Archives par mot-clé : bactéries

Veille effondrement #26 –Il y a bactéries et il y a virus, nuance ! par Timiota

Les souches antibio-résistantes sont connues comme responsable des maladies noscomiales (« de l’hosto » en grec : noso=malade, komio~maison).

Dans ce cas, les souches antibio-résistantes sont sur un terrain « facile » : les gens faibles et immuno-déprimés. C’est ce qui fait qu’elles se multiplient dans l’hosto, et le plus souvent en restent là.

Mais pas toujours : elles finissent par circuler dans la « communauté » (les gens sortent de l’hosto avec, porteurs sains en convalescence, disons ; au début, ces souches ne rencontrent que des gens assez sains et « se désintègrent » (((« elles en restent là »))) …. mais « à force », dans une autre branche du darwinisme ((( l’allopatrie : pour les espèces, elles se séparent de la lignée dans un ailleurs favorable et reviennent bien plus tard s’imposer sur le lieu de départ des ancêtres si avantage dans le bon sens ))), certaines souches survivent dans la population générale dite « la communauté » en langage médical, et finissent par infecter les faibles des hostos quand ils vont à l’hosto pour un bobo quelconque).
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Atmosphère : la connaissance permet d’agir, par Marie-Paule Nougaret

Billet invité.

Les écolos impénitents ne s’étonnent plus depuis longtemps d’une réflexion sur la fragilité du genre humain, immédiatement suivie par une réflexion sur la fragilité de la vie humaine – que chacun prend pour guide s’il se peut. La mort est notre bonne conseillère, rien de nouveau. Je voudrais quand même insister sur le confort incroyable que nous procurent les bactéries – autrement dit la vie.

Selon des observations qui remontent au XIXème siècle, le taux global de l’oxygène dans l’atmosphère ne bouge pas. Il y a 2 milliards d’années, le niveau d’oxygène libre a augmenté, redescendu puis grimpé de nouveau jusqu’à atteindre 20,8% de l’atmosphère, il y a 250 millions d’années, et y rester. On le sait par l’analyse de bulles d’air dans les glaces et des fossiles dans les sédiments.

Cet oxygène provient en grande part d’une cyanobactérie,  l’être vivant le plus répandu, à notre connaissance, Prochloroccus : plus de 180 millions par litre d’eau de  mer chaude. Chaque soir, vers 18h, au coucher du soleil sous les tropiques, Prochloroccus se divise puis, faute de lumière, cesse d’extraire l’oxygène de l’eau pour y récupérer de l’énergie. De ce point de vue la Terre est une grosse horloge bien réglée.

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La Vie continue… sauf celle des multicellulaires !, par Jacques Seignan

Billet invité.

Résumé de la situation de tous les animaux autres que les humains en 2014 :

– enfermement, marchandisation et transformation des animaux domestiques (pour la consommation) en simples objets

– extermination massive des animaux sauvages : deux fois moins qu’en 1970 ; fin inéluctable des gros animaux des baleines aux éléphants… avec quelques survivants dans des zoos…

– remplacement des poissons par un mélange méduses/micro-déchets plastiques

– élimination massive des insectes dans les grands pays agricoles tel que la France : rouler 700 km en gardant un pare-brise propre…

– mais qu’en sera-t-il des humains après l’achèvement de la Grande Dissociation ?

On peut déjà comprendre que la question de la survie des animaux est profondément liée à celle de l’espèce humaine : en réalité, la même chose à terme !

Soyons rassurés toutefois, sur la Vie. En effet vue de l’espace, la Terre est principalement peuplée d’une masse colossale de bactéries (immortelles et omniprésentes des profondeurs de l’écorce terrestre jusqu’à la haute atmosphère) qui ont généré des sortes de parasites sophistiqués que sont les êtres multicellulaires — dont à la fin elles peuvent se passer… ce qui par contre n’est absolument pas réciproque : le souverain de la Création (nous !) est très peu de chose sans son microbiote bactérien sur sa peau, dans ses orifices et ses intestins !

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Grand Tournant : Et si nous devenions aussi intelligents que les bactéries ?, par Stéphane Feunteun

Billet invité.

Pour mon premier billet sur ce blog, au sujet des ressources énergétiques, Paul Jorion  avait choisi de mettre en exergue un extrait de ma conclusion : «  nous nous comportons à l’échelle globale à peu de choses près comme une colonie de bactéries ou une population de rats. »

C’était bien sûr volontairement provocant (et un peu méprisant pour les espèces concernées). L’idée générale en était qu’une population donnée adapte sa taille (le nombre d’individus) à la quantité de nourriture disponible. Pour nous-autres homo sur-dotés de sapience, on peut même directement remplacer « nourriture » par « pétrole et gaz naturel», car chaque calorie que nous ingurgitons a nécessité la consommation d’une dizaine de calories provenant d’énergies fossiles. Nous mangeons du pétrole, comme l’atteste aussi le quasi-parfait alignement de l’indice des prix alimentaires sur le cours du Brent.

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