Archives de catégorie : Environnement

À propos de « La peur d’avoir peur » : Le sentiment de créer sa propre réalité, par Alexis Toulet

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La peur de la peur – davantage que la peur, comme vous le soulignez de manière convaincante – est une cause majeure du déni et du refus de réagir de manière décidée face à l’urgence environnementale.

Je soupçonne qu’il existe au moins une autre cause majeure, l’idée, le sentiment ou le présupposé inconscient que l’on peut créer sa propre réalité.

Cette idée n’est que rarement exprimée avec une telle crudité, l’interpellation irritée de Karl Rove à un journaliste peu après l’invasion de l’Irak – « Nous sommes un empire maintenant, et quand nous agissons, nous créons notre propre réalité » – restant une rare exception. Mais elle reste là en arrière-plan, et bien souvent à la base des actions non seulement du pouvoir américain, mais de bien d’autres gens. Si elle est trop absurde pour que la conscience l’accepte ouvertement, cela ne l’empêche pas d’influencer très largement.

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Climat, destinée et condition humaine, par Cédric Chevalier

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Ainsi, nous savons : jamais la concentration de gaz à effet de serre n’a été aussi élevée dans l’atmosphère, jamais nous n’avons émis autant en une seule année. Les émissions, au lieu de diminuer drastiquement, augmentent massivement :

Record de concentrations de gaz à effet de serre en 2018 “Aucun signe de ralentissement” n’est visible, s’alarme l’Onu.

Le fait que ces informations ne fassent l’objet d’aucun communiqué immédiat des Chefs d’Etat face à leurs concitoyens, qu’elles ne fassent pas la Une permanente de tous les médias pendant au moins une semaine, et ne soient pas le centre de tous les débats politiques dans ces médias, dans les parlements et les chaumières, à tous les niveaux de pouvoir, partout dans le monde, donne une indication des chances de succès pour la survie et le bien-être de l’espèce humaine dans les décennies à venir. Continuer la lecture de Climat, destinée et condition humaine, par Cédric Chevalier

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À nous de contraindre les États à faire mieux, par Vincent Burnad Galpin

Ouvert aux commentaires. L’État ne peut pas devancer les aspirations de ses citoyens : il a toujours un temps de…

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L’inaction climatique est causée par l’absence d’intérêt citoyen, par Vincent Burnand-Galpin

Ouvert aux commentaires. Voilà trente ans que les politiques climatiques sont un échec. Dès son second rapport datant de 1995,…

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Après la démocratie parlementaire, quoi ?, le 6 novembre 2019 – Retranscription

Retranscription de Après la démocratie parlementaire, quoi ?, le 6 novembre 2019. Ouvert aux commentaires. Bonjour, nous sommes le mercredi…

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Il ne s’est rien passé à Rouen, par Roberto Boulant

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Cinq semaines après la catastrophe de Lubrizol, M Macron a fait un premier bilan tout à l’éloge de l’action de l’État et de son gouvernement. « Les services de l’État ont agi avec compétence, avec beaucoup de sang froid, beaucoup de professionnalisme » a-t-il affirmé, précisant que « toutes les enquêtes et mesures ont été conduites », et terminant sur « le travail des pompiers ‘qui n’ont pas connu la peur, qui ont permis de contenir ce qui s’est passé à Lubrizol et d’éviter des conséquences qui auraient pu être bien plus dommageables’ ».

Des déclarations présidentielles qui ajoutées à celles du PDG de Lubrizol nous assurant que « 90% des produits brûlés ont généré du carbone, et que cela est sans risque », achèveront de nous convaincre qu’il ne s’est rien passé de bien grave à Rouen. Alors, dormons sur nos deux oreilles ?

Hmm, peut-être une ou deux vérifications avant de laisser les marchands de sable officier.

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Californie : Nous sommes peu de choses…

Je vous ai expliqué avant-hier que les incendies de broussailles (et de forêt) en Californie en ce moment, c’est une tout autre affaire que dans la période où j’ai habité là de 1997 à 2009 (quand ce n’était déjà pas une mince affaire, parce que les incendies s’ajoutaient aux tremblements de terre (une affaire en tout cas mensuelle), aux pluies torrentielles en hiver et aux glissements de terrain que celles-ci causaient).

Mais j’aime tout particulièrement cette photo prise aujourd’hui de l’Air Force One (avion présidentiel) de Ronald Reagan menacé par les flammes.

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Les feux en Californie. Souvenirs d’un ancien combattant

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J’ai vécu en Californie de 1997 à 2009. Rien à voir avec Vannes (Morbihan) où le pire qui nous arrive (jusqu’ici – touchons du bois !) est un « sérieux coup de vent » qui couche des arbres, et coupe quelques routes (Danger : inondations !) quand la tempête se combine avec une marée haute d’un marnage inhabituel.

En Californie, il faut s’habituer à une nature plus hostile aux êtres humains : se faire à l’idée qu’être envoyé au plafond à 3 heures du mat’ par un sérieux jolt alors qu’on est dans les bras de Morphée, n’est rien dont il faille particulièrement s’inquiéter : « Nous sommes sur la faille de San Andreas, n’est-ce pas ? »

Il faut s’habituer à l’idée, dans une averse torrentielle, d’appuyer sur le champignon pour atteindre le 160 (km/heure) si l’on a la malchance de se trouver dans un canyon, pour courir à l’avant du flash flood (« crue éclair »). Continuer la lecture de Les feux en Californie. Souvenirs d’un ancien combattant

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La fusion nucléaire, dernière planche de salut des Cornucopiens ?, par Cédric Chevalier

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Qui sont les Cornucopiens ?

Le terme « Cornucopien » provient du latin « cornu copiae », qui signifie « corne d’abondance ». Cette corne, bien connue des amateurs d’arts, de tableaux et de plafonds sculptés, est le symbole antique de l’abondance et de la prospérité. De la corne d’abondance mythique jaillissait tout ce qui était nécessaire à la prospérité humaine, sans limite. Bien que ce terme soit utilisé péjorativement par leurs adversaires, on peut appeler aujourd’hui « Cornucopiens » toutes les personnes qui croient que nous trouverons toujours les moyens de répondre aux besoins humains, quels qu’ils soient. Les Cornucopiens estiment que, grâce au Progrès technoscientifique et économique, la Terre et l’univers contiennent assez d’énergie et de matière pour répondre à la hausse illimitée de ces besoins, quelle que soit la taille et le niveau de vie de la population. Il s’agit bien d’une croyance, sauf à penser que les Cornucopiens auraient secrètement inventé la machine à voyager dans le temps pour démontrer leur opinion. Il s’agit donc aussi d’un pari sur l’avenir, un pari résolument techno-optimiste. Bien sûr, il y a des Cornucopiens radicaux, qui répondent fidèlement à cette définition, et d’autres qui exprimeront quelques bémols, par exemple quant à la taille de la population et le niveau de vie qui serait permis sur Terre et dans l’Univers, et les contraintes à prendre en compte.

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Réchauffement climatique : Les individus isolément n’y peuvent rien, par Vincent Burnand-Galpin

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Face à la question climatique, il n’est pas rare que la responsabilité soit renvoyée au consommateur. Dans le discours médiatique, on entend souvent que les ménages et individus devraient adopter sans tarder des « éco-gestes » qui pourraient permettre le changement nécessaire pour atteindre les objectifs climatiques. Mais une étude du cabinet de conseil, Carbone 4, spécialisé dans la stratégie bas carbone, datant de juin 2019, (« Faire sa part ? Pouvoir et responsabilité des individus, des entreprises et de l’État face à l’urgence climatique ») montre que les gestes individuels, même « héroïques », sont loin d’être suffisants pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

En 2017, l’empreinte carbone moyenne des Français s’élevait à 10,8 tonnes de CO2 par an. Pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, elle devrait ne pas dépasser 2 tonnes de C02 d’ici 2050, sinon plus tôt.

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Le citoyennisme et ses limites, par Vincent Burnand-Galpin

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Le citoyennisme est très souvent une réaction spontanée à la désillusion devant la gestion effective de l’État. Autrement dit, si l’État ne peut rien, le citoyennisme affirme que c’est aux citoyens de s’organiser entre eux pour être directement acteurs du changement attendu. L’idée fondamentale du citoyennisme est d’atteindre la masse critique nécessaire pour engager un basculement des comportements de l’ensemble des individus d’une société.

Cette philosophie était assez présente jusqu’à peu au sein du militantisme écologique : c’était la position notamment du directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard. Dans son livre, Les Veilleurs du ciel, publié en 2015, il dessine sa philosophie d’action. Selon lui, il ne faut plus rien attendre des États sur les questions de l’environnement. Ayant observé de très près plusieurs COP, il note leur inefficacité la plus totale depuis trente ans.

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Les menus « carbonara » et les terrils virtuels sur notre planète, par TiMiota

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A quelle sauce allons-nous nourrir le cycle du carbone, le nourrir et nous en alimenter ? Quels sont les « menus carbonara » pour ce CO2 qui s’entasse ici et qu’on va cacher là ? Revue des recettes en présence, entre sel dystopique et poivre utopique.
Et en final, ma vision version dystoptique de notre futur sur les gradins virtuels d’une société à « étages de carbone », étage sur des terrils virtuels habités de petits Sisyphe pas tous heureux. Sauf si on prend le taureau par les cornes ?

§

A) Le cycle géologique du carbone d’abord : A la naissance des planètes, il y a beaucoup d’atomes d’oxygène et pas tant de carbone que ça. Tout ce qui peut s’oxyde. Mais le soleil peut inverser les choses, il joue le rôle inverse de l’oxydation, la photochimie pouvant défaire ce que fait la chimie tout court : c’est un réducteur. Le début de la vie s’essaye à canaliser cela, par photosynthèse dans les algues. Continuer la lecture de Les menus « carbonara » et les terrils virtuels sur notre planète, par TiMiota

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