Archives par mot-clé : Anthropologie évolutionniste

Contre le sectarisme, le 21 mars 2021 – Retranscription

Retranscription de Contre le sectarisme, le 21 mars 2021.

Bonjour, nous sommes le dimanche 21 mars 2021 et la scène se passe en 1975. Un groupe de jeunes femmes a fait accepter par l’Université de Cambridge [King’s College] que soit créé un séminaire de réflexion féministe.

Il se fait que parmi la demi-douzaine de jeunes femmes qui ont obtenu ça de l’université se trouve ma copine de l’époque et quand les sessions commencent dans cet auguste collège, je suis là. Je suis là par sympathie pour le but affiché et par sympathie personnelle pour les jeunes femmes qui sont là, dont la plupart sont des amies de ma copine, je les connais bien : avec qui je suis déjà allé en vacances. 

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Cinq grandes figures du courant évolutionniste en anthropologie

Texte inédit. Johann Jakob Bachofen (1815-1887) Le Suisse Johann Jakob Bachofen fut peu de temps professeur de droit romain à Bâle ;…

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Compte-rendu de David PACE, Claude Lévi-Strauss. The Bearer of Ashes (1986)

Compte-rendu inédit de David PACE, Claude Lévi-Strauss. The Bearer of Ashes, Routledge & Kegan Paul, Boston, London, 1983. 263 pp.

David Pace a écrit sur Lévi-Strauss en tant qu’intellectuel un livre plein de sensibilité. Ce faisant, il permet au non-spécialiste d’apprendre ce qu’il a toujours voulu savoir sur une célébrité sans passer par l’épreuve rebutante de textes extrêmement techniques consacrés à la parenté ou aux arcanes de la mythologie amérindienne. Le ton de Pace est très plaisant, à mi-chemin entre le style universitaire et le journalisme littéraire. Cela sied d’ailleurs parfaitement à un « historien de la culture et du climat intellectuel, spécialisé dans l’Europe des XIXe et XXe siècles » à l’Université d’Indiana. 

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Edward Burnett Tylor (1979)

Edward Burnett Tylor (1832-1917)

A paru dans les notes de mon cours Encyclopédie de l’ethnologie et histoire des doctrines ethnologiques publiées aux Presses Universitaires de Bruxelles en 1979, pp. 19-24.

Edward Burnett Tylor est sans aucun doute la plus grande vedette qu’ait connue l’anthropologie. On peut se faire une idée de sa popularité en consultant quelques ouvrages consacrés à l’histoire de l’anthropologie. Ainsi dans l’History of Anthropology de A. C. Haddon, publié en 1934, E. B. Tylor arrive en tête des citations à égalité avec Grafton Elliot Smith, l’hyper-diffusionniste alors au sommet de sa popularité. Dans A Hundred  Years of Anthropology de T. K. Penniman, publié en 1935, Tylor arrive second derrière Darwin, qui intervient bien entendu comme influence déterminante sur le cours de l’anthropologie, plutôt que comme anthropologue proprement dit ; il en va de même pour le troisième, Charles Lyell, équivalent de Darwin dans la fondation de la géologie moderne. Si l’on prend un ouvrage plus récent comme A History of Ethnology (1975) de Fred W. Voget, Tylor y obtient encore une très honorable troisième place derrière Bronislaw Malinowski et Herbert Spencer, le Comte anglais, certainement survalorisé.

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Les grands courants en anthropologie (cours en préparation)

L’anthropologie en tant que « science de l’homme » apparaît au tout début du XIXe siècle dans le sillage de ces relations dont les Grecs et les Romains ensuite, étaient friands sur les peuples « barbares » à leurs portes, des récits de voyageurs du temps de Marco Polo en Chine (fin du XIIIe – début du XIVe siècles), jusqu’au XVIIIe siècle, l’époque où Linné avait posé le geste sacrilège de situer l’homme parmi les autres espèces, ouvrant ainsi la voie à une classification des humains selon leurs « variétés », lesquelles étaient appelées « races ». Blumenbach en fit, sous le nom d’« ethnologie », le premier inventaire à la toute fin du XVIIIe siècle.

Mais le classement selon leur squelette d’humains trop semblables entre eux s’avéra rapidement décevant : un anthropologue français tout particulièrement excédé se désola que « le crâne du Français ne puisse pas être distingué du [mongol] Kalmouk ». Il fallait classifier les groupes humains selon d’autres critères que leurs os. Leurs institutions apparurent davantage prometteuses. L’ethnologie, la taxonomie des peuples, abandonna l’anthropologie physique pour confier son avenir à une anthropologie « sociale » (du côté britannique, dans une perspective de « sciences coloniales ») ou culturelle (du côté américain, dans la mouvance du « Bureau of Indian Affairs »).
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