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LE VIF, « Jorion, Toussaint et d’autres appellent à imposer le capital et annuler des dettes » – 6 novembre 2013

Le texte publié ici-même, « Annuler la dette ou taxer le capital : pourquoi choisir ? », est devenu un manifeste dont l’analyse et la liste des signataires – dont Paul Jorion – sont évoqués dans cet article du journal belge Le Vif

(Belga) Plusieurs personnalités atypiques de la gauche belge, parmi lesquelles Paul Jorion, Thierry Bodson, Eric Toussaint, Vincent Decroly et Georges Henri Beauthier, plaident dans une tribune commune pour une politique combinant taxation progressive du capital et annulation de dettes jugées illégitimes.

Evoquant ces deux voies censées permettre une réduction des inégalités – incarnées respectivement par l’économiste Thomas Piketty et le sociologue David Graeber-, les signataires se demandent « pourquoi choisir ». Une partie de la dette publique est illégitime selon eux, car elle « est due en bonne part à la transformation de dettes privées, celles des banques notamment ».(…)

La suite ici.

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ANNULER LA DETTE OU TAXER LE CAPITAL : POURQUOI CHOISIR ?, par Thomas Coutrot, Patrick Saurin et Éric Toussaint *

Billet invité. * Thomas Coutrot est membre du Conseil scientifique d’Attac, Patrick Saurin est un des porte-parole de SUD BPCE et Éric Toussaint est président du CADTM Belgique

À l’occasion de la sortie de deux livres importants, Dette 5000 ans d’histoire et Le Capital au XXIème siècle, Mediapart a eu l’heureuse idée d’organiser une rencontre entre leurs auteurs respectifs, David Graeber et Thomas Piketty. Leurs échanges sont accessibles sur le site du journal en ligne[1].

Comment sortir de la dette, cette question centrale posée en préambule à ce dialogue est également au cœur des réflexions et de nos activités militantes respectives. C’est pourquoi nous avons souhaité donner un prolongement constructif à ces échanges en proposant le texte qui suit, fruit d’une réflexion collective qui explicite, commente, questionne et critique les points de vue et les arguments avancés par les deux auteurs.

Annuler la dette ou taxer le capital ?

Les échanges entre T. Piketty et D. Graeber tournent pour l’essentiel autour de la mise en regard des mérites respectifs de l’impôt sur le capital et de la répudiation de la dette publique. D. Graeber, s’appuyant sur une belle érudition historique et anthropologique, souligne que l’annulation de tout ou partie de la dette, privée ou publique, est une figure récurrente des luttes de classes depuis 5000 ans. Considérant que la dette est un mécanisme central de la domination capitaliste aujourd’hui, il ne voit aucune raison qu’il en aille autrement dans les années à venir.

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Compte-rendu de la conférence-débat de Thomas Piketty – « Vers une société de rentiers ? », par Julien Alexandre

Billet invité. Il s’agit du compte-rendu de la conférence annoncée ici et qui s’est tenue le 11 octobre à Bruxelles.

Thomas Piketty était donc à Bruxelles vendredi 11 octobre, et un économiste qui confesse préférer le terme « économie politique » à celui de « science économique » mérite assurément que l’on s’intéresse à son propos, ce qui ne surprendra personne parmi les lecteurs réguliers d’un blog qui se fait fort de mettre systématiquement entre guillemets les prétentions scientifiques de la discipline. L’interrogation dans l’intitulé « Vers une société de rentiers ? » aurait pu laisser planer un doute, mais force est de reconnaître que le suspense n’était pas de mise. La réponse devait apparaître comme une évidence dès le début de l’exposé de Thomas Piketty : la société de rentiers, nous y sommes déjà. Autant aller à l’essentiel de toute façon : impossible de résumer une somme de plus de 1.000 pages en quarante minutes… Aussi, les graphiques qui devaient se succéder adressaient davantage la question des métamorphoses du capital, au cœur de l’analyse de l’ouvrage de Piketty, « Le capitalisme au XXIème siècle ».

G3.2

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Conférence-débat à Bruxelles – « Vers une société de rentiers ? » – Thomas Piketty, vendredi 11 octobre de 14h à 16h

Une fois n’est pas coutume, aucun des protagonistes du blog ne participe à cette conférence, mais le programme est suffisamment intéressant pour le signaler à toutes celles et ceux qui auront l’opportunité de se libérer vendredi après-midi pour aller écouter Thomas Piketty, dont François Leclerc a encore eu l’occasion de parler aujourd’hui, présenter son dernier ouvrage (*) qui traite dans une perspective historique de la question de la répartition des richesses et des inégalités. La conférence, qui sera ouverte par Paul Magnette, Président du PS et ancien professeur à l’ULB, sera suivie d’un débat avec Mathias Dewatripont, professeur à l’ULB, et Bruno Colmant, professeur à l’UCL et à la Vlerick Management School.

Cela se déroule le vendredi 11 octobre de 14h à 16h, sur le Campus du Solbosch, auditoire H2215.

Plus d’informations ici.
__________

(*) Thomas Piketty, « Le Capital au XXIème siècle », Le Seuil

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L’actualité de demain : PIKETTY ET GRAEBER, DES ISSUES PAR LE HAUT, par François Leclerc

Billet invité

Alors que la lancinante question de la dette est une fois de plus de retour, mais cette fois-ci de l’autre côté de l’Atlantique, l’économiste Thomas Piketty et l’anthropologue David Graeber publient en France deux ouvrages (*) qui ont en commun de préconiser des solutions radicales. Le premier propose de lever un impôt mondial sur le patrimoine – occasion d’en faire l’inventaire détaillé – le second d’annuler une fois de plus la dette, en se référant à 5.000 ans d’histoire. Tous les deux s’inscrivent dans la perspective mondiale qui s’impose.

Au vu de la dimension qu’elle a progressivement atteinte, la dette est globalement insoutenable, il faudra bien un jour en convenir, même tardivement. La Grèce et le Portugal ne sont pas des cas particuliers, mais l’expression du cas général. Pour preuve, il suffit de remarquer que stopper sa progression est déjà insurmontable pour la première puissance économique mondiale, les États-Unis – seule Angela Merkel parlant de la réduire en Allemagne – et que rien aujourd’hui ne permet d’affirmer sans crainte d’être détrompé que les Européens pourront respecter les objectifs de stabilisation qu’ils se sont fixés. Mais c’est un tabou qu’il faut à tout prix respecter, car le bousculer est trop lourd de conséquences.

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L’actualité de la crise : VOUS AVEZ DIT ARISTOCRATIE ?, par François Leclerc

Billet invité

Parmi les idéologues qui, en toute indépendance d’esprit, pilotent la Banque centrale européenne (BCE), il n’est plus besoin de présenter son président, Jean-Claude Trichet, ou celui qui devait lui succéder, Axel Weber. En revanche, Lorenzo Bini Smaghi, membre du directoire, gagne a être lu.

Dans une interview au Monde daté de vendredi, il vient de résumer en une seule phrase la principale conclusion qu’il tire de la crise financière, caractérisée par une hypertrophie de la dette privée : « les pays doivent être moins libres d’émettre de la dette ».

Pour y parvenir, sa vision de l’avenir s’appuie sur deux piliers : l’automaticité des sanctions affectant les pays abusant de la « flexibilité d’augmenter les déficits publics », et la création d’une « agence européenne de la dette indépendante » (sur le modèle de la BCE), « qui lèverait les fonds à la place des États ». Ceux-ci perdraient donc leur indépendance fiscale au profit d’un organisme inaccessible et probablement aussi opaque que ne l’est la BCE.

Il a été rarement explicité avec autant de clarté les rêves les plus fous des néo-libéraux.

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