Archives de catégorie : Environnement

Cédric Chevalier entre au cabinet du ministère belge du Climat, de l’Environnement, du Développement durable et du Green Deal

Cédric Chevalier, dont vous lisez les billets ici, rejoint au titre de Conseiller, le cabinet de Mme Zakia Khattabi, ministre fédérale belge du Climat, de l’Environnement, du Développement durable et du Green Deal.

Le Blog de PJ souhaite de tout coeur que Cédric s’y rende aussi utile qu’il l’a été ici, et lui prodigue tous ses voeux de succès (bien entendu si la température du globe devait dépasser au 31 décembre 2099 celle d’aujourd’hui de plus de 6 degrés, nous n’hésiterions pas à hisser Cédric au rang des responsables – « Qui aime bien, châtie bien ! »).

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Propositions de la convention citoyenne : Qu’en reste-t-il ?, par Cédric Chevalier

Les médias français font le bilan du respect de la promesse du Président Macron de donner une suite politique à l’essentiel des mesures proposées par la Convention citoyenne pour le Climat française.

De nombreuses déclarations allongent la liste des mesures qui n’auront aucune suite politique, malgré la promesse présidentielle. Ne s’agit-il pas d’une indication forte qu’une convention citoyenne doit être dotée de pouvoirs constitutionnels pour avoir le moindre poids sur les politiques menées. Une définition « en négatif » du pouvoir (il y en a d’autres) est la suivante : le pouvoir est celui de nuire à la trajectoire d’autrui, de lui retirer une adhésion dont il a besoin pour ses propres projets. C’est la théorie du château de carte : avoir du pouvoir c’est pouvoir enlever des cartes et menacer le château d’autrui, plus on peut enlever de cartes plus on a du pouvoir. Le corollaire est que pouvoir apporter ou conserver des (nouvelles) cartes au château d’autrui est aussi une forme de pouvoir (en mode constructif ou conservateur ici).

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Camp Williams (Calif.)- Chanson triste

Camp Williams était (1997-2009) l’un de mes coins préférés.

Bon, c’était pas le Ritz.

Mais on y croisait des gens sympas, comme des cantonniers ou des gardes forestiers.

À l’époque, le menu était à plat unique, enfin il y en avait deux : oeufs au plat aux tomates concassées en boîte, avec ou sans frites. Ce qu’on a envie de manger après une bonne matinée dans la montagne.

« Bobcat », ça veut dire « lynx », l’hôte des lieux. « 3% contained », ça veut dire « circonscrit à 3% ».

Pourquoi je vous parle de ça ? Eh bien parce que la région est en train de cramer.

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1° « Alarmiste ! ; 2° « Personne ne vous écoutait, quel scandale ! »

The Los Angeles Times, How climate change is fueling record-breaking California wildfires, heat and smog, le 13 septembre 2020 :

Comme le note un document interne de la Shell Oil Co. de 1988, « au moment où le réchauffement climatique deviendra détectable, il pourrait être trop tard pour prendre des contre-mesures efficaces afin de réduire les effets ou simplement stabiliser la situation ».

« Je regrette seulement qu’en 1989, je n’aie pas pu obtenir un public pour ce que je voulais communiquer », a déclaré Jim Hansen, un chercheur de la NASA à la retraite et un des premiers scientifiques du changement climatique, à propos du témoignage qu’il a fait au Congrès sur cette question.

P.S. 48,9° ces jours derniers à San Luis Obispo. Si vous voulez savoir comment c’était à l’époque où la région était encore vivable : Mes vacances à Morro Bay (Fayard 2019).

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Aurons-nous l’opportunité d’un « moment Pearl Harbor écologique » pour déclencher un Etat d’Urgence écologique et la transition ?, par Cédric Chevalier

L’actualité nous montre des images d’apocalypse par le feu en Californie, rappelant celles que nous avons vu au Brésil récemment et précédemment, en Australie. Pendant que des rapports nous annoncent que l’Humanité est en train d’exploiter et détruire la nature à une échelle jamais vue.  L’année 2020 pourrait devenir la plus chaude jamais mesurée. Bref, il semble que le concept « d’effondrement » sorte de la catégorie des concepts théoriques pour devenir un questionnement pratique sur notre réel, le où et le quand nous vivons tous.

Comme pour la catastrophe de Fukushima, nous évaluons déjà très mal les risques et l’incertitude liés aux événements rares de grande ampleur, mais nous évaluons encore plus mal l’interaction des risques (conjonction-amplification-rétroaction), et en particulier la conjonction des risques de grande ampleur (perfect storm en anglais, soliton pour Paul Jorion).

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La panique de la surpopulation libère les riches de la crise climatique qu’ils alimentent, par George Monbiot

The Guardian – Population panic lets rich people off the hook for the climate crisis they are fuelling, par George Monbiot, mercredi 26 août 2020 (Traduit avec DeepL)

L’augmentation de la consommation par les riches a un impact environnemental bien plus important que le taux de natalité dans les pays pauvres

Lorsqu’a été publiée le mois dernier dans le Lancet une étude importante montrant que la population mondiale va probablement atteindre son maximum puis s’effondrer largement plus tôt que ne l’avaient supposé la plupart des scientifiques, j’ai naïvement imaginé que les habitants des pays riches cesseraient enfin de mettre tous les problèmes environnementaux du monde sur le compte de la croissance démographique. J’avais tort. Au contraire, la situation semble avoir empiré.

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Comment éviter une « guerre civile » entre les jeunes et les vieux durant le XXIe siècle ?, par Cédric Chevalier

La trajectoire de l’économie mondialisée détruit les conditions de vie sur Terre pour les jeunes vivants aujourd’hui, et ceux qui naîtront durant ce siècle. Le confinement pandémique a imposé aux jeunes, aux enfants (qui sont légalement soumis à l’autorité de leurs parents et n’ont aucun droit de vote) des sacrifices pour sauver la vie des vieux. On a impacté la santé mentale et physique des jeunes sans suffisamment de soucis pour eux. Continuer la lecture de Comment éviter une « guerre civile » entre les jeunes et les vieux durant le XXIe siècle ?, par Cédric Chevalier

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Résilience vs Sécurité hydrique – la politique des mots et des choses, par Cédric Chevalier

Nous vivons une période où la question de la « résilience » -sanitaire, économique, sociale, écologique, hydrique, politique- est particulièrement prégnante.

Les réflexions critiques de l’économiste de l’eau Riccardo Petrella portent sur une des conceptions dominantes de la « résilience », dans les instances internationales et les multinationales. Notamment ici. Continuer la lecture de Résilience vs Sécurité hydrique – la politique des mots et des choses, par Cédric Chevalier

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L’Écho – Qui veut (vraiment) la survie du genre humain ?, le 30 juin 2020

Qui veut (vraiment) la survie du genre humain ?

Klaus Schwab, patron du sommet de Davos depuis qu’il l’a inventé en 1987, a donné pour mot d’ordre à l’édition 2021 : « The Great Reset », soit ré-initialiser, ou remettre les compteurs à zéro. Bien qu’un peu vague dans ses termes, son annonce rappelle cependant son attachement personnel à l’économie des parties prenantes. Toutes : direction, personnel, clients, fournisseurs et sous-traitants, voire la communauté tout entière, en sus bien sûr des actionnaires que Milton Friedman avait couronnés rois.  Continuer la lecture de L’Écho – Qui veut (vraiment) la survie du genre humain ?, le 30 juin 2020

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