CONSOMMER, CONSUMER : LE MARKETING SERA-T-IL BRULE AU FOUR BANAL ?, par timiota

Billet invité.

L’argent qui ne va pas là où il devrait aller. Merci Paul Jorion de mettre régulièrement le doigt là-dessus. Pas de « trickle-down », de ruissellement d‘argent, non, l’illusion est trop facile.

C’est en pensant à ça que je m’étouffais en entendant les 5 minutes du journal de France Culture le 1er février à 22h consacrées à l’étude « Communiquer fait vendre » (1), étude Association des Agences Conseils en Communication, étude vantée par l’un de ses auteurs de l’Université Dauphine, fort complaisamment interviewé par le journaliste.

On y apprend qu’avec un recul de 10 ans, ces braves gens de la com ont enfin pu avoir une preuve « sérieuse » (on a failli entendre scientifique, mais non, quelle retenue !) de l’utilité de leur profession : oui, les segments de marchés étudiés sont bien influencés positivement par les dépenses de com, fût-ce, ô monde imparfait, à des degrés variables : « (de 26 % pour les produits frais (marché très marqué par les innovations et le poids des MDD – Marques De Distributeur) à 66 % pour les produits d’entretien (marché qui a la meilleure maîtrise du mix marketing) ».

Aucun miracle n’est survenu en direct alors que j’invoquais pourtant les mânes de Bourdieu en entendant la plate litanie d’autosatisfaction d’avoir enfin offert au monde si important des communicants une justification du côté véritablement positif, que dis-je, salvateur de leur mission, … de la création de valeur croyait-on même entendre.

Mais de questionnement sur la réelle création de richesse nenni ! Zilch ! Sur la réelle finalité de pousser tel ou tel segment devant les autres en connaissant l’élasticité (le rendement) de la com sur celui-ci, nenni. Sur la limitation humaine du désir du consommateur, sur sa réticence encore trop humaine à vivre endetté en France, nenni. Mais quoi, « stupid ! », la com se voudrait « pédagogique », conclut fermement l’étude :

« En conclusion, les auteurs de l’étude exhortent les annonceurs et les agences à profiter de cette opportunité pour accentuer leur rôle pédagogique et aider les consommateurs dans leurs arbitrages de consommation » !

N’est-ce pas là, en direct et en stéréo, une boucle de feedback (rétroaction), par laquelle le segment le plus « élastique » va être encore gonflé parce qu’il rapporte aux pubards, et que par ce truchement si naturel, les consommateurs finaux payeront plus de pub dans leur prix d’achat ? (le prix des intrants et des matières premières ne baisse guère ces temps ci …). Quid des externalités qui seront conséquences de consommer ici davantage de produits d’entretien, là davantage de voitures, mais sans encouragement aucun au covoiturage (à l’heure des puces, n’est-ce pas sécurisable, le covoiturage ?), etc. L’argent va-t-il où il devrait ? Les Pinçon-Charlot (2), autant que cette « étude », nous expliquent que non, non et non – il suffit de lire. La « valeur » du marketing est-elle notre valeur ? Non.

Alors comment se défend-elle , la pub, la com ? Eh bien, je le répète, elle se veut « aider les arbitrages », cachez ce billet de 500 euros que je ne saurais voir. Que ceux qui s’indignent aillent au Larzac, que diable !

Alors en 2011; qu’y pouvons nous ? Eh bien, réinventons le lieu d’échange des savoir-faire à l’aide d’internet, et court-circuitons la com. Cette société a assez ruiné de savoir-faire et de savoir-vivre pour qu’on s’attache maintenant à les ressusciter par les moyens libres qu’on nous laisse : tant de Tunisie et d’Egypte sont à notre portée. Je suis un lecteur de Bernard Stiegler et l’on peut lire en divers endroits sa redéfinition de la prolétarisation comme la perte des savoir-faire et savoir-vivre, et non la définition limitante de la paupérisation (en accord avec Marx dans le texte, dit Stiegler). Jean-Pierre Chevènement emprunte ces idées « sauvageonnes » (le sauvageon est un bout de bois greffé sur un autre… on a les Auvergnats qu’on peut dans les formules mal comprises).

Cette perte, on la ressent aussi bien au niveau du cadre supérieur de France Télécom qu’au niveau de l’employé(e) du centre d’appel auquel on demande de renoncer à sa personnalité au tréfonds de lui-même s’il le peut, comme je l’ai compris quand Lordon revisite l’analyse de la servitude « volontaire » de l’employé sous toutes ses coutures spinozistes dans son « Capitalisme, Désir et Servitude ». Je la ressens moi-même, cette perte de savoir-vivre, cette désublimation devant un rayon de supermarché quand l’illusion du choix se dissipe à la lecture des étiquettes qui ne disent pas les ingrédients et les procédés dans mon langage (le Minute Maid 100% pur jus, à base de concentré et tutti quanti).

Or, où se faisait « la pub » avant les médias de masse ? Où savait-on que l’huile machin est moins bien que l’huile truc parce qu’elle rancit plus vite ? Que les haricots de Paimpol ont tel avantage sur ceux de Soissons ? Que les plats en tôle machin s’usent plus vite que ceux en tôle truc ? Eh bien chacun son âge d’or, son El-Andalus. Il me plait d’imaginer que ces savoir-faire là s’échangeaient autour de ce four banal que les gens nés avant la première guerre ont encore connu de ci de là dans le monde. Le four commun où l’on portait ses grandes tôles en quémandant qu’elle ne soient pas trop ici mais plutôt là pour bien cuire.

Dans la série des propositions, voici donc au premier étage, celle d’un site web « LeFourBanal », qui permettrait un savoir-faire produit par nous tous sur les produits de consommation. On me répondra que les associations et autres 60 millions de consommateurs font déjà ce travail, que les EBay et autres ventes internet taraudent déjà un grand nombre de marchés, etc. Oui oui, sans aucun doute, dans le modèle actuel, ma proposition n’est vraiment pas très intéressante, car déjà s’y repérer avec un produit, c’est long blabla … ah, oui. Oui mais. Oui mais car se repérer, c’est en effet le nœud, la carte et le territoire.

Mais aussi, se répérer, ce n’est « que » une affaire de mémoire et de support de mémoire. Et voila le deuxième étage : une généralisation de Facebook en notre faveur, (sans nos trombines !), en somme, et le tour sera joué. Ainsi qu’on dote par obligation légale l’étiquette d’un produit d’un code barre en version « carrée 2D » avec des règles simples (entretien d’une base de données avec les mentions légales usuelles du produit, celle de l’étiquette, et le mois de fabrication, et basta, on ne parle pas de traçabilité sanitaire beaucoup plus exigeante), qu’on munisse votre webcam d’un logiciel qui lit ce code, et nous revoilà au four banal aiguillé d’office sur la bonne discussion ! Risque de hacking, de détournement ? Oui, mais avec la périodicité mensuelle, ce ne serait pas récurrent, il faudrait l’étiquette du mois pour pouvoir intervenir sur le forum correspondant.

Bien sûr mille autres aspects de notre relation à ces objets technicisés que sont les produits modernes (entretien, alimentaire, hygiène, beauté …) seront à revoir, il ne faut pas que le résultat soit comme les petites étoiles de notation sur les sites agrégatifs d’hôtellerie car la notation d’un shampooing n’est pas assise sur une expérience vécue aussi « totale » que celle d’un hôtel (sauf si vous avez une … véritable allergie carabinée au produit, cela arrive hélas), il faut à mon avis rendre le résultat multidimensionnel, voire l’entacher volontairement de bruit ou de non-linéarité, pour garder de l’entropie sous le coude, échapper aux feedback les plus prégnants qu’on peut aisément imaginer et qui ne seront pas, contrairement au cas de l’hôtel, adoucis par les humeurs changeantes des gérants. Gérer des communautés suivant le type de fréquentation de l’info aussi, etc.

Se fatiguer donc, pour s’informer, littéralement (3), pour faire une « forme » aux produits, un « fantôme » qui est si l’on veut le produit « en puissance », celui que vous achetez étant celui « en acte », s’il faut décliner un côté aristotélicien à la chose.

Mais quoi, faire nous-même évoluer notre consommation, ne serait-ce pas la reconquête de beaucoup de choses ? De beaucoup de ces choses que nous croyons avoir perdu dans la « grande régression » (4) ? Citoyen, LeFourBanal sera sous le signe du réciproque ou ne sera pas !

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(1) Étude de l’impact des investissements de communication sur la croissance des marchés, Édité par l’AACC — Association des Agences Conseils en Communication– , rédigé par Bertrand Belvaux, maître de conférences en sciences de gestion à l’université Panthéon-Assas, Denis Bied-Charreton et Marie-Pierre Bordet.

(2) Voir les ouvrages de Monique Poinçon-Charlot et Michel Charlot sur les ghettos des riches.

(3) Cf. la formule mascotte du Monde Diplomatique : « s’informer fatigue ».

(4) Le terme est de Jacques Généreux, c’est le titre de son dernier livre.

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102 réflexions sur « CONSOMMER, CONSUMER : LE MARKETING SERA-T-IL BRULE AU FOUR BANAL ?, par timiota »

  1. Intéressant, le sens de banal qui même dans l’acception du « four banal » se décline en deux. Cela me fait penser à l’oxymore des « liens qui libèrent » que (ré)emploie J. Généreux

    banal /ba.nal/ masculin

    1. (Féodalité) Se disait au Moyen Âge des choses appartenant à un seigneur, et dont les paysans se servaient en échange d’une redevance.
    * Four banal, moulins banaux.
    2. (Droit) Commun, en parlant de biens dont le public a la jouissance.
    * Arbitrage banal.

    1. Si y avait une taxe a créer ce serait bien sur les prospectus, la ou pour beaucoup de journaux le coût du papier est important, pour la pub la couleur plastifié ne gène pas.

  2. Oui, mais…

    Avant la valse des étiquettes flashies devant, illisibles derrière, il y a la production. Dans l’agro-alimentaire que je connais relativement bien, certaines anecdotes (personnelles ou rapportées) font grincer des dents (au mieux):

    1 – Vécu personnel: Dans une conserverie de légumes d’une marque fort connue détenue par une coopérative non moins connue, à la saison des haricots verts – qui ont la fâcheuse caractéristique de mal se comporter sur une chaîne automatisée – et tandis qu’un bourrage de la chaîne avait lieu – c’est à dire qu’une masse de haricots s’enchevêtre jusqu’à bloquer le flux sur l’ensemble de la chaîne – provoquant pénurie en aval et débordement en amont, quelques ouvriers étaient chargés de réintégrer sur la chaîne les quelques dizaines de kilos de haricots tombés sur un sol bétonné d’une propreté toute relative puisque parcouru continuellement tant par les ouvriers que par les chariots élévateurs.

    Quel impact sur la qualité de la production ce jour là? Statistiquement négligeable, évidemment, quelques dizaines de boites sur la centaine de milliers produite, négligeable sauf pour les malchanceux qui achetèrent ensuite ces boites là. Quelle mention sur l’étiquette pour relater cet incident ou n’importe quel autre? Aucune, bien entendu.

    Parfois, un laboratoire d’analyses est en veine et tombe sur UNE boite d’un lot contaminé, avec pour effet le rituel sous forme de divertissement médiatique d’un rappel de l’ensemble du lot supposé impropre à la consommation. Ritournelle amusante car pour un lot litigieux ciblé, combien passent les mailles du filet, n’occasionnant miraculeusement pas de dommage que lorsqu’ils sont consommés par des publics suffisamment résistants, qui souffriront au pire d’une gastro dont ils ne s’attarderont pas à rechercher les véritables causes?

    2 – Vécu personnel: Avez-vous déjà visionné un reportage télévisé dans une exploitation avicole? Moi oui, et je ris jaune à chaque fois. Pour la télé, la lumière dans le bâtiment est poussée à fond, toutes aérations ouvertes… On n’a donc pas le loisir de constater l’atmosphère poussiéreuse à couper au couteau qui règne lorsque les spotlights sont éteints, et puis la télé ne pousse pas encore le réalisme au point de diffuser des odeurs. Dommage, l’apparence de propreté presque clinique dans ces reportages n’y résisterait pas 10 secondes…

    J’ai travaillé dans des élevages dans lesquels les animaux en partance pour l’abattoir côtoyaient leurs congénères morts en décomposition très avancée (le vert n’étant pas une couleur de peau naturelle pour les volailles) sans que l’exploitant semble inquiet de quelconques conséquences sanitaires… Il devait parier sur un coup de bol du labo en charge d’analyser 1/1000 de sa production sans aucun doute…

    D’autres fois, j’ai chargé des lots d’animaux pourtant vaccinés au moyens de produits qui inoculés à l’humain, effet secondaire notable et pourtant méconnu, peuvent entrainer des complications allant jusqu’à l’amputation du membre contaminé… Animaux néanmoins majoritairement souffrants du mal pour lequel on les avait pourtant traités…

    3 – Histoire rapportée: Au nom de la traçabilité, on attribue aux veaux une immatriculation dès leur naissance, matérialisée par une boucle d’oreille. Le pays d’origine y figure bien entendu. Heureusement, le principe de précaution sait se faire petit devant les impératifs de productivité: Ainsi, un veau né en France peut tout à fait être expédié à l’engraissage à l’étranger, de préférence dans un pays aux règles sanitaires moins contraignantes, et revenir à l’abattage en France. Point de vue traçabilité, il sera estampillé « made in France », avec toutes les garanties sanitaires que cela suppose…

    En résumé, je souscris bien entendu à votre haro sur la publicité vendeuse d’imaginaire, mais je ne perds pas de vue les travers dont celle-ci n’a même pas conscience car ils se déroulent (parfois loin) en amont, au cœur même des process de production industrialisés.

    P.S. Ce commentaire est indigeste à plus d’un titre, n’est-ce pas? 🙂

    1. Un peu indigeste, oui, Dissonance.
      Mais au combien réel…

      Cela rappelle l’affaire allemande d’huile minérale dans la volaille ainsi que les nombreux scandales en Chine…

    2. il manque

      les normes de sécurité, conditions de travail, risques et autres pollutionsconditions du salarié
      http://ledessindulundi.ultra-book.com/portfolio#lundi_n_318
      normes de sécurité
      http://ledessindulundi.ultra-book.com/portfolio#lundi_n_315

      et on pourrait en dire encore des causes et des effets de cette politique économique couchée à la renverse, mise à l’index de la profitation, qui se joue à la roue des plus grandes fortunes,…

      la concurrence libre et non faussée
      petite échelle
      http://ledessindulundi.ultra-book.com/portfolio#lundi_n_284
      grande échelle
      http://ledessindulundi.ultra-book.com/portfolio#lundi_n_305

      illustration par thème, en raccourci, la santéhôpital
      http://ledessindulundi.ultra-book.com/portfolio#lundi_n_286
      pharmacie
      http://ledessindulundi.ultra-book.com/portfolio#lundi_n_290
      soins
      http://ledessindulundi.ultra-book.com/portfolio#lundi_n_312

      des indices de consommation, ou courbes de croissance
      le bla-bla
      http://ledessindulundi.ultra-book.com/portfolio#lundi_n_284
      question ?
      http://ledessindulundi.ultra-book.com/portfolio#lundi_n_294
      réponse . //
      http://ledessindulundi.ultra-book.com/portfolio#lundi_n_293

      les objectifs démocratiques
      les objectifs de développements (entre le dire et fait …)
      http://ledessindulundi.ultra-book.com/portfolio#lundi_n_307
      avec
      d’une côté, la concentration des richesses
      http://ledessindulundi.ultra-book.com/portfolio#lundi_n_308
      de l’autre, la régression sociale
      http://ledessindulundi.ultra-book.com/portfolio#lundi_n_311

    3. Merci Dissonance, le vécu rien de tel.

      Ceci dit, je ne suis pas choqué des kg de haricots plus que ça, l’épidémiologie n’est pas exactement ce qu’on en dit au café du commerce ou a labo, et elle a plus d’un mystère.

      Disons que le circuit de réciprocité que je propose n’est qu’une goutte d’eau dans des réciprocités à échelle plus petites. Celles-ci seraient réparties de façon « fractale » sur la production.

      Comme pour la redondance dans les transmissions (10% de bits « en plus » pour faire tomber le taux d’erreur très bas), on devrait avoir un surcout de 10% des étapes principales de prod permettant de ne pas aller à l’optimum machinique et fordien, et de laisser le facteur humain (et animal au sens de la biodiversité et de la non monoculture) jouer un rôle. Suivant NN Taleb, c’est d’avoir quelques billes différents ici et là , quelques mavericks ailleurs, qui donne de la résilience à une société contre les cygnes noirs qui ne manqueront pas de la déstabiliser.

      C’est un « trickle-down » (ruissellement … et souvent dans la presse aujourd’hui, ruissellement des richesses entre classe, un mythe des républicains US et d’ailleurs) un « trickle down » organisationnel et cognitif dont je parle, donc, en espérant effectivement qu’il ait un fort bras de levier et « bonifie » bien plus que ce qu’il coûte. Mais ce sera difficile voire impossible à rendre quantitatif, en toute sagesse.

    4. @Dissonance, pour le volailler cela a quand même avoir un impact sur sa ferme, ceux que je connais qui élève des poulets (qui sont très fragile car il faut que la viande ce retire facilement des os) font le tour quotidien pour retirer les cadavres (0.1%) pour qu’ils ne soient pas vecteurs de maladies, cela coûte rapidement cher ces négligences en élevage hors sol (je suis pas fan, mais cela a permit à beaucoup de petite ferme d’avoir un revenu suffisant dans les années 80).
      après y à de tout et je t’avouerais que j’ai déjà attendu une bonne journée pour sortir un cadavre, notamment quand il neige que tu cours partout pour dégeler les abreuvoirs et que tu te dépêches d’être présent pour la famille de retour à noël (comme je disais à l’inspecteur du travail sympa qui est passé dernièrement, à la fin (quand l’économique ne suit plus) on devient neuneu.
      Il a même valider qu’on devenait responsable de tout.(pour le médiator on ce retourne derrière les labos et l’état, pour l’environnement on c’est souvent contenté juste de montrer du doigt 3% de la population qui a la plus forte proportion de suicide, comme si l’agriculture n’était pas un des reflets de notre mode de vie)
      @ Cecile je suis content que le deuxième paragraphe soit sur la concurrence libre et non faussé

    5. @Samuel

      Bien sur, je pointe des trains qui n’arrivent pas à l’heure, en appuyant sur le fait qu’ils aient un sacré retard. En l’occurrence, il s’agissait d’un élevage de canards (ça a son importance puisque la durée d’élevage est beaucoup plus longue – du simple au double par rapport au poulet « standard ») dans lequel il n’était pas question de cadavres « frais » repérés le matin même par l’exploitant, mais des animaux laissés là plusieurs jours (peut-être plusieurs semaines) avant la date d’enlèvement à tel point que la chair de certains s’était liquéfiée puis séchée de sorte qu’ils collaient au caillebotis plastique. Le canard qui comme vous le savez – ou pas – est l’un des principaux vecteur des salmonelles… L’exploitation est toujours en activité 10 ans après…

      A peu près à l’époque de ces faits, j’étais foudroyé par une gastro-entérite probablement bactérienne puisqu’elle ne se résorba qu’après une dizaine de jours d’antibiotiques et me fit subir des séquelles pendant plusieurs années… (faute d’analyses de selles l’origine bactérienne n’a jamais été prouvée, cependant la persistance de la maladie après quelques jours de traitement classique, ainsi que le caractère intolérable des douleurs provoquées, suggérait plutôt un germe bactérien selon mon médecin de l’époque).

      Tandis que j’écris ces lignes, je me souviens d’une autre exploitation dans laquelle le propriétaire préférait balancer ses cadavres dans la fosse à purin plutôt que de les confier à l’équarrissage… Celui là a fermé boutique un temps, mais il semble avoir repris son activité plus tard sans que cela semble gêner grand monde puisqu’on lui confiait encore des lots d’animaux…

      @timiota

      Outre l’épidémiologie dont il est sans doute effectivement difficile d’évaluer l’impact dans ce genre d’incident, reste par ailleurs la question d’une souillure chimique des produits en question: Lorsque j’évoquais le passage continu des chariots élévateurs, c’est précisément cela que j’avais en tête. Les haricots aromatisés à l’huile de moteur, très peu pour moi.

      La production industrialisée n’est rationnelle que d’un point de vue strictement comptable. La standardisation de cette production n’est qu’un rideau de fumée commode pour générer facilement du bénéfice indu tout en procédant à un nivellement qualitatif par le bas.

      Pour la petite histoire enfin, l’évocation des MDD a de quoi faire sourire lorsqu’on sait que pour certaines d’entre elles, elles sont issues des mêmes chaînes de production que les MN… Seul l’emballage, parfois même uniquement l’étiquette, diffèrent…

    6. extrait article « MDD d’aujourd’hui, CROISSANCE ET RÉUSSITE »
      (Amsterdam, mai 2007)
      http://www.plmainternational.com/plt/pltfr.html

       » …..
      Les parts de marché des marques de distributeur ont battu des records. Pour la première fois, les marques de distributeurs ont atteint la barre des
      40 % de parts de marché dans quatre pays : le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et la Suisse. En outre, la MMD représente désormais le tiers des produits vendus en deux autres marchés européens importants : la France et l’Espagne.
      L’étude MORI comme les données ACNielsen constatent l’essor de la marque de distributeur en Europe et font état d’une évolution dans les comportements d’achat des consommateurs qui devrait entraîner une progression encore plus forte que prévu à l’avenir.

      QU’EST-CE QU’UN PRODUIT MDD?
      Les produits MDD comprennent l’ensemble des marchandises vendues sous la marque d’un distributeur. Cette marque peut être le nom du distributeur lui-même ou une appellation créée exclusivement à l’usage de ce dernier. Dans certains cas, un distributeur peut appartenir à un groupe grossiste propriétaire de différentes marques qui sont uniquement à la disposition des membres de ce groupe.

      QUELS PRODUITS PEUVENT ÊTRE VENDUS SOUS UNE MARQUE DE DISTRIBUTEUR?
      Les grandes surfaces, les drugstores et les discounters peuvent proposer aux consommateurs, sous une MDD, pratiquement tous les produits susceptibles d’être fabriqués et commercialisés. Les marques de distributeur offrent un large éventail de produits alimentaires, frais, en conserve, surgelés et secs; des produits de restauration rapide, des spécialités de cuisine exotique; des aliments pour animaux domestiques, des produits santé et beauté, des médicaments en vente libre, des cosmétiques, des articles de ménage, lessive, bricolage et jardinage, de la quincaillerie, des peintures, des produits d’entretien pour l’automobile.

      QUELS SONT LES AVANTAGES DE LA MARQUE DE DISTRIBUTEUR?
      La marque de distributeur offre au consommateur un large choix de produits de qualité à des prix moindres que ceux des marques de fabricant. Ces produits peuvent être achetés à tout moment, sans attendre d’éventuelles promotions. Les produits MDD comportent des ingrédients d’une qualité équivalente ou supérieure à celle des marques de fabricant; en outre, le nom ou le logo du distributeur qui figure sur l’emballage garantit la conformité du produit avec les normes de qualité et le cahier des charges du distributeur.

      QUI FABRIQUE LES PRODUITS MDD?
      Les fabricants de produits MDD sont regroupés en trois grandes catégories:
      Des fabricants importants qui produisent leurs propres marques ainsi que des produits MDD.
      Des fabricants petits et moyens, spécialisés dans des gammes spécifiques de produits, se consacrant presque exclusivement à la MDD.
      De grands distributeurs et grossistes qui ont leurs propres sites de fabrication et approvisionnent leurs points de vente en produits de leur marque.

      UNE ORGANISATION UNIQUE AU SERVICE D’UN SECTEUR SPÉCIFIQUE
      Le secteur de la MDD a ses caractéristiques propres, ainsi que des besoins et des objectifs spécifiques. C’est pourquoi une association a été créée qui est exclusivement à son service. Fondée en 1979, l’Association de fabricants de marques de distributeur (PLMA) est l’organisation professionnelle internationale consacrée à la promotion des marques de distributeur. La PLMA, qui a des bureaux à Amsterdam et à New York, représente plus de 3 200 fabricants et fournisseurs implantés dans le monde entier, certains produisant uniquement des MDD d’autres, produisant leurs propres marques de fabricant également. La PLMA organise des salons professionnels, des manifestations et des services conçus spécifiquement pour le secteur de la MDD. … »

    7. @Dissonance, c’est vrai que y à des éleveurs qui n’en sont pas, histoire d’être optimiste, les crises en élevage auront permit de sélectionné ceux qui n’en sont pas, comme disait ma peseuse (contrôle laitier), la où y avait beaucoup de bâton dans les salles de traite, y à plus de vache depuis 2-3 ans et les jeunes qui s’intéressent à l’élevage sont de toute manière plus motiver vu l’écart de niveau de vie entre leurs générations (week end, durée de travaille, paye, contrainte physique) et leurs choix (y à d’ailleurs énormément de jeunes (60 à 90%) qui ne sont pas enfants de paysans dans les formations élevages, en même temps quand tu n’as pas l’abstraction et que tu joues avec ta gomme au collège, c’est l’un des derniers secteurs, où tu peux avoir des responsabilités)

  3. « Or, où se faisait « la pub » avant les médias de masse ? »

    http://cjoint.com/data/0crkloJEuML_Paris-1.jpg

    Très intéressante réflexion, timiota…

    Juste une remarque, l’on pourrait faire figurer sur l’étiquette la façon dont est rétribué l’ouvrier, le cultivateur etc.

    L’étiquette est en effet le point où le consommateur est séparé du producteur, comme l’actionnaire est lui aussi séparé de ce producteur par ses intérêt contradictoires, celui-ci se retrouve seul. Le fait de voter en achetant est rendu impossible par l’opacité de l’étiquette. On a eut l’idée du double affichage un jour, vite annulée. Déjà s’avancer dans ce genre de considération est une utopie, pour vous dire où on en est ! A la limite afficher les salaires des employés sur le prix, c’est … on a l’impression que c’est la révolution. Sans doute parce que les marges de la grande distribution seraient mises en lumière…

    LeFourBanal, très bien.. Où trouver un bon appareil compact ? 6 MP 🙂

    1. « Juste une remarque, l’on pourrait faire figurer sur l’étiquette la façon dont est rétribué l’ouvrier, le cultivateur etc.  »
      Exactement!

    2. L’appareil photo,
      c’est pour les images
      la création d’une grande collection d’illustrations, en vue d’informer et responsabiliser par des images qui insitent à réfléchir de la consommation de tous les produits de consommation
      (et pas seulement du tabac)

      Pour les labels d’alerte, indices écologiques et sociaux dans le rouge ,
      je pense que des images parlantes, des logos bien crados sont possibles
      accident de Bhôpal, cancerts de l’amiante, algue verte, boues rouges, bidon-ville, malnutrition, malformation, mauvais traitement, populations déplacées, syndicalistes assassinés …….

    3. Il y a aussi vis-à-vis des central d’achat un gros soucis pour moi, c’est la répartition des marges sur les rayons, vous payez des impôts pour qu’on est une fiscalité (bénéfice agricole n’est pas le BNC ou le BCI) des subventions, cela s’intègre à la valeur ajouté des filières agroalimentaires et un ami boucher m’expliquait que les rayons du bout sont très rentable (25 à 40% de marge en boucherie, 10 à 25% pour les produits laitiers, maraicher et piscicole) les conserves et le sec 2à 4% et le made in China ?, ça dépend, mais si la grande surface prend ne serait-ce que 25% sur votre steak et vous offre avec vos points un micro-onde Chinois, n’est-ce pas indirectement (évidement) un détournement de subvention au profit de produit importé?

    4. mais pour en revenir à l’article des produits importés qui font rêver, entre une pomme et un iphone, le rêve d’une pomme…. 🙂

  4. Voilà un sujet intéressant !!!
    La pub est manipulatrice, elle pollue l’espace et le temps, elle pousse à la consommation, elle exacerbe la frustration.
    Son efficacité est redoutable à tel point qu’elle devient indispensable à une entreprise et génère une concurrence déloyale entre petites et grosses entreprises.
    Question : pourquoi est-elle autorisée ? 🙂

    1. Les recettes données de la publicité au médias
      (qui en contre partie l’exposent..)
      participent au financement de médias, TVs, radios, journaux, sites internets
      (ces médias ont-ils d’avoir envers cette manne publicitaire et providentielle la reconnaissance du ventre, se peuvent-ils vraiment permettre à mordre d’une main qui d’une autre part les nourrit …. )

    1. Ah, non, PJ oui, mais pas moi timiota (!) : mes ami(e)s me connaissent parce que mes messages sont souvent peu compréhensible parce que j’abuse de l’association non dite. Je me soigne (mollement).

  5. moi aussi je suis pour l’instant plongée avec une sorte contrôlée de délice dans le livre de Lordon que vous citez.

    Pour moi, pénétrer, et surtout acheter, dans un hypermarché devient synonyme de se faire avaler servilement, volontairement, par un Moloch à masque bienveillant. J’ai le souvenir d’une BD – « Les Schmoos », des animaux dont la vocation était de se faire croquer par les humains et qui jouissaient de cette fatalité.

    Bon, je retourne dans Lordon

    1. Oui Jacqueline, l’écriture de Lordon est tranchante à souhait.

      Je ne doute pas de l’intérêt philosophique de sa démarche dans le cas de ce bouquin.
      Mais j’avoue que, sans vouloir vous dévoiler la fin, le fait de faire disparaitre tout « infinitisation » et toute transcendance, de réduire la vie à « affects joyeux vs. affects tristes » (Spinoza oblige ?) , me semble réducteur, et ignorer le jeu de l’imitation qui va se dépassant et va nolens volens au-delà de l’affect joyeux.
      Bien sûr je compare in petto à Stiegler, c’est mon biais.
      Pour moi, « conatus » = « énergie libidinale » (grosso modo)
      et cela peut aussi avoir une version neuro-cognitive, loin du freudisme qu’évoque la racine « libido », on a l’attraction maximale vers un « bassin de sens » dans la vaste cartographie de notre espace mental conscient ou non, quand on se trouve au bord de ce bassin, mais de plus, nous avons en permanence (surtout jeune) l’outil à créer les bassins attracteurs qui peut venir modifier les bassins existants. Une telle dynamique, avec tous les feedback qu’on voudra, me paraitrait un utile détail à la simplification du « conatus » ou de l’énergie libidinale.
      Un détail où se niche le diable ?
      Un détail où s’est niché le dieu marketing ?

  6. Tiens.. du commerce.
    Et de la manipulation freudienne.

    Pourtant, je suis SUR à 200% que chacun d’entre nous se rappelle des slogans publicitaires qu’il a entendu dans sa jeunesse…
    Les images subliminales sont pour l’instant interdites en France, mais, faites le test : couper le son, vous verrez.
    Et il y a d’autres ficelles comme les flashs de lumière qui agrandissent les pupilles.

    1. Et il y a d’autres ficelles comme les flashs de lumière qui agrandissent les pupilles.
      A mon avis ils les rétrécissent…
      Ne voit pas dans cette remarque ,un conflit majeur entre nous…

    2. En plein dans le mille. Inscrit sur 5 faces d’un emballage en carton:
       » Mini Mir, mini prix
      Mais il fait le maximum »

      C’était un carton solide,il m’a servi de table de nuit pendant 9 ans. Venait d’une poubelle engageante.
      Une découpe en face avant permettait d’y ranger les livres de référence.
      La preuve que la pub ne sert à rien: Mir reste inconnu.

      Quant aux manip, tout semble posible.La vigilance de détail est impuissante.
      Un refus instinctif,en bloc -pas de TV, par exemple- ne fatigue pas.

    3. Il n’est pas incompatible de faire dilater les pupilles en voulant faire fermer les yeux du conscient…

      Toujours aussi pertinent, Piotr.

    4. Pourtant, je suis SUR à 200% que chacun d’entre nous se rappelle des slogans publicitaires qu’il a entendu dans sa jeunesse…

      Je me souviens du nouvel omo, mais je pense que c’est surtout à cause du fameux sketch de Coluche.

      1. « La Vitelloise : l’eau qui chante et qui danse ».

        « Pour vous, cher ange, un Pschitt orange. Pour moi, garçon, un Pschitt citron ».

        « Dubo, Dubon, Dubonnet ».

        « La Boldoflorine, la Boldoflorine, la bonne tisane pour le foie ».

        Etc. J’arrête, on va croire que j’ai deux cents ans.

    5. Pour faire bisquer les Belges , il y avait aussi :

       » la bière la plus fameuse , c’est la Meuse ,
      c’est la Meuse !…  »

      Associé pour moi à toutes les mi-temps des derbys Saint Etienne /Lyon dans les années 50 .

    6. La pub n’augmente pas la conso d’un type d’un produit, elle pique des clients aux concurrents. C’est de ce phénomène que vivent les publicitaires et commerciaux.
      La demande a pu être suscitée dans les années 1970-80 pour des produits nouveaux et « révolutionnaires », aujourd’hui la comm’ fonctionne différemment, en fonction du public cible. Logique : faire passer de la comm’ à quelqu’un qui ne sera jamais client c’est de l’argent perdu.
      D’autre part les commerciaux ont bien compris le mal que la communication entre consommateurs pouvait faire aux mauvais produits, maintenant ils changent l’un ou l’autre détail selon la grande surface et tous les quelques mois, il est impossible de comparer.

      Il suffit donc d’éviter les produits nouveaux pour éviter les mauvais…
      On peut aussi, facilement, éviter la marque des produits donc on a perçu des pubs, on évite ainsi de payer pour se faire casser les pieds.

      A propos des normes sanitaires et des contrôles : il y a très-très peu de contrôles pour cause d’insuffisance de personnel, ce sont souvent des labos privés qui détectent des anomalies.
      Le principe est de faire confiance au producteur.
      Ce qui reviendrait, dans un autre domaine, a faire confiance à l’automobiliste pour sa sécurité et celle des autres, et de ne chercher une faute qu’en cas d’accident. Mais pourtant là le principe est fort différent, sans doute parce que l’automobiliste ne produit rien, il consomme seulement.
      c’est un exemple d’anomalie au détriment de la santé publique comme il y en a beaucoup d’autres, en matière de santé ou de médicaments par exemple.
      Et encore, on ne parle pas des qualités nutritives, de la qualité des sols pourris par l’agriculture intensive, la pollution des nappes phréatiques… mais je dérape.

    7. Il y a quelques marques qui font du « pas trop nouveau / un peu meilleur que les autres », et pas trop de pub , je pense à Chabrior, qui à l’intermarché fait une gamme de biscuiterie pas mal moins sucrée que les marques (Lu et autres).

      Mais sinon, oui, la pub est là pour parasiter des flux qui seraient là autrement, …

  7. Beaucoup ont du le voir mais pour ceux qui l’on loupé ce reportage sur l’obsolescence programmée est très intéressant.
    http://www.arte.tv/fr/3714270.html
    J’ai retenu entre autre une réflexion de Serge Latouche comme quoi le capitalisme actuel tient sur 3 piliers:
    -l’obsolescence programmée
    -le marketing et la publicité
    -le crédit
    Je ne peux que partager ce constat.

    1. Oui, lu dans le Canard de cette semaine. Le passage sur l’ampoule inusable qui est apparemment encore en marche depuis 1920 en Californie est édifiant !

    2. Entre autres moteurs de la consommation…
      La publicité…
      Le crédit…
      L’obsolescence en question..
      Dixit Serge Latouche…

    3. En parlant de ça…
      Combien de modèles de voiture(s) est(sont) fabriqué(s) en inox…??

      Pour les technos du blog, vous devez savoir comme moi que les logiciels de conception inclus maintenant en direct le vieillissement par usure ET corrosion.
      Pour ceux qui connaissent Catia…

      (Piotr, exceptionnellement, ce n’est pas une de mes copines, mais un logiciel de dessin 😉 )
      Et ne fait pas de jeu de mots, je te sens capable, sur ce coup-là…

    4. Il serait pourtant très facile pour chaque individu d’agir efficacement sur ces trois points .
      D’abord en coupant drastiquement tous les canaux publicitaires, une bonne télé est une télé éteinte !
      En faisant cela on se soustrait aux messages subliminaux et l’obsolescence cesse d’être un problème .
      Je possède quelques appareils anciens qui ont beaucoup de charme, ils dégagent une grande sérénité car ils sont libérés depuis longtemps de la menace d’une obsolescence imminente !
      Pour le crédit il faut déjà ne pas en rajouter, à mon banquier au téléphone qui souhaitait me rencontrer, j’ai répondu pourquoi faire ? N’ayant bien sûr aucune intention de financer quoi que ce soit à crédit ni à titre professionnel, ni à titre particulier .

    5. Paul-émile dit : « une bonne télé est une télé éteinte ! »

      Un peu de pub 😉

      TV B gone
      « TV B gone est une télécommande universelle dont l’unique fonction est d’éteindre les téléviseurs. »

    6. Mon fils ainé après avoir vu le reportage était écoeuré . Il n’avait pas de mots assez durs pour qualifier le fait qu’après que des personnes aient travaillé des années à la fiabilité d’un produit , d’autres soient rétribués pour le saboter « scientifiquement ». Ceci afin de faire marcher le business. Et de maintenir artificiellement la pression pour une productivité toujours plus performante et une consommation soutenue. Pour toujours plus de « croissance ». Mais croissance de quoi , pourquoi et pour qui?

      Pour a terme engendrer la pénurie, c’est débile!!!!!!!!!!!

      Produire pour produire ce n’est plus oeuvrer.. Cela revient à occuper des bagnards à faire de la caillasse. L’emploi se substitue au travail. Indigne!

    7. Merci Cécile.
      Ca me rappelle quelques échanges que j’avais pu avoir avec des aborigènes au détour à quelque distance de Broken Hill en Australie.
      Tous ceux qui savent encore vivre en direct de ce que leur offre leur environnement méritent tout le respect possible.

    8. Je constate que nous sommes quelques uns à avoir un référentiel commun en sus du blog.
      J’ai découvert Raoul Montenegro récemment sur les conseils d’une amie qui m’a causé de l’émission terre à terre de France Culture :
      http://www.franceculture.com/emission-terre-a-terre-portrait-de-raul-montenegro-2011-02-12.html
      Les reportages de ARTE sont toujours d’une excellente qualité.
      Mercredi c’était M6 qui nous régalait. Tout n’est pas nul à la télé.
      Plus j’observe, plus je suis persuadé que nous travaillons souvent juste pour travailler, enfin faire tourner la finance, le capital.
      Alors qu’il faudrait avant tout produire et travailler en fonction des besoins (flux tiré) et seulement en flux poussé si l’offre couvre un réel besoin ou en optimise un.

    9. @Cécile
      Merci pour la vidéo sur les indiens, la « découverte » de Maria Callas est formidable; l’émotion, l’art, la beauté, sont universels.

  8. http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=SLV:US

    http://www.zerohedge.com/article/guest-post-how-much-more-demand-can-silver-handle

    L’argent ne va pas là où il devrait aller. Il y a non seulement une bulle sur les marchés d’actions, mais aussi sur le cuivre, l’argent etc ! tout ceci ne bénéficie pas à l’économie réelle.

    Thésauriser l’argent métal est signe de grande défiance, car cet argent ne participe pas à l’économie, il est simplement stocké, en attendant mieux. La multiplication des secteurs en bulle pose une grave question, sur la défiance vis-à-vis de l’investissement… amha. C’est un sauve qui peu avant l’heure, une sombre prémisse.

    1. Le volume de valeur stockée dans le métal précieux, or et argent, ne représente quasi-rien par rapport aux actions et produits financiers. Investir dans des actions et similaires ne bénéficie pas non plus à l’économie réelle, ou très marginalement, l’essentiel part en spéculation.
      D’ailleurs tous les spécialistes s’accordent à dire que les centaines de milliards que la FED déverse dans « l’économie » est la seule cause, ou la principale, de la bulle actuelle sur les matières premières et les actions.
      Celle-là aussi craquera, les bulles craquent toujours, c’est dans leur nature, et cette fois il n’y aura pas de solution de rechange pour en regonfler une autre en vitesse à coup de crédit ou de taux zéro, le point de non-retour est dépassé. Et ce ne sera pas dans une autre vie, ça se rapproche, on le sent, c’est pour dans quelques années, ou mois, peut-être.

  9. Quand j’entends le mot « communication »… Non, je ne sors pas mon pistolet ! Je le remplace par le mot « propagande ».

  10. – J’ai fait des études de com et je l’ai finies avec beaucoup de difficultés car j’ai réalisé sur la fin que je ne travaillerais jamais dans la pub (direction que j’avais choisie pour les 2 dernières années). J’avais été attiré par les paillettes de la créativité mais j’ai vite déchanté. En tous cas, rien de dramatique car même si j’aurais du suivre les conseils du centre d’orientation (pas la com !), je ne regrette pas ces études qui m’ont permis découvrir le monde sous un nouvel angle.

    – Depuis cette époque je me dis que la pub devrait être tout simplement supprimée et remplacée par un système de partage standardisé de l’information. Les entreprises seraient contraintes de remplir des fiches techniques pour tout produit qu’elles mettent sur le marché. Chaque fiche passerait en revue les aspects techniques et fournirait des informations objectives qui permettraient une mise en perspective l’offre. Ces fiches seraient validées par des instances indépendantes avant d’être reprises dans des bottins accessibles au public (ou mis en ligne sur Internet) et mis à jour sur une base régulière. Plus qu’un système de notation, j’imaginais un système d’information très standardisé qui permette à chacun de se faire une idée sur base de critères clés. Cela permettrait de tirer un trait sur le gaspillage abject lié à la publicité et de regagner un peu d’éthique pour plus de démocratie et moins de consumérisme. Depuis que j’ai eu mon moment peak oil, pas besoin de dire que mon aversion pour le pub n’a pas cessé, bien au contraire.

    – Pour en revenir à mes études qui ne me correspondaient, c’est pendant que je les faisais et quelque part grâce à elles que j’ai été touché par ce que l’on peut considérer comme étant l’inverse de la pub, à savoir le bouddhisme. Si la pub crée ou stimule le désir (plutôt que d’y répondre comme le prétendent les pubards), le bouddhisme lui propose de transcender le désir. Et puis c’est dans l’aspect particulièrement non prosélyte du bouddhisme qu’il y a une opposition flagrante avec la pub. Contrairement à ce que l’on peut penser, la stimulation du désir a pour dommage collatéral de corrompre le plaisir en le banalisant. Inversement la prise de distance avec le désir a pour effet de valoriser le plaisir car ça lui donne de la valeur. Le bouddhisme n’a aucun problème avec le plaisir comme bien d’autres religions, il pointe du doigt le chemin qui permet de trouver le plaisir des choses simples, le plaisir du contentement, préalable s’il en est à la jouissance totale.

    Cela me fait penser à Tich Nath Han que j’ai eu le plaisir de voir lors d’une conférence, il y expliquait comment méditer en mangeant , cela m’avait beaucoup touché.

    Are You Really Savoring Your Apple? An Apple Meditation
    http://www.oprah.com/spirit/Apple-Meditation

    Attention, si je suis profondément touché par le bouddhisme et cela ne m’empêche pas de nourrir mes démons dont je sais que j’aurais tout à gagner à les laisser se diluer dans le grand tout.

    1. bien d’accord d’accorder une chaine TV entière, une chaine radio entièrement, un journal tout entier, un site entier d’un bout à l’autre ….
      tous tout entiers consacrés à la Publicité (dans le sens PUB, mais aussi plus vastes de toutes informations notoirement à publier )
      de tous les objets de marchandises possibles

    2. Très bon, le lien proposé. J’ignorais que la bonne Oprah
      avait évolué de cette façon. Sans doute, le commerce se loge partout,
      ou bien elle pousse loin le souci du service à ses lecteurs-suivants-participants.

      En tout cas, je retiens la proposition de tee-shirt.
      Nous devons être des milliers à baver d’envie de s’ exhiber
      en « maillot de corps à manche courte à col en V » de la couleur de l’espoir.
      Et vous êtes prévenu: y’en a toute une collection. A vos cartes bleu !
      Oprah, c’est mieux que la Redoute. Bien mieux, en plus des soins préventifs
      à la cage thoracique, elle propose des remèdes pour l’âme,
      telle la méditation exotique avec une pomme.
      Transcendantale, vraiment; et pas chère la pomme !

      Chef de la rubrique du courrier des lectrices désemparées,
      ou son équivalent mondain à la TV, mène à tout.
      Suffit d’une sortie par le haut: le Commerce.
      La touche originale de la bonne Oprah est d’inviter à participer.
      Irrésistible: on va tous « celebrater », comme à Disneyland.
      Et pendant ce temps, y’en a qui parle de révolution…

      Etes-vous sérieux?

    3. @Cécile. Je me suis toujours dit que la TV est un outil infiniment sous exploité. On pourrait enseigner tant de choses grâce à elle. On pourrait faire vivre le démocratie grâce à elle. On pourrait construire au lieu de détruire grâce à elle. Quand je vois ce qui y passe j’ai l’impression qu’elle a été sacrifiée sur l’hôtel de la zombification.

      http://www.youtube.com/watch?v=hhuh9wAAAv8&feature=related

    4. @Maître Dong

      Y-a-t’il un lien entre votre rencontre avec le marketing et votre rencontre avec le voie du Tao ? Dans mon cas cela coïncide avec ma découverte du bouddhisme. C’est pour partie lié à un rejet du marketing et lié à l’image qu’il m’a renvoyée du monde dans lequel nous vivons. Cela a nourri en moi un désir d’écologie et un désir de sens. Il y avait aussi une petite louche de crise existentielle.

      Je reste touché à jamais et heureux d’avoir découvert la méditation, c’est une source de réconfort incroyable. Je suis convaincu que la voie du bonheur est fonction de la sagesse et de la compassion que l’on développe même si c’est plus facile d’en parler que de mettre en pratique.

      Hélas pour moi, pour le moment le bouddhisme est davantage une référence qu’une pratique quotidienne même si je sais que l’essentiel est là. Ce qui me manque c’est la fameuse discipline si fondamentale à la sagesse. Ce qui me manque c’est un maître donc.

    5. @daniel. Je ne comprends pas très bien où vous voulez en venir. C’est le message de Tich Nath Han que je voulais mettre en valeur. Et qu’il soit récupéré par quelqu’un qui pratiquerait du matérialisme spirituel ne m’importe guère, je ne suis pas là pour la juger Oprah, je suis juste content qu’elle relaie ce beau message.

      WIKI – Le matérialisme spirituel est un concept, propre au bouddhisme, qui consiste à laisser l’ego rationaliser la pratique spirituelle autour d’une intention catégorisée par paires d’opposées et se détachant de la réalité vécue par le pratiquant (par exemple « je devrais faire ceci » ou « je ne devrais pas faire cela »). Elle est l’attitude qui consiste à porter des jugements de valeur sur une pratique spirituelle puis à adopter l’attitude conséquente à ces jugements. Dans le matérialisme spirituel, le pratiquant aborde les enseignements comme quelque chose d’extérieur, comme une philosophie qu’il tâche d’imiter, sans réellement remettre en question sa propre motivation et sans chercher à intégrer la signification profonde des enseignements.

    6. Un « message » peut être parasité par son support.
      ou dit autrement: le support invalide le « message ».
      Je ne me sens pas libre de choisir l’un et ignorer l’autre.
      C’est un tout, à prendre ou à laisser: je refuse la société de l’emballage.

      Ou du pot de yaourt: en valeur, 90% pour le pot et son décor, et les bénéfices
      des intermédiaires, 10% pour le producteur de lait qui crève la dalle.
      Poursuivons cette analogie: en Chine, du lait a été chargé de matière synthétique
      ( plastique: mélanine). Des enfants sont morts.
      Je suis raisonnablement certain que l’ emballage respectait
      les règles strictes du commerce: attrayant et donnant envie de passer à l’acte d’achat.

      Comme l’ Acheteur a été trompé sur la marchandise, deux responsables
      ont été désignés ( dont une femme, chef de la coopérative), jugés coupables et fusillés.
      Ce sont tous des victimes d’une civilisation en mutation vers la société de l’emballage.
      Elle est mortifère et elle est un scandale contre les bonnes moeurs.

      Revenons à notre cas concret: je dis que votre pomme est symboliquement pourrie.
      Votre charlatan ( inoffensif, je le crois volontiers) et le site forment
      comme une dissonance. Pas lui ou pas là.
      La bonne Oprah -ou plutôt son évolution vers le tout commerce- me fait vomir.
      Cet atavisme de faire du pognon avec n’importe quoi est insupportable.
      Un examen rapide des trucs proposés ( par elle) me fait penser que les intéressés
      sont gens déboussolés, incertains de leur monde et se réfugiant
      dans une consommation à la mode. Des âmes vides ou mortes.
      Pas une once de critiques, juste une compulsion : consommer en disant merci
      pour cette bouillie juste bonne pour des poulets à l’engrais.

      Que la bonne Oprah exploite sans vergogne son fond de commerce
      est compréhensible: sans doute des blessures (à l’âme, les blessures, toujours)
      endurées pendant son enfance lui imposent comme une compensation.
      On n’est jamais assez prévoyant. On la comprend.
      Mais qu’elle se couvre d’une fausse bannière est lamentable.

      Votre charlatan (inoffensif etc..), sympathique au demeurant, devrait pouvoir
      se trouver un canal de diffusion plus sérieux.
      Le signe du sérieux, vraiment désintéressé et voulant partager une expérience
      unique et enrichissante, est simple: pas de commerce.
      Ne se rend-t-il pas compte qu’il sert d’appelant à une entreprise dont les buts
      sont autres que de faire du bien à une humanité souffrante ou curieuse ?
      Il n’est tout de même pas condamné à cotoyer une affairiste.
      Le monde est vaste. Et pour encore quelque temps, une partie du Net est libre
      de pognon.
      Tout ce « truc » est lamentable et doit être rejeté en bloc.

    7. @ Peak.Oil.2008

      C’est Jean-Pierre Schnetzler, fondateur aujourd’hui décédé du Centre d’études tibétaines Karma-Ling à Moncahrdon, entre Valence et Grenoble, qui m’a initié à la méditation.
      Mais je préfère la « méditation dynamique  » ou « yoga dynamique » de l’aïkido, qui oblige à quitter son nombril pour se confronter à l’autre. Idem pour ma pratique du massage.
      Ces démarches sont le résultat d’une lente évolution pour retrouver du sens après des années fric, le 4×4 Bmw et le golf.

  11. Que nos pontes en réclame et enfumages cogitent quelque peu sur l’impact planétaire de leurs élucubrations.
    C’est comme ces éminents spécialistes en packaging, enferrés dans la vanité de leur métier qui omettent l’essentiel, l’impact écologique de leur solutions.

    « J’achète, je jette : comment consommer sans piller la planète »
    C’était l’intitulé d’un remarquable N° de Capital diffusé ce mercredi sur M6.
    J’ai trouvé les reportages particulièrement percutants, un concentré d’informations qui passe du terrain d’un classique magasin rural fréquenté par le consommateur moyen que nous sommes (et magasin que par proximité je connais) vers les sombres terrains de la RDC où tant de drames récents se sont déroulés et où la loi de la jungle sévit hélas encore.
    Se retrouver ainsi au contact de ces femmes ayant subi les violences de violeurs ordinaires, découvrir au fond des galeries sombres la misère des mineurs après en avoir lu des récits dans la presse, c’est sacrément percutant, on est plongé après le livresque dans le monde réel, un choc.
    Ces sujets révèlent à un maximum de personnes en un minimum de temps des scandales que j’avais découvert ces dernières années dans les journaux et reportages radios.
    Ce type de traitement télévisuel, terrain, acteurs et animations démontre la puissance de l’image, du média.
    Si l’information est fidèle et honnête on ne peut que s’en féliciter et c’est alors aux antipodes d’une simple réclame.
    On est ainsi confronté à la réalité de l’écosystème et on prend conscience de l’interaction de nos modes de consommation et surtout leur impact sur l’ensemble de la planète et ses habitants. On ne pourra pas dire « je ne m’en doutais pas » ou « moi c’est moi, lui c’est lui ».
    En résumé je trouvais ce reportage plus efficace et révélateur que les beautés des paysages de YAB ou de Nicolas Hulot.
    http://www.m6replay.fr/#/emissions/capital-terre/23312

    Pour terminer la soirée, une reprise me semble t’il pour cause de salon de l’agriculture peut être car la 3 diffusait un sujet de la même veine.
    http://www.m6replay.fr/#/emissions/capital-terre/23290

    Le site de l’émission
    http://www.m6.fr/emission-capital_terre/

    1. Oui

      Ca me rappelle aussi la psychologie que Tournier prête à son Robinson dans « Vendredi, les limbes du pacifique », où consommer devient un acte « fort », à doser comme un poison.

    2. Le premier reportage sur la pyrolyse de certaines matières plastiques ne me parait pas d’une grande honnêteté intellectuelle…

    3. Cellophane
      La cellophane est un film fin et transparent constitué d’hydrate de cellulose. C’est un matériau très utilisé pour les emballages alimentaires du fait de sa transparence et de son étanchéité aux micro-organismes. À l’époque de sa découverte il n’y avait pas d’autre matériau souple et parfaitement transparent, les plastiques modernes n’existant pas encore. On peut donc surveiller la conservation d’un aliment (telles les confitures) sans ouvrir le récipient
      .
      Origine et fabrication
      La cellophane fut inventée en 1908 par un ingénieur chimiste suisse du nom de Jacques Brandenberger qui apporta ses brevets en 1917 à la société anonyme « La Cellophane ». Cette société exploita notamment une usine à Mantes-la-Ville (Yvelines).
      Le terme cellophane, qui est devenu un nom commun, a été créé par Brandenberger par contraction de « cellulose » et de « diaphane » (translucide). On peut aussi parler de pellicule cellulosique. ……

      Utilisation
      Emballages alimentaires, le film utilisé pour fermer les pots de confiture artisanale ou fabriquée à domicile est de la vraie cellophane : on mouille la feuille qui s’assouplit et se pose sur le pot, elle se tend en séchant. À ne pas confondre avec le film étirable alimentaire vendu en rouleau, qui est du PVC ou du polyéthylène.
      Production de certains rubans adhésifs.
      Membranes semi-perméables. En effet, elle n’est pas étanche à l’air et à l’eau et n’est donc pas équivalente à un film plastique, bien que parfaitement étanche aux micro-organismes. Cette semi-perméabilité est utilisée :
      pour certains types de batteries ;
      en médecine pour les dialyses.

      Depuis les années 1980, la cellophane a été remplacée, pour certaines applications, par le polypropylène orienté, moins coûteux. Certains emballages alimentaires faciles à imprimer et à coller sont toujours en cellophane : elle est facile à reconnaître car elle est très bruyante quand on la froisse et, bien sûr, ne fond pas. Depuis les alentours de 2006 elle est utilisée aussi comme papier à cigarette original car transparent.
      source :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Cellophane

      Question de biodégradabilité
      « Emballer la fraicheur, c’est surtout respecter l’environnement, Note de synthèse sur les supports dégradables et biodégradables, Philippe Lavoisier
      extrait de la page 7/ 11
      « LES DIFFERENTS MATERIAUX BIODEGRADABLES
      Les emballages biodégradables peuvent être répartis suivants cinq grandes familles
      -Les biopolymères issus de plantes ( amidon , cellulose , lignine , etc … )
      On trouve ces polymères dans le bois , le papier , la cellophane
      et toutes les fibres textiles ( coton , lin, chanvre , sisal…)
      -Les biopolymères produits par polymérisation chimique qui associent l’utilisation de
      matières premières renouvelables à des processus industriels de polymérisation (
      PLA*) Le plus populaire étant le Polylactique acide fait à partir d’amidon de Maîs
      -Les biopolymères produits par des micro-organismes génétiquement modifiés
      ( PHA , PHV , PHB , PHBV *)
      -Les polymères synthétiques (PVOH*)
      -Les emballages d’origine Fosssile ( PP* , PE* …) auxquels on ajoute un additif qui
      facilite sa biodégradabilité  »
      lien:
      http://www.ideas-int.com/document/films-degradables-et-biodegradables.pdf

  12. Quand la mauvaise qualité de l’enseignement des « universités à la campagne » rencontre l’air du temps cela donne :
    http://www.sudouest.fr/2011/02/17/mont-de-marsan-l-iut-ouvre-une-licence-eco-design-321027-3452.php
    L’on en a pas fini avec le marketing mortifère, la communication de bazar, qui masquent le vide de ces endroits. Brasser du vent, voilà à quoi servent nos antennes universitaires, sous la coupe des Chambres des Métiers et des CCI.
    Le pays va à la catastrophe… Pardon, nous y sommes je crois.

    1. Il y a de ça

      mais est-ce que du temps de la contre-réforme, le remplissage des cerveaux par les bondieuseries n’atteignait pas une dose telle que cela rejaillissait sur l’enseignement.

      Pour une université de théologie qui se posait le problème « central », combien de classes subissait une forme d’endoctrinement ?

      Ce qui compte autant que le « contenant » de cet enseignement d’IUT, c’est la « biodiversité du savoir » qui ira (idéalement) avec, donc pourquoi ne pas laisser une chance au marketing de se détourner du profit, comme on a laissé une chance à la chrétienté de s’intéresser à la démocratie dans l’esprit des démocrates chrétiens ?

    2. @Dugast
      C’est pas pour rassurer, mais il n’y pas que la France qui va à la catastrophe.
      A part ça j’ai peur que les futurs « eco-designer » deviennent schizophrènes, j’en ai rencontré un, il n’y pas longtemps sur un salon, très sympa, il fabriquait des emballages éco-conçus ( plus léger , en matériaux recyclables,…) tout en ayant parfaitement conscience que la solution optimale était de supprimer l’emballage et donc le sacro-saint support marketing.
      Actuellement, il espère que cette folie dure encore un peu et en parallèle, il cherche des idées pour reconvertir son entreprise (15 personnes). Si vous en avez….

    3. @Hema. Oui on peut en effet quitter la France et y voir les mêmes effets.
      Et sûrement que la solution se trouve quelque part dans votre réponse-témoignage :
      « supprimer l’emballage ».

  13. Merci pour tous vos liens sur notre mode de consommation et ce qui s’ensuit.

    Dans mon texte, il y a une proposition, qui vaut ce qu’elle vaut.
    J’entends bien que le simple « pas de télé » puisse être un premier signe de reconnaissance, mais il me parait important de penser au-delà.
    Surgissent alors (1) soit des volontés de « standardisation », il existerait une info standardisée qu’il serait bon d’avoir sur un produit industriel, il suffit d’éviter que le marketing nous montre autre chose en supprimant le marketing.
    (2) soit des volontés de « foire de l’info »
    ou encore
    (3) qu’on indique le salaire moyen ou médian de l’unité de production (au sens du SIRET, l’établissement pas du bilan de toute la boite)

    Pourquoi pas des tentatives dans ces directions, mais il me semble que le support de l’information que nous voulons est aussi important que le contenu « the medium is the message », les premières tablettes d’argile servirent non seulement à compter les zébus (euh les vaches) et les moutons et les jarres de blé, mais aussi à noter la dette des paysans et à les condamner à l’escalavage (le jubilée pour en sortir….allez voir sur wiki).
    De la même façon, il me semble que faire évoluer autant le format de l’info que son mode d’existence est le gage d’avoir ladite info. Par mode d’existence, j’entends ce qui fait qu’une info sur tweeter ou facebook ou sur ce blog n’est pas la même que si elle est publiée en page annonce de l’hebdomadaire local du Cantal (et j’aime le Cantal !).
    Donc pouvons nous inventer des modes d’existence propres à canaliser ce que nous voulons.
    (le mot « mode d’existence » pour les objets techniques peut être relié notamment à Simondon, que Stiegler reprend sur bien des points)

  14. Depuis mes études de pub j’en suis arrivé à penser que la publicité est le symptôme d’une société malade. L’homme s’hallucine (et se torture) pour s’asservir à un système économique qui fonce dans le mur et dont il ne veut pas voir qu’il fonce dans le mur. C’est juste trop beau pour être vrai mais ça marche.

    L’homme va jusqu’à lobotomiser ses enfants pour en faire des robots de la consommation. Il fabrique des Ogres avides et frustrés puis s’étonne des voir émerger la frustration. Quel pey cet homme !

    Mais comment peut-on être à ce point aveuglé ???

    Ah oui forcément !

    Qui disaient encore – Ne vouez pas de cultes aux icônes ?

  15. Ne pas regarder la tv n’est pas suffisant,tous les médias sont des vecteurs de publicité voire de propagande.Internet fait fort dans le domaine,spam,publicité incluse dans le corps d’un article voir » Le Monde »,publicité en préalable à la lecture d’un grand nombre de vidéo.La crise ne les a pas calmés au contraire..A quel source honnête se référer ?Cela devient quasi -impossible.Les intérêts en jeu sont devenus trop importants.Ethic is good for business! la bonne blague!Il y a trop à perdre à dire la vérité.

    1. Vous avez tout compris, Piotr. La tv fermée n’y suffira pas.

      Mais si on ne peut pas dire la vérité de cette réalité là, il suffit de changer la réalité pour une autre dont la vérité soit accessible.
      C’est le genre de chose que je sous-entend par « mode d’existence des objets » « habillés » par leur nuage numérique.

      Numérique, nu mais riche,Piotr.

  16. La com: véhicule permettant la captation de temps, d’énergie et d’argent, au moyen d’une transmission d’objet dont l’obsolescence est programmée, depuis un créateur de besoin jusqu’à son consommateur inerte.

    Lorsque la com se révèle insuffisante, ne pas hésiter à employer de nouvelles normes.

    C’est si et seulement si la com (nul n’est sensé ignorer la loi, ni la mode) fonctionne que la société de croissance est possible.

    S’informer fatigue, mais consommer atrophie…

    1. Bien dit, mais les informations qui manque au consommateurs ne sont pas des informations au sens usuel, c’est un je ne sais quoi du savoir-faire et savoir-vivre du producteur, idéalement

  17. La solution est pourtant simple, pour ne pas dire bête comme choux : il suffit de consommer un produit de manière inversement proportionnelle à la publicité qui lui est consacrée par les annonceurs.

    1. Les positions des uns et des autres ne vont -elles pas se restabiliser au bout d’un cycle ?
      (remède redevient poison !) :
      « Achetez moi, c’est moi qui ai vendu le plus parce que je ne fais pas de pub »
      entendra-t-on au bout d’un cycle…

      Vous montez une agence de pub crétoise pas menteuse ?

      Il se passe que ce que vous chérissez est susceptible de vous fournir des liens à la fois complexe,réciproques et intégrés. La langue est le meilleur exemple, vous n’aimez pas qu’on l’écorche, elle vous vient au bout de la langue(!) sans forcer, et elle porte du sens en veux-tu en voilà, jusques dans l’inconscient (qu’il existe façon freudienne ou autre).
      Restituer aux objets les dimensions (complexe,réciproques et intégrés) qu’on quand même gardé pour les mots, c’est profondément un bon chemin…

  18. Bonsoir à tous.

    Merci TIMIOTA pour votre article

    C’est bien la preuve qu’il faut continuer à encourager la connerie humaine, cela fait marcher le commerce. Hélas!

  19. Ma mémé disait :
    « Si ils en font la réclame c’est qu’ils doivent pas en vendre beaucoup »
    Sous entendu : ça vaut rien, c’est pas solide ou c’est pas bon.
    Il faut toujours écouter sa mémé.

  20. A ceux qui ressentent du dégoût face au monde consumériste, c’est un bon début et une saine colère, une exigence de « dike » (justice, passé dans syn-dicat) qui suit un sentiment de honte (« aïdos »).

    Mais votre geste de consommateur n’est pas en soi négatif, il l’est devenu le long de la chaîne d’existence d’un produit, par l’impossibilité de reboucler avec les producteurs et leur savoir-faire.

    C’est cette absence de lien qui liquide le temps des générations et vous désublime .

    Conséquence lointaine de la division du travail, mais aussi du facteur temps
    Et comme on en vient ici à discuter le prix comme option sur un « quelque chose d’attendu » de ce qu’on achète (ma version du pauvre de PSDJ), on pourrait dire aussi qu’il y a une « option de savoir-faire » qui a disparu de la boucle, vous n’avez plus de dimension commune avec aucun des paramètres du produit, ou plus exactement avec aucun des paramètres et savoir-vivre/savoir-faire des producteurs. Merci à Dissonnance de son billet « vécu » à ce niveau.
    L’idée de transmettre comme info minimale le salaire des producteurs est une tentative « bassement numérique » de combler ce vide, et elle peut servir. Comme toute chose, un chiffre sert de remède un peu et peu servir de poison beaucoup ensuite.
    Il faut donc penser à ce « mode d’existence » d’un objet, pour que l’objet lui-même se frotte de ses créateurs et en transporte quelque chose.
    Faire réserver une surface d’affichage sur le produit pour y laisser une expression « directe » des producteurs peut aller dans ce sens, mais comment « faire passer » le vécu des producteurs sur des cm2 de papier ? Comment communiquer avec respect (je pense à Richard Sennett en écrivant ce mot), sans tomber dans un récit « syndical » que peu veulent lire ?

    C’est au vu de ces difficultés que l’idée « LeFourBanal » se renforce : le nuage de liens qui entoure l’objet peut être virtuel, numérique, ponctué par sa version des apéro facebook, etc.
    Un objet accompagné de son nuage numérique devient un vecteur dans le temps. Si ce vecteur est assez fort en « chaine descendante » (de prod vers conso) , alors il se trouvera des ressources en « chaine montante » pour faire évoluer la prod.
    Bien sûr les outils pour gérer cela sont encore futurs, mais parfaitement imaginable, y compirs l’analyse sémantique pour « détroller  » les interventions (Y’a pas des Julien partout !)

    Merci de tous vos commentaires.

    1. Oui, si l’on veut, il y a une grande puissance « mentale » des modèles , qui est rabattue sur peu de choses, nos pulsions, et ne nous élève pas.
      Ma petite faiblesse supplémentaire est de l’ordre du « mens sana in corpore sano », mais pas du tout sur le monde « hygiéniste, faisons du sport blabla et que coule la moraline », bien plus sur le mode u peu anti-intellectuel de l’outil dans la main, cet outil extérieur et à nous quand même, cet outil qui a forcé notre cerveau à faire la Parole après avoir fait le Geste (Leroi-Gourhan , Le Geste et la Parole).
      Spinoza fabriquait des lentilles, …, je crois que ce besoin d’une main qui agit est une simple question d’équilibre neurologique, un paquet de nerfs si cablé que ça ne reste au repos que chez nos amis les plus zens, La main ou le bouddhisme, au choix.

  21. @timiota

    Je viens de m’en souvenir, la raison d’être du marketing tient dans la doctrine suivante:

    L’offre fait la demande.

    Doctrine bien entendu issue du néoclassicisme économique, je n’ai pas retrouvé l’auteur exact de cette perle (entendu notamment dans la bouche du sieur Attali) qui explique en très peu de mots que l’économie selon les néoclassiques n’est pas destinée à satisfaire des besoins réels mais à en susciter, si artificiels qu’ils soient.

    Ce simplissime assemblage de mots (sujet-verbe-complément) exprime à lui seul la volonté de rendre le consommateur captif du marché, privé de cette capacité élémentaire à contrôler ses propres besoins, désormais remplacés par de compulsives envies, pour le plus grand bonheur des marchands de soupe.

    1. Stiegler, sort de ce corps !
      Sans blague, oui, la pire pénalité de tout cela, c’est bien d’être rabattu sur le seul mode pulsionnel, sans rien qui nous tire vers le haut.
      C’est dans ce sens que la vision spinoziste (affects joyeux et tristes … ) me parait frustrante(même si Lordon dit qu’elle est juste)

    2. Il me semble que la lecture spinoziste par Lordon manque d’une conclusion, et d’après ce que j’en ai entendu dire (n’ayant pas lu le bouquin, c’est sans doute une supposition hasardeuse), cela ressemble fort à ces astuces mathématiques typiquement cartésiennes qui consistent à changer de référentiel pour faire avancer l’analyse du problème à un point suffisant pour être résolus ensuite, mais dans le référentiel d’origine. La résolution n’est en effet pas accessible dans le référentiel de substitution, celui-ci n’est utile qu’à faire transiter le problème vers une forme plus abordable.

    3. la pire pénalité de tout cela, c’est bien d’être rabattu sur le seul mode pulsionnel, sans rien qui nous tire vers le haut.

      En gros, ce qui manque, ce sont des adultes, des gens é-duqués, conduits par apprentissage hors de cet état pulsionnel normal à 3 mois de vie, nettement moins 20, 30 ou 50 ans plus tard.
      C’est pourtant pas si compliqué !
      Partant du principe simple « maman ne paye pas la pub », mes enfants ont appris vers 5/6 ans à faire la différence entre les vrais besoins (j’ai besoin d’une nourriture saine =pain), les envies acceptables (des céréales au chocolat, c’est bon mais pas trop souvent) et les trucs idiots pour faire dépenser des sous sans rien apporter d’autre que des machins de plus à ranger (galèèèèère !) ou à jeter très vite (les gadgets glissés dans les boîtes).
      Pas de frustration insurmontable à la clé, au contraire : le plaisir et la fierté d’apprendre à choisir eux-mêmes ce qui est bon pour eux ! Un certain goût pour la liberté aussi sans doute…

      Pour aller plus loin, j’ai envie de dire qu’il faut OSER.
      Oser penser, oser aller contre la peur d’être différent, de désobéir à la mode, oser se repenser en fonction de ses besoins réels, oser se connaître… Mais ça quelqu’un l’a déjà dit il y a très longtemps, je crois. Bref, oser la rebellion.

      connais-toi toi-même ne laisse à personne d’autre que toi-même le droit de dicter ta conduite, dans le respect du bon et du bien de tous.

      PS : Et la télé n’est pas cablée effectivement : pas de renard dans le poulailler 😀

  22. Voici un critique acerbe de la publicité que je conseille vivement :
    De la misère humaine en milieu publicitaire – Comment le monde se meurt de notre mode de vie (Groupe Marcuse)

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