Archives par mot-clé : Arthur Rimbaud

Verlaine et Rimbaud : sur l’importance insigne parfois des questions subalternes

Ne prenant parti sur les questions essentielles que par l’affirmation rare de quelques grands principes, je n’ai pas a fortiori l’habitude de me prononcer sur les questions n’ayant qu’une importance minime comme de savoir si Verlaine et Rimbaud doivent être au Panthéon. Ce qui ne m’empêche pas d’être consterné par la petitesse d’un texte s’y opposant, dont les signataires se classent eux-mêmes en “Rimbaldiens” et “Poètes, écrivains, artistes”, et sont déjà entre eux à couteaux tirés puisqu’on y lit :

Associer les deux noms de Rimbaud et Verlaine – ce qui est une simplification biographique et une erreur littéraire, car ils ne sont pas de la même taille.

Ambiance !

Quoi qu’il en soit, j’ai laissé sur le site du Monde la remarque suivante :

Sinistre texte qui confond dissident avec réprouvé. Les ravages de la médiocrité bien intentionnée.

P.S. Inattendu de ma part mais probablement révélateur de ce que je dénonce : mon commentaire n’a pas été publié.

Partager :

“Défense et illustration du genre humain” : un rapprochement par Thierry d’Armor

Lisant Défense et Illlustration du Genre Humain, je ne résiste pas à vous faire part d’une association d’idées qui m’est venue subitement à la lecture p. 244 dernière ligne du deuxième alinéa : “la vieille même histoire”

En effet, ça m’a rappelé le vers de Rimbaud dans Le Forgeron sur le thème de la révolte, comme vous le savez sûrement, celui du vers 39 :

– Mais Voilà, C’est toujours la même vieille histoire”

… et de continuer : “Mais je sais maintenant ! Moi, je ne peux plus croire …”

J’avais envie de vous le partager. Un lien de cause à effet ?

Continuer la lecture de “Défense et illustration du genre humain” : un rapprochement par Thierry d’Armor

Partager :

RIMBAUD

Le 12 janvier 2012, je participerai à la Villa Gillet à Lyon à un débat avec Sophie Wahnich et Nicolas Baverez, sur le thème : “Quand le peuple agit : révoltes, révolutions, réformes”.

Le livre de Sophie Wahnich intitulé La longue patience du peuple. 1792. Naissance de la République (Payot 2008) débute par un poème d’Arthur Rimbaud.

“Morts de Quatre-vingt-douze… “

” … Français de soixante-dix, bonapartistes,
républicains, souvenez-vous de vos pères
en 92, … ”
…………………………………………………………………
Paul de Cassagnac
— Le Pays —


Morts de Quatre-vingt-douze et de Quatre-vingt-treize,
Qui, pâles du baiser fort de la liberté,
Calmes, sous vos sabots, brisiez le joug qui pèse
Sur l’âme et sur le front de toute humanité ;

Hommes extasiés et grands dans la tourmente,
Vous dont les cœurs sautaient d’amour sous les haillons,
Ô Soldats que la Mort a semés, noble Amante,
Pour les régénérer, dans tous les vieux sillons ;

Vous dont le sang lavait toute grandeur salie,
Morts de Valmy, Morts de Fleurus, Morts d’Italie,
Ô million de Christs aux yeux sombres et doux ;

Nous vous laissions dormir avec la République,
Nous, courbés sous les rois comme sous une trique.
– Messieurs de Cassagnac nous reparlent de vous !

Fait à Mazas, 3 septembre 1870

Partager :