Archives de catégorie : Environnement

60 ans d’échec de l’alarme scientifique : l’ethos scientifique est-il rationnel ?, par Terence

L’affaire de la fuite dans les médias du brouillon du rapport du GIEC sur le climat pourrait être l’illustration d’une des principales causes de l’échec le plus patent de l’histoire de la communauté scientifique : ne pas être parvenus à sonner une alarme écologique effective pour l’humanité, suffisamment tôt et clairement pour engendrer une prise de conscience et une mobilisation générales. Pour qu’un message passe d’un émetteur à un récepteur, il faut établir un canal de communication, coder et décoder le message en neutralisant les bruits parasites. Et quand bien même un message est correctement émis et reçu, il n’appartient qu’au récepteur d’agir en conséquence. Il serait donc injuste d’attribuer à la seule communauté scientifique l’échec des alarmes répétées depuis plus d’un demi siècle, vu l’adversité et l’autisme auxquels ils ont dû faire face. Néanmoins, tant que cet échec demeure et malgré une apparence trompeuse de “prise de conscience”, il reste pertinent de proposer une critique radicale des pratiques de la communauté scientifique par rapport à l’urgence écologique. Continuer la lecture de 60 ans d’échec de l’alarme scientifique : l’ethos scientifique est-il rationnel ?, par Terence

Partager :

Moi qui pensais que Waterworld et Mad Max étaient de la science fiction…, par Terence

© Hervey

Pour les gens qui s’intéressent à la collapsologie, nous sommes passés de la théorie et de la prospective au journalisme et à la statistique. Le réel est ce qui résiste, les faits sont têtus. Il suffit de prolonger ce que nous observons pour en tirer les conclusions qui s’imposent. Après, il reste encore une foule de différents scénarios, même si les pires semblent les plus probables, vu notre historique.

En voyant les températures à Vancouver au Canada, qui connaît certes des été chauds (mais pas à Vancouver), je rebondis un peu sur la dernière vidéo de Paul sur son blog, qui se demandait :

    • – si tout ne s’était pas joué dès 1780 (Lumières volet “domination et maîtrise de la nature par la raison instrumentale”, début de la révolution industrielle, début de l’exploitation des combustibles fossiles) ;

Continuer la lecture de Moi qui pensais que Waterworld et Mad Max étaient de la science fiction…, par Terence

Partager :

Nous sommes très loin de penser que nous l’emporterons. Mais les banques en sont convaincues. Ne les décevons pas !

© Hervey
Je tombe sur, et vous m’envoyez aussi, de ces newsletters ou white papers que les banques ou des fintechs rédigent à l’intention de leurs clients privilégiés pour leur dépeindre un sombre avenir.

Certains de vous me communiquent tout cela pour que je m’indigne sans doute qu’elles nous désignent vous et moi comme l’ennemi. Je m’indignerais volontiers s’il était dit qu’aucun moyen ne sera épargné pour nous faire la peau. Mais ce n’est pas cela qui est écrit, c’est plus bonnement que c’est nous qui l’emporterons. Aussi ne boudons pas notre plaisir ! À un ami qui m’écrivait tout à l’heure, j’ai répondu :

Il faut que nous tenions bon : ils nous voient vainqueurs, soyons à la hauteur de leurs inquiétudes !

Partager :

Incroyable mais vrai ! – “Nous ne sommes pas sûrs de savoir ce que c’est que penser comme un glacier”

Tribune d’un collectif en première page du journal Le Monde, en date d’aujourd’hui (réservé aux abonnés) : « Penser les glaciers comme des acteurs d’un monde que nous habitons en commun ».

Rien qui me choque dans le titre, vous me connaissez : je suis l’auteur de Le dernier qui s’en va éteint la lumière (2016) ; je suis par ailleurs membre de l’assemblée statutaire de GreenPeace France et je n’ai aucune sympathie a priori, ni a posteriori pour « un domaine de ski hors-piste, privilégiant l’autonomie de pratiquants engagés dans un milieu encore sauvage, en bordure du parc national ».
Continuer la lecture de Incroyable mais vrai ! – “Nous ne sommes pas sûrs de savoir ce que c’est que penser comme un glacier”

Partager :

Baie de St Brieuc et de Lannion : en réalité une très vieille histoire, par Jean-François Le Bitoux

Les deux baies, de St Brieuc et de Lannion, au bassin versant Est moins industrialisé, ont rempli la fonction de super-stations d’épuration naturelle pendant des siècles en donnant satisfaction aux populations locales.

À ce titre, les sédiments en conservent une « mémoire » qui participent à la vie de l’écosystème. Mais une production d’hydrogène sulfuré (H2S) en devient un paramètre toxique limitant – plus ou moins vite selon les conditions locales. Le bilan sédimentaire historique en est donc probablement autant humain ( y compris touristique) et industriel (activités portuaires) qu’agricole. Aussi curieux que cela paraitra au touriste de passage, les marées les plus grandes de ces côtes contribuent peu au renouvellement de l’eau dans la baie qui y fait des aller-retours. Même les heures passées au soleil breton après un rinçage pluvieux à marée basse, sont peu efficaces pour digérer les excès accumulés, sédimentés !
Continuer la lecture de Baie de St Brieuc et de Lannion : en réalité une très vieille histoire, par Jean-François Le Bitoux

Partager :

Le Monde : L’ONU appelle à déclarer « l’état d’urgence climatique », cinq ans après l’accord de Paris, le 12 décembre 2020

Partager :

Cédric Chevalier entre au cabinet du ministère belge du Climat, de l’Environnement, du Développement durable et du Green Deal

Cédric Chevalier, dont vous lisez les billets ici, rejoint au titre de Conseiller, le cabinet de Mme Zakia Khattabi, ministre fédérale belge du Climat, de l’Environnement, du Développement durable et du Green Deal.

Le Blog de PJ souhaite de tout coeur que Cédric s’y rende aussi utile qu’il l’a été ici, et lui prodigue tous ses voeux de succès (bien entendu si la température du globe devait dépasser au 31 décembre 2099 celle d’aujourd’hui de plus de 6 degrés, nous n’hésiterions pas à hisser Cédric au rang des responsables – “Qui aime bien, châtie bien !”).

Partager :

Propositions de la convention citoyenne : Qu’en reste-t-il ?, par Cédric Chevalier

Les médias français font le bilan du respect de la promesse du Président Macron de donner une suite politique à l’essentiel des mesures proposées par la Convention citoyenne pour le Climat française.

De nombreuses déclarations allongent la liste des mesures qui n’auront aucune suite politique, malgré la promesse présidentielle. Ne s’agit-il pas d’une indication forte qu’une convention citoyenne doit être dotée de pouvoirs constitutionnels pour avoir le moindre poids sur les politiques menées. Une définition “en négatif” du pouvoir (il y en a d’autres) est la suivante : le pouvoir est celui de nuire à la trajectoire d’autrui, de lui retirer une adhésion dont il a besoin pour ses propres projets. C’est la théorie du château de carte : avoir du pouvoir c’est pouvoir enlever des cartes et menacer le château d’autrui, plus on peut enlever de cartes plus on a du pouvoir. Le corollaire est que pouvoir apporter ou conserver des (nouvelles) cartes au château d’autrui est aussi une forme de pouvoir (en mode constructif ou conservateur ici).

Continuer la lecture de Propositions de la convention citoyenne : Qu’en reste-t-il ?, par Cédric Chevalier

Partager :

Camp Williams (Calif.)- Chanson triste

Camp Williams était (1997-2009) l’un de mes coins préférés.

Bon, c’était pas le Ritz.

Mais on y croisait des gens sympas, comme des cantonniers ou des gardes forestiers.

À l’époque, le menu était à plat unique, enfin il y en avait deux : oeufs au plat aux tomates concassées en boîte, avec ou sans frites. Ce qu’on a envie de manger après une bonne matinée dans la montagne.

“Bobcat”, ça veut dire “lynx”, l’hôte des lieux. “3% contained”, ça veut dire “circonscrit à 3%”.

Pourquoi je vous parle de ça ? Eh bien parce que la région est en train de cramer.

Partager :