Archives de catégorie : La vie de tous les jours

Verlaine et Rimbaud : sur l’importance insigne parfois des questions subalternes

Ne prenant parti sur les questions essentielles que par l’affirmation rare de quelques grands principes, je n’ai pas a fortiori l’habitude de me prononcer sur les questions n’ayant qu’une importance minime comme de savoir si Verlaine et Rimbaud doivent être au Panthéon. Ce qui ne m’empêche pas d’être consterné par la petitesse d’un texte s’y opposant, dont les signataires se classent eux-mêmes en « Rimbaldiens » et « Poètes, écrivains, artistes », et sont déjà entre eux à couteaux tirés puisqu’on y lit :

Associer les deux noms de Rimbaud et Verlaine – ce qui est une simplification biographique et une erreur littéraire, car ils ne sont pas de la même taille.

Ambiance !

Quoi qu’il en soit, j’ai laissé sur le site du Monde la remarque suivante :

Sinistre texte qui confond dissident avec réprouvé. Les ravages de la médiocrité bien intentionnée.

P.S. Inattendu de ma part mais probablement révélateur de ce que je dénonce : mon commentaire n’a pas été publié.

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Université catholique de Lille, ETHICS, Cycle de 6 visioconférences : L’Après-Covid 19, Première séance, le 16 septembre 2020

Première visioconférence.

La pandémie. Un fléau dont l'histoire nous avait pourtant prévenu qu'il planait sur nous comme une sinistre menace mais dont nous avions perdu le souvenir de l'expérience humaine qu'il représentait. Aussi, nous avons dû réinventer notre réponse dans la douleur, à partir de rien.

Mercredi 16 septembre de 16h00 à 17h30. Trente minutes de dialogue avec la salle (virtuelle). C’est gratuit. Vous pouvez vous inscrire ici.

[Chuchoté] : Si vous arrivez à la dernière minute : voici le lien.

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« Comment sauver le genre humain », le 18 mai 2020 – Retranscription

Retranscription de « Comment sauver le genre humain », le 18 mai 2020

Paul Jorion :

Bonjour Vincent Burnand-Galpin. On n’est pas tout à fait dans le format habituel de PJ TV. Ça serait un peu exagéré que je te présente comme un invité sur PJ TV alors que nous avons rédigé ensemble un ouvrage.

Je fais un tout petit récapitulatif : on s’est connu parce que tu m’as invité à l’ENSAE (École nationale de la statistique et de l’administration économique). Tu t’occupais de l’organisation des invitations de gens de l’extérieur. Tu m’as invité, si j’ai bon souvenir, deux fois. Une troisième fois, c’était à HEC et c’est d’ailleurs… la photo, c’est à HEC, quand tu m’as invité, c’était quoi, il y a un an ou deux ans.

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Jeudi 10 septembre 2020

En 1966, sur le troisième album de Simon & Garfunkel, Parsley, Sage, Rosemary and Thyme, on trouve un collage : un montage des nouvelles à la radio sur le fond musical du chant de Noël « Douce nuit, sainte nuit ».

Je vous recommande dans le même esprit de lire la une du journal Le Monde ce matin tout en écoutant Jacques Brel chantant l’Aventure.

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Passe l’automne, vienne l’hiver, le 1er septembre 2020 – Retranscription

Retranscription de Passe l’automne, vienne l’hiver. Bonjour, nous sommes le 1er septembre 2020 et c’est la première fois que je…

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Vie quotidienne – Pourquoi les prénoms bidon pour des anonymes ?

Dans l’article du Monde, Mobilisation contre le projet d’extension du Grand Port maritime de Nantes-Saint-Nazaire, la phrase suivante :

Lucille (certains manifestants ont préféré ne pas révéler leur nom)…

J’ai commenté ainsi :

Quels sont les obscurs motifs de cette très curieuse coutume journalistique consistant à donner un nom de fantaisie à une personne préférant ne pas révéler son nom ?

Qu’est-ce qui pourrait déranger dans la phrase « Une jeune femme ayant préféré ne pas révéler son nom… » ? Car que veut-on que nous fassions de cette « Lucille » qui n’en est pas une ?

Je n’ai pas la moindre idée de l’explication. Avez-vous une idée ?

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Une belle histoire, par Arkao

Bonjour,

Une belle histoire, de celles qui peuvent remonter le moral.

Mon activité professionnelle m’a valu l’honneur d’un article dans la presse locale. Le lendemain j’ai reçu au bureau un appel d’une très vieille dame à la voix hésitante et rocailleuse se présentant comme la meilleure amie d’enfance de ma mère. Je me souvenais de son nom comme elle se souvenait du mien, du temps où elles pouvaient encore se déplacer et se rencontrer. En l’absence de nouvelles récentes, l’une et l’autre se croyaient l’unique survivante de leur génération et de leur groupe d’amis.

Nous allons organiser leurs retrouvailles, malgré les difficultés engendrées par leurs handicaps respectifs et la Covid-19. Peut-être que trop d’émotions leur sera fatal à 97 et 99 ans (on a le coeur et l’âme fragiles à ces âges là), mais pourrait-on humainement leur refuser ce dernier bonheur ?

Bonne journée.

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Petits futés ! …

Vous êtes deux à avoir deviné que mon silence d’une journée signifiait que j’étais parti en vacances. Hier toute la journée sur la route… sur les départementales qu’exécrait le regretté Jean Yanne.

Je ne vous dis pas où je suis (pour réduire la taille de la meute des paparazzi). Je vous donne juste un indice (la photo au-dessus).

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Guerres : quand les peuples sont d’avis que des ersatz ridicules valent mieux que pas du tout

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Comment allons-nous faire ?

Je suis en train de travailler ce matin. Et tout à coup, je me dis : « Mais qu’est-ce qui sent aussi délicieusement bon ? »

Et je me souviens alors que je me suis lancé un peu plus tôt dans une préparation culinaire assez compliquée dont la première étape consiste à blanchir la viande pendant une heure.

À cette étape là, pas de condiments, pas d’épices – si, une poignée de gros sel – donc le délicieux fumet, c’est juste de la barbaque dans de l’eau bouillante depuis 30 minutes.

Est-ce un goût acquis de penser qu’une odeur comme celle-là est exquise ? Ou suis-je né équipé pour le penser ? Les autres animaux que moi doivent aussi penser que ceci « sent bon » et doive être bon à manger. Ce n’est pas moi qui ai endoctriné le chat que l’herbe à chat, c’est bon à manger, il y a pensé tout seul.

Vous voyez où je veux en venir : sauver la planète en mangeant moins de viande. Que va penser notre corps dans cette affaire ?

Et en supplément : J’ai dit à mon médecin : « Manger moins de viande ? » Réponse : « Non, non ! Pas à votre âge ! »

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Le Monde : Climat : « Comment calcule-t-on le montant à provisionner pour couvrir un risque ? », le 10 juillet 2020

Climat : « Comment calcule-t-on le montant à provisionner pour couvrir un risque ? »

Le spécialiste de la finance Paul Jorion explique, dans une tribune au « Monde » pourquoi les assureurs et les gestionnaires de risque se trouvent démunis pour calculer la couverture des effets du réchauffement climatique

Publié le 10 juillet 2020 à 09h30 T

Tribune. La gestion du risque constitue en tout temps un défi majeur pour le secteur financier. La capacité à provisionner à hauteur du risque objectivement couru est cruciale pour éviter le dépôt de bilan. Aussi élevé soit-il, le montant des provisions pour risque ne constitue cependant pas en soi un bon indicateur. Continuer la lecture de Le Monde : Climat : « Comment calcule-t-on le montant à provisionner pour couvrir un risque ? », le 10 juillet 2020

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La France découvre… (gaspation !) le vélo !

Je suis de naissance par moitié Hollandais, par ma mère. Parmi les implications diverses de cette particularité : que je sache ce que c’est qu’un vélo. Je veux dire que le vélo en tant que tel ne constitue pas pour moi une source permanente d’ébahissement.

En sus d’avoir vécu la moitié de ma petite enfance à Rotterdam, j’ai habité à une époque, beaucoup plus tard, à Amsterdam et je connais le garage à vélos qui jouxte la gare là-bas et qui à défaut d’être véritablement un espace d’« ordre, de beauté, de luxe, de calme et de volupté », est en tout cas un espace de sérénité : rien là qui soit source de remise en question anxiogène de la Weltanschauung (de la représentation du monde) du pékin, du citoyen ordinaire.

Il faut dire que dans ces pays bas, ce plat pays, rouler à vélo fait partie du cela-va-sans-dire, et n’a pas fait de vous, comme en France, un Croisé des temps contemporains (j’ai hésité à écrire « Croisée.e » avant de me souvenir que les dames se sont prudemment, et très heureusement, abstenues de cette vocation) qui, en récompense de sa bravoure et de la justesse de son choix de société, dispose du droit auguste d’ignorer superbement le (pfft ! [bruit du crachat de mépris]) code de la route.

Ce qui m’y fait penser, c’est un article ce soir dans Le Monde, intitulé « Vous ne pouvez pas le monter sur votre balcon ? » : la bataille du garage à vélos où sont analysées toutes les implications du fait qu’une bicyclette – quand on n’est pas assis dessus – doive être rangée quelque part, conséquence que les cyclistes, Croisés des temps contemporains, n’avaient pas envisagée, et chargent les autres (piétons, usagers des transports en commun et automobilistes) de résoudre à leur place, les chevalier.ère.s blancs de l’environnement ayant d’autres soucis plus pressants.

Puisque le fait de vivre dans des villes invivables ne semble pas les incommoder davantage (vu les salaires avantageux), je leur recommande d’adopter la politique commune : d’entreposer leur vélo sur leur balcon, la teneur de l’air ambiant en particules fines éliminant pour le balcon en question tout autre usage possible comme, à la belle époque révolue de l’air respirable, d’y boire un verre en famille ou entre amis.

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