Archives par mot-clé : banques centrales

NI LES BANQUES CENTRALES, NI LES GOUVERNEMENTS NE SAVENT CONCRÉTISER, par François Leclerc

Billet invité.

Les banques centrales sont toujours des bons baromètres, dit-on. Enfin presque, car elles n’avaient pas annoncé la crise en cours. Depuis, elles cherchent à se rattraper en ouvrant grand leur filet de sécurité et en élargissant leurs missions, dans l’attente que la machine veuille bien se remettre en marche. C’est sur la constatation qu’elles ne vont pas de sitôt pouvoir le relever que se fonde la remarque que le capitalisme financier est devenu assisté.

Quel temps annoncent-elles aujourd’hui, sinon le maintien des incertitudes ? La banque du Japon poursuit par ses émissions monétaires une nouvelle tentative de relance de l’inflation toujours aussi peu probante, car la timide sortie de la déflation qui est enregistrée repose sur l’augmentation du prix de l’énergie, qui résulte elle-même de l’importation de pétrole et de gaz (afin de suppléer à l’arrêt des centrales nucléaires). La Fed poursuit le freinage de ses émissions, afin de ne plus contribuer à la constitution d’une bulle financière sur le marché des actions, supprimant par là même tout obstacle à une montée des taux obligataires et l’alourdissement de la dette qui en résultera. La BCE cherche à limiter les effets conjugués de l’appréciation de l’euro et de la pression déflationniste qui s’accentue en tentant, faute de mieux, d’intimider verbalement les marchés, espérant ainsi la réédition du calme qu’elle a obtenu sur le marché obligataire.

Continuer la lecture de NI LES BANQUES CENTRALES, NI LES GOUVERNEMENTS NE SAVENT CONCRÉTISER, par François Leclerc

Partager :

L’après Davos : LE SYSTÈME FINANCIER N’EST PAS LA SOLUTION, IL EST LE PROBLÈME, par François Leclerc

Billet invité.

La crise n’est pas finie et ne fait que commencer tout en se poursuivant sous d’autres formes, généralisée et étendue à tous les domaines. Pour combien de temps ? nul ne le sait. Épisode en cours, elle déstabilise les pays émergés en raison des retraits massifs de capitaux résultant du tapering de la Fed (la diminution de ses achats d’actifs). Désormais, ces pays n’offrent plus le spectacle d’une réussite qui alimentait l’espoir de la relance mondiale. BlackRock – le plus important gestionnaire d’actifs, qui pèse plus de 4.000 milliards de dollars (la taille du bilan de la Fed) – prédit au sortir du Forum de Davos la poursuite d’une importante volatilité sur le marché des changes, c’est à dire de fortes turbulences avec lesquelles il va falloir vivre. Alors que les États-Unis renouent avec la croissance économique – mais sans résorber le chômage – l’Inde, l’Indonésie, le Brésil, la Turquie et l’Afrique du Sud connaissent une croissance ralentie et une inflation montante, toutes deux préoccupantes en raison de leurs effets. On n’a pas fini de parler du social à Davos, où le thème des inégalités a surgi sans convaincre sur les moyens proposés pour les combattre. Revient sempiternellement l’éducation, comme si l’accès à celle-ci n’était pas aussi inégal.

Continuer la lecture de L’après Davos : LE SYSTÈME FINANCIER N’EST PAS LA SOLUTION, IL EST LE PROBLÈME, par François Leclerc

Partager :

Les banques centrales : DANS DES TERRITOIRES INCONNUS, par François Leclerc

Billet invité

Ne sachant plus sur quel pied danser, une fois sauvé son petit monde financier, la Fed s’est lancée dans la « forward guidance », suivie par la BCE vu son succès d’estime. En annonçant à l’avance la politique qu’elles entendent poursuivre, les deux banques centrales continuent de s’éloigner d’une tradition d’hermétisme bien établie, destinée à prendre par surprise les marchés pour mieux imposer leur volonté. Il est vrai qu’il leur reste l’opacité, mais elles n’en ont pas l’exclusivité.

Faut-il que la situation soit hors-norme pour qu’une telle transgression soit entérinée ? Et n’avoir rien d’autre sur étagère ? Dans l’immédiat, les banquiers centraux promettent, faute de mieux, de poursuivre la mise en oeuvre de leurs mesures non conventionnelles : prêts à taux proches de zéro, liquidités abondantes et assouplissement quantitatif (déguisé dans le cas de la BCE). La Fed procède à un ajustement en diminuant progressivement ses achats de titres – le mot à la mode est devenu « tapering » (dégressivité) – tandis que la BCE fait du sur place comme la Banque d’Angleterre. Mais un gros malaise subsiste, faute d’assurance que tout soit redevenu comme avant, une fois enregistré le peu de résultats de leur action en faveur de la relance.

Continuer la lecture de Les banques centrales : DANS DES TERRITOIRES INCONNUS, par François Leclerc

Partager :

L’actualité de demain : FAUT-IL SIGNER UN PACTE AVEC LE DIABLE ? par François Leclerc

Billet invité.

Quelle place les banques centrales méconnues et secrètes occupent-elles dans l’imaginaire collectif ? Il leur est accordé une toute-puissance – toute relative si l’on constate leur impuissance sur les marchés monétaires, quand ils se déchaînent – et il plane sur elles l’ombre du plus profond mystère qui l’accrédite. Mais ne sont-elles pas l’envers d’une triste réalité : la capitulation du pouvoir politique qui leur accorde des missions qui ne sont pas les leurs pour les uns, sa participation à un système oligarchique pour les autres ? Créant le sentiment d’être laissé pour compte, sur le carreau, devant la puissance d’un système financier qui a le dernier mot, ainsi qu’un vide politique à remplir, une occasion à saisir pour ceux qui savent s’en emparer. Dans un monde qui ne tourne pas rond et n’est plus capable d’autre promesse que la projection d’un avenir qui empire, il y a besoin de sauveurs, une fois constaté que la seule promesse dont sont encore capables ceux qui se sont investis dans les métiers de la politique, c’est de ne plus en faire afin d’être encore crédibles.

Continuer la lecture de L’actualité de demain : FAUT-IL SIGNER UN PACTE AVEC LE DIABLE ? par François Leclerc

Partager :

ATLANTICO.fr, Ce qui a été fait, ce qui reste toxique : le vrai bilan de la régulation financière depuis 2008

Ce qui a été fait, ce qui reste toxique : le vrai bilan de la régulation financière depuis 2008

Atlantico : 5 ans après le début de la chute de Lehman Brothers, la question du contrôle et de l’encadrement de l’industrie financière fait toujours débat. Si l’on devait aujourd’hui faire le bilan en la matière, quel serait-il selon vous ?

Paul Jorion : Il faudrait commencer par préciser qu’au début de cette crise, la réaction initiale a été vigoureuse à l’écroulement des structures financières à partir de l’automne 2008. Plusieurs commissions, en particulier aux Etats-Unis, ont ainsi été mises en place pour tenter de « prendre le taureau par les cornes » et diminuer la fragilité du système financier tel qu’il s’était spontanément construit.  L’Europe à l’inverse a réagi de manière bien plus molle en se contentant de se mettre à la remorque de l’exemple américain, autrement dit d’attendre et de voir ce qui se faisait ailleurs, et ceci assez logiquement vu le poids du dollar par rapport à celui de l’euro au sein du système économique global. Cela étant dit, les interlocuteurs de l’industrie financière ont conservé à l’époque un pouvoir de négociation considérable en dépit des erreurs qu’ils avaient commises et dont la catastrophe était le témoignage vivant. Elle a ainsi pu empêcher, par des efforts de lobbying, la mise en application de la plupart des mesures visant à changer les règles du jeu financier, restant convaincue que la forme du système telle qu’elle existait avant la crise restait souhaitable pour les années à venir, ce qui de son point de vue égoïste était effectivement le cas. Ainsi, des mesures visant à empêcher que ne se reproduise un effondrement tel celui de l’automne 2008 sur le marché des capitaux à court terme, ont été rejetées en juin 2012 par les intervenants sur ces marchés, laissant ouverte la possibilité qu’un tel désastre se reproduise. Un autre fait important à prendre en compte est le caractère non régulé d’une grande partie de l’industrie financière, permettant que des activités découragées dans la partie du secteur qui est régulé se déplacent vers celui qui ne l’est pas, le risque systémique global demeurant du coup inchangé.

Continuer la lecture de ATLANTICO.fr, Ce qui a été fait, ce qui reste toxique : le vrai bilan de la régulation financière depuis 2008

Partager :

L’actualité de demain : FRAGILE FILET DE VOIX DES BANQUIERS CENTRAUX, par François Leclerc

Billet invité.

La BCE et la Banque d’Angleterre viennent d’adopter une attitude similaire en donnant à l’occasion de leurs réunions d’hier des indications inédites sur leur politique à venir. Selon une version allégée par rapport à celle précédemment adoptée par la Fed, elles n’ont donné ni indication de durée, ni critères chiffrés de modification ultérieure de leurs taux très bas. Du jamais vu dans ce monde très particulier où les banquiers centraux se refusent à s’engager pour l’avenir, jouant les Sphinx et utilisant des expressions codées. Des artistes dans leur genre, qui en disent le moins possible pour en exprimer le plus possible afin d’influer sur le cours des événements, c’est à dire sur les marchés. Surtout quand ils n’ont plus que la parole pour tout viatique, après avoir fait l’expérience que leurs outils d’intervention sont inopérants. Pis, comme la Fed a dû se résoudre à implicitement l’admettre, quand ils constatent qu’ils vont faire plus de mal que de bien ! C’est pourquoi, faute de mieux, ils viennent de déroger à l’une des règles de conduite de base du manuel de savoir-vivre des banquiers centraux.

Comment, à ce propos, comprendre l’annonce par la Fed de l’arrêt progressif de ses achats obligataires mensuels de 85 milliards de dollars ? La formation d’une nouvelle bulle financière en est à l’origine, mais la conséquence en est que les banques ne vont plus pouvoir puiser dans une malle sans fonds de liquidités à bas prix pour renforcer leurs fonds propres en utilisant une partie des résultats de leur spéculation. Elles devront se contenter du stock existant, ou des liquidités distribuées par la Banque du Japon. Cela ne fait que renforcer les craintes sur la solidité des banques américaines et explique paradoxalement que la Fed accélère la mise en œuvre de la réglementation Bâle III…

Continuer la lecture de L’actualité de demain : FRAGILE FILET DE VOIX DES BANQUIERS CENTRAUX, par François Leclerc

Partager :

L’actualité de demain : LES TROIS SÅ’URS SONT DÉSUNIES, par François Leclerc

Billet invité.

Connaitrions-nous trois crises financières distinctes ? C’est ce que l’on pourrait croire à observer les politiques divergentes de la Fed, de la Banque du Japon et de la BCE. Les deux premières déversent sans compter des liquidités dans leur système financier. Mais la première étudie la possibilité de stopper progressivement son programme, en prenant de multiples précautions, tandis que la seconde vient de s’engager au contraire sans retenue. La troisième se contente de ruser, en raison des contraintes de son mandat, et se trouve paralysée par ses dissensions internes.

Les principales banques centrales agissent donc en ordre dispersé, or la crise est unique dans notre monde globalisé, même si elle a des caractéristiques spécifiques à chaque pays ou région. Elle réclamerait une action conjointe, mais laquelle ? Elles prennent, chacune à sa manière, des risques qui apparaissent maintenant au grand jour, en raison des effets secondaires de ses mesures, ou de son inaction actuelle pour la troisième.

Continuer la lecture de L’actualité de demain : LES TROIS SÅ’URS SONT DÉSUNIES, par François Leclerc

Partager :

L’actualité de demain : LE CAPITALISME BANCAL, par François Leclerc

Billet invité.

Les contours de la décennie qui nous est promise se précisent, aux accidents de parcours près. Ils sont fait de la lente, chaotique et douloureuse poursuite du désendettement, prix à payer pour financer un très relatif partage passé de la prospérité, dont les bases sont effondrées. Et simultanément de celle du basculement économique de la planète, qui n’en est qu’à son commencement.

La mesure de celui-ci n’a pas été mieux prise que l’a été celle du poids du désendettement. Conjugués, les deux phénomènes laissent désemparés ceux qui sont aux affaires, et sans voix ceux qui avaient fait de l’économie le champ clos de leurs certitudes et de leurs complaisances. Pour toute théorie, les uns et les autres ne disposent que de celle du culbuto qui voudrait que tout redevienne comme avant, en martelant le credo productivité-rentabilité-diminution de la pression fiscale.

Continuer la lecture de L’actualité de demain : LE CAPITALISME BANCAL, par François Leclerc

Partager :

L’actualité de demain : LE BAL DES HYPOCRITES, par François Leclerc

Billet invité.

Ouvert à propos de la parité de l’euro, le débat sur une intervention de la BCE est fermé par Mario Draghi, tandis qu’au Japon le premier ministre tance à nouveau la Banque du Japon pour ne pas intervenir avec assez de vigueur afin de faire monter l’inflation (et baisser le yen). Shinzo Abe renouvelle ses menaces de réformer son statut et de lui faire perdre son indépendance, appelant à une création monétaire massive qui ne vient pas, dernier espoir de briser le sortilège de la déflation. Plus le temps passe et le déficit de l’ État japonais augmente, plus la question devient insoluble.

Continuer la lecture de L’actualité de demain : LE BAL DES HYPOCRITES, par François Leclerc

Partager :

L’actualité de demain : LES DOGMES N’ONT PAS LA VIE SI DURE QUE CELA !, par François Leclerc

Billet invité.

Dans la liste des dogmes de la théorie économique figure en bonne place l’indépendance des banques centrales vis à vis du pouvoir politique. Elle s’appuie sur deux présupposés : les dirigeants politiques sont a priori irresponsables, et des experts doivent assurer le réglage de la machine monétaire afin d’assurer la stabilité des prix. Pour le reste, il faut laisser faire le marché.

Réalité ou fiction, cette indépendance est actuellement mise en cause par des hommes politiques, des banquiers centraux, et des économistes. Par le nouveau premier ministre japonais, Shinzo Abe, qui a intimé l’ordre d’augmenter sa cible d’inflation à la Banque du Japon, par Mark Carney, le futur gouverneur de la Banque d’Angleterre qui préfère prendre les devants, et enfin par des régulateurs ou financiers défroqués comme Zoltan Pozsar et Paul McCulley, ou bien encore par des chroniqueurs reconnus comme Gavyn Davis, qui constatent chacun à leur manière que nous sommes entrés dans une nouvelle période et que cela change la donne. Ils soulignent que les dirigeants des banques centrales empiètent sur le pouvoir des autorités politiques en prenant des décisions qui vont au-delà de leurs prérogatives monétaires, car leurs instruments monétaires ne permettent pas de réparer la machine financière. Dans ces conditions, comme le fait remarquer Stephen King, l’économiste en chef de HSBC, est-il sage de laisser dans les mains d’experts non-élus des décisions éminemment politiques ?

Continuer la lecture de L’actualité de demain : LES DOGMES N’ONT PAS LA VIE SI DURE QUE CELA !, par François Leclerc

Partager :

L’actualité de demain : BOUM ! QUAND UN TABOU FAIT BOUM !… par François Leclerc

Billet invité

Un tabou vient de lourdement tomber ! C’est au Japon que cela se passe, où Shinzō Abe, le nouveau premier ministre du Parti libéral-démocrate (PLD), met en cause le sacro-saint principe de l’indépendance des banques centrales (une belle histoire pour les enfants). Il mène campagne pour que la Banque du Japon adopte une cible d’inflation de 2 % et prenne toutes les dispositions pour l’atteindre, et menace s’il n’est pas suivi de l’imposer par la loi.

Les objectifs sont de financer un programme de grands travaux et de faire baisser le yen afin de relancer les exportations, le tout étant destiné à sortir le pays de la déflation. La recette est un classique de la droite japonaise, sous le nom de « politique du béton », précédemment utilisée en pure perte par le PLD. « Je pense que la direction prise est celle d’un accord lors de la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la banque centrale » vient de déclarer son porte-parole, dans l’attente de la tenue de celle-ci les 21 et 22 janvier prochains.

La Fed et la BCE tiennent cette semaine leur première réunion de l’année ; qu’attendent les gouvernements américain et européens pour leur donner des instructions ? C’est déjà fait ? On ne le savait pas !

Partager :

L’actualité de la crise : DE L’ART DE MAL ACCOMMODER LA DETTE, par François Leclerc

 

Billet invité.

Sans désendettement, pas de sortie de crise ! Même si la condition n’est pas suffisante, elle est nécessaire. Mais les dirigeants européens continuent de se prendre les pieds dans le tapis à ce sujet, et leurs collègues américains, britanniques et japonais sont finalement logés à la même enseigne.

George Osborne, le chancelier de l’échiquier britannique, vient fort à propos de déclarer que « réduire la dette britannique et nous remettre de la crise financière va prendre manifestement plus de temps que ce que nous avions espéré » et Mariano Rajoy, qu’il sera « très compliqué » de respecter l’objectif de déficit public assigné à l’Espagne, bien qu’il ait été réduit. Angela Merkel apporte même sa contribution, en déclarant qu’il sera possible d’étudier une restructuration en bonne et due forme de la dette grecque, une fois toutefois que le budget de l’État aura atteint l’équilibre, c’est à dire qu’elle pourra être stabilisée.

Continuer la lecture de L’actualité de la crise : DE L’ART DE MAL ACCOMMODER LA DETTE, par François Leclerc

Partager :

L’actualité de la crise : LE CAPITALISME D’ASSISTANCE, par François Leclerc

Billet invité.

Pour considérer les choses telles qu’elles sont, la BCE est en train de se mettre à sa manière au diapason de ses collègues, la Fed, la Banque d’Angleterre et celle du Japon. Comme elle peut, elle contourne cette singularité qui lui interdit d’acheter de la dette souveraine.

Un premier pas avait été franchi lorsque Jean-Claude Trichet avait lancé un programme d’achats de titres souverains sur le second marché, au prétexte inventé de réparer la transmission de la politique monétaire endommagée de la banque centrale. Les prêts massifs aux banques (LTRO) ont pris la suite, n’échappant à la marque de l’infamie de la création monétaire que parce qu’ils sont sensés être remboursés au terme d’une période de trois ans.

Continuer la lecture de L’actualité de la crise : LE CAPITALISME D’ASSISTANCE, par François Leclerc

Partager :

L’actualité de la crise : LE RETOUR DES SAUVEURS DE DERNIER RECOURS, par François Leclerc

Billet invité.

Résumé de la situation. Nommé premier ministre, Antonis Samaras poursuit la formation d’un gouvernement dont le mandat est de renégocier un plan de sauvetage qui de toute façon n’est plus sur ses rails. Tout en le soutenant sans y envoyer de ténors, le Pasok et Dima font le service minimum, augurant mal de la poursuite de l’expérience. Le nouveau ministre des finances grec est attendu de pied ferme à Bruxelles, où il n’est question que d’accorder au mieux une rallonge de calendrier. « Ouvrir une négociation serait une stratégie très périlleuse ayant un impact sur les pays qui appliquent calmement des réformes », a averti Jens Weidmann de la Bundesbank.

A Chypre, le gouvernement tente de sauver ses banques, durement éprouvées par la restructuration de la dette grecque, en négociant un nouveau prêt avec la Russie et en demandant aux Européens à bénéficier d’un sauvetage sur un modèle espagnol qui fait jurisprudence alors qu’il n’est pas encore conclu, c’est à dire réservé aux banques et sans être assorti d’autres condition que celles les concernant.

Continuer la lecture de L’actualité de la crise : LE RETOUR DES SAUVEURS DE DERNIER RECOURS, par François Leclerc

Partager :

L’actualité de la crise : LA CAVALERIE N’ARRIVE PAS TOUJOURS A TEMPS ! par François Leclerc

Billet invité

En ce début de semaine sur le marché obligataire, suite à de nouvelles émissions espagnoles et italiennes, ainsi que sur les places boursières, où les valeurs financières ont à nouveau dégringolé lundi, l’ambiance n’est pas à la fête. Généralement l’un va bien quand l’autre va mal, les investisseurs suivant le mouvement de balance en l’amplifiant, mais ce n’est même plus le cas. La chute du gouvernement de centre-droit hollandais, l’un des piliers européens de la rigueur, ainsi que les résultats électoraux français n’y sont pas pour rien.

Le ministre espagnol du budget, Cristobal Montoro, vient de reconnaître que le pays vivait « un moment extrêmement délicat », tandis que la Banque de Grèce prévoit une nouvelle aggravation de la récession pour cette année (un taux frisant désormais -5%) et la poursuite de la baisse de l’inflation, qui pourrait n’être que de 0,5% en 2013. Au bord de la déflation.

Continuer la lecture de L’actualité de la crise : LA CAVALERIE N’ARRIVE PAS TOUJOURS A TEMPS ! par François Leclerc

Partager :