Archives par mot-clé : Bernard Maris

C’est quoi une surpopulation ?

Ouvert aux commentaires.

C’est une discussion qui vient d’avoir lieu dans les commentaires du Blog, mais comme c’est susceptible d’intéresser davantage de monde que les seuls aficionados qui se défient dans les commentaires, je la reproduis ici.

Hadrien écrit (14h18) :

Ma question : pourquoi faudrait il une IA pour constater le problème démographique ?

La surpopulation détruit notre planète, bien plus que le capitalisme.

Cette évidence reste refusée par P. Jorion et beaucoup de jorionistes, sans compter le Pape, les économistes, les politiques, des « intellectuels », les journalistes tous populationnistes.

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Repenser Keynes, chacun à sa manière

Keynes avait trop souffert de voir la « concurrence déflationniste » entre les nations, durant l’entre-deux-guerres (ce type de concurrence qui conduit à pressurer sans cesse le coût du travail pour réaliser des exportations), les conduire de la guerre économique à la guerre, pour ne pas être obsédé par l’idée d’une régulation mondiale de l’économie.

Les lignes qui précèdent figurent à la page 80 du Keynes ou l’économiste citoyen (1999) de Bernard Maris.

Quand j’ai entrepris il y a un an et demi l’écriture de « Rebâtir, à partir de Keynes » (*), je m’étais donné comme programme de lire tout ce qui me paraissait digne d’intérêt dans les trente volumes des œuvres complètes de l’économiste anglais, mais je n’avais certainement pas l’intention de tenter de lire tout ce qu’on avait pu écrire à son sujet, ni même en lire une part significative, tant il y en a !

Quand j’ai découvert cependant, après l’assassinat de Bernard Maris le mois dernier, qu’il avait consacré un petit volume à Keynes, j’ai regretté de ne pas l’avoir lu avant de mettre un point final à mon manuscrit.

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La deuxième mort de Bernard Maris

Ouvert aux commentaires.

Le magazine Marianne publie sous la plume d’Hervé Nathan un article intitulé : Tout le monde n’est pas Bernard Maris. Il y est question du fait que la confrérie économique ne permettra pas la répétition de l‘« anomalie Maris » : un économiste grandi au sein du sérail et faisant le grand écart entre une remise en question radicale de la « science » économique en tant qu’« Oncle Bernard » dans les colonnes de Charlie Hebdo et par ailleurs membre du comité monétaire de la Banque de France.

Vous souvenez-vous de l’automne 2008 ? C’était une époque où les étudiants des grandes universités américaines quittaient les cours de « science » économique et déclaraient à la presse : « On nous a assez vendu de salades, ça suffit ! » Et la presse commentait : « Il faudra renouveler le corps des enseignants en économie : la « science » économique a échoué, il faudra ouvrir les universités à des enseignants dispensant un savoir économique authentique ! »

Que s’est-il passé ? Les charlatans ont resserré les rangs : aucun dissident n’a été nommé aux nouveaux postes, l’accès leur a au contraire été barré, une fois pour toutes l’espèrent-ils.

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Hommage à Bernard Maris, par François Morin

Billet invité. En 2011, Bernard Maris avait publié ici, à ma demande, une notice sur Gilles Dostaler qui venait de disparaître.

Mon émotion est immense devant l‘assassinat de Bernard Maris et de ses amis de Charlie Hebdo. Pour rendre hommage à Bernard, comme collègue et ami, je veux ici rappeler la trace profonde qu’il a laissée lors de sa présence pendant plusieurs années au sein de notre équipe de recherche au Lereps (1990-1998).

La première chose que je voudrais évoquer, ce sont les conditions dans lesquelles il est venu dans notre Laboratoire, rompant avec le parcours qu’il avait jusqu’alors accompli au sein de l’Université des sciences sociales de Toulouse. Bernard était en effet membre jusqu’à la fin des années 1980 du Centre d’Etudes Juridique et Economique sur l’Emploi (CEJEE), où il avait soutenu sa thèse en 1975 sous la direction de Jean Vincens. Lorsqu’il rejoint notre laboratoire en 1990, sa démarche était fondamentalement scientifique et épistémologique, il cherchait un lieu de recherche qui soit en rupture avec les paradigmes de l’économie standard et qui lui permette l’exercice véritable d’une pensée critique.

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