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Les attitudes possibles devant la menace d’extinction (VI) La colonisation de l’espace

Ouvert aux commentaires. Rappel : acceptation ; frugalité ; eugénisme et exterminisme ; le progrès ; le survivalisme. VI. La…

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Fleurance, « Apollo 13 » (1995) de Ron Howard, le 4 août 2019 à 17h30

Je serai à Fleurance le 3 août pour le Marathon des sciences, pour parler de « Combien existe-t-il de vérités ? Réponse : 2 ! » et le lendemain 4 août je commenterai le film de Ron Howard Apollo 13, sur la mission lunaire qui a manqué très mal tourner en raison de l’explosion d’un réservoir d’oxygène.

Regardant le film hier soir pour me faire une idée de ce que je dirai (qui mettra en boule une fois de plus les Heideggeriens égarés sur mon blog 😉 ), j’ai été pris de regret : voilà le genre d’aventures que je ne ferai probablement pas. Et je repensais à la conversation que j’avais eue avec Claudie Haigneré, où je lui demandais de commenter le visage qu’on lui voit dans une vidéo tournée très haut là-haut et que je qualifiais d’« extatique », et elle m’avait répondu en substance : « On pense au fait qu’il y a quelque chose de profondément curieux au fait qu’on soit là : ‘C’est formidable d’être ici, mais ce n’est vraiment pas normal !' »

Cela dit, si vous connaissez une combine… n’hésitez pas à m’écrire ! En échange pour vous, un billet pour le blog écrit au-dessus des nuages, très au-dessus des nuages, qui vous serait entièrement dédicacé !

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ALLO LA TERRE ? CONTACT RÉTABLI !

Quoi ! m’écrit quelqu’un, Quarante heures sans nouveau billet ? L’explication est simple : Julien est sur la route, et moi, je me trouve dans un hôtel à Ajaccio – très avenant au demeurant – dont la connexion au réseau me permet – au mieux – de consulter mes mails deux ou trois fois par jour.

Ce soir au festival « Penseurs d’avenir » au Lazaret : Pascal Bruckner et Jean-Marc Lévy-Leblond, demain soir, Marc Lachièze-Rey et moi-même. Hier soir en ouverture de programme, Joël de Rosnay et Claudie Haigneré.

De Rosnay a un peu surpris son auditoire en acquiesçant d’enthousiasme à une première objection venant de la salle qui sapait la première moitié de sa vision d’un avenir radieux très années cinquante, puis en surenchérissant sur une seconde question, qui pulvérisait en fait la seconde moitié. Donner raison à son contradicteur est une disposition de caractère très ouverte et très sympathique mais nous découvrions hier ses limites quant il s’agit de défendre une thèse.

Claudie Haigneré, rejointe sur le podium par son époux Jean-Pierre au moment des questions, nous a offert le portrait de l’exploratrice, et mieux encore, eux deux ensemble, le portrait du couple d’explorateurs. Les temps présents sont chiches en exemplaires de l’espèce humaine au mieux de sa forme, et cela fait donc un bien fou, d’entendre ainsi parler, avec une très grande modestie empreinte de sincérité, de dépasser des limites, « de se retrouver à un endroit où la nature ne vous veut pas et vous le fait comprendre avec une très grande férocité ». Aucune naïveté ici, bien au contraire : l’aveu réconfortant que l’on n’est pas sûr entièrement de savoir pourquoi l’on a envie de faire ces choses dangereuses que l’on fait mais qu’elles vous apportent en tout cas des réponses magnifiques à des questions que l’on est par ailleurs bien en peine de formuler.

Enfin, parmi ces « Penseurs d’avenir », si l’on en croit le libellé de l’affiche, et la centaine de personnes venue les écouter, le sentiment partagé, comme allant de soi, que M. Edward Snowden est notre ami et un chic type.

Quand nos dirigeants prendront-ils conscience du fossé qui s’est creusé entre les gens ordinaires sous la lune à Ajaccio un soir d’été et eux et leurs bailleurs de fonds, leurs maîtres et complices ?

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