Étiquette : travail du deuil

  • Le Soir, Un processus de deuil collectif est nécessaire pour aller de l’avant, le 8 février 2021

    Il faut pleurer ses morts.

    Par un collectif de signataires*

    La mort fait partie de la condition humaine, de la vie même. Et un peu d’oubli de cette condition est sans doute nécessaire aux humains pour être heureux. Mais un déni trop important est problématique, rend malheureux, peut tuer même faute de reconnaître les risques. C’est pourquoi nous avons besoin de rituels collectifs autour de la mort. Pour laisser les morts en paix et permettre aux vivants de retrouver le chemin du bonheur. Pour nous souvenir des risques et mieux les anticiper à l’avenir, ensemble.

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  • 100 millions de dollars pour le projet « Maman ! Vite ! Au secours ! »

    Sigmund Freud écrit dans « Deuil et mélancolie » (1917) : « Il est […] remarquable qu’il ne nous vienne jamais à l’idée de considérer le deuil comme un état pathologique et d’en confier le traitement à un médecin, bien qu’il s’écarte sérieusement du comportement normal. Nous comptons bien qu’il sera surmonté après un certain laps de temps, et nous considérons qu’il serait inopportun et même nuisible de le perturber. »… Lire la suite…

  • « OÙ SONT PASSÉS LES INTELLECTUELS ? » (III) LA RÉPONSE D’ENZO TRAVERSO

    À propos d’Enzo Traverso, Où sont passés les intellectuels ? conversation avec Régis Meyran, Paris : Textuel 2013

    Il faut noter pour commencer qu’Enzo Traverso accepte de situer son exposé sur les intellectuels dans le cadre de la question posée par le titre de son entretien avec Régis Meyran, c’est-à-dire que, d’une certaine manière, les intellectuels ont bien disparu, ou sont en tout cas invisibles aujourd’hui. Il dit : « Je ne suis pas sûr qu’il y en ait si peu, mais certes ils n’ont pas une grande visibilité » (p. 49).

    Qui sont tout d’abord les intellectuels ? Traverso reprend à son compte la définition de Karl Mannheim dans Idéologie et Utopie (1929) :

    « un groupe social relativement indépendant – « librement flottant » ou « sans attaches » (freischwebend) – qui s’érige au-dessus des classes et se fixe la tâche de forger un imaginaire nouveau, des alternatives sociales, des utopies » (pp.

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