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MARDI 15 MARS : MARCHES BOURSIERS

L’aggravation de la situation à la centrale nucléaire de Fukushima a provoqué une baisse de l’indice NIKKEI qui perd 10,55 % en clôture, chute qui entraîne à sa suite les autres bourses mondiales. L’action de Tokyo Electric Power (Tepco), qui gère entre autres la centrale, a perdu 24,7 %. Les firmes de travaux publics dont les titres avaient bondi lundi ont également subi de lourdes pertes lors de la séance d’aujourd’hui.

Pour soutenir le yen, le Banque du Japon avait injecté sur les marchés l’équivalent de 130 milliards d’euros lundi, suivis de l’équivalent de 70 milliards d’euros aujourd’hui.

À 15h15, le CAC 40 à Paris était en baisse : -3,87 %, le DAX à Francfort : -4,91 %, le FTSE à Londres : -2,42 %. Les indices boursiers américains, un quart d’heure donc après l’ouverture, le sont également : DJIA : -2,06 %, S&P 500 : -2,25 % et NASDAQ : -2,43 %. En clôture, les bourses européennes ont pu limiter les dégâts : CAC 40 : -2,24 %, DAX : -3,21 % et FTSE à Londres : -1,19 %.

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La Bourse : carnet d’ordre, cotation, liquidité et stupidité, par Frédéric 2

Faisant suite au précédent billet, nous allons aujourd’hui déterminer comment pour une action donnée les ordres de vente et d’achat sont rapprochés afin d’établir les transactions puis le cours. Nous serons alors armés pour revenir au sujet initial, à savoir parler des nouvelles places de marché puis au final commencer à commenter les événements évoqués dans mon premier billet.

La description détaillée qui est faite ici est valable pour le système NSC (Nouveau Système de Cotation) d’Euronext qui a remplacé le système CAC (Cotation Assistée en Continu) en 1995 dont le nom est à l’origine du célèbre indice français CAC40. Néanmoins, si on peut laisser de côté les points de détail, les grandes lignes restent valables pour l’ensemble des places dirigées par les ordres. Nous avons vu qu’aujourd’hui plus aucune place ne peut se targuer d’être uniquement dirigée par les ordres, elles sont toutes mixtes à des degrés divers.

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La Bourse : modèles de marché, par Frédéric 2

Billet invité

Aujourd’hui, je vous propose non pas une destination particulière (Londres, New-York ou Paris) mais un panorama global des différentes places de marché sur la planète. Tout cela nous sera fort utile pour comprendre ultérieurement l’usage qu’en font les asset managers, les banques d’investissement et les hedge funds pour le montage de leurs stratégies d’investissement. Au final, cela nous permettra d’éclairer les événements relatés dans mon précédent billet, peut-être pour certains sous un nouveau jour.

Nous allons donc aborder les différents modèles de négociation qui sont présents au sein des différentes bourses de la planète. Le modèle de négociation établit la manière dont les ordres de bourse (à l’achat et à la vente) sont rapprochés afin d’établir les transactions qui se traduiront ultérieurement par des échanges fermes entre les acteurs au travers d’une série d’intermédiaires plus ou moins complexe. De ces transactions, la cote du titre est déduite.

Afin d’éclairer les faits présentés antérieurement, nous laisserons de côté le marché au fixing et nous nous limiterons ici au marché actions cotées en continu, c’est-à-dire le marché actions des grosses entreprises (pour Euronext, toute société faisant partie d’un des indices Euronext et toute société donnant lieu à au moins 2 500 transactions/an est cotée en continu). Le marché action à cotation continue est bien entendu le plus médiatique. Lorsque vous entendez parler de la bourse à la télévision ou à la radio, c’est systématiquement de celui-ci dont on parle. De même, les grands indices boursiers comme le CAC40, l’Euronext-100, le DAX, le FTSE-100 (généralement appelé Footsie), le NASDAQ-100 et le célèbre Dow Industrials (généralement appelé Dow Jones) se réfèrent tous à ce marché. Il est donc essentiel de comprendre comment ce dernier fonctionne.

En fait, il n’existe pas un mais des modèles de négociation. En clair, toutes les bourses ne fonctionnent pas de la même manière. Néanmoins, au fil des fusions / acquisitions entre marchés boursiers et des ventes / achats des systèmes informatiques de cotation continue, on peut dire que les choses se sont grandement simplifiées. A titre d’exemple de fusions / acquisitions, on peut citer la fusion en 2000 des bourses d’Amsterdam, Bruxelles et Paris pour former Euronext, la fusion d’Euronext avec le BVLP (la bourse de Lisbonne et Porto), et enfin la fusion d’Euronext avec le NYSE de New-York pour former NYSE-Euronext. Le développement et la mise au point d’un système informatique de cotation continue n’est pas une chose aisée et coûte surtout très cher. Aussi, les premiers à avoir développé et mis au point de tels systèmes ont vite dominé le marché mondial. Ceci a grandement restreint le nombre de systèmes informatiques de ce type et donc par voie de conséquence le nombre des modèles de cotation.

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