Étiquette : cinéma

  • Vidéo – L’Angleterre de 1959 à 1963 1ère partie

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  • Césars, et compagnie

    Je suis en train de regarder le film tourné en 1932 d’après le roman de Hemingway, L’adieu aux armes.

    Pendant les dix premières minutes, le personnage d’un ambulancier joué par Gary Cooper tient à l’égard de jeunes infirmières des propos plus ou moins déplacés, fait des gestes plus ou moins déplacés. Le contrevenant est à chaque fois, vertement « remis à sa place » par ces demoiselles, et l’affaire en reste là.

    L’actualité récente suggère que cette capacité de « remettre un homme à sa place » dans des circonstances de vie quotidienne (j’établis une distinction très nette entre cela et un climat de violence) a disparu, ouvrant à chaque incident de ce type une période de durée indéterminée durant laquelle il est possible de juger a posteriori que les choses se sont, après tout, en réalité très mal passées.… Lire la suite…

  • La qualité du doublage des films

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    Pour que tout le monde la voie, une réponse que je reçois à la question que je posais l’autre jour :

    Vous avez dû remarquer comme moi, que dans un film doublé, les doubleurs, au lieu de parler normalement, parlent d’une voix robotique, détachant chacune des syllabes, n’exprimant aucun sentiment, comme si le sens des mots qu’ils prononcent leur échappait complètement. […] qu’est-ce qui peut expliquer cela ? Est-ce lié à la difficulté de faire coller un texte traduit à un mouvement des lèvres dans une autre langue ? Est-ce dû à la trop faible rémunération des spécialistes du doublage, qui les force à déjà penser à ce qu’ils feront tout à l’heure ?

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  • Une étrange planète

    Le message du commandant de l’expédition spatiale N°19 à son Q.G. :

    Nous avons été reçus sur cette planète par deux sortes de créatures : les unes montrent leurs jambes avec ostentation, les autres les cachent soigneusement dans des tubes de tissu, noir de préférence.

    Gold Diggers of Broadway (1929), l’une des deux bobines retrouvées de ce film pionnier en Technicolor.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : SUR LES ÉCRANS, MARGIN CALL, par François Leclerc

    Billet invité. Premier compte-rendu du film sur lequel Paul Jorion aura l’occasion de revenir également

    Margin Call, pour appel de marge, l’injonction d’un intermédiaire financier d’apporter des fonds ou des collatéraux en garantie supplémentaires que reçoit un intervenant sur les marchés lorsqu’il est en perte potentielle : tel est le titre du nouveau film de fiction sur Wall Street qui vient de sortir. L’histoire d’une grande banque d’affaires au sein de laquelle il est fortuitement découvert, le jour où est décapité le service non productif de gestion du risque, que le modèle de gestion utilisé a induit en erreur et que les pertes potentielles sur lesquelles la banque est assise vont au-delà de sa capitalisation… Elle ne pourrait pas répondre à l’injonction et coulerait aussitôt.… Lire la suite…

  • Verfremdungseffekt

    Sur une période de près de dix ans, j’ai habité divers quartiers de Los Angeles. J’ai acheté à cette époque un livre qui venait de paraître « L.A. Exiles » (1), les exilés de Los Angeles, à propos des écrivains qui se sont à un moment de leur vie retrouvés exilés à Los Angeles. Pour chacun d’entre eux, il y a la photo de la maison qu’ils habitaient alors, ainsi que quelques textes qu’ils ont écrits sur L.A. On trouve là les noms de Jean Renoir, Theodor Adorno ou Thomas Mann.

    J’ai découvert au moment où j’ai acheté le livre que j’habitais à 200 mètres de la petite maison que John Steinbeck occupait en 1930, au pied de la montagne, dans le quartier d’Eagle Rock.… Lire la suite…

  • Antony Hegarty

    L’un des avantages de vivre à Los Angeles – capitale mondiale du cinéma – c’est que certains des démarcheurs qui vous abordent dans la rue le font pour une cause excellente : pour vous inviter à visionner un film venant d’être monté. Il y a un prix minime à payer : une fois le film terminé, remplir un questionnaire suggérant comment l’améliorer avant sa sortie. Et cela aussi vous donne un sentiment d’importance, en faisant de vous en quelque sorte un co-auteur de dernière minute…

    L’un des films que nous avons vus par ce moyen au fil des ans est Leonard Cohen : I’m Your Man, un documentaire sur le chanteur sorti en 2005 : un long entretien avec lui assorti d’un concert d’hommage en Australie.… Lire la suite…