Archives de catégorie : La vie de tous les jours

Notre goût de la bravade

Le Monde, ce soir :

Le nombre total de personnes hospitalisées est désormais proche de 21.000 (+ 1.592 depuis dimanche). Le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, a indiqué que 5.107 patients étaient hospitalisés en réanimation, soit une augmentation de 475 en vingt-quatre heures : il s’agit de « patients en détresse respiratoire ou souffrant d’une autre défaillance », a-t-il précisé.

Vous rappelez-vous de ceux-là qui, il y a à peine un mois, disaient des choses du genre :

21.000 ? c’est le nombre de gens qui se tuent en tombant d’un escabeau chaque année !

Devant un nouveau danger, de taille difficile à évaluer, notre première réaction hélas est de dire : « C’est une blague ! ». Ce réflexe de la bravade de notre part, ne nous rend pas service en situation de crise. C’est le moins qu’on puisse dire.

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Paul Jorion : « Mon journal du confinement »

Jour N° … je ne sais déjà plus. Mon expérience en gros est la même que celle de tout le monde. En plus confortable sans doute que pour la plupart. Et avec plein de gens qui prennent de mes nouvelles tous les jours. Je vous quitte : il y a des tas de choses heureusement à faire pour se rendre utile, dans le présent comme pour l’avenir.

« Mon journal du confinement » s’arrête ici une fois pour toutes : il aura fait quatre lignes, et n’en mérite pas davantage.

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Spécialités culinaires locales !

La presse : « Toutes les personnes de plus de 60 ans et les malades chroniques doivent d’ores et déjà appliquer des mesures de précaution renforcées contre le coronavirus : ne pas sortir de chez soi sauf raison impérative… »

Est-ce que cela s’applique à moi ? Hmm… un rapide calcul suggère « peut-être que oui » !

Je connais les limites de mes compétences : vous avez vu, sur la Bourse je vous donne des explications savantes, alors que sur le virus, je laisse la parole aux autres. Mais sur la bonne bouffe ? J’en parle peu, mais uniquement parce que j’attendais le bon moment. Et figurez-vous, que ce « ne pas sortir de chez soi sauf raison impérative… » me fait penser qu’il est venu !

Aussi, n’hésitez pas à me faire envoyer par la poste des spécialités du terroir que je ne connaîtrais pas, et à renforcer la bonne opinion que j’ai déjà de certaines autres ! Un compte-rendu ici par mes soins garanti !

« Comment sauver le genre humain » ? Dans toutes les bonnes librairies le 18 mars : dans 6 jours ! Comment sauver Paul Jorion en particulier ? Je viens de vous le dire !

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Césars, et compagnie

Je suis en train de regarder le film tourné en 1932 d’après le roman de Hemingway, L’adieu aux armes.

Pendant les dix premières minutes, le personnage d’un ambulancier joué par Gary Cooper tient à l’égard de jeunes infirmières des propos plus ou moins déplacés, fait des gestes plus ou moins déplacés. Le contrevenant est à chaque fois, vertement « remis à sa place » par ces demoiselles, et l’affaire en reste là.

L’actualité récente suggère que cette capacité de « remettre un homme à sa place » dans des circonstances de vie quotidienne (j’établis une distinction très nette entre cela et un climat de violence) a disparu, ouvrant à chaque incident de ce type une période de durée indéterminée durant laquelle il est possible de juger a posteriori que les choses se sont, après tout, en réalité très mal passées.

C’est très regrettable.

P.S. Merci à Claire Denis en particulier, pour ses propos aujourd’hui [je sais qu’elle m’aime bien, et je l’aime bien aussi 😉 ].

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Vie quotidienne – Pourquoi les constructeurs automobiles se copient-ils de si près ?

Ouvert aux commentaires.

Je vois une voiture et je me dis : « Tiens, c’est la même que la mienne ! »

Or pas du tout : celle-ci est une Citroën, alors que la mienne est une Renault.

Pourquoi les constructeurs produisent-ils des modèles identiques ?

Une hypothèse : parce qu’il n’existe à chaque instant qu’un seul type de voiture idéale, et que les différents constructeurs tombent donc nécessairement sur lui.

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Vie quotidienne – « Saoulé par le vent »

Quand le Pargo rejoint le Vincin.

Ouvert aux commentaires.

Je sais, la nappe phréatique pourrait nous entendre et ne pas être contente de ce que je vais dire, mais Ouf ! il a cessé de pleuvoir !

Aussi, ayant enfilé mes galoches à gadoue, je suis allé faire un petit tour en bas de chez moi et en revenant, parce que ça souffle, j’étais tout saoulé par le vent.

Je suis allé voir sur l’Internet pourquoi le vent peut vous saouler. Apparemment on peut s’enivrer avec un tas de choses mais je n’ai pas trouvé le vent sur la liste.

Pourquoi le vent saoule-t-il ? Trop d’oxygène ? Respiration irrégulière ? Vous qui savez, dites-nous !

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