Archives par mot-clé : consumérisme

Croître et Déconsommer en Europe / RepairCafé : « Et non consumimur igni » ?, par Timiota

Billet invité.

AncestraL vit avec intensité et tiraillement l’obligation de consommer pour se sentir inclus (voir son billet du jour : Le devoir de consommer).

Me revient le palindrome de Guy Debord, « In girum imus nocte et consumimur igni« .

La consommation comme fanal (le foyer autour duquel être) et comme feu (n’être que le jouet du système commercial).

Moins consommer est souvent hâtivement assimilé à de la décroissance. Croître, c’est cumuler les possibilités de maîtrise de son environnement. Qu’on arrête de penser comme des brutes : le PIB, produit « intérieur » brut, logique brutale, non merci.

Maîtriser, c’est aussi réparer.

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SORTIR DU CADRE ? par Thierry Melchior

Billet invité

Chacun le sait (ou devrait le savoir), nous sommes confrontés à une triple crise.

Celle dont il est le plus question dans ce blog, est, bien sûr la crise économico-financière, qui, dans la foulée de la crise des subprimes est loin d’avoir été résolue.

Elle se conjugue avec deux autres crises qui sont comme les deux faces d’une même médaille, la crise énergétique et la crise climatique. La crise énergétique résulte d’une exploitation toujours plus effrénée des sources d’énergie fossile depuis une centaine d’années, sources qui, en conséquence, commencent à se tarir. L’approvisionnement énergétique n’est pas encore très gravement menacé, mais tout laisse présager qu’il le sera bientôt. La crise climatique est loin d’avoir encore fait sentir tous ses probables effets, mais ils risquent d’être dévastateurs (montée du niveau des océans mettant en péril de nombreuses villes côtières, aridité croissante de nombreuses zones aujourd’hui fertiles, perte massive de la biodiversité, augmentation de l’intensité et de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes…). Il est extrêmement probable que ce réchauffement global est la conséquence de l’oxydation massive des énergies fossiles et du rejet de gaz à effet de serre dans l’atmosphère (CO2). Il risque de s’emballer par diverses boucles de rétroaction positives (aggravantes) telles que la diminution de la capacité de réfléchissement des glaces (albédo) du fait de leur fonte, libération massive de méthane du fait de la fonte du pergélisol (le méthane étant un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le CO2), diminution de l’obscurcissement planétaire du fait qu’une diminution de l’émission de poussières industrielles (qui atténuent le réchauffement) sera la conséquence prévisible du ralentissement voire de l’écroulement de la production industrielle consécutive au tarissement des sources d’énergie fossile.

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CONSOMMER, CONSUMER : LE MARKETING SERA-T-IL BRULE AU FOUR BANAL ?, par timiota

Billet invité.

L’argent qui ne va pas là où il devrait aller. Merci Paul Jorion de mettre régulièrement le doigt là-dessus. Pas de « trickle-down », de ruissellement d‘argent, non, l’illusion est trop facile.

C’est en pensant à ça que je m’étouffais en entendant les 5 minutes du journal de France Culture le 1er février à 22h consacrées à l’étude « Communiquer fait vendre » (1), étude Association des Agences Conseils en Communication, étude vantée par l’un de ses auteurs de l’Université Dauphine, fort complaisamment interviewé par le journaliste.

On y apprend qu’avec un recul de 10 ans, ces braves gens de la com ont enfin pu avoir une preuve « sérieuse » (on a failli entendre scientifique, mais non, quelle retenue !) de l’utilité de leur profession : oui, les segments de marchés étudiés sont bien influencés positivement par les dépenses de com, fût-ce, ô monde imparfait, à des degrés variables : « (de 26 % pour les produits frais (marché très marqué par les innovations et le poids des MDD – Marques De Distributeur) à 66 % pour les produits d’entretien (marché qui a la meilleure maîtrise du mix marketing) ».

Aucun miracle n’est survenu en direct alors que j’invoquais pourtant les mânes de Bourdieu en entendant la plate litanie d’autosatisfaction d’avoir enfin offert au monde si important des communicants une justification du côté véritablement positif, que dis-je, salvateur de leur mission, … de la création de valeur croyait-on même entendre.

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La mégabanque et le monde émergent, par zébu

Billet invité.

Le monde avait-il déjà basculé sur son axe ou bien les mégabanques ont-elles joué un rôle décisif dans ce basculement ? Histoire de l’oeuf et de la poule, me direz-vous.

Pour autant, il me semble que les mégabanques se font des illusions, qui préparent de grandes désillusions (pour elles) concernant les fameux ‘pays émergents’ (de quoi, de où ?).

Car ce qu’elles ont pu façonner dans le monde dit ‘occidental’ depuis près de 40 ans, depuis la ‘révolution conservatrice’ dans le monde anglo-saxon, elles auront bien plus de difficultés à le faire dans les pays dits ‘émergents’, pour 3 raisons à mon sens.

En premier lieu, le premier basculement du monde qui a eu lieu au sein du ‘monde occidental’ en faveur des mégabanques s’est institué dans un contexte de démocratie politique, contexte qui a mis quelque siècles à s’ancrer durablement dans ce dit ‘monde’. Or, il y a lieu de constater qu’en ce qui concerne cette dimension, les pays ‘émergents’ sont loin pour une part (encore) importante d’entre eux d’avoir accédé au statut de pays démocratique. Certes, le Brésil, l’Inde et d’autres (Afrique du Sud par exemple) le sont et depuis leur indépendance parfois. Mais d’autres, plus puissants, comme la Russie et la Chine gravitent dans d’autres ‘sphères’ politiques.

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