Archives de catégorie : La vie de tous les jours

« La chute de la Bourse hier fait craindre une crise obligataire ! » C’est quoi ?

Tous vos journaux parlent à propos du plongeon hier des Bourses de « crise obligataire ». De quoi s’agit-il ?

Je vous l’ai déjà expliqué dans une vidéo l’année dernière : Grandes prophéties : Fin du capitalisme (2009), le 11 octobre 2018, je vous recopie la partie qui répond à la question.

« On va avoir [on a] des obligations en quantité, ces obligations auront [ont] un prix, et ce prix baissera si les taux augmentent. Alors, en général, on vous dit, quand vous demandez une explication – « Pourquoi est-ce que, quand les taux augmentent, le prix des obligations baisse ? » – on dit : « Ben, c’est comme ça, voilà, et au contraire, si le prix des obligations augmente, eh bien, les taux d’intérêt baissent. » On ne vous explique pas pourquoi. Alors moi, je vous ai expliqué ça un million de fois, mais bon, je le répète encore aujourd’hui parce qu’il y a des gens qui verront ça pour la première fois.

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Les saisons du plaisir (1988) de Jean-Pierre Mocky

« Les saisons du plaisir » (1988) est un film où tout le monde, les jeunes, les vieux, les hétérosexuels, les homosexuels, les zoophiles, ne pense qu’à baiser, ce qui le rapproche du documentaire plutôt que du film de fiction où l’on rencontre en général ce qu’on appelle des « sentiments plus élevés ».

Ceci permet au spectateur transporté d’entendre dire des horreurs pendant 1h22m par Bernadette Laffont, Jean Poiret, Eva Darlan, Fanny Cottençon, Richard Bohringer, Sylvie Joly, Stéphane Audran, Bernard Menez, Judith Godrèche, Darry Cowl, Jean-Pierre Bacri, Jacqueline Maillan, Jean-Luc Bideau et Sophie Moyse puisqu’on est chez Mocky.

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La chèvre de la ferme du Vincin

On emmène à la ferme du Vincin les enfants de la ville de Vannes, pour qu’ils puissent voir de près et toucher de vrais animaux, en plus des chiens, des chats et des hamsters qu’ils ont à la maison.

Dans le pré, il y a bien assez à manger pour les deux chevaux, le poney, les chèvres, que vous voyez là. Il y a même de robustes plants de fenouil. Miam !

Ce qui n’empêche pas la chèvre que vous apercevez au fond à gauche de se donner un mal fou en tendant le cou pour aller manger encore ailleurs qu’où on lui a dit.

J’ignore pourquoi mais j’éprouve pour cette chèvre une tendresse particulière.

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Atrocités

La vieille maison à Pensol – mérite le détour

J’ai passé la nuit dernière dans une maison d’hôtes du Limousin, en route vers Fleurance où vous pourrez m’entendre demain parler de la vérité et commenter après-demain le film de Ron Howard, « Apollo 13 ». 

C’est surprenant, ces conversations autour de la table commune avec des personnes (les 2 hôtes et les 4 autres voyageurs) qu’on ne connait ni d’Ève ni d’Adam, et qui peuvent devenir à ce point chaleureuses, parce qu’on n’est qu’à quelques kilomètres d’Oradour-sur-Glane et que ce nom seul suffit à chacun pour évoquer un nombre considérable de pensées essentielles et le bilan de toute une vie, que l’on a opposée à la mort.

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Notre-Dame de Paris : Nous savons désormais comment faire face à la catastrophe !

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Le Monde : Incendie de Notre-Dame : un seuil de concentration du plomb dangereux pour la population ? le 29 juillet 2019 :

Si le niveau habituel de pollution au plomb auquel on peut s’attendre dans la capitale est réellement aussi élevé, il faudrait, dit [Fabien Squinazi, membre de la commission spécialisée sur les risques liés à l’environnement] « dépister tous les enfants de Paris » à l’intoxication par le plomb.

Nous sommes en fait bien préparés à la catastrophe : les mécanismes sont en place, les réactions sont désormais de l’ordre du réflexe (la leçon de Fukushima a marqué les esprits) : une fois le désastre accompli, modifions de seuil de dangerosité à la hausse. (Ni vu, ni connu !)

Le même article du Monde :

A rebours des principes de précaution, les autorités ont décidé de définir un seuil de mise en garde particulièrement haut, et ont circonscrit la catastrophe à une zone restreinte de Paris.

L’avenir de nos enfants est en de bonnes mains !

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« Déremboursement de l’homéopathie »

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Les granules homéopathiques ne contiennent aucun principe actif. La chose est aussi certaine que l’origine anthropique du réchauffement climatique.

Ceci étant dit,

  • L’effet placebo des granules homéopathiques est incontestable. La chose est aussi certaine que l’efficacité de toute forme de psychothérapie (ça fait du bien à toute personne [susceptible de parler] que quelqu’un vous écoute).
  • Dans le cas des affections qui guérissent d’elles-mêmes et pour lesquelles aucun médicament ne devrait être pris, les granules homéopathiques ne contenant aucun principe actif, ne produisent pas d’effet secondaire négatif, au contraire de certaines potions.

Questions :

  • Le « déremboursement de l’homéopathie », en la décrédibilisant (partiellement) aux yeux de ceux qui y croient, va-t-il réduire son effet placebo bénéfique ? va-t-il encourager un déplacement vers des potions inutiles mais produisant des effets secondaires négatifs ?
  • Comment empêcher les médecins de rédiger des ordonnances pour les affections qui guérissent d’elles-mêmes ?
  • Comment décourager les patients d’imaginer qu’il faut nécessairement « prendre quelque chose » quand on est patraque ? (j’en fais partie : je me fais une infusion de boldo – ce qui ne fait de tort à personne [enfin, je ne pense pas]).
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C02 : C’est pas nous ! C’est les avions que nous prenons pour voir du pays, et les cargos qui nous amènent nos gadgets !

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Position présente des cargos
Un tel voyage individuel aller-retour en avion représente une production de C02 supérieure à la production annuelle moyenne des citoyens des pays représentés en orange
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Piqûre de rappel : Costa Mesa (Calif.), 1997, le 30 mars 2014

Dans la série « Mes USofA à moi » – qui sont en de très mauvaises mains en ce moment même.

La scène se passe un dimanche matin à Costa Mesa, une communauté essentiellement latina de Californie méridionale. La réunion des Quakers du comté d’Orange va débuter dans un quart d’heure. Et comme les Quakers sont le plus souvent des squatters, le « meeting » aura lieu ici dans une classe d’école. Dans un coin de la salle : un piano.

Il faut savoir que les Quakers sont des intellectuels protestants très à cheval sur les principes (simplicité volontaire, objection de conscience et de croissance, désobéissance civile, etc.) et particulièrement allergiques à tout ce qui évoque véritablement l’idée d’une religion dans cette lointaine banlieue hispanique de Los Angeles tels que processions, encens, prières, cantiques et autres dorures et paillettes, pouah !

Margaret, ses quatre-vingt-cinq ans bien sonnés, a repéré le piano. Elle dit (suffisamment bas pour que personne ne puisse l’entendre) : « Je suppose que personne n’aura d’objection… » et se dirige résolument vers le piano devant lequel elle s’assied, puis se met à jouer l’un des morceaux les plus kitsch du répertoire de la Gospel Song blanche : « In the Garden » de Charles Austin Miles (1868 – 1946), qui abandonna la carrière respectable de pharmacien à Philadelphie pour la composition de cantiques.

Sa voix s’élève, chevrotante, humble mais triomphante : « Et Il marche à mes côtés, Et Il s’adresse à moi… » et… ignorant les regards noirs que lui jettent ses « amis » (c’est ainsi que les Quakers se saluent entre eux : « Ami ! »), elle continue de jouer et de chanter, imperturbablement.

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Que faire face à l’inconscience et au nihilisme écologiques ? Se révolter ! par Cédric Chevalier

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Quelques fonctionnaires et des personnes engagées dans l’environnement et la politique, voudraient que se développe en Belgique une véritable politique de résilience territoriale locale. La résilience, cela signifie la capacité à rebondir après un choc, éventuellement extrême, et à reprendre une dynamique fonctionnelle, éventuellement différente. Ainsi, une personne qui perd ses deux jambes dans un grave accident peut néanmoins se remettre du drame, apprendre à fonctionner sans jambes et continuer à vivre, y compris en étant heureuse, à condition d’être dotée de suffisamment de résilience ou de renforcer suffisamment sa résilience spirituelle, psychologique, sociale, économique et physique. Elle ne sera plus jamais la même personne, mais elle « fonctionnera » à nouveau.

Alors que tous les signaux d’alarme retentissent pour nous avertir chaque jour de la hausse spectaculaire des catastrophes écologiques et de leur cortège de victimes, la résilience des territoires et de leurs habitants face aux chocs devient un impératif moral et politique absolu.

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Le petit micron et moi

Tu es là devant moi sur la table du jardin, petit micron, juste en-dessous du journal que je suis en train de lire. Tu avances rapidement vers la droite. Tu t’arrêtes. Tu te ravises. Tu pars vers la gauche. Pour t’arrêter aussitôt : non, c’était bien vers la droite que tu entendais aller. Et tu repars. Qu’est-ce qui peut bien motiver tes brusques changements d’avis ?

Tu es trop petit (1 mm ?) pour que je devine même ce que tu es. Une minuscule araignée ? Difficile à dire ! La différence entre nous (toi qui vaques à tes affaires, et moi qui t’observe), c’est que je pourrais t’effacer de la surface du globe d’une simple pression du doigt. Pour que je disparaisse moi, là assis dans mon jardin, à l’heure où le soleil se couche, il faudrait une météorite d’un demi-kilo (je viens d’aller vérifier). C’est bien la seule différence que je voie entre toi et moi.

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Affaire de Rugy – Ce que j’en pense

Vous me demandez ce que j’en pense. Je vous dirai donc ce qui suit.

Les distractions agréables font partie des choses désirables en soi ; elles sont cependant d’habitude plus nuisibles qu’utiles car elles nous incitent à négliger et notre santé, et nos finances. Les adeptes de ce genre d’amusements sont très appréciés à la cour des princes car ils offrent à ceux-ci le moyen de se rendre populaires auprès de leurs obligés en leur procurant les distractions qu’ils désirent.

Si l’on pense ordinairement que les amusements contribuent au bonheur du fait que les princes et les puissants de ce monde y consacrent leurs loisirs, il se peut cependant que ni les princes, ni les potentats, n’offrent le genre de confirmation que l’on attendrait. Car la vertu et l’intelligence, qui sont à l’origine des actes les plus élevés, ne dépendent aucunement du degré de pouvoir dont chacun dispose… 

Oups ! j’ai oublié les guillemets (je ne serais pas le premier !), bon, d’accord, j’ai trouvé ça ici : Éthique à Nicomaque (X, vi, 3-4), d’un certain Aristote (le prénom n’est pas indiqué).

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