Archives par mot-clé : Coût du travail

Ajustement du marché du travail, libéralisme, par Jean-Baptiste Auxiètre

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

On parle en France d’inadaptabilité, du manque de formation, de manque de mobilité des employés potentiels. Les employeurs demandent à la fois des allègements de charges et qu’on (l’État) leur fournisse des bataillons d’employés bien formés, disponibles et mobiles.

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UN COÛT DU CAPITAL PAS DANS NOS MOYENS, par François Leclerc

Billet invité.

L’affaire est entendue : le coût du travail doit être diminué afin de renouer avec la compétitivité. Sur son blog d’Alternatives économiques, Christian Chavagneux aboutit a une constatation qui vient déranger cette évidence : après étude des comptes des entreprises de l’indice CAC 40, le montant des dividendes distribués aux actionnaires a augmenté de 6 % en 2013, alors que leurs bénéfices ont chuté de 8 %. D’un montant de 39 milliards d’euros, ces dividendes représentent un peu plus de 80 % des bénéfices et expriment un coût faisant partie d’une sorte de domaine réservé : celui du capital. Remontant dans le temps, Christian Chavagneux montre également que la part des bénéfices consacrée au versement de dividendes est croissante depuis les années 80, où elle n’était que 30 %.

Le monde n’est pas toujours si compliqué que cela !

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PROJET D’ARTICLE POUR « L’ENCYCLOPÉDIE AU XXIème SIÈCLE » : travail, par Michel Leis

Billet invité.

Activité de transformation de la matière, de l’information ou de la pensée exercée par l’homme. Considéré sous l’angle de la transformation, voire de la création, le travail peut être porteur de réalisation de soi mais le plus souvent, il est exercée par l’homme dans le cadre d’une activité de production contre rémunération* (indispensable à la survie dans les économies soumises à la marchandisation) ou par une machine (le travail de la machine) mise en œuvre par un investisseur. Le travail nécessite des savoir-faire plus ou moins complexes qui sont remplacés par l’automation si la tâche est exercée par une machine. Le travail est l’un des principaux facteurs de production. Il est l’un des enjeux majeurs des stratégies d’entreprise mises en œuvre par les entrepreneurs ou les dirigeants d’entreprise (représentant les intérêts des actionnaires) et visant à augmenter la marge et la rentabilité dans un contexte d’élévation générale des attentes de profits.

Si l’on se réfère à l’augmentation de la production de biens et services dans le monde, à la complexité croissante des processus de fabrication et à la stratégie d’augmentation de la valeur des biens et des services produits qui requièrent toujours plus de traitement de l’information et plus de technologies, il est raisonnable de penser que la quantité totale de travail ne diminue pas. Les gains de productivité réalisés reposent en partie sur une efficacité plus grande des processus de production et en partie sur l’augmentation de la valeur des biens vendus, mais pas sur une diminution du travail incorporé dans la fabrication.

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L’actualité de la crise : HARO SUR LE COÛT DU TRAVAIL ! VIVE LE CHOC D’OFFRE ! par François Leclerc

Billet invité

Une nouvelle notion fait florès, le coût du travail, dont on n’a pas fini d’entendre parler. Et si l’on en parle tant, c’est parce que bien évidemment il va falloir le diminuer. Pourquoi ? Parce qu’il faut améliorer la compétitivité des entreprises. Comment ? En diminuant les charges sociales (patronales) et en augmentant en contre-partie la CSG, par exemple.

Il s’agit donc d’un transfert de charge du travail au revenu (ou à la consommation, si la TVA est augmentée), qui paraît difficilement destiné à accroître la consommation intérieure, on s’en doute, mais à aider les entreprises à affronter le marché international avec des prix plus bas. A moins qu’elles n’augmentent tout simplement leurs marges, ou que cela ne crée un « choc d’offre » sur le marché intérieur (une autre notion qui va faire fureur, voir plus loin).

Comment est calculé le coût du travail ? Là, cela se complique, car tout le monde n’intègre pas les mêmes données. La base du calcul résulte de l’addition des salaires et charges sociales et impôts, en soustrayant les subventions publiques. Mais il peut y être ajouté, selon les cas, les coûts de recrutement, de formation et de licenciement. Les comparaisons n’en ressortent pas facilitées… Mais alors, le coût du travail est-il particulièrement élevé en France ? Selon une étude de l’Insee portant sur la période 1966-2008, il est équivalent à celui de l’Allemagne, ce qui tendrait à montrer que là n’est peut-être pas la question, mais qu’importe !

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JORION SE TROMPE LÀ OÙ RICARDO VOYAIT JUSTE, par Jean-Marie Mottoul

Billet invité. Une critique ricardienne de mon livre Le prix (Le Croquant 2010).

L’économie peut s’attacher à comprendre les comportements des hommes tant à titre individuel qu’en groupe lorsqu’ils sont confrontés à la nécessité de produire pour satisfaire leurs besoins ou de se partager des richesses aux quantités limitées. Convenons que ce souci de compréhension s’apparente à celui qui anime la psychologie ou la sociologie ici en l’occurrence dans le champ de l’activité économique de production et de consommation. On pourrait parler de psychologie ou de sociologie économique.

Cette compréhension peut être utile pour guider le politique en tant que responsable de la cohésion sociale. Il convient toutefois de considérer que l’économie peut aussi se définir comme un ensemble de techniques d’organisation du travail de l’homme qui sont recommandées aux gestionnaires pour tendre vers un optimum lui-même défini comme un état où il n’est pas possible de produire plus en travaillant autant ou de travailler moins en produisant autant. Ces techniques et cet optimum se situent, soit sur au niveau des unités de base, en tant qu’art de gérer une entreprise ou un projet, soit sur un plan global, en tant qu’art de conduire l’activité de production et de distribution des fruits de cette production, de tout un pays[1].

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L’actualité de la crise : LES « CHOCS D’OFFRE » DÉBARQUENT ! par François Leclerc

Billet invité

Si vous n’avez jamais entendu parler des chocs d’offre, il est temps de vous mettre à la page, car l’expression devrait faire fureur. Chez les bons économistes – l’équivalent des bons auteurs – cela va être le tube de l’été. Et ils savent comment le susciter : n’ayant rien pour étayer l’hypothèse d’une subite avancée technologique propulsant la productivité, ils se rabattent sur la diminution du coût du travail.

Le coût du travail, encore une notion à définir, car celui-ci peut être calculé différemment, selon que l’on ajoute ou non aux salaires, primes de toutes natures et charges sociales, les coûts de recrutement, de formation et… de licenciement. Gare aux comparaisons ! Un choc d’offre, qui sonne comme le remède à un arrêt du cœur, est une perturbation exogène qui affecte le prix de vente d’un produit. Il y a bien entendu des chocs d’offre négatifs, comme il y a une croissance négative (plus vulgairement appelée récession). L’augmentation du prix de l’énergie est un choc d’offre négatif parfaitement identifié.

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