France Culture, La Grande Table, « Penser tout haut l’économie avec Keynes », le 3 septembre de 12h55 à 13h30

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France Culture

Caroline Broué : La Grande Table

Paul Jorion : « Penser tout haut l’économie avec Keynes »

le jeudi 3 septembre de 12h55 à 13h30

Le podcast, c’est ici

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Penser tout haut l’économie avec Keynes, de Paul Jorion, éd. Odile Jacob, 2015. Aujourd’hui en librairie !

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Vous avez aimé le « marxisme de sous-préfecture » (dixit Nicolas Baverez) du Capitalisme au XXIe siècle de Thomas Piketty ? Alors vous adorerez le « gauchisme proprement embarrassant » de Penser tout haut l’économie avec Keynes !

N’attendez pas que Penser tout haut l’économie avec Keynes soit N°1 sur la liste des meilleures ventes du New York Times dans six mois, faites honte aux Américains en ÉTANT LE(LA) PREMIER(E) PARMI VOS AMIS À LE LIRE MAINTENANT !

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Penser tout haut l’économie avec Keynes, de Paul Jorion, éd. Odile Jacob, 2015. Une note de lecture (III) : le briseur d’idoles, par Roberto Boulant

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Billet invité.

L’esprit humain peut être considéré comme une machine à « donner du sens » au réel. Pour se faire, il pose des frontières afin d’enfermer arbitrairement vivants et choses dans un cadre. Bien sûr, sauf dans les cas extrêmes de psychorigidité, nous admettons que les limites des dites frontières sont souvent floues et mouvantes. Mais ce que nous ne supportons vraiment pas, c’est ce qui nous apparait comme inclassable. L’inconnu, le non-définissable nous inquiètent. À tel point que nous préférons souvent la certitude de la souffrance, mais dans un cadre connu, plutôt qu’une incertitude porteuse de tous les possibles. Une attitude qui pourrait se traduire brutalement par – la peur de la liberté -.

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Quelques remarques sur
« Russophilie et Front National » bis, par Roberto Boulant

Billet invitė.

Est-il erroné de vouloir comparer les deux systèmes totalitaires, nazi et soviétique, qui s’affrontèrent armes à la main de 1941 à 1945 ? Non bien sûr, puisque comparer veut dire analyser deux systèmes dans leurs ressemblances, mais également dans leurs différences.

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« Russophilie et Front National » bis, par Roberto Boulant

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Quelques remarques sur « Russophilie et Front National », par Cédric Mas

Billet invité.

Voilà, Paul, un billet assez violent ! Mais tu commets une erreur historique en comparant les deux systèmes totalitaires en guerre durant la grande guerre patriotique : le nazisme et le communisme.

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L’Écho, Paul Jorion : « Nous avons besoin d’une vraie politique keynésienne », le 29 août 2015

« Nous avons besoin d’une vraie politique keynésienne »

Interview | Paul Jorion

  • 28 août 2015 23:09

 

 © Thomas De Boever

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 © Thomas De Boever

« Penser tout haut l’économie avec Keynes », l’ouvrage de Paul Jorion, montre un visage plus complet du célèbre mais pas si bien « connu » Keynes.

Paul Jorion aurait sans nul doute aimé vivre à l’époque de John Maynard Keynes (1883-1946). Il publie, ce 2 septembre, un livre consacré au plus célèbre économiste de l’histoire, « Penser tout haut l’économie avec Keynes ». Assurément, il s’agit du livre le plus abouti rédigé en français consacré à l’économiste britannique.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 21 AOÛT 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 21 août 2015. Merci à Cyril Touboulic !

Bonjour, nous sommes le vendredi 21 août 2015. Et bien que je sois en train de terminer un ouvrage qui s’appellera Le dernier qui s’en va éteint la lumière qui est un petit peu une réflexion sur la « collapsologie » comme on dit maintenant, c’est-à-dire sur les dangers qui menacent l’espace humaine quant à sa survie. – je ne peux pas m’empêcher de penser au fait que c’est dans quelques jours (dans 12 jours) que paraît mon livre qui s’appelle Penser tout haut l’économie avec Keynes.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 14 AOÛT 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 14 août 2015. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 14 août 2015. Et je fais souvent des vidéos dans des chambres d’hôtel, dans des conditions un peu difficiles, mais toujours avec un Wifi. Alors là, ici, on a une première : ce n’est même pas sur l’iPad, c’est sur mon téléphone et il n’y a pas de Wifi ! Alors, j’espère que vous allez voir ça un jour quand même. Je fais une tentative.

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« First we take Manhattan, then we take Berlin…. », par Jean-Luce Morlie

Billet invité.

« First we take Manhattan, then we take Berlin…. » (Berlin, New Hampshire, 10.000 ha.) C’est, il me semble une illustration de l’inconscient radical, et du manque d’intérêt pour la compréhension poétique des textes ; « plywood violin » (violon en contreplaqué) … résonnera encore longtemps sur Syntagma. Il faut se rappeler Cohen à Woodstock, appelé d’urgence à deux heures du matin, en pyjama et veste militaire, appelant toutes les lumières de briquet, et pour ensuite constater sereinement :  » … combien vous êtes faibles encore… ».

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Nous espérions une nuit du 4 août, et nous avons eu un nouveau Munich, par Henri Chesnot

Billet invité.

Le parallèle peut être grossier, et je concède qu’il est volontiers provocateur, et pourtant, souvenez-vous :

Après l’Anschluss, l’Allemagne exige le retour des allemands des Sudètes, citoyens de la Tchécoslovaquie, république née du Traité de Saint Germain (signé en 1919, pendant pour l’empire austro-hongrois du Traité de Versailles) et qui est la cible des foudres allemandes depuis la disparition de l’Autriche.

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Une explication « écono-territoriale » des Trente Glorieuses, par Timiota

Billet invité.

Il est courant de considérer les Trente Glorieuses avant tout dans un contexte historico-politique au sein de la montée inexorable des techniques (le « progrès »): la mise au pas d’une industrie et dune finance capitalistes qui certes assuraient de fortes croissances potentielles, mais venaient aussi d’accompagner deux Guerres Mondiales et la Grande Dépression.

De cette mise au pas, et d’un rapport de force rétabli entre travailleurs et capitalistes à la faveur de la peur du communisme, une grande redistribution des richesses, vers une large classe moyenne prospère, produisit des décennies de stabilité économique et de croissance, gommant rien moins que les secousses des indépendances des ex-colonies, ou que les doutes anti-consuméristes de 1968.

Je propose ici une vision complémentaire, basée sur des échelles spatiales et leur temporalité associées, ainsi qu’un « structuralisme de l’inégalité ».  Pour dire l’essentiel, des échelles momentanément ajustées entre politique et économie me semblent en effet une bonne clé d’explication aux Trente GlorSieuses .

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Massacres de SétifHier, par Zébu

Billet invité.

Hier s’est tenue une cérémonie en hommage aux victimes algériennes des massacres commis par les forces armées et les milices françaises en mai 1945 en Algérie, presque jour pour jour 70 ans après, et pour la première fois après de premières déclarations officielles en 2005 sur ces faits.

Plusieurs milliers d’Algérien(nes), selon les dernières estimations d’historiens, ont été assassiné(e)s en quinze jours, quand dans le même temps des dizaines d’Européens, dont parfois des partisans de la ‘troisième voie’ (communistes, résistants), furent massacrés.

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Certains vrais Prix Nobel n’ont rien à envier aux faux

Ouvert aux commentaires.

Pour me mettre de bonne humeur, je lis en ce moment les œuvres de Jacques Tardi consacrées à la Grande guerre.  😉

Je lis ainsi dans Putain de guerre ! 1917-1918-1919 (Casterman 2009), à la page 30 :

En décembre [1918], l’Allemand (*) qui avait mis toute sa science durant quatre ans, à rendre plus efficaces les gaz de combat allait recevoir le prix Nobel de chimie !

Nous nous plaignons amèrement ici des Prix Nobel d’économie attribués à des canailles (von Hayek en 1974, Milton Friedman en 1976), des margoulins (Becker en 1992) ou des faussaires (Scholes en 1997), supposant que la raison en est peut-être qu’il s’agit avec le Prix Nobel d’économie, d’un « faux » Nobel, en l’occurrence, d’un « Prix de la Banque de Suède à la mémoire d’Alfred Nobel », mais certains vrais Prix Nobel n’ont apparemment rien à envier aux faux. Sans compter  un fameux Prix Nobel de la paix attribué de manière prématurément anticipée en 2009…

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(*) Fritz Haber (1868 – 1934)

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Le temps qu’il fait le 23 janvier 2015

Sur Dailymotion, c’est ici.

L’effondrement

L’annonce de Mario Draghi à la Banque centrale européenne, le 22 janvier 2015

Blog de PJ : France Culture, Journal de 12h30, le jeudi 22 janvier 2015

François Roddier, Thermodynamique de l’évolution, Parole Editions 2012

Joseph A. Tainter, L’effondrement des sociétés complexes, Le retour aux sources (1988) 2013

Blog de PJ : LE NON-ÉVÉNEMENT DE LA BCE : AIDER CEUX QUI N’EN ONT PAS BESOIN, par François Leclerc, le 22 janvier 2015

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Keynes : « Lloyd George peut-il y parvenir ? » (1929)

« Can Lloyd George Do It ? » (Keynes et Henderson, 1929)

Créer un emploi en génère d’autres

« Can Lloyd George Do It ? » est un pamphlet publié en 1929, écrit conjointement par Keynes et Hubert Henderson (1890-1952), l’un des premiers étudiants de Keynes à Cambridge.

Ce texte de soutien à David Lloyd George est un peu inattendu si l’on pense à ce que Keynes avait écrit à propos du Président du parti libéral britannique dix ans auparavant, quand l’un de ses collègues à Cambridge lui avait conseillé de retirer du manuscrit de The Economic Consequences of the Peace (1919), la qualification de celui qui était alors Premier ministre en Grande-Bretagne, de « représentant de l’homme néolithique ».

Sur le plan de son argumentation, « Can Lloyd George Do It ? » est très faible, il s’agit en fait d’un simple effort de communication pour soutenir un manifeste du parti libéral intitulé « We Can Conquer Unemployment » : nous pouvons vaincre le chômage. Keynes a investi dans son pamphlet l’entièreté de son talent rhétorique, mais si l’on y trouve beaucoup d’effets de manche, on n’y trouve que très peu de preuves, si ce n’est des preuves par l’absurde.

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Le style de Keynes

Le ton de Keynes dans l’expression de ses pensées était bien particulier. Les Américains ont toujours craint de se voir « bamboozled » par lui : embobinés. Il existe une expression en anglais : « too clever by half », trop malin de moitié, qui semble avoir été faite pour lui.

Le style dans lequel Keynes écrit nous est connu alors que le style dans lequel il parlait nous est lui aujourd’hui essentiellement inconnu, si l’on excepte une vidéo d’une minute environ où Keynes lit un texte à l’occasion en 1931 de l’abandon définitif de l’étalon-or en Grande-Bretagne, une grande victoire pour lui comme nous avons eu l’occasion de le voir. Il existe cependant quelques endroits où l’on peut découvrir ce style : dans les retranscriptions de discussions auxquelles il participa. Je vais citer quelques passages de l’une de celles-ci pour tenter de communiquer au lecteur ce qui caractérisait le ton très personnel de Keynes.

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« Nous les Jorion… »

Les Jorion sont originaires d’un triangle formé de Tournai et Mons en Belgique et Valenciennes en France.

Un jour, quand j’étais gosse, mon père avait arrêté la voiture à Bon-Secours, un poste-frontière au centre de ce triangle, et avait montré à ma sœur et moi ébahis, que quoique nous voulions acheter, ce serait toujours à l’enseigne d’un « Jorion ».

Aujourd’hui Bon-Secours fait partie de l’agglomération de Péruwelz, mais si j’en crois Google, rien n’a vraiment changé.

Donc aucun doute sur où se trouvent les Jorion. Ce que leur nom veut dire est moins clair : « Ça a à voir avec Georges », nous disent doctement les généalogistes. Soit.

Quand il était question de Gaulois, mon père faisait invariablement la remarque : « Oui mais nous les Jorion, nous sommes des Francs ». Ah ?

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Keynes, un homme pour notre temps ?

Je termine ces jours-ci mon ouvrage consacré à une réflexion économique à partir de Keynes (à paraître chez Odile Jacob). Voici un extrait de la conclusion.

Keynes, un homme pour notre temps ?

Oui, certainement !

Mais si Keynes est un homme pour notre temps, c’est en raison du style qui était le sien bien davantage que pour le contenu intrinsèque de son œuvre. Et non parce qu’il avait fait du plein-emploi l’objectif seul qui permette de minimiser le dissensus au sein de nos sociétés, objectif qui nous est aujourd’hui clairement devenu hors de portée, puisque c’est lui précisément qui, dès 1930, nous avertissait de la menace du chômage structurel, quand il écrivait :

« Nous souffrons d’une nouvelle maladie dont certains de mes lecteurs n’auront pas même encore entendu mentionner le nom, mais dont ils entendront abondamment parler dans les années qui viennent – à savoir le chômage technologique. Ce qui veut dire le chômage dû au fait que nous découvrons des moyens d’économiser l’utilisation du travail à un rythme plus rapide que celui auquel nous parvenons à trouver au travail de nouveaux débouchés ».

Si son style peut nous inspirer davantage, c’est parce que l’édifice théorique qu’il a bâti de bric et de broc et non sans une grande désinvolture, est trop mal assuré pour nous être d’un grand secours.

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