Les attitudes possibles devant la menace d’extinction (VI) La colonisation de l’espace

Ouvert aux commentaires. Rappel : acceptation ; frugalité ; eugénisme et exterminisme ; le progrès ; le survivalisme. VI. La…

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5 réflexions sur « Les attitudes possibles devant la menace d’extinction (VI) La colonisation de l’espace »

  1. Désolé, voilà le Terre à Terre de sevice…

    Pour aller sur la Lune, c’est à dire faire un saut de puce dérisoire sur notre satellite.

    Le pays le plus puissant du globe a consacré pendant 10 ans 5% de son Pib au projet Apollo.

    A l’époque, premier consommateur et producteur de pétrole au monde, les USA étaient durant cette période à une conjonction de prosperités unique dans l’histoire.

    En plus, des team d’ingénieurs issus de la deuxième guerre mondiale etaient encore frais et dispos.

    A la clef, une fusée de 112 m de haut pour 3000 tonnes au décollage, qui va amener 100 tonnes en orbite en 3 minutes, cramant 20 mètres cubes de carburant par seconde, produisant ainsi 120 mégawatts afin d’atteindre les 24 000 km/h libératoires….

    Bref, tout cela hurle que ce sera vraiment compliqué d’envoyer des hommes loin…

    Bon, ensuite, si il s’agit d’un mulot, avec un vaisseau de 100 tonnes, y a de quoi l’installer confortablement, mais y a intérêt, parce que le voyage va être long…

    Si le soleil fait un centimètre de diamètre, la Terre est un point d’imprimerie qui tourne autour à 1 mètre de distance, la dernière planète du système solaire est à 28 mètres et la prochaine étoile à…300 kilomètres.

    Bon voyage petit mulot…

    1. Savez-vous que le concept même du chemin de fer est impossible ? Aussitôt que la machine à vapeur dépassera 37 km/h, les passagers seront irrésistiblement plaqués à l’arrière du wagon.

      Plus sérieusement, les compagnies SpaceX d’Elon Musk et Blue Origin de Jeff Bezos sont en train de massivement réduire les coûts des voyages spatiaux.

      1. Il y a, dans Interstellar, sous jacente, l’idée d’une culture spatiale acquise. Le lanceur, on sait faire, les navettes diverses, on a des pilotes, comme pour l’armée de l’air, du savoir faire en pagaille, des protocoles standardisés…

        C’est ça qui me parait le plus loin de la réalité en fait, encore plus loin que le trou de vers.

        Dans les faits, les gens à l’aise dans l’espace sur le long terme sont peu nombreux, et les systèmes divers progressent certe, mais ne donne pas de signe de maturité.

        Côté machine à vapeur avec les copains, on a validé deux trois systèmes, la routière :

        Ou le quadricycle à vapeur sur principe de Serpollet :

        Toujours resté prudemment sous les 37 km/h ! Oula !

  2.  » La perspective de vivre 1.000 ans ne présente pas grand intérêt si ce n’est précisément d’aller découvrir de nouveaux environnements extrêmement éloignés de la Terre. »

    Je repense à cette phrase de Nietzsche :  » Nous avons l’Art pour ne pas mourir de la vérité.  » Et je forge cette autre qui me vient tout à trac :  » C’est la poésie qui fait notre humanité.  »
    Qu’aurions-nous à faire de découvrir l’ immensité infinie de l’espace puisque nous sommes capables de rêver à de plus étonnants univers encore.

    Voici le tout début d’un texte inédit que j’ai écrit voici plusieurs années.
    Je l’offre pour Noël pour prêcher la modération, la sobriété, le refus de l’illimitation et l’amour.
    Je demeure à jamais un vieux protestant…

     » Personne ne dit :
    On ne peut dire qu’il est minuit… Car que sait-on de la nuit ?

    Personne ne dort sur la planète, car il n’y a personne… Et s’il n’y a personne, c’est que personne
    n’existe. La planète ? Il semble que ce soit une petite boule… Mais rien n’est sûr. Une boule bleue.
    Bleue comme une orange… Toute menue dans un univers sombre et froid. D’acier. On n’entend
    rien, sinon, peut-être, dans le cosmos des chants allongés comme des chants de sirènes. Des chants que nulle voix ne module. Musique de ciel glissant entre les étoiles.
    L’air qu’on pourrait y respirer est composé d’un peu d’oxygène et de beaucoup d’azote, de
    quelques gaz rares aussi… Mais c’est très respirable. Agréable même, le matin. Le matin, surtout…
    Car il y a des matins puisqu’il y a un soleil. Des matins frais et roses qui sentent toutes les odeurs
    des coquillages bivalves palpitant dans des criques saumâtres… Toutes les odeurs du foin des
    graminées que l’on ne fauche pas au début de l’été… Toutes les odeurs des arbustes cramés au
    soleil de juillet, d’août et de septembre… Toutes les odeurs des fleurs qui lâchent, dans le vent qui
    rêve, des gamètes insolites…Toutes les odeurs de la plume d’oiseau qui balance dans l’air, et
    descend en dansant des guirlandes… Toutes les odeurs de sapins qui frissonnent dans la forêt
    gercée… Toutes les odeurs des poitrails écumants des chevaux isabelle…Toutes les odeurs des
    amours de belettes que le soleil dérange…
    Mais, on ne sent pas les odeurs de la craie dans des classes abandonnées…Ni les odeurs du
    civet de lièvre tanné au vin de Bergerac… Ni les odeurs des gaz de combustion d’une roche
    liquide… Ni les odeurs des filles qui gloussent à treize ans sur des plages bises. Ni les odeurs du
    cuir dans l’échoppe du cordonnier. Il n’y a pas de cordonnier puisque personne ne marche et n’use
    de godasses à sauter à la marelle sur des routes goudronnées.
    Terre et ciel. Il y a une terre et un ciel. Et un soleil jaune et rouge et orange… Et vert
    parfois et bleu aussi… Une terre orange et un ciel qui plisse en gris les soirs de mauvais temps.
    Quand ça pète et éclaire comme l’enfer. Mais, il n’y a pas d’enfer… Ni même de paradis… Des
    matins et des soirs… Des matins… Des soirs… Première binarité lourde de simplifications
    abusives…
    Quelques centaines d’abeilles, ici, là, ont niché dans un arbre qui, déjà, a trouvé le temps de
    vieillir. Elles ont mâché un miel de fleurs jaunes ou bleues que nul ne songe à leur dérober. Une
    biche effarée, bouge une oreille puis l’autre, ouvre un oeil, pas l’autre et tend ses muscles. Dans un
    fourré sévère, on contemple ses reins fragiles. On voit aussi, des tortues plus que centenaires
    sprinter vers des salades grasses que la vie dans sa grande diversité a fini par bricoler pour les
    tortues centenaires. Centenaires ? Mais nous avons tout le temps puisque nous n’avons pas de
    temps. Pas encore… Hâtons-nous d’en profiter… Hâtons-nous sans compter…

  3. A mon humble avis, si nous continuons dans cette direction, nous aurons disparu bien avant qu’une poignée d’entre nous ne puissent atteindre un autre système stellaire (sous forme organique ?).

    La solution « fusée » ne passera pas par une source d’énergie chimique pour aller au delà du système solaire dans une durée raisonnable. On a besoin d’une révolution en physique pour rendre ces voyages « non-impossibles ».

    Mais la physique est dans un tel état de « sur-place », de patinage pas du tout artistique…
    Rien que le système des publications tel qu’il est aujourd’hui, rend très difficile l’apparition de nouvelles idées.

    Mais bon, s’il existe une physique qui permette le voyage interstellaire (de cela on n’en est pas du tout certain, mais personnellement j’aime à y croire) alors là…. l’idée sous-jacente reste toujours la même : pourquoi serions-nous les premiers à la découvrir, cette physique ?

    L’observation de notre entourage astronomique semble valider la thèse qu’il y a de bien plus anciennes étoiles que la nôtre, avec bien de bien plus anciennes planètes, avec potentiellement de bien plus anciennes civilisations.
    Imaginons juste une autre ethnie, avec un tout petit million d’années d’avance, ou même seulement 10 petits milliers d’années de rien du tout…

    L’idée de coloniser d’autres mondes est forcément déjà venu à l’esprit d’autres que nous. Cela ne s’est pas fait (ou peut-être si ?!) ou bien simplement on n’a même pas encore le niveau pour s’en rendre compte (zoo ?), ou bien c’est cette histoire de « grand filtre », ou bien ???

    Le fait est qu’on semble libre de se développer n’importe comment sur notre planète, à coup de guerre, de destruction d’habitats naturels, d’extinction de masse, de modification du climat, jusqu’au point de rupture qui semble se profiler ou bien s’étaler sous forme d’une « tache de rupture » qui a déjà commencé.

    Donc, point de « grand-frère stellaire » qui nous guiderait ?
    Ou alors, interdiction (par qui?) d’influencer une civilisation qui serait incapable de s’auto-gérer, qui deviendrait trop dangereuse avec une physique permettant de gérer des énergies encore plus énormes ?

    Maîtriser le voyage interstellaire implique à coup sûr de maîtriser des énergies bien trop énormes pour notre niveau de « sagesse ». Pour ma part, cette option n’est pas viable avant 1000 ou 2000 ans d’évolution positive (le progrès). Voire 10 000 ?

    Par contre, découvrir une physique qui rendrait le voyage interstellaire non-impossible me semble primordial aujourd’hui pour essentiellement 2 raisons :
    1. Fantastique objectif de l’humanité que de pouvoir un jour aller se balader dans la galaxie et en ramener des images. On le voit déjà avec l’engouement pour les exoplanètes.
    2. Si nous (les terriens) y parvenons, alors d’autres aussi et donc… on nous observe certainement ! la honte la honte pour nous !!! On doit vraiment passer pour des cinglés dans la communauté interstellaire galactique ! 😀 ça en ferait réagir certains peut-être (certainement pas Trump, mais d’autres ?) La technologie aurait alors une autre finalité que de fracasser son voisin !

    Imaginer une colonisation interstellaire ouvre une boite de Pandore…

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