Archives de catégorie : La vie de tous les jours

La peur du RIC – Grand débat

Ouvert aux commentaires.

Vidéos vues 78, 21 et 18 fois ? Bon ! On va arranger ça, en lançant un grand débat ici.

Je vous l’ai déjà dit : j’ai vécu 12 ans en Californie où ce système existe pour la satisfaction de tous – avec des avancées qui ont fait la une planétaire sur le mariage pour tous et les drogues douces, par exemple – et je n’ai pas constaté l’anarchie sanglante que certains nous promettent si ce système était mis en place en France.

Faisons avancer les choses.

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Le Monde diplomatique, Les sociopathes (de France Télécom à Macron) par Frédéric Lordon, 31 mai 2019

Les sociopathes (de France Télécom à Macron), par Frédéric Lordon, le 31 mai 2019. Remarquable réflexion. Comme son blog n’est pas ouvert aux commentaires, j’ouvre la discussion ici. J’aurai des choses à dire – ayant en particulier travaillé plus de 10 ans dans des boîtes américaines (le modèle où France Telecom aura joué un rôle pionnier en l’important en France). 

… Les « objectifs » sont, pour les individus, la manière dont la guerre leur tombe dessus, ce à quoi ils se trouvent mis en demeure d’accrocher leur survie. Pour les « objectifs », ils se feront donc des kapos. Ce qui est frappant dans le cas France Télécom, mais qu’on retrouverait à l’identique dans toutes les entreprises du même type, c’est avec combien peu de perte en ligne les impulsions sociopathiques venues du sommet descendent le long de la hiérarchie, et sont relayées par les couches intermédiaires. À la violence commandée par le haut, cependant, beaucoup ajoutent la peur — peur que le défaut à exercer la violence les expose à devenir à leur tour les prochaines victimes de la violence —, mais aussi, pour ceux chez qui l’entreprise néolibérale n’a pas détruit tous les cadres moraux, une terrible souffrance de se voir faire ce qu’ils sont enjoints de faire.

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Où je vous révèle un secret, le 8 juin 2019 – Retranscription

Retranscription de Où je vous révèle un secret, le 8 juin 2019. La vidéo était déjà ouverte aux commentaires, mais comme certains me disent qu’ils attendent la retranscription…

Bonjour, nous sommes le samedi 8 juin 2019. Dans le pays d’où je vous parle, on appelle ça le samedi de la Pentecôte. Je suis rentré hier d’un long voyage, d’un voyage d’une semaine. Je suis parti en fait exactement il y a une semaine et je suis rentré hier soir. J’ai fait beaucoup de choses. Je vous en ai évoqué certaines comme ça, en passant. Je n’ai pas beaucoup écrit. Je ne me suis pas beaucoup manifesté sur le blog. J’ai lu vos commentaires. J’ai fait quelques remarques à ce sujet-là. J’ai fait allusion au fait que j’ai fait une conférence à Malmédy en Belgique, pas loin de la frontière allemande. L’un d’entre vous était là, l’un des commentateurs était là. Il a d’ailleurs signalé qu’il était là et a fait quelques remarques à propos de la conférence. Je crois que ça a été enregistré. Vous allez entendre ça. Je l’ai dit. Tout le monde était content parce que c’était le lancement d’une organisation et il y avait beaucoup de monde. Nous avons fait salle comble.

Qu’est-ce qu’il y a encore eu ? C’était avant-hier. Je me suis réuni et nous avons parlé longtemps, Bruno Colmant, économiste belge, et Marc Lambrechts du journal L’Écho. Nous avons parlé près de 2 h de l’avenir de la Belgique et nous sommes partis en faisant confiance à Marc de faire ce qu’il voudra de ce qui aura été dit. Nous ne sommes pas arrivés à des conclusions très précises et c’est lui qui va nous faire la synthèse.

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Il se passe quelque chose

Ouvert aux commentaires.

Hier soir à Malmédy, les organisateurs étaient un peu appréhensifs avant la réunion : quelle salle aurait-il fallu réserver dans ce récent Multiplex, sachant que 180 personnes s’étaient inscrites et que l’inscription n’était pas obligatoire : celle à 200 places (celle à 150 étant exclue) ou celle à 300 ?

Le choix s’était porté sur celle à 300, mais le risque existait qu’elle n’apparaisse bien vide.

Elle fut pleine.

Plusieurs personnes sont venues me dire après la conférence qu’il était dommage qu’aucun des partis qui s’étaient présentés aux dernières élections ne défendait des idées comme celles que j’avais défendues durant la soirée. Une des personnes – avec l’approbation d’une autre – en a tiré la conclusion que ce parti il fallait que nous le créions et qu’elle y avait déjà réfléchi. J’ai dit : « Chiche ! » On va voir.

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Sur certaines superstars de la philosophie…

J’avais l’intention de ne faire aucun commentaire sur la mort de Michel Serres mais les tombereaux de louanges que je vois dans la presse me sortent de mon silence.

J’ai eu l’occasion de partager un repas avec lui il y a quarante-cinq ans. Il avait été invité par des amis qui voulaient l’entendre parler de sa thèse sur Leibniz, que j’ai alors eu l’occasion de lire.

J’ai gardé le souvenir d’un bavard qui s’écoutait parler. Il avait une opinion sur n’importe quoi et disait à son sujet n’importe quoi également.

Il a peut-être changé par la suite mais j’avais perdu le goût de chercher à savoir.

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Make America Great Again ! M. Trump, voici vos jeunes champions !

Le Spelling Bee est un grand tournoi d’orthographe américain pour les jeunes de 7 à 14 ans. C’est un événement national faisant la une des journaux.

Voici les champions de cette année, couronnés ce matin à 2h44 heure locale, à l’issue d’un marathon.

Rishik Gandhasri, 13 ans, de Californie ; Erin Howard, 14, de l’Alabama ; Saketh Sundar, 13, du Maryland ; Shruthika Padhy, 13, du New Jersey ; Sohum Sukhatankar, 13, du Texas ; Abhijay Kodali, 12, du Texas ; Christopher Serrao, 13, du New Jersey et Rohan Raja, 13, du Texas.
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Piqûre de rappel : Une grande victoire pour la technologie, le 7 avril 2008

Un petit clin d’oeil à J. S. sous la forme d’un très ancien billet.

Samedi nous étions dans le désert d’Anza Borrego dans le comté de San Diego en Californie méridionale. On nous avait signalé une oasis au bout d’un canyon : des palmiers à la source d’un torrent de montagne qui ne tarde pas à se tarir quand il débouche dans le désert.

L'oasis
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Le manuscrit Voynich – Mes 2 pence

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Le Monde, Les mystères persistants de l’indéchiffrable manuscrit Voynich, Scientifiques et amateurs prétendent régulièrement avoir percé le secret de ce texte du XVe siècle, sans titre ni auteur, aux illustrations intrigantes, le 25 mai 2019

Je viens de lire la longue notice Wikipedia sur ce manuscrit mystérieux. Je n’y ai pas trouvé l’hypothèse qui a ma préférence et que je vous livre comme mes 2 pence sur la question : il ne s’agit pas d’alchimie, d’astrologie, d’un livre crypté de Roger Bacon, de langue proto-romane, etc. mais de l’oeuvre de pure imagination (textes et illustrations) d’un ou d’une excentrique de talent (« art brut »).

Démonstration : il existe différents types de symétrie, de cycles, de structures fractales, dans la forme des plantes. On n’y trouve pas le type de configuration géométrique que l’on voit dans la forme des feuilles de l’illustration ici, empruntée au manuscrit.

P.S. Faisant preuve de beaucoup d’imagination et d’une admirable bonne volonté, Arthur O. Tucker & Jules Janick ont tenté dans leur article « Identification of Phytomorphs in the Voynich Codex » d’identifier les plantes représentées dans le manuscrit. Leurs identifications sont, comme vous pourrez le voir, plus ou moins convaincantes selon les cas (plutôt moins que plus). Vous remarquerez cependant que l’illustration ci-dessus est absente de leur article : pour elle, ils ont préféré prudemment s’abstenir.

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Fin du monde ! Fin du mois !

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Le loup du politique déguisé en agneau de la neutralité

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Regardez ceci si vous avez les 30 minutes que cela dure. Excellente analyse ! Ç’aurait été bien que quelqu’un fasse un décorticage de ce type lors de mon fameux débat de 2011 avec Brice Couturier, ou lorsque je suis allé présenter – là aussi sur France Culture – mon livre sur Keynes et où la première question est (je cite de mémoire) : « On ne niera pas quand même que tous nos ennuis nous viennent de Keynes ! »

Il faut malheureusement être aguerri à ce genre de pratiques (même sur le service public) sans quoi on se fait mettre en pièces. L’ennui, c’est que si vous êtes aguerri, on cesse de vous inviter (sont pas tout à fait fous dans le camp d’en face !).

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Fin du monde : l’appel d’Aurélien Barrau – Qu’en penser ?

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Bon, tout ça est très juste, tout ça est très bien dit : il n’y a rien que j’aurais voulu dire autrement, mon seul souci, c’est que j’aurais situé mon analyse dans un cadre socio-économico-politique, pour dire ce qu’il faut faire collectivement pour que ça change, pas seulement ce qu’on peut changer chez soi, comme ce qu’on met dans son assiette ou qu’on jette dans sa poubelle.

En restant muet sur le capitalisme, sur l’économie de marché, et sur le libéralisme, en ne disant pas qu’il est impératif de les changer, Barrau s’expose au même reproche qu’il fait aux jeunes de la Rébellion contre l’extinction, que leur rébellion ne les empêche pas de manger de la viande ou de prendre l’avion pour un weekend : sa rébellion ne l’empêche pas de cautionner le cadre socio-économico-politique existant, non pas en le soutenant explicitement mais en laissant entendre par son silence à son propos, que le problème n’est pas là. Alors que c’est là que l’obstacle se situe.

On ne préviendra pas l’extinction « en changeant un peu ses habitudes », il faut prendre le problème à l’envers : il faut d’abord éliminer la logique prédatrice de la recherche du profit, et du versement d’intérêts pour les ressources qui manquent là où elles sont indispensables. C’est cela qui détruit notre monde jour après jour et le rend invivable. Quand cela aura été résolu, chacun aura son jardin sans pesticides, mangera moins de viande et pourra se déplacer à vélo, pas avant. C’est dans cet ordre là que le changement peut se faire et doit se faire – sans tarder.

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