Étiquette : banques centrales

  • L’explication du prix par le rapport de force (VII) Les opérations des banques centrales sur les taux longs

    (I) Quand plusieurs mécanismes se greffent les uns sur les autres
    (II) Keynes et le double mécanisme de détermination du prix
    (III) L’intervention du temps dans la détermination du prix
    (IV) Le « prix » d’un emprunt ou d’une obligation (première partie)
    (V) Le « prix » d’un emprunt ou d’une obligation (deuxième partie)
    (VI) En quoi mon approche du prix diffère de celle des économistes

    Quand j’écrivais dans Le « prix » d’un emprunt ou d’une obligation (deuxième partie) que « la part ‘universelle’ du taux d’intérêt de l’emprunt [qu’est] le rendement marginal du capital, […] reste influençable par le rapport de force instantané entre ceux qui cherchent à acheter et ceux qui cherchent à revendre un tel emprunt sur son marché secondaire », il existe de cela d’excellents exemples sur le marché de la dette souveraine.… Lire la suite…

  • NI LES BANQUES CENTRALES, NI LES GOUVERNEMENTS NE SAVENT CONCRÉTISER, par François Leclerc

    Billet invité.

    Les banques centrales sont toujours des bons baromètres, dit-on. Enfin presque, car elles n’avaient pas annoncé la crise en cours. Depuis, elles cherchent à se rattraper en ouvrant grand leur filet de sécurité et en élargissant leurs missions, dans l’attente que la machine veuille bien se remettre en marche. C’est sur la constatation qu’elles ne vont pas de sitôt pouvoir le relever que se fonde la remarque que le capitalisme financier est devenu assisté.

    Quel temps annoncent-elles aujourd’hui, sinon le maintien des incertitudes ? La banque du Japon poursuit par ses émissions monétaires une nouvelle tentative de relance de l’inflation toujours aussi peu probante, car la timide sortie de la déflation qui est enregistrée repose sur l’augmentation du prix de l’énergie, qui résulte elle-même de l’importation de pétrole et de gaz (afin de suppléer à l’arrêt des centrales nucléaires).… Lire la suite…

  • L’après Davos : LE SYSTÈME FINANCIER N’EST PAS LA SOLUTION, IL EST LE PROBLÈME, par François Leclerc

    Billet invité.

    La crise n’est pas finie et ne fait que commencer tout en se poursuivant sous d’autres formes, généralisée et étendue à tous les domaines. Pour combien de temps ? nul ne le sait. Épisode en cours, elle déstabilise les pays émergés en raison des retraits massifs de capitaux résultant du tapering de la Fed (la diminution de ses achats d’actifs). Désormais, ces pays n’offrent plus le spectacle d’une réussite qui alimentait l’espoir de la relance mondiale. BlackRock – le plus important gestionnaire d’actifs, qui pèse plus de 4.000 milliards de dollars (la taille du bilan de la Fed) – prédit au sortir du Forum de Davos la poursuite d’une importante volatilité sur le marché des changes, c’est à dire de fortes turbulences avec lesquelles il va falloir vivre.… Lire la suite…

  • Les banques centrales : DANS DES TERRITOIRES INCONNUS, par François Leclerc

    Billet invité

    Ne sachant plus sur quel pied danser, une fois sauvé son petit monde financier, la Fed s’est lancée dans la « forward guidance », suivie par la BCE vu son succès d’estime. En annonçant à l’avance la politique qu’elles entendent poursuivre, les deux banques centrales continuent de s’éloigner d’une tradition d’hermétisme bien établie, destinée à prendre par surprise les marchés pour mieux imposer leur volonté. Il est vrai qu’il leur reste l’opacité, mais elles n’en ont pas l’exclusivité.

    Faut-il que la situation soit hors-norme pour qu’une telle transgression soit entérinée ? Et n’avoir rien d’autre sur étagère ? Dans l’immédiat, les banquiers centraux promettent, faute de mieux, de poursuivre la mise en oeuvre de leurs mesures non conventionnelles : prêts à taux proches de zéro, liquidités abondantes et assouplissement quantitatif (déguisé dans le cas de la BCE).… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : FAUT-IL SIGNER UN PACTE AVEC LE DIABLE ? par François Leclerc

    Billet invité.

    Quelle place les banques centrales méconnues et secrètes occupent-elles dans l’imaginaire collectif ? Il leur est accordé une toute-puissance – toute relative si l’on constate leur impuissance sur les marchés monétaires, quand ils se déchaînent – et il plane sur elles l’ombre du plus profond mystère qui l’accrédite. Mais ne sont-elles pas l’envers d’une triste réalité : la capitulation du pouvoir politique qui leur accorde des missions qui ne sont pas les leurs pour les uns, sa participation à un système oligarchique pour les autres ? Créant le sentiment d’être laissé pour compte, sur le carreau, devant la puissance d’un système financier qui a le dernier mot, ainsi qu’un vide politique à remplir, une occasion à saisir pour ceux qui savent s’en emparer.… Lire la suite…

  • ATLANTICO.fr, Ce qui a été fait, ce qui reste toxique : le vrai bilan de la régulation financière depuis 2008

    Ce qui a été fait, ce qui reste toxique : le vrai bilan de la régulation financière depuis 2008

    Atlantico : 5 ans après le début de la chute de Lehman Brothers, la question du contrôle et de l’encadrement de l’industrie financière fait toujours débat. Si l’on devait aujourd’hui faire le bilan en la matière, quel serait-il selon vous ?

    Paul Jorion : Il faudrait commencer par préciser qu’au début de cette crise, la réaction initiale a été vigoureuse à l’écroulement des structures financières à partir de l’automne 2008. Plusieurs commissions, en particulier aux Etats-Unis, ont ainsi été mises en place pour tenter de « prendre le taureau par les cornes » et diminuer la fragilité du système financier tel qu’il s’était spontanément construit.  … Lire la suite…

  • L’actualité de demain : FRAGILE FILET DE VOIX DES BANQUIERS CENTRAUX, par François Leclerc

    Billet invité.

    La BCE et la Banque d’Angleterre viennent d’adopter une attitude similaire en donnant à l’occasion de leurs réunions d’hier des indications inédites sur leur politique à venir. Selon une version allégée par rapport à celle précédemment adoptée par la Fed, elles n’ont donné ni indication de durée, ni critères chiffrés de modification ultérieure de leurs taux très bas. Du jamais vu dans ce monde très particulier où les banquiers centraux se refusent à s’engager pour l’avenir, jouant les Sphinx et utilisant des expressions codées. Des artistes dans leur genre, qui en disent le moins possible pour en exprimer le plus possible afin d’influer sur le cours des événements, c’est à dire sur les marchés.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : LES TROIS SÅ’URS SONT DÉSUNIES, par François Leclerc

    Billet invité.

    Connaitrions-nous trois crises financières distinctes ? C’est ce que l’on pourrait croire à observer les politiques divergentes de la Fed, de la Banque du Japon et de la BCE. Les deux premières déversent sans compter des liquidités dans leur système financier. Mais la première étudie la possibilité de stopper progressivement son programme, en prenant de multiples précautions, tandis que la seconde vient de s’engager au contraire sans retenue. La troisième se contente de ruser, en raison des contraintes de son mandat, et se trouve paralysée par ses dissensions internes.

    Les principales banques centrales agissent donc en ordre dispersé, or la crise est unique dans notre monde globalisé, même si elle a des caractéristiques spécifiques à chaque pays ou région.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : LE CAPITALISME BANCAL, par François Leclerc

    Billet invité.

    Les contours de la décennie qui nous est promise se précisent, aux accidents de parcours près. Ils sont fait de la lente, chaotique et douloureuse poursuite du désendettement, prix à payer pour financer un très relatif partage passé de la prospérité, dont les bases sont effondrées. Et simultanément de celle du basculement économique de la planète, qui n’en est qu’à son commencement.

    La mesure de celui-ci n’a pas été mieux prise que l’a été celle du poids du désendettement. Conjugués, les deux phénomènes laissent désemparés ceux qui sont aux affaires, et sans voix ceux qui avaient fait de l’économie le champ clos de leurs certitudes et de leurs complaisances.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : LE BAL DES HYPOCRITES, par François Leclerc

    Billet invité.

    Ouvert à propos de la parité de l’euro, le débat sur une intervention de la BCE est fermé par Mario Draghi, tandis qu’au Japon le premier ministre tance à nouveau la Banque du Japon pour ne pas intervenir avec assez de vigueur afin de faire monter l’inflation (et baisser le yen). Shinzo Abe renouvelle ses menaces de réformer son statut et de lui faire perdre son indépendance, appelant à une création monétaire massive qui ne vient pas, dernier espoir de briser le sortilège de la déflation. Plus le temps passe et le déficit de l’ État japonais augmente, plus la question devient insoluble.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : LES DOGMES N’ONT PAS LA VIE SI DURE QUE CELA !, par François Leclerc

    Billet invité.

    Dans la liste des dogmes de la théorie économique figure en bonne place l’indépendance des banques centrales vis à vis du pouvoir politique. Elle s’appuie sur deux présupposés : les dirigeants politiques sont a priori irresponsables, et des experts doivent assurer le réglage de la machine monétaire afin d’assurer la stabilité des prix. Pour le reste, il faut laisser faire le marché.

    Réalité ou fiction, cette indépendance est actuellement mise en cause par des hommes politiques, des banquiers centraux, et des économistes. Par le nouveau premier ministre japonais, Shinzo Abe, qui a intimé l’ordre d’augmenter sa cible d’inflation à la Banque du Japon, par Mark Carney, le futur gouverneur de la Banque d’Angleterre qui préfère prendre les devants, et enfin par des régulateurs ou financiers défroqués comme Zoltan Pozsar et Paul McCulley, ou bien encore par des chroniqueurs reconnus comme Gavyn Davis, qui constatent chacun à leur manière que nous sommes entrés dans une nouvelle période et que cela change la donne.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : BOUM ! QUAND UN TABOU FAIT BOUM !… par François Leclerc

    Billet invité

    Un tabou vient de lourdement tomber ! C’est au Japon que cela se passe, où Shinzō Abe, le nouveau premier ministre du Parti libéral-démocrate (PLD), met en cause le sacro-saint principe de l’indépendance des banques centrales (une belle histoire pour les enfants). Il mène campagne pour que la Banque du Japon adopte une cible d’inflation de 2 % et prenne toutes les dispositions pour l’atteindre, et menace s’il n’est pas suivi de l’imposer par la loi.

    Les objectifs sont de financer un programme de grands travaux et de faire baisser le yen afin de relancer les exportations, le tout étant destiné à sortir le pays de la déflation.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : DE L’ART DE MAL ACCOMMODER LA DETTE, par François Leclerc

     

    Billet invité.

    Sans désendettement, pas de sortie de crise ! Même si la condition n’est pas suffisante, elle est nécessaire. Mais les dirigeants européens continuent de se prendre les pieds dans le tapis à ce sujet, et leurs collègues américains, britanniques et japonais sont finalement logés à la même enseigne.

    George Osborne, le chancelier de l’échiquier britannique, vient fort à propos de déclarer que « réduire la dette britannique et nous remettre de la crise financière va prendre manifestement plus de temps que ce que nous avions espéré » et Mariano Rajoy, qu’il sera « très compliqué » de respecter l’objectif de déficit public assigné à l’Espagne, bien qu’il ait été réduit.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : LE CAPITALISME D’ASSISTANCE, par François Leclerc

    Billet invité.

    Pour considérer les choses telles qu’elles sont, la BCE est en train de se mettre à sa manière au diapason de ses collègues, la Fed, la Banque d’Angleterre et celle du Japon. Comme elle peut, elle contourne cette singularité qui lui interdit d’acheter de la dette souveraine.

    Un premier pas avait été franchi lorsque Jean-Claude Trichet avait lancé un programme d’achats de titres souverains sur le second marché, au prétexte inventé de réparer la transmission de la politique monétaire endommagée de la banque centrale. Les prêts massifs aux banques (LTRO) ont pris la suite, n’échappant à la marque de l’infamie de la création monétaire que parce qu’ils sont sensés être remboursés au terme d’une période de trois ans.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : LE RETOUR DES SAUVEURS DE DERNIER RECOURS, par François Leclerc

    Billet invité.

    Résumé de la situation. Nommé premier ministre, Antonis Samaras poursuit la formation d’un gouvernement dont le mandat est de renégocier un plan de sauvetage qui de toute façon n’est plus sur ses rails. Tout en le soutenant sans y envoyer de ténors, le Pasok et Dima font le service minimum, augurant mal de la poursuite de l’expérience. Le nouveau ministre des finances grec est attendu de pied ferme à Bruxelles, où il n’est question que d’accorder au mieux une rallonge de calendrier. « Ouvrir une négociation serait une stratégie très périlleuse ayant un impact sur les pays qui appliquent calmement des réformes », a averti Jens Weidmann de la Bundesbank.… Lire la suite…