard Keynes démissionne de son poste de fonctionnaire au « Treasury », le ministère des finances. Il quitte du même coup la délégation britannique dont il était membre à la Conférence de paix de Paris. Le Traité de Versailles sera signé trois semaines plus tard, le 28 juin.

    Dans les premiers jours d’août il se rend à Charleston, la fermette au Sud de Londres qu’il partage, en sus de leur logement à Londres, avec quelques représentants de Bloomsbury. Il rédige alors d’une seule traite The Economic Consequences of the Peace, « les conséquences économiques de la paix », au rythme auquel il s’astreint de mille mots par jour, sept jours sur sept.… Lire la suite…