Les marchands de doute de Naomi Oreskes et Erik M. Conway

Dans leur ouvrage récent, Le négationnisme économique et comment s’en débarrasser (Flammarion 2016), Pierre Cahuc et André Zylberberg font grand usage (le terme « plagiat » est-il ici excessif ?) du livre Les marchands de doute des auteurs américains Naomi Oreskes et Erik M. Conway (Bloomsbury Press 2010 ; Le Pommier 2012 pour la traduction française).

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique, entretien réalisé le 21 mars 2016 (texte complet)

Ouvert aux commentaires.

I- La « mentalité primitive »

Jacques Athanase GILBERT

Votre parcours est particulièrement atypique, marqué en particulier par cette étonnante transition du chercheur au blogueur. Au-delà, votre pensée s’enracine dans le champ de la transdisciplinarité, empruntant à la fois à la philosophie, à l’anthropologie, à la sociologie et à l’économie. Comment appréhendez-vous cet itinéraire ?

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique (VI), Pourquoi – selon nous – les jumeaux ne sont pas des oiseaux, entretien réalisé le 21 mars 2016

Jacques Athanase GILBERT

Vous soulevez la question de la réalité objective au sein de votre ouvrage Comment la vérité et la réalité furent inventées. Celle-ci engage, selon vous, un schéma des relations asymétriques qui se développe à travers le discours scientifique, une option qui apparaît en raison de la structure-même de la langue grecque mais est entièrement absent de la pensée ancienne chinoise, d’essence symétrique, comme sa langue. Continuer la lecture de De l’anthropologie à la guerre civile numérique (VI), Pourquoi – selon nous – les jumeaux ne sont pas des oiseaux, entretien réalisé le 21 mars 2016

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique (I) La « mentalité primitive », entretien réalisé le 21 mars 2016

Jacques Athanase GILBERT

Votre parcours est particulièrement atypique, marqué en particulier par cette étonnante transition du chercheur au blogueur. Au-delà, votre pensée s’enracine dans le champ de la transdisciplinarité, empruntant à la fois à la philosophie, à l’anthropologie, à la sociologie et à l’économie. Comment appréhendez-vous cet itinéraire ?

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Qui étions-nous ? Nous étions une manifestation du vivant. Et nous le savions.

Dans Le dernier qui s’en va éteint la lumière, j’ai tenté de faire un pas en arrière par rapport à ce que fait habituellement l’anthropologue, en portant sur nous en tant que genre humain, le regard d’un anthropologue extra-terrestre. Dans Qui étions-nous ?, je tenterai de faire un pas en arrière de plus.

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Lycée d’État Jean Zay à Paris, « Comment la vérité et la réalité furent inventées », le 24 mars 2015

Je n’étais pas au courant que cette conférence l’année dernière, à propos de mon livre « Comment la vérité et la réalité furent inventées » (2009), avait donné lieu à vidéo. C’est l’un d’entre vous qui attire mon attention sur son existence.

Lapsus : c’est Socrate et non Aristote, comme je le dis là, qui est présenté comme « sophiste » par Aristophane dans sa pièce Les nuées.

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Le monde prenant conscience de lui-même

Ouvert aux commentaires.

Dernier_JorionSchelling (1775 – 1854) parlait du genre humain comme du moyen découvert par le monde pour prendre conscience de lui-même.

Nous saurons à 16h30 si l’existence d’ondes gravitationnelles a été détectée. Si oui, il y aura là un pas de géant – extraordinaire ! – dans la prise de conscience du monde par lui-même.

Le genre humain demeurera hélas de son côté aussi nul qu’il l’est en ce moment sur tous les autres plans.

Mise à jour (16h36) : les ondes gravitationnelles auraient été détectées. M’est avis qu’il faudra choisir entre elles et le boson de Higgs mais bon, c’est juste les twopence d’un lecteur avide de philosophie des sciences !

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 11 DÉCEMBRE 2015 – (Retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 11 décembre 2015. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 11 décembre 2015. Et ce matin, en me levant, j’avais une idée assez précise de ce dont je voulais vous parler, qui était du fascisme en général et des élections en particulier, et puis, c’est François Leclerc qui m’a fait complètement dérailler, je me suis mis à penser à tout à fait autre chose (à parler aussi, vous allez voir).

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Le temps qu’il fait le 11 décembre 2015

Ex_machina, film de Alex Garland

Paul Jorion :

Principes des systèmes intelligents (1989)
La crise du capitalisme américain (2007)
Comment la vérité et la réalité furent inventées (2009)
Le prix (2010)
Penser tout haut l’économie avec Keynes (2015)

Pablo Servigne et Raphaël Stevens : Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel collapsologie (2015)

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Analyser les faits économiques dans une perspective véritablement scientifique

Ouvert aux commentaires.

L’occasion vous est donnée à vous, lecteurs du Blog de PJ, de lire les messages de soutien qui me parviennent ici sous la forme de commentaires aux billets que j’ai consacrés à mon licenciement par la VUB. Vous restent inaperçus, les messages qui me sont directement adressés sous la forme d’appels téléphoniques ou de mails. À mon grand réconfort, j’en ai reçu plusieurs dizaines dont la teneur, malgré les variations dans la forme est très semblable. L’un, que je viens de lire, et à qui je viens de répondre, détone pourtant par rapport aux autres et j’ai envie d’en dire deux mots.

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L’intelligence logico-mathématique comme paradigme finissant de la pensée occidentale, par Pascal

Billet invité.

Parce quelle peut se mesurer, l’intelligence logico-mathématique est devenue prédominante dans la pensée occidentale pour atteindre son apogée au XXème siècle.

Son efficience redoutable a fait naître une pensée scientifique qui est à l’origine du « monde moderne » occidental. Dans la langue française, ce sont plus de 240 mots qui finissent par le suffixe « logie ».

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C’est quoi ce monde ?, par Roberto Boulant

Billet invité.

L’espace, le Temps, la Matière, existent-ils vraiment ? Oui – pour Albert Einstein, qui formalise une trame spatio-temporelle emprisonnant la matière sous toute ses formes. Oui mais – pour la physique quantique, qui décrit un monde microscopique où une particule peut se trouver en plusieurs endroits et en plusieurs états à la fois, et dont les caractéristiques multiples ne deviennent uniques qu’au moment de l’observation (ce que les physiciens nomment la réduction du paquet d’ondes).

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Lycée d’État Jean Zay à Paris, « Comment la vérité et la réalité furent inventées », le mardi 24 mars à 20h

Au Lycée d’État Jean Zay
10, rue du Docteur Blanche 75016 Paris
métro : Ranelagh

mardi 24 mars 2015 — Grand salon 20h

Comment la vérité et la réalité furent inventées

par Paul Jorion

Titulaire de la chaire « Stewardship of Finance » à la Vrije Universiteit Brussel, Docteur en Sciences Sociales de l’Université Libre de Bruxelles. A enseigné aux universités de Cambridge, Paris VIII et de Californie (Irvine).

 

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Académie Royale de Belgique, « Comment la vérité fut inventée par les philosophes grecs », à Namur le jeudi 12 mars à 17h

Je commenterai le passage suivant de La naissance de la tragédie (1872) de Nietzsche :

« Un phénomène merveilleux, qu’il appelle son « démon », nous permet de voir plus au fond de la nature de Socrate. Dans des circonstances exceptionnelles, lorsque l’extraordinaire lucidité de son intelligence paraissait l’abandonner, une voix divine se faisait entendre, et lui prêtait une assurance nouvelle. Lorsqu’elle parle, toujours cette voix dissuade. Dans cette nature tout anormale, la sagesse instinctive n’intervient que pour entraver ici et là le progrès de l’entendement conscient. Tandis que chez tous les hommes productifs, c’est l’instinct qui est la force positive, créatrice, et la raison consciente une fonction critique, dissuasive, chez Socrate, l’instinct se révèle critique, et la raison est créatrice, — véritable monstruosité per defectum ! Et, en effet, nous constatons ici un monstrueux défaut de toute disposition naturelle au mysticisme, de sorte que Socrate pourrait être considéré comme le non-mystique par excellence, chez qui, par une superfétation particulière, l’esprit logique eût été développé d’une façon aussi démesurée que l’est, chez le mystique, la sagesse instinctive. »

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