Étiquette : Argentine

  • Restructuration de la dette : ILS NE SERONT PAS QUITTE POUR AUTANT ! par François Leclerc

    Billet invité.

    Les péripéties qui ne sont pas terminées du remboursement de la dette argentine risquant d’inciter à penser différemment, faut-il ou non laisser la porte ouverte à de nouvelles restructurations de dette ? Après avoir pris leur temps pour réfléchir, à la demande du Trésor américain, Les marchés ont tranché : c’est oui ! Ils se sont prononcés par la voix autorisée de l’International Capital Market Association (ICMA), l’organisation professionnelle des banques et maisons de titres du marché obligataire. Fondée en 1984 dans le cadre du grand vent de dérégulation financière, celle-ci regroupe quelques 460 intervenants et a compétence réglementaire.… Lire la suite…

  • CE QUE DÉVOILE LE FEUILLETON ARGENTIN, par François Leclerc

    Billet invité

    Le feuilleton de la dette argentine se poursuit, opposant le gouvernement argentin à un juge de New York, qui a donné raison à trois fonds vautours réclamant le payement intégral de leurs titres en dépit d’une restructuration avec décote acceptée par une forte majorité des créanciers. Il avait été fait attribution de juridiction aux tribunaux américains et l’émission était en dollars, occasionnant cette intervention de la justice américaine.

    Les fonds d’un versement destiné aux créanciers ayant accepté la restructuration ont été bloqués dans une banque new-yorkaise par le juge, au prétexte d’imposer un accord négocié entre le gouvernement argentin et les fonds vautours qui réclament un remboursement de leurs titres au nominal -sans décote – après avoir acheté ceux-ci à des créanciers à un prix légèrement supérieur à l’accord intervenu.… Lire la suite…

  • L’Argentine en « défaut sélectif »

    L’Argentine a été déclarée en « défaut sélectif » par l’agence de notation Standard & Poor’s.

    Madame Christine Lagarde, à la tête du FMI, a affirmé que ce sera sans conséquence grave pour le système financier mondial en raison de l’« isolement » actuel de l’Argentine.

    L’Argentine avait jusqu’à minuit pour effectuer un versement d’intérêts de 539 millions de dollars (402 millions d’euros). Le marché des capitaux considère que cette somme n’a pas été payée. Or les choses sont plus compliquées : l’Argentine a tenté d’effectuer le versement mais la somme est bloquée par un juge américain en raison d’un contentieux entre l’Argentine et deux détenteurs de dette argentine que l’on qualifiera soit de « fonds spéculatifs » (hedge funds), soit de « fonds vautours », selon le regard que l’on porte sur la finance mondiale.… Lire la suite…

  • LA DETTE EST-ELLE SOUTENABLE ? par François Leclerc

    Billet invité

    Les nouvelles prévisions de croissance mondiale du FMI pour 2014 sont corrigées à la baisse par rapport aux précédentes d’avril, passant de 3,7 à 3,4 %. Cela montre, une fois de plus, combien ces données doivent être accueillies avec circonspection, spécialement dans le contexte actuel. Donner un coup de pouce reste une tentation semble-t-il irrésistible, en s’appuyant sur des pronostics au dixième de point qui deviennent franchement risibles. Surtout qu’une fois quitté le royaume des moyennes et entré dans les détails, les disparités sont grandes et certains chiffres très inquiétants. C’est en particulier le cas en Europe où si la croissance moyenne serait de 1,1 % en 2014, elle serait en Allemagne de 1,9 %, mais de 0,7 % en France et de 0,3 % en l’Italie.… Lire la suite…

  • LE FIL ROUGE DE LA DETTE ARGENTINE, par François Leclerc

    Billet invité.

    En refusant de se saisir du dossier argentin au terme de son long parcours judiciaire, la Cour suprême des États-Unis a donné raison à deux fonds vautours qui réclamaient le remboursement au nominal d’obligations achetées à bas prix sur le marché secondaire, en dépit d’un accord de restructuration avec tous les autres créanciers leur garantissant le retour de 25% de leur mise. Une décision qui risque de rendre aléatoires de futures restructurations de dette en s’appuyant sur ce précédent, car pourquoi souscrire à un accord de restructuration si une décision de justice peut vous assurer ultérieurement un remboursement intégral ?… Lire la suite…

  • VENDREDI 24 JANVIER : DES MARCHÉS SECOUÉS

    Une semaine difficile
    Une semaine difficile © Dow Jones

    Quand un « flash crash », un krach instantané, eut lieu aux États-Unis le 6 mai 2010, je me distinguais de la quasi-totalité des commentateurs en mettant l’accent sur les facteurs objectifs ayant conduit à la baisse brutale de la Bourse constatée ce jour là, expliquant la moitié au moins des 10% du plongeon. Dans ma vidéo du lendemain : Le temps qu’il fait le 7 mai 2010, j’attirais en effet l’attention sur le rôle joué dans la baisse des marchés au comptant et à terme américains par les émeutes à Athènes la veille et par le refus, réaffirmé par Jean-Claude Trichet, alors à la tête de la Banque centrale européenne, d’accepter le principe d’un Quantitative easing (planche à billets) à l’européenne.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : QUAND LES INVESTISSEURS SE PRENNENT A RÊVER… par François Leclerc

    Billet invité.

    Saisie par le gouvernement argentin qui lui demande d’annuler le jugement d’un tribunal new-yorkais, la Cour Suprême des États-Unis va devoir décider si elle statue ou non sur un sujet l’opposant à deux fonds vautour, NML Capital appartenant à Elliott Management et Aurelius. Ceux-ci réclament le payement intégral avec intérêts (1,3 milliards de dollars) de titres de la dette argentine ayant fait l’objet d’un accord de décote de 70%.

    Le jugement de ce tribunal new-yorkais rend de facto impossible toute restructuration de dette par un État se déclarant en défaut. Parallèlement à un pourvoi en appel selon la procédure habituelle, l’Argentine a décidé de saisir également immédiatement la Cour Suprême, dont les conséquences potentielles du jugement sont telles qu’elles suscitent toute une agitation à laquelle participe le FMI et le gouvernement américain… ainsi que le gouvernement français, au titre de sa présidence du Club de Paris.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : AUX PIEDS DU GRAND TABOU, par François Leclerc

    Billet invité.

    Une restructuration de la dette, sujet pourtant tabou parmi les tabous, est de plus en plus souvent évoquée. Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, l’envisage clairement à nouveau pour la Grèce, avec l’été 2014 comme date butoir pour décider de la forme qu’elle prendra. Ce sont l’Union européenne, la BCE et le FMI qui seront en première ligne, désormais détenteurs de la dette grecque, et qui devront en assumer les conséquences d’une manière ou d’une autre. Ce sera la troisième restructuration, les deux précédentes ayant permis d’effacer plus de 130 milliards d’euros de dette, et la réduisant à 156,9% du PIB.… Lire la suite…

  • L’actualité : ET CETTE STATUE QUI VACILLE !… par François Leclerc

    Billet invité.

    Une allégorie symbolisant le remboursement de la dette n’est pas encore tombée, mais elle commence à vaciller ! La faute en est aux dernières péripéties de la bagarre entre un fond vautour et le gouvernement argentin, arbitrées par les tribunaux américains. Cet épisode, qui n’est pas terminé, a conduit à exhumer un document poussiéreux enfoui au fond d’un tiroir de bureau : le mécanisme de restructuration de la dette souveraine proposé par Anne Krueger du FMI en 2002.

    En ayant eu gain de cause devant un tribunal américain, le fonds vautour Eliott a obtenu que soit suspendu le remboursement partiel des investisseurs de la dette argentine, une fois leur accord obtenu, au prétexte que d’autres ne l’ont pas donné et que cela constitue une inégalité de traitement au final.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : TOUR DE CHAUFFE SUR LA DETTE, par François Leclerc

    Billet invité.

    Le passé éclaire l’avenir, ce n’est pas Madame Irma qui pourrait le nier. En application de ce principe fondamental, il n’y a parfois qu’un pas de l’actualité de la crise à celle de demain. Le bureau du Procureur général des États-Unis vient de le franchir. Dans un avis rendu, il a considéré que la Cour d’appel de New York, saisie par le gouvernement argentin, devrait invalider la décision d’un juge fédéral du même État qui lui avait ordonné de rembourser à deux fonds vautours, NML et Aurelius, la valeur nominale d’obligations souveraines qu’ils avaient acheté à bas prix en 2001 ; ils avaient auparavant refusé de subir une décote de deux tiers en moyenne acceptée par la majorité des créanciers.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : DANSES AUTOUR DE LA DETTE, par François Leclerc

    Billet invité

    De curieuses danses sont actuellement observées autour des dettes souveraines grecque et argentine. Dans le premier cas, une opération de rachat de la dette vient d’être lancée sous les auspices de l’Union européenne et du FMI, dans le cadre d’un nouveau plan de sauvetage qui ne dit pas son nom. Dans l’autre un fonds vautour poursuit via les tribunaux le gouvernement argentin de ses assiduités pour être remboursé à leur valeur faciale (à 100 %) des obligations qu’il détient.

    Ce qui est dans les deux cas en cause, c’est la possibilité pour un État de négocier sur le marché un remboursement partiel de sa dette (de faire partiellement défaut).… Lire la suite…

  • LA CRISE DE 2001 ET LE DÉFAUT ARGENTIN – INTERVIEW DE ROBERTO LAVAGNA, par Olivier Berruyer

    Billet invité

    1/ Perspective historique

    Rappelons tout d’abord que si l’Argentine est actuellement le pays le plus développé d’Amérique Latine avec ses 41 millions d’habitants, elle était  bien plus riche par le passé. Au début du XXème siècle, elle était le 7ème pays le plus riche au monde, et conservait au sortir de la seconde guerre mondiale un niveau de vie par habitant supérieur à celui de la France…

    Le pays a toutefois manqué le train des « 30 Glorieuses » en 1950, gouverné pendant 30 ans par des militaires, et subissant de nombreuses répressions politiques.

    Le retour à la démocratie a lieu en 1983 avec l’élection de Raul Alfonsin, mais le pays sombre rapidement dans l’hyperinflation (5.000 % en 1989).… Lire la suite…

  • SOUVERAINETÉ DES ÉTATS, RÉPUTATION FINANCIÈRE ET DROITS VITAUX DES PEUPLES, par Alain Gauvin

    Billet invité

    Doit-on priver de sa souveraineté un État impuissant à honorer sa dette ? Certains soutiendront que la question n’a pas lieu d’être posée car, de fait, la pression exercée par les agences multilatérales sur les États financièrement défaillants s’apparente à une privation de souveraineté camouflée. On peut adhérer à une telle opinion, bien qu’elle ne nous semble pas refléter la réalité : l’État défaillant conserve la maîtrise de ses prérogatives régaliennes, parmi lesquelles, la défense nationale, la diplomatie, l’ordre intérieur, la liquidation et la collecte de l’impôt, la décision de s’endetter ou encore le pouvoir normatif.

    On pourrait réfléchir à défaire, temporairement, par une décision solennelle et suivie d’exécution, un État de sa souveraineté, lorsque l’État en question se trouve en situation de remplir les trois conditions suivantes :

    (i) les droits vitaux de son peuple sont menacés ;

    (ii) cet État est impuissant à faire face à ses obligations d’emprunteur, et il a déjà été défaillant dans le remboursement de sa dette après qu’elle a pourtant été restructurée ;

    (iii) les autres États, mais surtout les agences multilatérales s’interrogent sur le risque qu’elles encourraient en termes de réputation si elles venaient en aide, une nouvelle fois, à l’État défaillant.… Lire la suite…