Archives de catégorie : matières premières

Trends-Tendances – Matières premières : après l’euthanasie du rentier, celle de l’investisseur ?, le 30 avril 2020

Après l’euthanasie du rentier, celle de l’investisseur ? Le mardi 16 septembre 2008 eut lieu un événement inédit dans l’histoire :…

Vous devez être connecté pour lire le contenu complet de l'article. Vous pouvez vous abonner ici

Partager :

Pétrole : Pour ceux qui imaginaient qu’il n’y aurait pas de contagion du « Crude » vers le « Brent »

Il n’y aurait pas de contagion sur le marché à terme du « Crude » (US) vers le « Brent », parce qu’au contraire du « Crude » qui se stocke à terre, le « Brent » est stocké sur des tankers.

Le problème en ce moment est qu’on ne parvient pas à réduire la production aussi vite que baisse la demande.

Partager :

Trends-Tendances, Éloge de Mario Draghi, le 31 octobre 2019

Éloge de Mario Draghi

Mario Draghi a quitté la semaine dernière son poste de président de la Banque centrale européenne.

Le 21 octobre, le Financial Times proposait un bilan de l’action du président par Valentina Romei et Martin Arnold, intitulé « Le mandat BCE de Draghi : Sauvant l’euro, défaillant sur l’inflation ».

Pourquoi défaillant sur l’inflation ? Deux personnes interrogées s’expliquent.

« Le plus grand paradoxe de Mario Draghi est qu’il a été l’un des plus actifs et des plus crédibles des banquiers centraux de l’histoire moderne, et pourtant il quittera la BCE avec l’un des pires palmarès en termes de ciblage de l’inflation », déclare M. Frederik Ducrozet, stratège chez Pictet Wealth Management.

Continuer la lecture de Trends-Tendances, Éloge de Mario Draghi, le 31 octobre 2019

Partager :

Philo en 2 leçons

Cela a l’air de vous plaire, alors, parlons-en : ouvert aux commentaires.
Partager :

LES ÉMERGENTS PRIS À LEUR TOUR, par François Leclerc

Billet invité.

« La perspective d’une hausse des taux d’intérêt aux États-Unis et le ralentissement en Chine alimentent une incertitude et une plus forte volatilité des marchés », s’alarme Christine Lagarde en prélude de l’assemblée générale du FMI à Lima (en termes moins choisis : des masses de capitaux sont à la recherche d’affectation, sans se soucier des dégâts qu’ils commettent). La conjonction des deux phénomènes est également redoutée en raison de son impact sur une croissance des pays émergents, jugée « décevante » (traduire : démentant une fois de plus les prévisions), ainsi que sur la croissance mondiale. On a connu plus optimiste.

Continuer la lecture de LES ÉMERGENTS PRIS À LEUR TOUR, par François Leclerc

Partager :

LE CULBUTO NE SE REDRESSE PAS ! par François Leclerc

Billet invité.

Rien n’y fait, en dépit de toutes les mesures prises par la direction chinoise pour tenter de stabiliser les cours boursiers, la dernière en date étant d’autoriser les fonds de pension à y investir. La correction boursière que l’on a cru discerner est devenue une véritable déroute et les bourses s’en ressentent dans le monde entier. Mise en perspective avec les épisodes précédents, celle-ci reflète une profonde crise économique de la seconde puissance mondiale, aux conséquences planétaires. La formation d’une gigantesque bulle d’endettement accompagnée d’une bulle immobilière non moins imposante l’ont précédé.

Continuer la lecture de LE CULBUTO NE SE REDRESSE PAS ! par François Leclerc

Partager :

Une explication « écono-territoriale » des Trente Glorieuses, par Timiota

Billet invité.

Il est courant de considérer les Trente Glorieuses avant tout dans un contexte historico-politique au sein de la montée inexorable des techniques (le « progrès »): la mise au pas d’une industrie et dune finance capitalistes qui certes assuraient de fortes croissances potentielles, mais venaient aussi d’accompagner deux Guerres Mondiales et la Grande Dépression.

De cette mise au pas, et d’un rapport de force rétabli entre travailleurs et capitalistes à la faveur de la peur du communisme, une grande redistribution des richesses, vers une large classe moyenne prospère, produisit des décennies de stabilité économique et de croissance, gommant rien moins que les secousses des indépendances des ex-colonies, ou que les doutes anti-consuméristes de 1968.

Je propose ici une vision complémentaire, basée sur des échelles spatiales et leur temporalité associées, ainsi qu’un « structuralisme de l’inégalité ».  Pour dire l’essentiel, des échelles momentanément ajustées entre politique et économie me semblent en effet une bonne clé d’explication aux Trente GlorSieuses .

Continuer la lecture de Une explication « écono-territoriale » des Trente Glorieuses, par Timiota

Partager :

LES ÉMERGENTS SOUFFRENT ET LA RUSSIE EST AU TAPIS, par François Leclerc

Billet invité.

Sonnés, les dirigeants russes se tâtent pour vérifier s’ils sont entiers. Les grandes entreprises exportatrices ont été mises à contribution pour vendre les devises dont elles disposent et contribuer à la stabilisation du rouble, afin d’épargner la Banque de Russie qui a dépensé plus de dix milliards de dollars depuis le début du mois, et dont les réserves abondantes ne sont pas inépuisables. Dans l’attente d’autres mesures, elle va faciliter l’accès aux devises étrangères et protéger les banques de leurs pertes comptables.

Le premier ministre Dmitri Medvedev affirme aujourd’hui qu’aucune mesure d’encadrement des changes ne sera prise, afin de ne pas porter atteinte aux principes du marché, dit-il. Mais, en tout état de cause, le rouble aura perdu la moitié de sa valeur depuis le début de l’année, et rien ne pourra empêcher la Russie d’entrer dans une franche récession, et de connaître simultanément une flambée inflationniste des prix. Le système bancaire va être soumis à rude épreuve en raison de l’endettement des entreprises et des particuliers en devises étrangères. Composé d’une myriade de petits établissements côtoyant une poignée de grands établissements, ce système est très fragile et va devoir être restructuré dans l’urgence. Enfin, Vladimir Poutine – qui s’est tenu à l’écart afin de se démarquer du gouvernement, seul responsable selon lui de la conduite de la politique économique – tirera demain les leçons politiques et essayera d’en faire autant avec les marrons du feu en faisant une fois de plus appel au chauvinisme russe, sa carte favorite.

Continuer la lecture de LES ÉMERGENTS SOUFFRENT ET LA RUSSIE EST AU TAPIS, par François Leclerc

Partager :

ANNONCE DE TRÈS GROS TEMPS, par François Leclerc

Billet invité.

RoubleAprès avoir chuté de 9,5% hier, le rouble a perdu 20% de sa valeur aujourd’hui et continue de s’effondrer. La situation devient « critique » selon la Banque de Russie qui annonce d’autres mesures non précisées, après avoir relevé cette nuit son taux directeur sans effet. A New York, le baril de pétrole poursuit sa chute et ouvre à 55 dollars.

Partager :

Observer l’état ou la dérive du monde ?, par Cédric Chevalier

Billet invité.

J’ai parlé avec des amis de « peak everything », mais je ne pense pas que ce soit nécessairement la bonne expression. En effet, « to peak » est défini comme « atteindre son niveau le plus élevé ». Or rien n’indique a priori que la consommation d’énergie, l’érosion des sols, la concentration en Gaz à Effet de Serre (GES) dans l’atmosphère et d’autres variables de ce type aient atteint leur maximum. Le phénomène tendanciel général que j’observe serait mieux caractérisé par un « grow everything ». C’est-à-dire le constat qu’au sein du système « Terre/biosphère/Humanité », de nombreuses variables critiques évoluent de manière significative (en grandeur absolue, en taux de croissance, et en taux de variation du taux de croissance) dans la direction néfaste (augmentation ou baisse de la variable dans la « mauvaise direction »). Pourquoi néfaste ? Parce que ces évolutions poursuivies conduisent inexorablement à des grandeurs de certaines variables insoutenables pour un régime viable « Terre/biosphère/Humanité ». Un exemple parmi d’autres : le niveau actuel de GES dans l’atmosphère, son taux de croissance, et le taux de variation de ce taux de croissance actuels, s’ils voient leurs tendances poursuivies, conduisent inexorablement à un niveau de GES destructeur a priori pour l’Humanité. Idem pour le taux de mercure dans l’océan, le stade d’érosion des terres arables, le taux de pollution des eaux potables, le stock d’énergie fossile, la quantité de déchets accumulés, le niveau de la biodiversité, l’état des écosystèmes, etc etc.

Continuer la lecture de Observer l’état ou la dérive du monde ?, par Cédric Chevalier

Partager :

L’actualité de demain : DES DISCOURS USÉS JUSQU’À LA CORDE, par François Leclerc

Billet invité

Devinez quelle place accueille le marché des métaux : aluminium, cuivre, zinc, mais aussi or et argent ? La réponse est Londres ! Intéressez-vous à la fixation de leurs prix, vous constaterez qu’une fois de plus un nombre restreint de banques et de courtiers est en charge. Alors, même cause, mêmes effets ?

Cela se pourrait bien, car à son tour le LME (London Metal Exchange) est suspecté par les parlementaires britanniques du Treasury select committee (l’équivalent de la Commission des finances en France) d’abriter des manipulations des cours, et une demande d’enquête a été formulée au régulateur à ce propos. À quand le jus d’orange ? C’est à ce demander si un seul marché échappe aux manipulations des prix !

Continuer la lecture de L’actualité de demain : DES DISCOURS USÉS JUSQU’À LA CORDE, par François Leclerc

Partager :

L’actualité de demain : NE RESPECTENT-ILS DONC RIEN ? par François Leclerc

Billet invité.

Après le Libor, l’Euribor et le Tibor, le tour de l’or et de l’argent serait-il venu ? Selon le Wall Street Journal, la CFTC (Commodity futures trading commission) – le régulateur américain des marchés à terme des matières premières – se penche sur la fixation des cours de l’or et de l’argent. Cinq banques internationales pour le premier et trois pour le second l’établissent quotidiennement à Londres par le biais d’une téléconférence, et la CFTC s’interroge sur « la transparence » de la procédure, mais aucune enquête n’a formellement été engagée.

Partager :

LE RÉGULATEUR (S’ADRESSANT À NOUS) : « Si c’est comme ça, qu’est-ce qu’vous voulez que j’fasse ? »

Vous vous souvenez de l’affaire du LIBOR ? Un ensemble de banques se voient demander quels sont les taux qu’exigent leurs consœurs pour leur prêter à diverses échéances, et au lieu de communiquer les vrais chiffres, elles transmettaient ceux qui les arrangeaient. Parfois même, des autorités leur suggéraient de le faire pour « aider la conjoncture », c’est-à-dire pour soutenir le moral des troupes.

Elles ont fini par être pincées. On ne leur a pas interdit de continuer de le faire – elles sont trop systémiques, trop susceptibles d’entraîner le système tout entier dans leur chute, et donc parfaitement invulnérables – on leur a infligé de très fortes amendes (et ce n’est pas fini). Bien sûr, ce sont leurs clients, c’est-à-dire vous et moi, qui paieront ces amendes, mais enfin, on leur a quand même tapé sur les doigts et on les oblige de recalculer leur chiffre d’affaires prévisionnel (ce qui n’est pas une mince affaire !).

Cela, c’est quand cela se passe bien pour le régulateur. Quand cela se passe mal, on met au point les mesures à prendre, puis on en informe les intéressés, qui répondent : « Pas question ! » et le régulateur se tourne alors vers nous d’un air penaud en disant : « Si c’est comme ça, qu’est-ce qu’vous voulez que j’fasse ? »

Je vous en avais brièvement rapporté deux exemples le mois dernier dans mon billet Les lobbystes et nous. Voici ce que j’y disais :

Une nouvelle loi américaine oblige à mentionner sur les produits contenant certains minéraux que leur extraction alimente les conflits en Afrique centrale.

Trop cher pour les entreprises ont dit les lobbyistes ! À la trappe !

La Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur des marchés financiers aux États-Unis, a mis au point un ensemble de mesures permettant d’empêcher que ne se reproduise l’effondrement du marché des capitaux à court terme (money market), dont coût, plus de six cents milliards de dollars aux contribuables américains, plus quelques centaines de milliards d’euros aux contribuables européens.

Trop cher pour les banques ont dit les lobbyistes ! À la trappe !

Nouvel exemple ces jours-ci d’un cas où cela se passe mal pour le régulateur : le prix des produits pétroliers.

L’année dernière, le G20 avait demandé à l’IOSCO (International Organisation of Securities Commission) qui fédère les régulateurs nationaux sur le marché des titres, de proposer une réglementation du marché du pétrole. Une réunion vient de se tenir à laquelle ont participé l’Agence Internationale de l’énergie, l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et les compagnies Total et Shell.

Une belle unanimité s’est fait jour parmi tous ceux-ci : ils ont dit qu’ils n’avaient aucune envie d’être réglementés. Les compagnies pétrolières présentes ont ajouté que si on continuait à leur faire des misères, elles cesseraient tout simplement de transmettre les données relatives aux prix.

Les banques prises la main dans le sac à manipuler les taux du LIBOR, n’ont pas fait preuve du même cran. Je suppose que la différence vient du fait que l’option de mettre à l’amende l’Agence Internationale de l’énergie, l’OPEP, et les compagnies pétrolières dans leur ensemble, est plus difficile à mettre en place.

Que vient de faire l’IOSCO ? Hé, vous connaissez déjà la réponse : elle se tourne vers nous d’un air penaud et nous dit : « Si c’est comme ça, qu’est-ce qu’vous voulez que j’fasse ? »

 

Partager :