LE TEMPS QU’IL FAIT LE 1er AOÛT 2014

Sur DailyMotion, c’est ici.

Un temps qu’il fait prophétique et empreint de solennité.

Le soliton : espèce colonisatrice / complexité et robotisation / machine à concentrer la richesse
La guerre comme solution classique à nos problèmes
Les lois de la physique jouent contre nous
Le principe de La finale Costa Rica-Corée du Sud
Le Grand Tournant est surtout un Grand Défi

Paul Jorion : Misère de la pensée économique (Fayard 2012)
François Roddier : Thermodynamique de l’évolution (Parole Éditions 2012)
Thomas Piketty : Le capital au XXIe siècle (Le Seuil 2013)
Paul Jorion : Le capitalisme à l’agonie (Fayard 2011)
Georges Duby : Le dimanche de Bouvines – le 27 juillet 1214 (Gallimard 1973)

Le Blog de PJ : LE GRAND TOURNANT (présentation graphique)

Partager :

103 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT LE 1er AOÛT 2014 »

    1. Je suis en faveur du revenu de base. Le travail disparait, il faut absolument réfléchir au lien entre salaire et travail. Au vu de la vidéo sur le robot Baxter qui fait de gros progrès, il faudrait même y apporter des solutions très vite.

      Supposons donc qu’on décide de donner 1000 euros à tout le monde. Sans contrepartie ? En échange d’un minimum de travail utile à l’intérêt général ? D’où vient concrètement cette richesse : nouvelle, partagée ? N’est-ce pas uniquement le pétrole qui nous permet de vivre selon nos standards actuels, d’être (sélectivement) généreux ? Je maintiens qu’une des solutions principales est le stockage de l’énergie (renouvelable : soleil etc). Quoi qu’on dise, l’être humain n’est pas très doué pour gérer la pénurie, répartir ou pour partager.

      Comment aussi intégrer la diversité humaine : tout le monde a un caractère ou une culture différents, et une vision du problème personnelle, avec les solutions qui vont avec. Il faudrait un débat pour arriver à un consensus, descendre loin dans la nature humaine. Mais pour ça il faut une supervision, sinon ça part dans tous les sens. Et il y a des spécialistes.

      Je suis d’accord pour que Paul reste au dessus de la mêlée, mais il va quand même falloir que des personnes proposent des choses concrètes, chiffrées, avec quelles conséquences envisagées et comment elles seront gérées, bref définir le plus précisément possible le nouveau cadre, celui qui nous permettra de faire triompher la raison.

      Je suis complètement d’accord : c’est un beau combat 🙂 , un combat de légende même ! Des volontaires pour être les héros du XXIèmes siècle ? De toute façon baisser les bras n’est pas une option.
      Sinon c’est pas la peine : la thermodynamique à l’œuvre… Je refuse même d’y penser. Ce monde là ne m’intéresse pas : du réchauffé, déjà visité.

  1. J’ai dépensé longtemps beaucoup d’énergie pour ne pas ressembler à ma mère, j’y suis arrivée; alors mes neurones miroirs sont surement fêlés et ma capacité de mimétisme gravement altérée.

    Je m’interroge sur l’entropie appliquée au vivant, contre la dissipation de l’énergie il y a à chaque génération un apport renouvelé de pulsions de vie et d’amour.

    Il n’y a pas que des champignons qui poussent, il y a aussi des roses qui éclosent, oui je sais c’est une belle fleur pourvue d’épines, la beauté se protège parfois naturellement.

    1. @ bétotienne

      Vous refusiez de ressembler à votre mère. Ce n’était pas votre modèle… Alors vos neronnes miroirs ont trouvé un ou plusieurs autres modèles.
      Soit un ou des modèles très différents.
      Soit un contre-modèle à votre mère, l’inverse de votre mère.
      J’oubliais : vous avez pu imiter un peu ce contre-modèle, un peu d’autres personnes….

      N’importe quelle personne, réele ou imaginaire, peut servir de modèle, si nous imitons (eh oui nous ne sommes pas originaux) du moins nous avons un choix plutôt étendu puisque le monde est vaste.

      Si je puis me permettre un conseil : le mieux est d’imiter quelqu’un avec qui on ne risque pas de rivaliser car la rivalité peut mener à la défaite et à la violence.

      1. @

        Noblejoué

        Exact mais ma vie fut compliquée car ma mère est une femme-enfant et c’est elle qui m’accablait de son Å’dipe inachevé.
        Donc recherche tâtonnante d’autres modèles, jusqu’à 8 ans un modèle compatible pour le père, ensuite rejet du modèle supportable pour le père et de l’autorité paternelle également; et à 18 ans je suis devenue mon propre modèle; mais que de conflits endurés pour construire mon propre projet.
        Et aussi surtout toujours veiller à ne pas transmettre ces comportements à mon enfant et heureusement ça a bien fonctionné.

    2. Dans la famille rosaceae, pour la spontanéité, au lieu des roses, miser sagement sur les ronces, les églantiers à l’extrême limite.

      1. @vigneron
        Pourquoi-pas, nous pouvons toujours intégrer ou rejeter le hasard, la fatalité c’est une autre histoire.

      2. @ Béotienne

        (Pardon Vigneron mais je préfère répondre à Béotienne pas trop loin d’où elle a écrit)

        Il est vrai que certaines personnes s’imitent elles-mêmes, comme le dit René Girard, les créateurs, écrivains et autres créateurs, dit-il, en parlant de leur cas. Mais comme vous vous êtes recrée, vous faites, au moins pour cela, partie des créateurs à mon avis.
        Mais au moins à la base, on imite une ou des personnes, puis toujours imitation, soi-même.

        Ceci dit, je vous félicite pour vous être recrée et pour ne pas être un modèle-obstacle pour votre enfant et vous remercie de m’avoir appris quelque chose de nouveau sur le processus mimétique par votre expérience.

  2. « Que le monde sera beau lorsque, en regardant à l’extrémité de la prairie le soleil mourir, l’homme sentira soudain, à un attendrissement étrange de son cœur et de ses yeux, qu’un reflet de la douce lampe de Jésus est mêlé à la lumière apaisée du soir. »
    Jean « Jésus » Jaurès (Réalité du Monde sensible, thèse de 1891)

  3. Le fond de ce « Le temps qu’il fait » est plutôt maussade.
    Cette idée de guerre qui semble s’installer dans les esprits est-elle une conséquence du « climat » général ou bien est-ce un conditionnement préparatoire instillé ?
    Cette interrogation m’a conduit a tenter une rapide recherche pour voir si je trouvais de quoi m’aiguiller sur le net. A ma requête « l’idée de guerre » les premiers résultats orientent vers un ouvrage intitulé L’idée de guerre juste dont l’auteur est Monique Canto-Sperber personne dont j’ignorais l’existence jusqu’à ce jour et dont je n’ai pas lu l’ouvrage qui est présenté comme suit:
    « Il existe une philosophie morale de la guerre élaborée dès l’Antiquité, traditionnellement désignée sous le nom de guerre juste. La conception de la guerre juste a longtemps fourni une grammaire et un vocabulaire pour l’usage de la force. À l’origine de la réflexion sur la guerre juste, on trouve la conviction qu’il est possible de déterminer la légitimité des buts de la guerre et des moyens employés. La notion de guerre juste est étroitement associée à la possibilité d’une éthique de la violence, elle suppose qu’une distinction puisse être établie entre des usages légitimes et des usages illégitimes de la force.
    La théorie de la guerre juste met en avant deux considérations : d’une part, en certaines circonstances, les raisons qui conduisent à la guerre peuvent être légitimes, donnant parfois à la guerre une justification morale (jus ad bellum, droit de la guerre) ; d’autre part, il existe une juste façon de faire la guerre (jus in bello, droit dans la guerre). » (M. Canto-Sperber).

    Dans la biographie en lien sur Wikipédia de cette philosophe le § Philosophie politique éveille l’intérêt:

    Monique Canto-Sperber développe une analyse du libéralisme visant à lui redonner une légitimité dans le cadre de la pensée politique socialiste. Elle a proposé dans Les Règles de la liberté une étude systématique des concepts fondateurs de la pensée socialiste afin d’en montrer l’ambiguïté et de sauvegarder la possibilité d’une interprétation libérale de ces concepts. Elle a essayé de montrer dans Le libéralisme et la gauche qu’il existe un courant libéral présent dans le socialisme dès sa naissance en 1830 et illustré par les noms de Proudhon, Charles Andler, Lucien Herr, jusqu’à la deuxième gauche de Michel Rocard.

    En philosophie politique, Monique Canto-Sperber a défendu un libéralisme normatif et social[réf. souhaitée].

    1. @ alinber et Giménia

       » Cette idée de guerre qui semble s’installer dans les esprits est-elle une conséquence du « climat » général ou bien est-ce un conditionnement préparatoire instillé ? »

      A mon avis, c’est le climat. Les sociétés sont divisées et ?
      Dans ce cas, deux solutions… Enfin, des solutions qui n’en sont pas… Disons, deux issues habituelles.
      – Boucs émissaires.
      – Guerres.

      Ah oui, je cite, de Giménia, sur le blog, plus haut, à qui je devrais peut-être répondre ? Quoi que les trucs droites-gauche, moi, les « choisis ton camp »… En général ca me fait foutre le camp, je laisse les gladiateurs gladiater.

      Mais bon, il écrit :
       » Entre la guerre et la révolution… Lénine avait choisi son camp…On n’échappera pas à cette alternative.
      Un jour ou l’autre il faudra choisir. Le goulag n’est pas toujours sur… »

      Bon, d’abord, la Révolution n’est pas une alternative à la guerre. La Révolution russe ? Ok, on se retire de la guerre mondiale… pour mieux tomber dans la guerre civile, et puis après, on fait une grande consomation de boucs émissaires, procès de Moscou tout ça…
      Donc, finalement, avec la Révolution, les Russes ont eu la guerre et les boucs émissaires.

       » Le goulag n’est pas toujours sûr ».
      Pfeu… Gouverner ou prétendre changer le gouvernement du monde de façon responsable, ce n’est pas jouer au dés, à la roulette russe, faire d’amusantes expériences…
      C’est essayer d’éviter guerres, boucs émissaires et immobilisme pour réformer.

      L’annulation des dettes, l’écologie et des réformes sociales au moins aussi délicates, autour du capital et du travail ne devraient pas être considérées comme des casus belli mais des projets fédérateurs.
      Une nouvelle donne, si j’ose dire.

      PS : Finalement, je préviens Giménia que je lui ai répondu ici.

Les commentaires sont fermés.