LE RÉGULATEUR (S’ADRESSANT À NOUS) : « Si c’est comme ça, qu’est-ce qu’vous voulez que j’fasse ? »

Vous vous souvenez de l’affaire du LIBOR ? Un ensemble de banques se voient demander quels sont les taux qu’exigent leurs consœurs pour leur prêter à diverses échéances, et au lieu de communiquer les vrais chiffres, elles transmettaient ceux qui les arrangeaient. Parfois même, des autorités leur suggéraient de le faire pour « aider la conjoncture », c’est-à-dire pour soutenir le moral des troupes.

Elles ont fini par être pincées. On ne leur a pas interdit de continuer de le faire – elles sont trop systémiques, trop susceptibles d’entraîner le système tout entier dans leur chute, et donc parfaitement invulnérables – on leur a infligé de très fortes amendes (et ce n’est pas fini). Bien sûr, ce sont leurs clients, c’est-à-dire vous et moi, qui paieront ces amendes, mais enfin, on leur a quand même tapé sur les doigts et on les oblige de recalculer leur chiffre d’affaires prévisionnel (ce qui n’est pas une mince affaire !).

Cela, c’est quand cela se passe bien pour le régulateur. Quand cela se passe mal, on met au point les mesures à prendre, puis on en informe les intéressés, qui répondent : « Pas question ! » et le régulateur se tourne alors vers nous d’un air penaud en disant : « Si c’est comme ça, qu’est-ce qu’vous voulez que j’fasse ? »

Je vous en avais brièvement rapporté deux exemples le mois dernier dans mon billet Les lobbystes et nous. Voici ce que j’y disais :

Une nouvelle loi américaine oblige à mentionner sur les produits contenant certains minéraux que leur extraction alimente les conflits en Afrique centrale.

Trop cher pour les entreprises ont dit les lobbyistes ! À la trappe !

La Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur des marchés financiers aux États-Unis, a mis au point un ensemble de mesures permettant d’empêcher que ne se reproduise l’effondrement du marché des capitaux à court terme (money market), dont coût, plus de six cents milliards de dollars aux contribuables américains, plus quelques centaines de milliards d’euros aux contribuables européens.

Trop cher pour les banques ont dit les lobbyistes ! À la trappe !

Nouvel exemple ces jours-ci d’un cas où cela se passe mal pour le régulateur : le prix des produits pétroliers.

L’année dernière, le G20 avait demandé à l’IOSCO (International Organisation of Securities Commission) qui fédère les régulateurs nationaux sur le marché des titres, de proposer une réglementation du marché du pétrole. Une réunion vient de se tenir à laquelle ont participé l’Agence Internationale de l’énergie, l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et les compagnies Total et Shell.

Une belle unanimité s’est fait jour parmi tous ceux-ci : ils ont dit qu’ils n’avaient aucune envie d’être réglementés. Les compagnies pétrolières présentes ont ajouté que si on continuait à leur faire des misères, elles cesseraient tout simplement de transmettre les données relatives aux prix.

Les banques prises la main dans le sac à manipuler les taux du LIBOR, n’ont pas fait preuve du même cran. Je suppose que la différence vient du fait que l’option de mettre à l’amende l’Agence Internationale de l’énergie, l’OPEP, et les compagnies pétrolières dans leur ensemble, est plus difficile à mettre en place.

Que vient de faire l’IOSCO ? Hé, vous connaissez déjà la réponse : elle se tourne vers nous d’un air penaud et nous dit : « Si c’est comme ça, qu’est-ce qu’vous voulez que j’fasse ? »

 

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68 réflexions sur « LE RÉGULATEUR (S’ADRESSANT À NOUS) : « Si c’est comme ça, qu’est-ce qu’vous voulez que j’fasse ? » »

  1. Quand Ponce Pilate vit qu’il n’aboutissait à rien, mais qu’au contraire, l’agitation de la foule augmentait, il prit de l’eau et, devant la foule, se lava les mains en disant:
    —Je ne suis pas responsable de la mort de cet homme. Cela vous regarde.

  2. Où l’on apprend que l’on va payer la facture des amendes, bon ça c’est cool, merci.
    Où l’on apprend que les banques continuent leurs opérations interdites sans être dérangées car elles sont systémiques, of course… pourrait-on qualifier de systémique la vague de gens qui crèvent la dalle ? Ou bien y’a t-il dans cette novlangue néolibérale merveilleuse (dont parle si bien Lordon) un adjectif plus approprié ?

  3. Sur le laboratoire de stockage géologique des déchets radioactifs en France.
    La vidéo en ligne qui suit est hors sujet,
    mais tellement instructive, qu’elle intéressera sûrement plusieurs lecteurs du blog.

    Dans le cadre du projet d’enfouissement des déchets radioactifs à BURE (Meuse),
    > le CLIS de BURE a organisé
    > Lundi 24 Septembre
    > 20H – salle des fêtes de BURE
    > Un débat-contradictoire exceptionnel :
    >
    > Fabrice BOISSIER, directeur de la maîtrise des risques à l’ANDRA
    > a répondu aux questions de
    > Bertrand THUILLIER, docteur ès sciences,
    > sur les risques du projet CIGèo.
    Le Clis de Bure a mis cette vidéo en ligne, et je les en remercie, tant il est
    nécessaire à mon avis qu’un maximum de citoyens ait une idée objective
    des difficultés que le laboratoire de l’ANDRA travaille à maîtriser.
    On peut accéder à cette vidéo en saisissant « clisbure » dans Google ou bien
    en cliquant directement sur.les liens ci-dessous.

    Le laboratoire de Bure, ou laboratoire de recherche souterrain de Meuse/Haute-Marne (LSMHM), est un réseau de galeries souterraines localisé sous le territoire de la commune de Bure(Meuse) en France.
    La Clis(1) de BURE a organisé une réunion publique au cours de laquelle M. Fabrice BOISSIER (ANDRA) a répondu aux questions de M. Bertrand THUILLIER, sur le projet de stockage géologique des déchets radioactifs. Cette réunion était animée par M. Pascal BAUDOIN, journaliste. Enregistré le 24 septembre 2012 à la salle Bellevue de Bure.

    Debat Contradictoire Partie 01 – Vidéo Dailymotion

    Debat Contradictoire Partie 02 – Vidéo Dailymotion

    Debat Contradictoire Partie 03 – Vidéo Dailymotion

    (1)Selon Wikipédia: La commission locale d’information et de surveillance (CLIS) est une structure d’information et de concertation obligatoirement mise en place par certaines installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) (en France).

      1. Ca m’a pris la journée!
        Ca faisait longtemps que je n’avais pas entendu le chant des sirènes.
        Il manque encore un p’tit chouïa d’interactivité.
        Si tous les débats pouvaient être enfin menés, et retransmis en direct en faisant pêter le canal irc pour définir les objectifs et agir, on arriverait même à créer une démocratie directe, chi, chi!

    1. En dehors d’une grève générale illimitée ?
      Pas grand chose, à part retirer son épargne de placements à intérêts et la déposer sur des banques coopératives.
      Et encore.

      1. La grève générale, ouais. Mais ça implique d’avoir la grande majorité derrière soi et remontée. On n’en est pas encore là.
        Il doit bien y avoir quelque chose à faire, pourtant…

      1. Les doléances ne fonctionnent que si elles s’inscrivent dans un processus contraignant, à savoir celui de la convocation des Tiers Etats pour solliciter un nouvel impôt.
        Dans le nouveau régime, on n’a plus besoin de ‘convoquer’ de telles doléances, puisque ce sont les représentants élus qui votent l’impôt.
        On appelle cela maintenant ‘des pétitions’.
        Avec lesquelles nos élus se torchent les fesses.

        Ps : tiens, personne n’a des nouvelles du RIP ? Rest In Peace ?
        Sûr que la ‘normalité’ a dû lui fourguer une pelletée supplémentaire …

      2. @ Zebu
        Au sujet de votre Ps, peu importe qui il concerne, dans tous les cas, il me semble vraiment déplacé… je le trouve de mauvais goût.

      3. Ben justement, il y a un « nouvel impôt » sur les riches à demander. Mais on ne va rien leur demander. En tous cas pas un impôt. On va leur faire une ponction… avec une grooossse aiguille.

  4. En viendrait -on a afficher sous le prix de vente public le cout de production?

    comme suggéré dans le fil sur un double affichage des prix originellement cogité autour de la mise en évidence de la distribution.
    22septembre
    «… EN AFFICHANT AU-DESSOUS DU PRIX DE VENTE, LA MARGE DU DISTRIBUTEUR SUR SON FOURNISSEUR », par Mains dans le cambouis
    166ème commentaire

    1. @ rahanne Environ :
      Forage 0.2
      Spéculation 0.39
      raffinage 0.04
      transport 0.10
      TICPE 0.61
      TVA TICPE 0.12
      TVA sur produit 0.12
      Total (sans jeu de mots) 1.58

      1. on affiche bien le prix au kilo qui ne sert plus à grand chose pas plus que la conversion euro/ francs
        sans compter l’arnaque réalisée sur la présentation et le volume des produits depuis la libéralisation hors standard des packages traditionnels
        désormais vous trouvez des pots de confitures qui contiennent n’importe quel grammage de confiture en ayant l’air d’un pot de 500g
        donc simplifions sur des bases utiles au consommateur.
        celle de l’honnêteté.

      2. Rahaha,

        on affiche bien le prix au kilo qui ne sert plus à grand chose […]
        sans compter l’arnaque réalisée sur […] le volume des produits[…]
        désormais vous trouvez des pots de confitures qui contiennent n’importe quel grammage de confiture en ayant l’air d’un pot de 500g

        Oops… effectivement c’est « sans compter »…
        Va falloir s’y mettre un d’ses quatre, Rahaha.
        A l’arithmétique.

      3. Les brésiliens n’ont pas de soucis avec ça:
        Lorsque les brésiliens produisent de l’alcool, ils le mettent dans leur voiture.
        Quand les français produisent de l’alcool, ils le boivent.
        Voir Vigneron, par exemple…

      4. Izarn, qu’est-ce que tu crois ? Évidemment qu’on leur vend de l’éthylique aux Louis Dreyfus et autres distillateurs brésiliens. A plein pinardiers, départs de Sète. Et perso c’est les prix au kg ou au litre que j’regarde, sans doute un réflexe paysan laborieusement acquis, mais chacun fait comme il veut ou peut, hein Izarn ? Moi mon plaisir suprême c’est Véolia quand j’ai soif, 0,001 € le litre au robinet, pas cher du tout le suprême plaisir.

    2. Rahane, tu sais que tu peux « carrément » faire un lien vers le commentaire en question ? Le voici.

      Le « truc », c’est : clic droit sur la date du commentaire, choisir « copier l’adresse du lien », et puis venir le coller ici. C’est quand même plus « smart », et simple comme bonjour ! 😉

  5. Il faudrait qu’on puisse dire au régulateur: « there is no alternative », ou tu les régule, ou toi on va te réguler, façon, au choix, Robespierre, Lenine ou Mao.
    Les régulateurs ne réguleront que la s’ils ont plus peur de nous que des régulés. Les régulés accepteront d’être régulés s’ils sont plus peur de nous que des conséquences de la régularisation.
    La trouille abjecte des « rouge » a permis de réguler le capital de 1933 à 1980. Et seule cette trouille l’a permis.

      1. Si vous en connaissez d’autres que la trouille pour faire lâcher un bout de beefsteak aux clébards, dites moi.

        J’ai beau chercher dans l’histoire, je ne vois que la force qui ai réussi à raisonner le fric.

        On a jamais vu les riches collectivement vendre tous ou partie de leurs biens, donner la recette aux pauvres et partir sur les routes prêcher l’enseignement de Jesus.

        Je ne dis pas que Lenine ou autre est la solution. Je vous dis que seule la trouille d’un Lenine ou autre peut amener le capital à composer.
        Aujourd »hui, les capitalistes ont même réussi à attacher les communistes Chinois en leur achetant très cher la corde destinée à les pendre.

    1. Si la BoE avait coupé le robinet de la planche à billet, les types auraient rampés…
      Mais Cameron est comme Geithner ou Draghi, un bon pt’it gars de la City ou de Wall Street.

  6. Dédicace à Paul:
    Non, les Belges n’ont pas vécu au-dessus de leurs moyens
    En fait très sérieux!
    Réponse par Olivier Bonfond à la carte blanche de Bruno Colmant
    du 16 septembre 2012″ les dangers d’une taxation du capital »…

  7. je vais peut être dire une bêtise, mais tant pis . puisque tout n’est que négoce, transferts d’une poche à l’autre , n’est-il pas possible de savoir ce qui est fond réel , ou fond menteur ? je sais, ça ne se fait pas, on n’affiche pas dans le bizness , dans une vente aux enchères de combien on dispose, pas plus lorsqu’un banquier vous fait crédit dans les hautes sphères . bref jouer cartes sur table ? ni plus ni moins comme pour le quidam, la banque lui demande son état de santé .

    autre chose. pour un profane , mais pas trop naïf quand même, il est connu qu’on peut vendre un immeuble à plusieurs personnes et se tirer avec l’oseille;
    mais se jeter sur une épargne afin de la vendre à plusieurs ?

  8. Excusez-moi, mais devant de tels renoncements au pouvoir de la loi, je ne peux m’empêcher de penser que ce régulateur est un régulateur de papier, comme il y avait jadis des tigres de ce genre, selon le Président Mao.

  9. DÉMONDIALISER LE SYSTÈME BANCAIRE
    (IL FAUT DONC LE RENATIONALISER !)

    Tel est le titre (sans le sous-titre) de l’Article paru dans les Echos, le 23 Mai 2012 sous la plume de J. Arthuis et J. Peyrelevade.

    Écoutons bien l’essentiel du message de cette avant-garde gauchiste que représentent nos deux Jean :
    « Les banques ne sont pas des entreprises comme les autres. En contrepartie des crédits qu’elles consentent à l’économie, elles créent de la monnaie. En ce sens, elles assurent un véritable service public. La monnaie, instrument du lien social dans une économie d’échanges, bien public par excellence, est l’expression d’une souveraineté, celle de l’Etat…
    L’Etat souverain, celui qui a délégué aux banques l’émission de sa monnaie est, vis-à-vis des citoyens, le garant ultime de l’ensemble.
    Le rappel de ces principes nous conduit, s’agissant des banques de la zone euro et donc, en particulier, des banques françaises, à quatre remarques :
    1/ Pour des raisons évidentes de rentabilité, les banques ont tendance à s’éloigner de leur mission originelle qui est le financement de l’économie réelle et le bon fonctionnement des circuits de paiement.
    2/…La force politique et la capacité d’intervention des Pouvoirs Publics sont ainsi divisées, morcelées, par rapport à un système bancaire que l’on a incité à ignorer les frontières. Chaque Etat est garant des banques implantées sur son territoire national alors que celles-ci prennent des risques sur des dettes souveraines qui échappent à son contrôle.
    3/…Les banques ne cessent de grossir, au risque de dépasser les capacités d’intervention des Etats de référence. Les bilans cumulés des principales banques françaises représentent trois fois le montant du PIB de notre pays.
    Il faut arrêter cette course à la taille qui fait peser un risque sur les Etats eux-mêmes.
    4/…Or, au nom de leur ambition de conquête internationale, les grandes banques françaises ont aujourd’hui un tiers de leurs actifs à l’extérieur de la zone euro et près de la moitié de leur bilan en dollars, donc en monnaie étrangère.
    Il serait temps que les Etats, qui leur concèdent l’émission de la monnaie dans une sorte de délégation de service public, se décident à écrire enfin de manière précise les cahiers des charges imposées aux concessionnaires. »

    Or, lorsque la gauche, revenue au pouvoir en 1988, tenta de reprendre le contrôle de la Société Générale, dans le droit fil des principes ci-dessus et pour lui éviter les travers dénoncés, dans ce qu’on appelait (déjà) « l’affaire de la Société Générale », le ministre Beregovoy demanda sa participation à J. Peyrelevade que le gouvernement avait nommé Président de l’UAP.
    Il est piquant de relever dans le rapport du Sénat à ce sujet (dont l’intégralité est consultable en ligne sur les Archives du Sénat), le passage VERBATIM suivant :

    ––––––––––––––––

    3° – La participation des actionnaires publics de la Société Générale :
    une bonne volonté inégale!

    a) Le double refus de l’UAP

    – Le Refus initial de s’associer au montage:
    Au lendemain même de sa nomination à la tète de l’UAP, fin juillet 1988, M. Jean Peyrelevade a été contacté personnellement par M. Georges Pébereau pour qu’il participe à l’opération projetée sur la Société Générale.
    Le Président de l’UAP a décliné la proposition qui lui était faite d’entrer à hauteur de 500 MF dans le dispositif.

    – L’abstention de l’UAP en novembre 1988:
    A la mi-novembre 1988, le président de l’UAP s’est entretenu autéléphone à deux ou trois reprises avec le ministre des Finances “sur quelques aspects techniques” de l’affaire Société Générale.
    Le ministre d’Etat lui aurait fait part de “certaines préoccupations”.
    Mais M. Jean Peyrelevade ne considère pas que le contenu de ces conversations téléphoniques ait répondu à la définition que l’on peut donner d’un ordre ou d’une demande.
    Tout au plus un souhait, peut-être.
    Ni ordre, ni demande : en conséquence, le président de l’UAP s’est abstenu de procéder en novembre à des achats de titres Société Générale…
    [ce qui laissa le champ libre à une équipe d’affairistes internationaux, au premier rang desquels Georges Soros, d’où le nom “affaire de la Société Générale”]

    –––––––––––––––––

    1. Il convient de rappeler ce qui suit.
      Maurice Allais,le « nobel » français d’économie,non seulement soutenait que les banques ne
      devaient être en aucun cas aux mains de pouvoirs privés,mais il était favorable à une fiscalité
      substantielle sur le capital.Question:pourquoi ses jeunes collègues français semblent-ils si
      souvent le taire ou l’oublier ?

      1. Allais Devillebichot ? C’était surtout plus généralement le 100% monnaie sa marotte, non ?
        Et l’était pas tout seul sur le coup… Son grand pote Friedman bien sûr, son élève zélé Gomez aujourd’hui, et, last but not least, l’immense Chouard… Le Chicago Plan quoi. Marvelous…
        Y’a même deux allumés semi-officiels de la bande (Jaromir Benes et Michael Kumhof) qu’ont pondu au mois d’août dernier un relooking du Chicago Plan (Fisher l’inventeur bien sûr…) en guise de « Document de travail » oour le Fmi, « Chicago Plan revisited » que ça s’appelle cette daube de 70 pages…
        http://www.imf.org/external/pubs/ft/wp/2012/wp12202.pdf
        Alors Devillebichot ? C’est-y pas beaucoup mieux le grand Alphonse que le petit Momo ?

      2. Ce qui illustre le mieux la manière de raisonner d’Allais est son obsession pour repeindre les travaux d’Einstein en bleu-blanc-rouge. Poincaré n’a vraiment pas besoin de lui pour émerger à la cime du savoir produit en France. Allais il est où, lui ? Ah oui, dans les petits papiers des capitalistes libéraux qui se sont inventés un Nobel sur mesure… cocoricouac

      3. Le parangon absolu du daubesque éco-nobélisé Mor ? Allais bien sûr. Le Nobel des Nobel. D’ailleurs tu remarqueras qu’on dit bien « Nobel d’économie » pour ces charlatans de pseudo-science ? Soit Nobel de pénurie scientifique, ersatz de Nobel, bref le rutabaga de la grosse légume scientifico-académique, au mieux.

  10. À la jonction entre les deux secteur, matières premières et finance, je viens de lire un papier d’un prof de Bordeaux, Jégourel je crois, responsable du Master « Banque, Finance, Négoce international », qui dans le cadre du « redressement productif » et de la « bataille de la productivité » s’alarme et en appelle au gvt pour sauver les marchés de produits dérivés sur les matières premières, vitaux selon lui pour les industries exposées à la volatilité sur les mat-prem.
    Et de citer l’exemple des entreprises dans les matières plastiques qu’auraient bouffé leurs marges cet été avec un cours du polyéthylène qui a pris 30% ou la filière des fonderies, de l’inox ou du recyclage qu’auraient encaissé sévère sur la chute des métaux, faute de contreparties pour couvrir les variations de prix (banques frileuses, réglementation prudentielle, « trop de contraintes », etc)…
    Adoncque, pour qui qu’il turbine le prof en « finance et négoce international » machin là ? les banques ou les zentilles Pme industrielles ?
    J’ai comme dans l’idée qu’y a déjà du monde au portillon d’la BPI…

    1. Y preferent jouer au casino avec les CDS plutot que de réguler pour de bon le marché des matières premieres.
      Quand tu as un bobo, leur logique c’est de s’assurer mais de ne pas se soigner.
      Y sont bizarre ces gens:
      Ils prennent de gros risques…

  11. On approche des sommets de la pantalonnade dans le domaine de la réglementation des banques. J’ai lu ce matin que l’on trouve très bien que, je cite l’article,

     » La commission des Affaires économiques du Parlement européen a voté mercredi en faveur d’une limitation des échanges ultrarapides de titres financiers par ordinateur (le « trading de haute fréquence »). Un amendement impose le maintien des ordres d’achat et de vente pour un minimum de 500 millisecondes. »

    Wooooah. 500 millisecondes est en effet une éternité par rapport au temps qu’il faut pour qu’il y ait une raison économique valable de modifier le prix d’une matière première ou d’un titre. De qui se moque t’on? Paul a raison, il y a une façon très simple de limiter le trading mitraillette, c’est d’abandonner la cotation en continu et de revenir au fixing, peut-être au début toutes les 2 ou 3 heures, comme le biberon, pour ne pas risquer de traumatiser les accros des allers-retours à la milliseconde en les sevrant trop vite:-).

    Jean-Paul

  12. J’ai une thèse pire que celle de Paul Jorion.
    A l’époque Jorion disait que c’était gravissime, confiance du marché interbancaire…
    Ca l’était en fait.
    Mais rien ne c’est passé. Pourquoi?
    Mais parceque, cela ne sert à rien de poignarder un cadavre cher Paul Jorion.
    Le capitalisme financier ne vit que par la réalité virtuelle de la planche à billet.
    16 000 milliards de dollars de la Federal reserve depuis 2008, plus 4000 milliards d’euros de la BCE il y a 6Mois…On est loin du MES!
    Sans cela, ces fantomes ne pourraient faire illusion de leur existences et de leurs menaces.
    Des comtes Dracula en quelque sorte…

  13. Et bien quand c’est comme çà il faut poursuivre en justice
    on en prend pour vingt ans certes

    mais
    – les dossiers de l’amiante
    – les dossiers du tabac
    – les dossiers de la pollution maritime ( de l’amoco à l’érika )
    – les dossiers des pesticides
    – les dossiers des ogm

    ne sortiront pas sans peine

    Les banques ne sont que des sociétés anonymes comme les autres qui utilisent leurs moyens financiers pour réaliser des profits par « tout les moyens ».

    il revient au citoyen de démasquer et de faire en sorte que le retour à l’équilibre se fasse.

  14. Vous ne dites pas tout !

    Wall Mart avait proposé en contrepartie :

    1. que tous les produits alimentaires mentionnent que plus d’un milliards de personnes souffrent encore de malnutrition et que des enfants meurent de faim,
    2. que toutes les boissons mentionnent que plus d’un milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et que des enfants meurent de dysenteries provoquées par l’eau non potable.
    3. que tous les logiciels et produits informatiques mentionnent que plus d’un milliard de personnes n’auront jamais l’usage de ce type de produits parce que les problèmes liés à la malnutrition et au manque d’eau potable provoquent des retards de croissance du cerveau de l’enfant,
    4. que tous les produits mentionnent qu’une part d’énergie fossile génératrice de gaz à effet de serre est inclue dans tout produit vendu.
    5. que tous les produits mentionnent qu’une part des taxes prélevées directement ou indirectement sur tous les produits vendus sert à financer des guerres dans de nombreux pays.

    Une même simple étiquette autocollante par catégorie de produit vendu aurait suffit.

    La SEC a refusé. Pourquoi ?

    1. 1. que tous les produits alimentaires mentionnent que plus d’un milliards de personnes souffrent encore de malnutrition et que des enfants meurent de faim,
      2. que toutes les boissons mentionnent que plus d’un milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et que des enfants meurent de dysenteries provoquées par l’eau non potable.
      3. que tous les logiciels et produits informatiques mentionnent que plus d’un milliard de personnes n’auront jamais l’usage de ce type de produits parce que les problèmes liés à la malnutrition et au manque d’eau potable provoquent des retards de croissance du cerveau de l’enfant,
      4. que tous les produits mentionnent qu’une part d’énergie fossile génératrice de gaz à effet de serre est inclue dans tout produit vendu.
      5. que tous les produits mentionnent qu’une part des taxes prélevées directement ou indirectement sur tous les produits vendus sert à financer des guerres dans de nombreux pays.

      Votre préoccupation des enfants sous nutris, mal nutris, mal formés s’appliquent à évoquer des petits s’égayant sur des territoires extra occidentaux. Vous n’évoquez jamais les chères têtes (trop) brunes de nos territoires la faim au ventre interdits de cantine passant sous les fourches PISA. Moins systémiques, moins emblématiques ?

      1. Vous n’évoquez jamais les chères têtes (trop) brunes de nos territoires la faim au ventre interdits de cantine passant sous les fourches PISA.

        Faux : « Agequodagix, 15 septembre 2012 à 20:53
        L’étude PISA 2006 montre que la ségrégation entre filières et le recours au redoublement augmentent l’inégalité scolaire et l’étude STAR aux US pointe les grande classes par rapport aux petites classes (13 à 17 élèves) comme facteur important d’inégalité.
        La France, comme beaucoup d’autres pays, n’utilise aucune de ces solutions qui marchent.
        La longue tradition de révolutionnaires non pédagogues, inspirés d’idées politiques et sociales généreuses sans aucun fondement scientifique, font de l’enseignement français un enseignement qui renforce encore et toujours les inégalités sociales.
        Des suggestions fondées sur des convictions idéologiques et sans aucun fondement pédagogique scientifique comme :
        « Un accès véritablement égal à la culture au sein de l’école, d’une école républicaine s’entend, distincte de toute entreprise commerciale (refus de la financiarisation de l’éducation et de l’instruction), totalement publique (exit le privé), totalement laïque (exeunt les religions) et obligatoire»
        Ou
        « il faut empêcher les plus favorisés de prendre de l’avance »
        ont toutes les chances de n’avoir pas plus d’effet sur le renforcement des inégalités à l’école que toutes les autres idées politico-sociales citées dans ce billet. »
        Et les nombreux commentaires et réponses qui ont suivi.

        Par ailleurs, le commentaire cherchait essentiellement à mettre en perspective la citation du billet en cours :

        « Une nouvelle loi américaine oblige à mentionner sur les produits contenant certains minéraux que leur extraction alimente les conflits en Afrique centrale.
        Trop cher pour les entreprises ont dit les lobbyistes ! À la trappe ! »

        Enfin, Agequodagix se sent très concerné par les inégalités de chances révélées par PISA frappant « les chères têtes (trop) brunes de nos territoires »

      2. Algeco, faut arrêter avec cet argument Jducacien ultra-rebattu. Dire que les tentatives pédagogiques (que l’on pourrait résumer à tout ce qui touche de près ou de loin aux « progressistes » que des croûtons néos ou purs réacs dans votre genre ou celui de Jduc ou Finkie, voire Debray, Gauchet et bien sûr Michéa, résumeraient dans « l’horreur pédagogisante Mérieuiste ») aient échoué dans leur combat pour contrer la stricte reproduction des hiérarchies sociales par le système éducatif français surdéterminé par les conditions politico-économiques autrement plus puissantes qui le chapeautent, c’est une chose.
        Mais se permettre de mettre sur le dos des « pédagogistes » honnis toutes la responsabilité de la dérive comme du vice initial de cette inégalité scolairement encouragée pour ne pas dire accentuée, ainsi que, pour faire le compte et charger la mule, le soi-disant effondrement des niards sur les sacro-saints « Savoirs Fondamentaux » ( me font marrer avec leur avatar de Fondamentalisme intégriste tous ces faciles ayatollas de plus ou moins Hautes basses-cours des « Savoirs Fondamentaux », de droite comme de gauche…) c’est ou de la bêtise grisâtre, ou de la noire mauvaise foi, ou bien les deux, obscurité en tous cas.

      3. Treilleron, comment expliquez-vous alors ceci:

        PISA2009 « SURMONTER LE MILIEU SOCIAL : L’ÉGALITÉ DES CHANCES DANS L’APPRENTISSAGE ET L’ÉQUITÉ DU RENDEMENT DE L’APPRENTISSAGE
        Les systèmes d’éducation les plus performants dispensent un enseignement de qualité à tous les élèves. Le Canada, la Finlande, le Japon et la Corée, et parmi les économies partenaires, Hong-Kong (Chine) et Shanghai (Chine), affichent des scores nettement supérieurs (en compréhension de l’écrit, mathématiques et sciences) à la moyenne de l’OCDE. Dans ces pays, les élèves tendent à être performants quel que soit leur milieu socio-économique ou celui de l’établissement qu’ils fréquentent. » ?

      4. Et alors ? C’est la faute aux théoriciens « pédagogistologociens » meirieuisés, ou mieux encore aux principe républicain et constitutionnel d’Égalité affichés commodément ou bien aux réalités politiques, économiques, sociales et démographiques de ce pays foncièrement inégalitaire et conservateur ? Tu percutes, PisaPibPiouPiou ?

      5. Vigneronron, tu tournes en rond dans tes cépages franco-franchouillards. Le monde ronronne sans vos « théoriciens « pédagogistologociens » meirieuisés » et tout le bataclan républicain inégalitaire et conservateur qui suit.

        Pisa a repéré quelques pistes pour réduire les inégalités sociales, notamment : des petites classes mixtes socialement, un enseignement qui tient compte du rythme de chaque élève, pas de redoublement, des écoles plus autonomes, de bonnes grosses matières scolaires standard, sciences, mathématiques, langue maternelle approfondie enseignées le plus longtemps possibles avant toute différenciation.

        Ca marche avec les Chinois, les Coréens, les Canadiens, les Japonais et les Finlandais qui appliquent certains de ces trucs. Ca marche moyennement mal avec les Grecs, les Portuguais, les Espagnols et les Italiens, et moyennement tout court avec les Français, qui savent tous tout mieux que tout le monde. Alors, tant pipisapioupiou pour vous !

      6. J’avais bien lu ce post précis où vous affirmiez que « les idées politiques et sociales généreuses sans aucun fondement scientifique renforçaient encore et toujours les inégalités sociales » en ce qui concerne l’éducation. J’ai fait le lien.

        Quand vous évoquez sur ce nouveau post les enfants morts de faim, de dysenteries et le cerveau irrémédiablement retardé vous n’émettez pas une idée basée sur un fondement scientifique. Vous évoquez des enfants exotiques à travers des informations globalistes éveillant des considérations humanistes suggérant des idées politiques et sociales généreuses, voire même de partages.
        Or, quand ces mêmes enfants vivent sur notre territoire national près de nous, trêve de générosité, vive la science, statistique, pure et dure. Les idées sociales et généreuses devenues inefficaces et dangereuses puisque mettant l’égalité sociale en péril, quels présents et avenirs réservez-vous à ces enfants disqualifiés d’origine au nom de la science ?

        Vous semblez vouloir soulever l’hypocrisie des idées sociales et généreuses territoriales se satisfaisant au mieux d’une indifférence, au pire d’une exploitation des enfants crevant ailleurs tout en aboutissant à un échec social cuisant puisque les inégalités éducatives intra territoriales ne font qu’augmenter souvent liées à ces mêmes enfants ayant eu la fâcheuse idée d’émigrer avec leurs parents. Cependant en mettant le doigt sur cette hypocrisie internationaliste vous révélez votre propre hypocrisie : vous ne pouvez réclamer un fondement scientifique ici pour tomber dans un fondement politique et social se voulant humain et cependant pourvoyeur d’échec assuré, ailleurs, sans vous-mêmes afficher une hypocrisie globaliste.

        Les enfants alibis doloristes ça, ça me met la gerbe.

      7. Les enfants alibis doloristes ça, ça me met la gerbe.

        Bien sûr ! Et les conflits en Afrique centrale alibis doloristes ne vous mettent pas la gerbe, s’il sont formulés par P. Jorion ?

        L’un me parait aussi inadapté que l’autre. Il s’agissait donc d’une sorte de raisonnement par l’absurde.

        Cfr supra : « Par ailleurs, le commentaire cherchait essentiellement à mettre en perspective la citation du billet en cours :

        « Une nouvelle loi américaine oblige à mentionner sur les produits contenant certains minéraux que leur extraction alimente les conflits en Afrique centrale.
        Trop cher pour les entreprises ont dit les lobbyistes ! À la trappe ! » »

      8. «Bien sûr ! Et les conflits en Afrique centrale alibis doloristes ne vous mettent pas la gerbe, s’il sont formulés par P. Jorion ?
        « Une nouvelle loi américaine oblige à mentionner sur les produits contenant certains minéraux que leur extraction alimente les conflits en Afrique centrale.
        Trop cher pour les entreprises ont dit les lobbyistes ! À la trappe ! » »

        Internationalisme – globalisation – mondialisation peuvent recouper leurs hypothèses et constats, : le fond à portée de grosses confusions sur les constantes.
        Les propositions de sortie des impasses dans lesquelles s’engluent notre espèce et la planète qui l’accueille étant encore à trouver et parfois au stade expérimentales, c’est bien dans la forme (aussi polissée soit-elle) que prend l’énoncé des constats que j’ai une possibilité de démêler les intentions qui content des recherches qui trouvent.
        Bien sûr que non. Paul ne cherche pas de preuves. Ce faisant Il n’essaie pas de crédibiliser ses mots par des maux insoutenables et irréfutables prouvant l’ignominie de notre espèce. Je ne l’ai jamais lu, non plus, transformant les enfants en chair à éducation. Je n’ai pas lu tout Paul.

      9. @ Baleine
        Ayez la même indulgence pour Agequodagix que pour Paul Jorion quand ce dernier utilise à l’appui de ses arguments contre les lobbyistes les conflits en Afrique centrale (et, sous entendu, leurs enfants soldats, leurs femmes violées, et autres atrocités).

        D’autant plus qu’Agequodagix n’a utilisé, dans sa fable sur Walmart, les enfants qui meurent, le CO2, et les guerres, que pour illustrer la faiblesse de l’argument de Paul Jorion.

        Il faut admettre néanmoins qu’utiliser un argument « doloriste » pour contrer un autre argument «doloriste», c’est faire ce que l’on reproche à l’autre. Même si c’est «l’autre qui a commencé», cela n’est pas une bonne excuse.

        Par ailleurs, ni PISA ni personne sur ce blog ne «transforme les enfants en chair à éducation».

  15. Les lobbys sont très actifs pour exiger des rendements, et influencer puis pouvoir exiger des politiques, des lois en fonction des rendements exigés. Ceci en l’absence de tout pouvoir de décision citoyen, qui est exclu du processus, et au contraire très présent pour réaliser les décisions des lobbys.

    En démarrant une initiative financière, les lobbys commencent par s’assurer, pour anticiper le remboursement, et les profits financiers qu’ils ont projetés de réaliser. De cette manière, ils veulent déjà une rentabilité, alors que les producteurs eux sont exposés en cas de problème, puisque les rendements exigés sont de plus en plus élevés, et donc insoutenable, en quantité comme financièrement. L’endettement du producteur ou de ses travailleurs sera inévitable par rapport aux prévisions prévus par les lobbys, qui seront de plus en plus élevés pour maximiser leurs profits.

    Les problèmes écologiques, comme pour les rendements agricoles, provoquent des situations très graves pour l’ humanité et d’autres espèces, les abeilles disparaissent massivement. Le pollen est essentiel, obligatoire, pour consommer des fruits et légumes. Seulement l’industrie agricole et l’exigence des lobbys qui augmentent de plus en plus les prix, et exploitent les terres à des fins de rentabilité. L’épuisement des sols, et la disparition massive des abeilles, faisant partie intégrante de notre environnement par la distribution du pollen, va priver des êtres vivants de fruits et légumes.

    1. Cassiopée, il vaut mieux ne pas illustrer ses idées généreuses par des affirmations fausses. Les abeilles ne disparaissent pas massivement puisqu’elles produisent de plus en plus de miel dans le monde. La productivité en miel d’une bonne petite abeille est relativement stable depuis des millénaires. S’il y a plus de miel produit, c’est qu’il y a plus d’abeilles. Evidemment, plus il y a d’abeilles qui naissent, plus il y a d’abeilles qui meurent.

      1. heu vous n’êtes pas très au fait de la situation apicole du monde ni même de la France ni de l’Europe Agequodagix
        . cette année les allemands et les suisses ont 50% de pertes du cheptel
        en france on est pas très loin
        et la production de miel de cette année est la plus basse enregistrée depuis belle lurette( au moins 50 ans) ( je parle de vrai miel pas de soupe au sucre)
        les chinois qui sont nombreux comme chacun sait se sont mis à l’apiculture avec un effet de masse sur la production… des années précédentes
        mais je doute que cela soit aussi le cas pour cette année
        bref coté abeille le drapeau blanc est levé depuis un certain temps et désormais il affiche une croix ou un croissant ou une étoile rouge. en plus.
        il y a un réel gros problème de ce coté là.

      2. Ah ça c’est sûr ! Situation apicole et situation à peak-oil mondiales sont les deux faces de la même fausse monnaie du capitalisme mondialisé ! Yaka dépeakolisé et réapicoliser ce monde et le bonheur sera dans le pré ! Cours y vite cours y vite ! Au son du picolo, avanti !
        En attendant les prés fleuris, repicolons donc en choeur. Prosit !
        Ps : près de 1,6 milliards de kilos de vomi d’abeille produits dans le monde aujourd’hui, le double d’il y a 30/40 ans…

      3. /////// S’il y a plus de miel produit, c’est qu’il y a plus d’abeilles ///////
        Un peu réducteur non ? …il est possible de « produire » là ou on peut et que la répartition « naturelle » des abeilles soit réduite a 50% ….
        Les Zuniens font venir des ruches sur des milliers de km pour polleniser la californie !!
        Les chinoises pollenisent au pinceau ! …

      4. Les pertes en production de miel de cette année semblent attribuées au mauvais temps en Europe dans des pays qui sont de relativement petits producteurs.

        Les statistiques de la FAO publiées jusqu’en 2010 montrent une augmentation constante de la production mondiale en dollars constants. La Chine est un très gros producteur (25x la France, 15x l’Allemagne et >100x la Suisse, un quart de la production mondiale en valeur) et sa production est relativement stable depuis cinq ans.

        http://faostat.fao.org/site/613/DesktopDefault.aspx?PageID=613#ancor
        http://www.apinov.com/includes/pdf/Production-et-consommation-de-miel-dans-le-monde-version-reduite-Nov2010.pdf

        Les rumeurs de disparition massive des abeilles qui circulent chaque année sur le net depuis de nombreuses années ne semblent pas fondées, pas plus pour 2012 que pour les années précédentes.

      5. http://www.consoglobe.com/fin-abeilles-fin-monde-1736-cg

        /////////////////////
        Aux USA, le nombre d’abeilles a chuté à ce qu’il était en 1939, première année des statistiques américaines. Des mites exotiques ont dévasté les colonies et les apiculteurs n’arrivent pas à augmenter leurs populations d’abeilles. Pourtant un véritable business s’est développé autour de la location de colonies d’abeilles.

        Chaque hiver, des milliers de ruches sont transportées de partout aux Etats-Unis, du Dakota à la Floride, pour la pollinisation des vergers d’amandiers en Californie.

        Près des ¾ des abeilles commerciales américaines sont destinées aux amandiers californiens. Elles servent à recueillir le pollen des fleurs d’un arbre pour le déposer sur les fleurs d’un autre ; ce qu’elles sont seules à pouvoir faire.

        Chaque hiver, 2200 semi remorques pleines de ruches soit 10 milliards d’abeilles sont amenées en Californie à un prix d’environ 140 € par ruche et à raison de 4 à 6 ruches par hectare. La location pour pollinisation est devenue le premier métier des apiculteurs américains devant la production de miel.

        Et cela ne risque pas de changer car les besoins – et donc les prix – augmentent, favorisés par le fait que les abeilles, dont la population décline, sont très demandées en hiver, époque à laquelle elles devraient hiberner, serrées les unes contre les autres dans la ruche.

        //////////////////////

      6. Le prix du miel chinois est tellement bas par rapport au prix de revient aux USA que les apiculteurs américains doivent combiner les revenus de la pollinisation avec ceux du miel.

        Par ailleurs, ils pulvérisent tellement de produits sur leurs cultures et leurs arbres fruitiers, que les abeilles en souffrent, et que le prix que les apiculteurs obtiennent pour leurs ruches augmente.

        L’équilibre se fait entre pulvérisations et coût de la pollinisation. Nous pouvons compter sur le sens du profit des américains et la pugnacité de leurs avocats pour réclamer d’énormes dédommagements au moindre bobo à l’une de leurs abeilles favorites.

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