Archives par mot-clé : Wolfgang Münchau

La gauche radicale a raison à propos de l’Europe, par Wofgang Münchau

L’article de Wolfgang Münchau intitulé La gauche radicale a raison à propos de la dette de l’Europe, dans le Financial Times d’aujourd’hui, a été traduit en français : on le trouve ici sur le site regards.fr.

Vous n’ignorez sans doute pas que la position qu’il approuve rejoint celle que je défends ici-même depuis plusieurs années sous le nom de « défaut généralisé de la zone euro ».

Je la proposais pour la première fois le 24 juillet 2012, sous l’intitulé : LE SEUL MOYEN QUI RESTE ENCORE DE SAUVER L’EURO ; on la trouve ici en anglais : THE ONLY REMAINING MEANS OF SAVING THE EURO.

J’ai défendu la même position le 5 novembre 2013 devant le Parlement européen, ici : Taux d’intérêt et situation de la zone euro (I) Le cadre théorique et là : Taux d’intérêt et situation de la zone euro (II) Le cadre restreint des alternatives ; le texte en anglais s’intitule : The Future of the Eurozone from an Interest Rate Standpoint.

Et j’y suis revenu dans Penser l’économie autrement, avec Bruno Colmant, publié chez Fayard en septembre.

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Europe : LE JEU DEVIENT SERRÉ ! par François Leclerc

Billet invité.

Cela ne se passera pas comme ça ! Il ne sera pas donné à la BCE toute liberté pour calibrer à sa guise son programme d’achat d’Asset-Backed Securities (ABS), ces produits financiers de titrisation. D’après le Suddeutsche Zeitung, les ministres des finances allemand et français ont rédigé un « non paper » (selon la terminologie officielle française, une « note libre » qui ne peut être attribuée). Destinée à être discutée lors du prochain Ecofin informel de samedi – la réunion des ministres des finances de l’Union européenne – elle porte sur la revitalisation régulée… du marché des ABS. Une vraie pierre dans le jardin de la BCE !

L’objectif revendiqué respire l’innocence, puisqu’il s’agit de dynamiser ce marché anémique en incitant les banques à titriser leurs actifs, tout en les dissuadant de le faire avec des actifs de mauvaise qualité (des prêts douteux), afin de produire des ABS de bonne qualité. Il est explicitement fait référence à l’émergence de « phénomènes de pré-crise aux États-Unis », allusion à la bulle financière qui s’est développée.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 25 OCTOBRE 2013

Sur YouTube, c’est ici.

Parlement européen 

Comité des affaires économiques et monétaires, le 5 novembre à 15h30
– Blog de PJ : Une conversation aujourd’hui avec John Dunn, le 18 octobre 2013

Relier les pointillés

– Blog de PJ : Le recul brutal de l’influence américaine, le 24 octobre 2013
– Blog de PJ : Tout est permis, le 23 octobre 2013

La fin de l’empire romain
La « bigger picture » : la vue d’ensemble

La collusion

– Blog de PJ : Y a-t-il un mot plus fort que nullissimme ?, le 22 octobre 2013
« Does the Rolodex Matter? Corporate Elite’s Small World and the Effectiveness of Boards of Directors », par Bang Dang Nguyen
– Le Monde : Dexia et les vaches à lait, par Paul Jorion, le 21 octobre 2013

Une période d’effondrement accéléré

L’observation que la zone euro ne peut pas fonctionner avec une croissance inférieure à 5% n’est pas mentionnée comme je le dis (après beaucoup d’hésitations) par Martin Wolf, mais par Wolfgang Münchau :
– Financial Times – Draghi is the devil in Weidmann’s eurozone drama, par Wolfgang Münchau, le 23 septembre 2012

Bigger picture

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LA TROÏKA TRAVERSÉE PAR DE DANGEREUSES FISSURES

Selon le Financial Times, c’est Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances, qui a scellé le sort des Cypriotes. Il n’était pas seul aux dires de l’article, puisqu’il disposait du soutien des Finnois, des Slovaques, et « dans une moindre mesure », de celui des Néerlandais.

La commission européenne se montrait soucieuse qu’un précédent de parjure sur la protection des premiers 100.000 euros des déposants européens sur leur compte ne provoque une panique bancaire à l’échelle européenne. L’idée n’était pas biscornue : Wolfgang Münchau n’écrit-il pas aujourd’hui-même également dans le Financial Times : « J’ignore si les semaines qui viennent verront se développer une panique bancaire. Mais ce serait certainement rationnel ».

La Commission européenne se méfiait du Fonds Monétaire International, qui proposait depuis plusieurs semaines d’aller précisément puiser l’argent qui manque dans les comptes des déposants, et comptait sur une alliance avec la BCE, mais Wolfgang Schäuble rassembla une autre majorité : BCE, FMI et l’Allemagne bien entendu, d’un côté, contre une Commission européenne isolée et mise en minorité car jugée trop timorée : « Les Allemands dirent : ‘Mieux vaut une plate-forme commune avec le FMI qu’avec la Commission européenne’ ».

Le Financial Times écrit : « Arrivé à ce point, affirment plusieurs officiels, la Commission [européenne] avait perdu toute crédibilité à Berlin ».

Non vous ne rêvez pas : relisez tout à votre aise la phrase précédente si vous voulez vous convaincre du rapport de force actuel au sein de la zone euro !

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« Renforcer la « gouvernance » économique dans la zone euro »

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Je viens de lire le document publié le 10 juin par la Banque Centrale Européenne, intitulé – je traduis de l’anglais : Renforcer la « gouvernance » économique dans la zone euro.

Wolfgang Münchau, le chroniqueur du Financial Times, écrivait hier à son sujet : « Si des sanctions, ça ne marche pas, alors, c’est sûr, des tonnes de sanctions, ça ne marchera pas non plus ». On ne pouvait mieux dire.

L’image qui me vient, c’est celle du pion chahuté qui, tandis que les avions en papier se croisent dans l’espace aérien au-dessus de sa tête et que s’amplifie autour de lui une sarabande infernale (« On se croirait en république ! », s’écriait dans ces cas-là mon instituteur – la scène, il faut le dire, se passait dans une petite nation monarchique), révise avec application son barème de punitions.

Lors d’une réunion la semaine dernière, interrogé à propos de l’espérance de vie de la zone euro, j’ai répondu : « Entre trois semaines et trois mois ». Le document Renforcer la « gouvernance » dans la zone euro ne m’encourage pas a modifier mon pronostic.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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